Aromathérapie
Aromathérapie
(huiles essentielles)
L'aromathérapie : qu’est-ce que c’est?
À cause peut-être de son préfixe « aroma », une perception courante veut que l'aromathérapie se résume à diffuser d'agréables odeurs juste pour le plaisir... Or le suffixe « thérapie » indique bien qu'il s'agit d'une approche de soin - assez complexe, d'ailleurs - dont les essences aromatiques des plantes constituent la base. L'appellation qui est devenue d'usage courant pour parler des essences aromatiques est « huiles essentielles ».
Comme méthode thérapeutique, l'aromathérapie figure parmi les outils-ressources de la naturopathie. On s'en sert contre plusieurs affections (toux, maux de tête, sinusite, asthme, problèmes digestifs, insomnie, fatigue, blessures sportives, pelade), mais selon les aromathérapeutes, son action la plus remarquable est de nature antiseptique (contre les bactéries, les virus, les champignons et les parasites). On s'en sert également pour l'hygiène des espaces intérieurs (prévention et traitement des maladies infectieuses), en soins esthétiques et pour la détente. On lui prête aussi une action bienfaisante sur le plan psychologique et pour contrer l’anxiété. Cependant relativement peu d’études scientifiques appuient ces applications.
Les huiles essentielles peuvent être utilisées par voie interne, externe ou aérienne.
Voie interne. Comme les huiles essentielles sont irritantes pour les muqueuses, on les mélange généralement à un peu d’huile végétale, à du miel ou à du yogourt (elles ne se diluent pas dans l'eau). On trouve aussi sur le marché des huiles préparées avec de l’alcool, des oléocapsules (avec une base d'huile végétale) ainsi que des préparations en capsules et en suppositoires.
Voie externe. L'huile peut se diffuser dans l'organisme à travers la peau; on la mêle à une huile de massage ou à un onguent.
Voie aérienne. L'huile diffusée dans l'air est absorbée par les voies respiratoires; il existe plusieurs modes de diffusion.
- Les diffuseurs à soufflerie permettent une nébulisation des huiles et une diffusion dans un espace assez vaste; c'est la meilleure méthode pour un usage thérapeutique par voie aérienne.
- La méthode passive (poterie poreuse) ne permet qu'une faible évaporation, sans que les particules puissent agir sur la qualité de l'air.
- La chaleur (sur une chandelle ou une lampe) diffuse le parfum, mais risque de détruire les propriétés thérapeutiques des huiles essentielles.
- Les ventilateurs (dans les systèmes d'aération des maisons ou des autos) sont efficaces, sauf s’ils sont munis d’un filtre qui risque de retenir une partie des particules.
Qu'est-ce qu'une huile essentielle?
L’huile essentielle est une substance odorante volatile produite par certaines plantes et pouvant être extraite sous forme de liquide. Bien qu'on les appelle huiles, ces substances ne contiennent aucun corps gras : une goutte déposée sur un papier s'évaporera sans laisser de trace contrairement à une huile végétale.
Le règne végétal compte plusieurs centaines de milliers d'espèces et 4 000 d'entre elles fabriquent des essences aromatiques; toutefois, seulement quelques centaines le font en quantité suffisante pour qu'on puisse les extraire. Aujourd'hui, l'extraction se fait surtout selon 3 procédés.
- Pression à froid, pour les zestes d’agrumes comme l’orange ou le citron.
- Extraction par solvant, dont le dioxyde de carbone, surtout pour les fleurs fragiles.
- Distillation à la vapeur, un procédé inventé au XIe siècle et le plus utilisé aujourd'hui.
L'extraction des huiles essentielles est coûteuse, surtout à cause de la très grande quantité de matière première requise. Il faut compter environ 35 kg de plantes, en moyenne, pour obtenir 1 litre d'huile essentielle. Et c'est bien davantage dans le cas de certaines plantes comme la rose. D'où le prix élevé des véritables huiles essentielles. Car il existe aussi des huiles synthétiques, qui conviennent à la parfumerie, mais pas à l'aromathérapie.
Depuis des milliers d'années, les huiles essentielles sont utilisées couramment en cuisine, en médecine, en parfumerie et dans l'industrie cosmétique. Mais, c'est à la fin du XIXe siècle, en France, que commence l'histoire moderne de l'aromathérapie. C’est alors qu’on a prouvé scientifiquement la capacité des huiles essentielles à neutraliser les bactéries (vers la même époque, on découvrait les antibiotiques, ce qui a eu pour effet d'écarter l'aromathérapie du champ de la médecine). On doit à René-Maurice Gattefossé, en 1928, la première utilisation du terme aromathérapie. On voit aussi, mais rarement, parfumothérapie.
Des composés chimiques complexes
Une huile essentielle peut renfermer jusqu'à plusieurs centaines de sortes de molécules, chacune ayant des propriétés particulières (antiseptique, bactéricide, immunostimulante, décongestionnante, etc.). Les scientifiques regroupent ces molécules en plusieurs chémotypes ou « familles biochimiques » - cétones, esters, coumarines, phénols, monoterpénols, etc. -, en fonction de la similarité de leurs propriétés.
De nombreuses huiles comprennent plus d'un chémotype. L’huile essentielle de sauge sclarée (Salvia sclarea) (voir notre fiche sauge (psn)), par exemple, contient 250 molécules différentes, dont 75 % issues de la famille des esters, et 15 % de celle des monoterpénols. Les molécules travaillent en synergie, ce qui explique la polyvalence des huiles essentielles et leur vaste spectre d'action. Une fois que l'on connaît les propriétés des chémotypes ainsi que leur concentration dans une huile essentielle, on peut déterminer quels seront les effets de celle-ci, bienfaisants ou dangereux.
Il ne faut pas mélanger, pour une même plante, les propriétés de son huile essentielle et celles des feuilles ou des fleurs prises en décoction, par exemple. Ni confondre huiles essentielles, essences culinaires et parfums.
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Potentiellement toxiques Les huiles essentielles sont très concentrées en éléments chimiques actifs et peuvent présenter certains dangers. Plusieurs composés sont irritants ou allergènes pour la peau et les muqueuses. D’autres peuvent être toxiques à forte dose ou sur une longue période. En ce qui concerne l'usage interne, il faut savoir que certains chémotypes, comme les cétones, sont des poisons et ne doivent jamais être absorbés. Les huiles essentielles ne doivent pas, en principe, être ingérées pures. Comme pour tout médicament, il importe de bien se conformer aux recommandations d’utilisation. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter un aromathérapeute qualifié. |
Enfin, il faut savoir qu'une même plante peut inclure diverses espèces, dont chacune possédera des chémotypes différents. La lavande (Lavandula), par exemple, compte plusieurs espèces dont les officinalis, les stoechas et les latifolia; c'est donc le nom latin complet qui nous permet de savoir de quelle plante exacte il s'agit. Le lieu de culture (climat, altitude, composition du sol) peut aussi influencer la composition chimique d'une plante.
Huile chémotypée ou artisanale?
Les huiles essentielles, dites « chémotypées », proviennent de laboratoires qui sont en mesure de déterminer la structure biochimique exacte de leurs produits. Ces huiles sont particulièrement bien indiquées pour les usages thérapeutiques spécifiques, tandis que les huiles artisanales (identifiées uniquement par le nom de la plante) conviennent aux usages généraux. Certains laboratoires produisent aussi des préparations combinant plusieurs huiles aux propriétés complémentaires pour traiter des affections précises.
Dans le domaine des huiles essentielles, il existe en fait 2 écoles qu’on pourrait qualifier de scientifique et d’artisanale. La première insiste sur l'importance de la standardisation des produits pour assurer une thérapie efficace et précise. L'école artisanale soutient, pour sa part, que les légères variations de chémotypes sont d'importance toute relative, et préconise de privilégier les plantes indigènes quand c'est possible. Le producteur québécois d'huiles essentielles Mikaël Zayat affirme que « les plantes indigènes sont mieux adaptées pour combattre les microbes indigènes », et qu'elles risquent moins de provoquer des effets secondaires1.
Applications thérapeutiques de l’aromathérapie

Les Français, chefs de file de l'aromathérapie scientifique contemporaine, ont identifié plus de 80 propriétés s'appliquant à la quarantaine d’huiles essentielles courantes - d'antalgique à vermifuge en passant par hypotenseur et stimulant gastrique2. Il n'y a toutefois que peu ou pas de confirmations de ces effets par la voie de véritables recherches cliniques. En effet, la plupart des études ont plutôt été faites en laboratoire ou sur des animaux.
Pour l’instant, les résultats d’études cliniques soulignent surtout les effets relaxants de l’aromathérapie, qui permettent, par exemple, de réduire l’anxiété ou l’agitation. La difficulté d’établir des études à l’aveugle, puisque la présence d’huile essentielle se détecte par l’odeur3, crée un problème méthodologique important.
Diminuer l’anxiété. En 2000, une revue systématique, incluant 6 études cliniques aléatoires, concluait que l’aromathérapie semblait avoir un effet bénéfique sur la réduction à court terme de l’anxiété3. Depuis, d’autres études cliniques aléatoires ont évalué l’efficacité de l’aromathérapie pour diminuer l’anxiété et améliorer l’humeur de personnes hospitalisées ou devant subir un stress important4-9. Leurs conclusions vont dans le même sens.
Une étude portait, par exemple, sur 40 finissants d’une école américaine de soins infirmiers7. Avant des examens particulièrement stressants, les étudiants ont été mis en présence d’huile essentielle de lavande ou de romarin. Les résultats montrent que l’aromathérapie diminuerait le niveau de stress et que le romarin serait plus efficace que la lavande. Certains étudiants ont même mentionné avoir ressenti un niveau de relaxation trop élevé à l’inhalation de la lavande, ce qui aurait réduit leur concentration.
Des études cliniques ont également été réalisées pour étudier l’effet relaxant de l’aromathérapie combinée au massage5,10,11. Au cours d’un essai clinique aléatoire, on a comparé l’effet d’un massage avec ou sans huile essentielle de lavande sur l’anxiété et l’humeur de patients en soins intensifs5. Un groupe témoin est simplement demeuré en période de repos. Les participants ayant reçu de l’aromathérapie ont rapporté une plus grande amélioration de leur humeur et une diminution de leur degré d’anxiété.
Cependant, les résultats d’autres études réalisées en périodes pré ou post examens médicaux ou chirurgies laissent croire que l’utilisation d’huiles essentielles ne diminuerait pas toujours le niveau d’anxiété6,9. Par exemple, dans un essai clinique aléatoire incluant 66 femmes en attente d’avortement, l’effet calmant de l’inhalation d’huiles essentielles a été égal à celui d’un placebo à l’odeur agréable (revitalisant capillaire)6.
Réduire les symptômes de dépression. En 2009, une revue de la littérature scientifique a répertorié 6 études évaluant l’aromathérapie combinée à des séances de massage dans le traitement des symptômes de dépression12. Les auteurs ne peuvent témoigner clairement de son efficacité. Cela est principalement dû au peu d’études publiées jusqu’à maintenant et à leur qualité méthodologique déficiente. Par contre, ils affirment que l’aromathérapie peut être utilisée en toute sécurité auprès des gens dépressifs.
Réduire les symptômes de la démence. En 2008, une revue systématique de 11 études cliniques avait conclu qu’il était difficile de parvenir à des conclusions claires13. En effet, la grande variété d’huiles aromatiques, de leurs modes d’administration et des paramètres étudiés rendait difficile l’interprétation des résultats. Toutefois, 2 essais cliniques plus récents ont donné des résultats intéressants.
En 2008, l’efficacité de l’huile essentielle de lavande a été évaluée chez 28 patients atteints de démence modérée à grave, durant 4 semaines14. Les patients ont été placés au hasard dans un groupe expérimental recevant 3 fois par jour 2 gouttes d’huile sur les vêtements ou dans un groupe témoin sans traitement actif. Les résultats révèlent un effet positif en faveur de l’aromathérapie en ce qui concerne l’agitation et les symptômes neuropsychiatriques.
En 2009, une étude clinique a étudié l’effet de différentes huiles essentielles dispensées à l’aide d’un diffuseur à 24 patients souffrant de démence et d’Alzheimer15. Des huiles de citron et de romarin étaient diffusées le matin dans le but d’activer la mémoire et la concentration. La lavande et l’orange étaient utilisées le soir pour amener un état de calme et de relaxation. Les auteurs concluent que l’aromathérapie s’avère une thérapie efficace contre la démence en améliorant principalement leur sens de l’orientation et qu’elle pourrait avoir un certain potentiel dans l’amélioration de la fonction cognitive, en particulier chez des patients atteints d’Alzheimer modéré.
D’autre part, l’huile essentielle de lavande en aérosol a fait l’objet de 2 petits essais cliniques en vue de réduire l’agitation des patients souffrant de démence16,17. Les résultats ont été peu concluants, mais les auteurs ont fait remarquer que cela pourrait s’expliquer en partie parce que les patients déments présentent fréquemment des troubles olfactifs importants, et qu’une application cutanée pourrait être plus bénéfique.
Réduire la pelade (perte de cheveux par plaques). Dans une étude clinique aléatoire à double insu18, 86 patients souffrant de pelade ont été divisés en 2 groupes : massage avec aromathérapie (huiles essentielles de thym, lavande, romarin et cèdre), et massage à l’huile végétale (jojoba et pépins de raisin). Tous les participants devaient se masser le cuir chevelu quotidiennement pendant 7 mois. Quoique variable, le traitement actif s’est avéré supérieur au placebo. Une amélioration notable a été observée chez 44 % des patients du groupe aromathérapie comparativement à 6 % pour le groupe témoin.
Diminuer les démangeaisons causées par l’hémodialyse (prurit). Une petite étude pilote aléatoire19 a comparé pendant 4 semaines l’efficacité d’un massage avec aromathérapie (huiles de lavande et de melaleuca) à un massage à l’huile d’amande douce et de jojoba. Les démangeaisons ont plus diminué pour le groupe aromathérapie que pour le groupe huile végétale.
Améliorer les conditions de vie des enfants prématurés. Une étude a évalué l’effet de la stimulation olfactive sur la fréquence et la gravité de l’apnée du sommeil chez les enfants prématurés20. Quatorze bébés nés prématurément ont été exposés à une odeur agréable (vanilline) durant 24 heures dans leur incubateur. L’efficacité du traitement a été évaluée en comparant la fréquence et la gravité des crises d’apnée avant et après l’intervention. Une réduction de 36 % des apnées fut mesurée chez plus de 85 % des bébés. Les auteurs concluent que l’exposition à une odeur agréable pourrait être une approche à considérer pour le traitement des apnées des prématurés ne répondant pas bien aux traitements classiques.
Par ailleurs, un essai clinique aléatoire a évalué l’effet de l’inhalation d’une odeur familière sur la détresse comportementale au moment d’une prise de sang21. Parmi 51 bébés prématurés devant subir une prise de sang sur la main (peu douloureuse) ou sur le talon (plus douloureuse), certains ont été préalablement familiarisés avec une odeur de vanille qui leur a ensuite été présentée au moment de la prise de sang; d’autres n’ont été exposés à cette odeur qu’au moment de l’intervention; et d’autres, enfin, n’ont reçu ni familiarisation ni odeur. Les résultats indiquent que la détresse des bébés (pleurs et grimaces) pouvait être réduite par une odeur agréable avec laquelle les bébés étaient déjà familiers. Mais cet effet ne s’est manifesté que dans le cas d’une intervention engendrant une douleur légère.
Traiter l’insomnie légère. Une petite étude préliminaire réalisée en 2005 montre que l’huile essentielle de lavande, appliquée par massage, pourrait être un traitement efficace contre l’insomnie légère22. Pendant 4 semaines, 10 patients souffrant de troubles du sommeil se sont massés avant le coucher, en alternant d’une semaine à l’autre soit avec un traitement actif (huile d’amande douce et lavande), soit avec un placebo (huile d’amande douce). Les résultats révèlent une tendance vers une meilleure qualité de sommeil chez les patients s’étant massés à l’huile de lavande.
Une autre étude souligne l’effet sédatif de l’huile essentielle de lavande23. Trente et un participants ont dormi pendant 3 nuits dans un laboratoire expérimental. La première nuit consistait en une période d’adaptation. Au cours de la seconde, on a diffusé de l’huile essentielle de lavande pendant le sommeil des participants. La 3e nuit, ils ont reçu une stimulation placebo (eau distillée). Une mesure des ondes cérébrales a permis de constater que la stimulation à la lavande augmentait les périodes de sommeil profond et diminuait les mouvements rapides des yeux durant le sommeil.
Réduire les symptômes de la ménopause. Quinze femmes ont participé à une étude pilote non aléatoire sur l’effet thérapeutique de l’aromathérapie contre les symptômes de ménopause24. Elles ont reçu une première séance d’aromathérapie en massage (huile essentielle de lavande diluée à 1 % dans l’huile de noix de macadamia), puis ont été invitées à pratiquer l’automassage pendant 1 mois, de 3 à 4 fois par semaine. La comparaison des résultats avant et après le traitement indique une réduction de la gravité des symptômes chez toutes les patientes. Toutefois, étant donné l’absence de groupe témoin, et sachant que l’effet placebo peut expliquer au moins 30 % de l’effet observé, aucune conclusion formelle ne peut découler de cette petite étude.
Améliorer la santé des femmes. En 2010, une revue systématique de la littérature scientifique a évalué l’aromathérapie en regard de la santé des femmes (syndrome prémenstruel, infections vaginales, cystites, infertilité, grossesse, etc.)25. Les conclusions des auteurs montrent que les huiles essentielles pourraient amener diverses améliorations et que l’ajout d’une thérapie complémentaire, comme le massage ou l’acupression, pourrait améliorer davantage l’efficacité de l’aromathérapie.
Autres. On retrouve dans la littérature scientifique plusieurs études concernant l’effet bénéfique de l’aromathérapie contre certaines affections : eczéma26, infections27, maladies respiratoires28, nausée postopératoire29, réconfort postopératoire chez l’enfant30, arthrite31, sclérose en plaques32, fibromyalgie33, réduction du travail durant l’accouchement34,35, anxiété prénatale36,37, épilepsie38, dépression39, dépression post-partum40, réduction du niveau d’anxiété chez le dentiste41, capacités cognitives42, dysménorrhée43, etc. Cependant, aucune de ces études ne permet de tirer de conclusions claires et définitives quant à l’efficacité de l’aromathérapie dans ces situations.
Attention
- Certaines huiles essentielles sont irritantes pour la peau et devraient être diluées dans de l’huile végétale avant l’application.
- Quelques études font état de réponses allergiques envers des huiles essentielles44.
- Les huiles riches en cétones peuvent causer des problèmes neurologiques. Selon quelques cas rapportés, il est possible que l’huile essentielle de romarin à camphre déclenche des crises d’épilepsie45.
- Certaines huiles ont un effet photosensibilisant, c’est-à-dire qu’elles peuvent rendre la peau plus vulnérable aux effets des rayons du soleil.
- Des auteurs sont d’avis que des études devraient être réalisées pour déterminer la sécurité de l’utilisation des huiles essentielles durant la grossesse, l’accouchement ou avec les nouveau-nés46.
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Section Applications thérapeutiques Recherche et rédaction scientifique : Mathieu Bujold, M. Sc. et M.A., candidat au doctorat en anthropologie, Chaire en approche intégrée en santé, Université Laval. L’aromathérapie, en pratiqueLes huiles essentielles sont composées de molécules volatiles. Elles pénètrent donc facilement les tissus humains, qu'on les ingère, les applique sur la peau ou les respire. Le choix de la voie d'absorption dépendra tant de l'effet visé que de la nature de l'huile, puisque certaines ne conviennent pas à un usage interne ou cutané.
La réglementation canadienneAu Canada, depuis le 1er janvier 2004, les huiles essentielles à visée thérapeutique sont régies par le Règlement sur les produits de santé naturels du ministère de la Santé. Ainsi, depuis 2005 pour les huiles destinées à un usage interne, et depuis 2007 pour celles à usage externe, les huiles essentielles devraient porter un numéro de certification (NPN - numéro de produit naturel). Cela devrait assurer le consommateur de leur qualité et de leur innocuité. Toutefois, en raison de délais administratifs la mesure tarde à être implantée. Huiles essentielles véritablesRappelons que les véritables huiles essentielles 100 % naturelles sont des produits coûteux (davantage si elles sont certifiées biologiques). Les prix varient selon la rareté de la plante ou la difficulté d'extraction. Les huiles à massage sont moins chères au volume, parce qu'elles contiennent une base d'huile végétale. Formation en aromathérapieL'aromathérapie est surtout enseignée dans les écoles de naturopathie puisqu'elle relève de cette pratique. Elle fait généralement partie des cours optionnels. On trouve aussi des professeurs qui offrent divers cours d’initiation. Livres, etc.Baudoux Dominique. L'aromathérapie - Se soigner par les huiles essentielles, Amyris, Collection Douce alternative, France, 2008 Dogna Michel. Huiles essentielles - Le répertoire de Michel Dogna, Guy Trédaniel, France, 1993. Franchomme Pierre et Pénoel Dr Daniel (Dir). L'aromathérapie exactement - Encyclopédie de l'utilisation thérapeutique des huiles essentielles, Éd. Roger Jolois, France, 2001. Lawless Julia. L'aromathérapie - Les huiles essentielles et la pratique du bien-être, Köneman, Allemagne, 1999. Purchon Nerys. La bible de l'aromathérapie, Marabout, France, 2001. Roulier Guy. Des huiles essentielles pour votre santé - Traité pratique d'aromathérapie : propriétés et indications thérapeutiques des essences de plantes, Éditions Dangles, France, 1990. Tisserand Robert et Balacs Tony. Essential Oil Safety, Churchill Livingstone, États-Unis, 1995. Valnet Dr Jean. Aromathérapie, Vigot, France, 2001. Werner Monika. Les huiles essentielles - Réveil du corps et de l'esprit, Vigot, France, 2002. Sites d’intérêtAromalves Ce site spécialisé sur la santé par les plantes du naturopathe Pierre Ausloos contient plusieurs articles sur l'aromathérapie, des fiches sur les plantes, des conseils pour premiers soins et soins de la peau, etc. Le Site au Féminin Sur ce site privé tous azimuts, souvent marrant et sans prétention, plusieurs pages (non spécialisées) sur l'aromathérapie avec plein de conseils pratiques (conservation, mélanges, etc.) pour un usage courant. EcoVie Dédié aux thérapeutiques naturelles en général, ce site possède quelques pages intéressantes sur l'aromathérapie et, surtout, des fiches élaborées sur près d'une centaine d'huiles essentielles (cliquer Propriétés des huiles essentielles). Osmobiose Robert & Fils Site du laboratoire montréalais Robert & Fils, fondé par un pharmacien en 1937 et spécialisé dans les produits naturels. L’entreprise est maintenant associée à la société française Pranarôm, elle-même fondée par un aromathérapeute célèbre, Pierre Franchomme, et dirigée par le pharmacien, aromatologue et auteur Dominique Baudoux. RéférencesNote : les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée. Bibliographie PubMed - National Library of Medicinewww.ncbi.nlm.nih.gov Notes 1. Zayat Mikaël. Les huiles essentielles de chez nous, in Dossier huiles essentielles, Guide Ressources, Canada, avril 1999.
-------------------- Source : http://www.passeportsante.net/fr Autres à visiter m'appartenant ! A garder dans vos favoris.. |
Réponse apportée à la Question écrite n° 120251
Réponse apportée à la Question écrite n° 120251 -
13ème législature posée par M. Vuilque Philippe
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La spirale du surendettement
Comment ne pas rentrer
Dans la spirale
Du surendettement
Il s'agit ici de montrer que du côté des intermédiaires de crédit, les informations demandées sont assez succinctes et que - même si le crédit est facile -, le consommateur est aussi responsable de ses actes. S'il se laisse aller à tous les excès, il peut réellement se suicider financièrement. Attention donc !
On n'est pas des pigeons
La spirale du surendettement
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Source : http://www.rtbf.be/
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Pratique Réunion
Fibromyalgie France
Le lundi 28 novembre 2011
Ploemeur, 24
Rue Saint-Bieuzy
À 14h30
Point de rencontre mensuel ouverte à tout public souhaitant connaître la fibromyalgie et les actions de l’association pour ensuite pouvoir informer sur ce syndrome et organiser des rencontres.
Infos pratiques
Gratuit
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Source : http://www.ouest-france.fr/
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A MES SEANCES A L'HOPITAL
A MES SEANCES A L'HOPITAL
(MA PUTAIN DE REALITE)
Il y a des soins médicaux.
Mais aussi les chagrins radicaux.
Et des larmes sur ma peau.
Il y a des besoins originaux.
Mais aussi les refrains en cadeaux.
Et des vacarmes dans mes maux.
IL y a des jours de grisailles.
Mais l'amour est corail.
Quand je cours en représaille.
Il y a des séjours en batailles.
Mais le mamours est de taille.
Dans ma tour où je travaille.
A mes séances à l'hôpital.
La souffrance fait mal.
Ma différence est infernale.
En permanence dans mon mental.
A mes séances à l'hôpital.
La balance est escale.
Ma défaillance est dans mon moral.
En impuissance c'est immoral.
28/11/2011
Par L.F dit Franco Le Poète
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Prime de Noël reconduite en 2011
Prime de Noël
Reconduite en 2011
La prime de Noël est renouvelée en 2011. Cette aide versée par la Caf est destinée aux bénéficiaires de minimas sociaux (RSA, ASS...) et ses montants sont inchangés par rapport à 2010.
La reconduction de la prime de Noël en 2011 a été annoncée ce lundi 28 novembre par la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot. La prime de Noël sera versée par la Caf « dans les prochains jours » selon les services du ministère. En 2010, elle avait été perçue à partir du 17 décembre.
Prime de Noël 2011 : qui peut en bénéficier ?
Les conditions pour bénéficier de la prime de Noël n'ont pas encore été précisées. En 2010, cette aide a été attribuée aux titulaires du RSA (revenu de solidarité active), de l'ASS (allocation spécifique de solidarité) et de l'AER (allocation équivalent retraite.
Les montants de la prime de Noël 2011
Le montant de la prime de Noël dépend de la composition du foyer. Ces montants restent inchangés par rapport à ceux de 2010.
| Composition du foyer |
Montants 2011 |
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Personne isolée |
152,45 € |
|
2 personnes : |
228,67 € 228,67 € |
| 3 personnes : - isolé avec 2 enfants - couple avec 1 enfant |
274,41 € |
| 4 personnes : - isolé avec 3 enfants - couple avec 2 enfants |
335,39 € |
| 5 personnes : - isolé avec 4 enfants - couple avec 3 enfants |
396,37 € |
| 6 personnes : - isolé avec 5 enfants - couple avec 4 enfants |
457,35 € 442,10 € |
| Personne supplémentaire | 60,98 € |
-------------------
Source : http://www.dossierfamilial.com/
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INSOMNIE
INSOMNIE
Réveil la nuit, difficulté à se rendormir?
La FDA autorise Intermezzo
L’Agence américaine, la Food and Drug Administration (FDA) vient d’approuver Intermezzo, un nouveau médicament par voie sublinguale pour traiter l'insomnie mais pas n’importe laquelle. Celle qui consiste à se réveiller au milieu de la nuit et d’éprouver ensuite des difficultés à se rendormir.
L’INSV nous rappelle que l’insomnie touche 3 Français sur 4 plus ou moins, mais sévère dans 9 % des cas. L’insomnie peut se traduire de plusieurs manières, par un sommeil de mauvaise qualité avec des difficultés d'endormissement, des réveils multiples dans la nuit, ou un réveil trop précoce le matin.
C’est pour traiter l’insomnie « du milieu de la nuit », littéralement « middle-of-the-night waking followed by difficulty returning to sleep : réveil en pleine nuit suivi de difficulté à se rendormir » que le FDA a approuvé Intermezzo (Zolpidem tartrate) à utiliser lorsqu’il reste au moins quatre heures de sommeil ! Intermezzo ne doit pas être pris avec un autre somnifère ou en cas de consommation d’alcool. Le Zolpidem tartrate est approuvé aux États-Unis, en France aussi (Stilnox) où il fait partie des médicaments sous surveillance. Mais Intermezzo est une formulation plus faiblement dosée. La dose recommandée maximale est de 1,75 mg pour les femmes et de 3,5 mg pour les hommes, à prendre une fois par nuit.
Une option plus sûre pour ce type d’insomnie: "Pour les personnes dont l'insomnie provoque une activité au milieu de la nuit avec une difficulté à se rendormir, ce nouveau médicament offre une option plus sûre ", explique le Dr. Robert Temple, de la FDA chargé du département évaluation des médicaments. «Avec cette dose plus faible il y a moins de risque de somnolence persistante au réveil, surtout pour la conduite." L’efficacité et l’innocuité d’Intermezzo a été validée par deux essais cliniques impliquant plus de 370 patients. Dans ces essais, les patients prenant Intermezzo (vs placebo) se rendormaient plus rapidement après s'être réveillés. Les réactions indésirables les plus fréquentes étaient les céphalées, les nausées et la fatigue.
Comme tous les autres somnifères, Intermezzo peut provoquer des effets secondaires graves. Mais l'insomnie aussi peut provoquer une somnolence diurne excessive et un manque d'énergie, une anxiété, la déprime ou l’irritabilité.
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Source: FDA “FDA approves first insomnia drug for middle-of-the-night waking followed by difficulty returning to sleep”
http://www.santelog.com/index.php
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Le sommeil et ses troubles
Le sommeil et ses troubles
Le point avec l’Inserm

Le sommeil est un atout clé de la santé des seniors. Les troubles du sommeil ont une incidence sur la mémoire et l’attention. Ils favorisent le risque de développement de maladies cardio-vasculaires, de pertes d’équilibre et de fragilité psychologique, tous trois identifiés comme des facteurs de perte d’autonomie chez les aînés. Les risques d’accidents et de chutes sont alors multipliés. Retour sur le sommeil et ses troubles avec l’Inserm.
Limiter son temps de sommeil expose à des risques concernant la vigilance, l'apprentissage, le surpoids, etc. Les troubles du sommeil sont quant à eux à l'origine de pathologies touchant diverses spécialités médicales telles que la pneumologie, la neurologie, l'ORL, la psychiatrie, la pédiatrie...
Qu'est-ce que le sommeil ?
Les différents stades du sommeil
La structure du sommeil est connue depuis une cinquantaine d'années. Il en existe deux types : lent (activité cérébrale ralentie) et paradoxal (activité cérébrale intense). La nuit est composée d'une succession de 4 à 5 cycles d'environ 90 minutes de ces deux types de sommeil.
L'alternance jour/nuit
Dormir la nuit et veiller le jour est possible grâce à une horloge biologique interne modulée par des facteurs environnementaux. Cette horloge interne, déterminée par l'activité génétiquement programmée de cellules de l'hypothalamus du cerveau, a spontanément une période légèrement supérieure à 24 heures, indépendamment de l'environnement. L'horloge interne régule notamment la température corporelle qui, en s'abaissant, entraîne une baisse de vigilance. Elle est au minimum vers 3-4 heures du matin et au maximum entre 16 et 19 heures.
Deux mécanismes sont capables de détecter les variations de la lumière et les rythmes de la vie sociale pour resynchroniser cette horloge si nécessaire.
Parmi ces deux mécanismes, la mélatonine permet d'avancer ou retarder l'endormissement pour s'adapter aux changements saisonniers de luminosité. La rétine contient en effet des cellules sensibles au degré de luminosité qui transmettent l'information au noyau suprachiasmatique situé à la base de l'hypothalamus. Ce dernier relaie l'information jusqu'à une petite glande, l'épiphyse ou glande pinéale, qui secrète la mélatonine. Dès que la lumière baisse, la libération de l'hormone augmente. Inversement, une lumière forte le soir retardera l'endormissement.
L'activité sociale sert également de synchroniseur des phases sommeil/réveil via d'autres mécanismes. L'horloge biologique est par exemple retardée par des jeux informatiques le soir ou des sorties tardives très fréquentes.
En parallèle de cette horloge biologique, plusieurs mécanismes régulent le temps de veille et de sommeil. Tout d'abord, il existe au moins cinq systèmes d'éveil qui interagissent entre eux.
Leur mise en veille permettrait l'endormissement. A cela, s'ajouterait un effet « seuil » de l'adénosine, produit du métabolisme neuronal, qui induirait le sommeil lorsque l'éveil est trop prolongé.
Pendant l'éveil, cette substance s'accumule dans le cerveau jusqu'à un certain seuil qui finit par inhiber l'activité cérébrale et déclencher le sommeil. L'adénosine est ensuite éliminée pendant le sommeil et un seuil bas provoque le réveil. A noter, le café ou le thé bloquent les récepteurs à l'adénosine et maintiennent donc éveillé.
Pendant la nuit, les systèmes de neurones qui maintiennent l'éveil seraient inactivés pour permettre le sommeil. Ils utilisent plusieurs neurotransmetteurs, notamment la sérotonine et la dopamine, la noradrénaline, cibles d'action des amphétamines et enfin l'histamine et l'orexine au niveau de l'hypothalamus. L'histamine est devenue à ce titre une cible thérapeutique récente pour lutter contre la narcolepsie.
Près de 10% d'insomniaques
Selon une enquête menée en 2009 par l'Institut du sommeil et de la vigilance, les jeunes adultes de 25 à 35 ans dorment 7 à 8 heures par jour ; le temps de sommeil est inférieur à 6h-7h entre 35 et 55 ans. Près de 30 % des Français dorment moins de 7 heures par nuit.
Environ 20 à 30% de la population se plaint de troubles du sommeil dont 15-20% d'insomnie modérée et 9-10% d'insomnie sévère. La somnolence diurne excessive affecte près de 8% de la population, avec des conséquences directes sur la santé publique. Un décès sur trois sur la route est lié à un endormissement au volant.
En outre, il existe plusieurs troubles moteurs ou respiratoires liés au sommeil qui entraînent des comorbidités et une somnolence excessive ; 5 à 7% de la population générale souffre d'apnées du sommeil (15% après 70 ans) et 8,4% présente un syndrome des jambes sans repos dont 2% de formes sévères et très sévères.
La durée de sommeil varie au cours de la vie
La durée de sommeil et l'horloge biologique évoluent au cours de la vie. Cette dernière n'est pas « mûre » à la naissance puis se stabilise jusqu'à l'adolescence. A cette période, les jeunes se couchent volontairement plus tard (la lumière des écrans retarde encore plus le moment de l'endormissement) et se réveillent tardivement. Après 60 ans, en revanche, les individus s'éveillent plus tôt. Les durées de sommeil évoluent également : un nouveau-né dort 18 heures, un enfant de 10 ans dort environ 10 heures et un adulte environ 7h30. La très grande majorité des adultes est calée sur cette durée moyenne mais une certaine variabilité génétique semble expliquer des besoins plus ou moins importants de sommeil ou des différences de qualité de sommeil.
Le sommeil et ses troubles
Le sommeil ne permet pas seulement de reprendre des forces, il est indispensable au développement cérébral ou encore pour assurer certaines fonctions métaboliques. Limiter son temps de sommeil expose à des risques concernant la vigilance, l'apprentissage, le surpoids, etc. Les troubles du sommeil sont quant à eux à l'origine de pathologies touchant diverses spécialités médicales telles que la pneumologie, la neurologie, l'ORL, la psychiatrie, la pédiatrie... La recherche sur le sommeil mérite donc toute l'attention de la communauté scientifique.
Sommeil et santé
Le sommeil assure des fonctions métaboliques et de développement en régulant la production de plusieurs hormones : hormone de croissance chez les enfants, cortisol, insuline, hormones de l'appétit (leptine, ghréline). Les privations chroniques de sommeil pourraient expliquer en partie l'augmentation de l'obésité et du diabète tardif. En outre, des suivis de cohorte ont démontré le lien entre temps de sommeil réduit et obésité chez des enfants et des adultes. Les sujets qui ne dorment pas assez grignotent davantage et ont plus faim.
La qualité du sommeil est également associée à celle de la réponse immunitaire grâce notamment à la production de cytokines, avec des conséquences probables sur la susceptibilité aux infections ou la prédisposition au développement de tumeurs.
Sommeil et cognition
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Source : http://www.senioractu.com/
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Dans la tête d'un homme violent
Dans la tête
D'un homme violent
TEMOIGNAGE
C'est l'un des rares témoignages d'homme violent. Frédéric Matwies, 44 ans, a frappé sa compagne pendant dix ans. Aujourd'hui guéri, il raconte le mari violent qu'il était.
Il est un "Monsieur tout le monde", qui a été capable du pire. Frédéric Matwies, 44 ans, a frappé sa compagne pendant dix ans, jusqu'au "coup de trop" qui aurait pu la tuer. Le "déclic" pour son repentir. Après deux années de thérapie, il se sent "guéri". Il raconte aujourd'hui, le mari violent qu'il était dans Il y avait un monstre en moi* et témoigne sur TF1 News.
La première fois
Cela a commencé par une gifle. C'était dans les premiers mois de notre relation. Sabrina avait 17 ans et demi, moi 26. J'attendais son retour sur un sujet -lequel ?, je ne m'en souviens pas-. Elle n'a rien dit, j'avais l'impression qu'elle me prenait pour un con. J'ai commencé à bouillir intérieurement. De mots forts en mots forts, une claque est partie. Je n'ai pas de cette première fois un souvenir précis. Ni des autres d'ailleurs. Ces mauvais moments ont été enfouis quelque part au fin fond de ma mémoire. Autant, je me souviens de nos vacances en Corse autant les scènes de violences... Pour écrire ce livre, j'ai sollicité l'aide de Sabrina. Pour qu'elle me raconte ce que je lui ai fait subir si souvent, si longtemps.
Quand on frappe l'être aimé
La violence conjugale naît d'un enchaînement infernal, comme un cyclone qui emporte tout sur son passage. C'est toujours le même mécanisme. On se fait une montagne d'un détail. Il y a cette boule au ventre qui gonfle. La tension monte, on explose, le coup part. On perd la raison, on ne réfléchit plus. On donne les coups pour se décharger. C'est comme une drogue. Malgré l'amour que je portais à Sabrina, je devenais un monstre, odieux, cruel. Quand j'explosais, je me sentais un autre homme. On réalise ce qu'on vient de commettre seulement quand c'est fini. On est surpris, effrayé de soi-même. Après, je culpabilisais, j'essayais de chercher des raisons et je me rapprochais de Sabrina. Je redevenais câlin, lui promettais de ne plus jamais recommencer. Je m'excusais pour qu'elle me pardonne...
Une ordure
En quelques mois, je suis devenu une ordure. Avec la première gifle, j'ai mis le doigt dans une relation faite de violences verbales, de harcèlement, de coups. C'est allé de pire en pire. Ce que je lui ai fait subir, c'est barbare. Je lui ai brûlé les cuisses avec une cigarette, j'ai tenté de l'étrangler. Le pire ? C'était suite à une énième querelle. Elle se retrouve au sol. Je suis sur elle. A côté, il y a cette cage à lapin. Je lui dis 'puisque tu veux me faire bouffer de la merde, ben moi je vais t'en faire bouffer aussi. Et je prends des crottes et je lui mets dans la bouche."
Un problème latent
J'ai toujours su en fait que j'avais un problème. En maternelle, déjà, j'étais au fond de la classe, je ne parlais pas. Plus tard, j'étais violent avec mon beau-père, lui-même violent. Un jour, je lui ai cassé une casserole sur le crâne. J'ai été exempté de service militaire. J'étais P4, la catégorie pour ceux ayant des problèmes psychologiques. On m'a expliqué que j'étais inapte pour la vie en groupe. Les autres me charriaient en me disant 't'es fou, t'es fou'. Quand Sabrina et moi avons eu notre première fille, une médiatrice, qui m'avait vite cerné, m'a conseillé de voir quelqu'un. J'ai essayé le sport, la lecture, les balades pour compenser, penser à autre chose... Je vivais tellement mal, toujours à cogiter.
La honte
La honte nous étouffe à chaque "après". On se sent minable et on s'enfonce dans la souffrance. J'avais peur de moi-même. De faire encore souffrir Sabrina et les filles. Au boulot, ça m'obsédait, je me disais 'merde, je lui ai encore fait du mal'. Dans l'immeuble où nous vivions, personne ne me connaissait comme ça. J'étais un voisin sympa. On se cache, on dissimule son vrai visage. Je me souviens d'un déjeuner avec des collègues. Ils parlaient d'un fait divers, je crois, d'une femme battue. Ça plaisantait là-dessus et ça finissait en rire gras à base, 'oh, elle a dû le chercher' et d'autres bêtises comme ça. J'étais extrêmement mal à l'aise. J'avais honte, j'attendais seulement qu'ils changent de sujet. Voilà, on vit de manière planqué le plus possible.
Le coup de trop
Un jour de janvier 2003, il y a ce coup de couteau qui se plante dans le bras de Sabrina. Jusqu'à présent elle avait seulement déposé des mains courantes. Cette fois, elle a porté plainte. Moi, je me suis dit 'voilà, c'est la fin'. De notre relation. De ce cycle de violence. J'ai peur de la suite mais je suis soulagé aussi. On se dit 'enfin, tout le mal que j'ai causé, va s'arrêter'. L'abcès est crevé. J'ai pris trois mois de prison avec sursis mais surtout, j'ai décidé d'aller me faire soigner.
La guérison
Tous les 15 jours, pendant deux ans, je suis allé dans un groupe de parole pour hommes violents à La Garenne-Colombes. Là, j'étais avec d'autres personnes dans mon cas. Chacun y raconte son histoire. Les séances sont douloureuses, la prise de parole est intimidante. Dire qu'on a tabassé sa compagne, c'est dur. La seule chose qu'on a en commun ensemble, c'est notre propre violence. Il y a un côté réconfortant à savoir qu'on n'est pas le seul. Là notre propre violence nous est renvoyée en pleine face. A travers l'histoire de l'autre, il y a notre propre histoire. C'est en thérapie que j'ai appris qu'il fallait s'exprimer et qu'on pouvait le faire autrement que par la force des poings. Aujourd'hui, j'arrive à verbaliser ce que je ressens, je parle, ça empêche cette frustration, la création de cet abcès qui finissait par éclater. Oui, je me sens guéri.
"Il y avait un monstre en moi. Témoignage d'un ex-mari violent",
Editions Michalon, 17 euros
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Par Amélie Gautier le 25 novembre 2011
Source : http://lci.tf1.fr/
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Une SEXUALITÉ active
Une SEXUALITÉ active
La garantie du bonheur pour les vieux couples
Cette étude confirme qu’une activité sexuelle régulière est non seulement un facteur prédictif de bonheur pour les vieux couples, mais que plus cette activité est fréquente, plus des couples mariés depuis de longues années éprouvent toujours du plaisir à vivre ensemble. Cette recherche, présentée à Boston au 64è congrès scientifique de la société américaine de gérontologie - la plus grande conférence américaine interdisciplinaire dans le domaine du vieillissement - confirme que quel que soit l’âge et en dépit des années de mariage, la sexualité participe à l’équilibre du couple.
Car cette étude a porté sur l’analyse de données issues d’enquêtes sociales menées en 2004, sur un échantillon national représentatif d’américains âgés de 18 ans et plus et, ici, sur 238 personnes mariées et âgées 65 ans ou plus.
Car sur son échantillon de 65 ans et plus
Adrienne Jackson a découvert que la fréquence de l'activité sexuelle était un prédicteur important à la fois du « bonheur » mais aussi de la satisfaction matrimoniale. Une association qui persiste après prise en compte des autres facteurs comme l'âge, le sexe, l'état de santé, et la satisfaction de sa situation financière.
Relations sexuelles vaginales, orales ou anales
Pour évaluer la fréquence de l'activité sexuelle, les répondants ont été invités à répondre à la question suivante: «Combien de fois avez-vous eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois . Pour évaluer le bonheur conjugal, les répondants ont répondu à la question suivante: «Comment décririez-vous votre mariage ? Diriez-vous que votre mariage est très heureux, assez heureux, ou pas très heureux?"
La sexualité fait 20% d’heureux en plus !
Alors que seulement 40% des personnes qui ne signalent aucune activité sexuelle au cours des 12 derniers mois déclarent « très heureux dans leur vie en général », ce sont presque 60% des personnes actives sexuellement plus d'une fois par mois qui déclarent leur bonheur de vivre. De même, tandis qu'environ 59% des personnes qui ne signalent aucune activité sexuelle au cours des 12 derniers mois déclarent être satisfaits de leur mariage, presque 80% d’ «actifs sexuels » se déclarent satisfaits de leur vie de couple.
Souligner la relation entre le sexe et le bonheur
Le Pr. Adrienne Jackson, professeur assistant à l'Université de Floride explique son objectif, contribuer à faire tomber les idées reçues sur une absence voire une réduction de l’activité sexuelle avec l’âge ou les années de mariage. Une sexualité épanouie chez les 65 ans et plus, pourrait participer à l’équilibre et à la bonne santé d’un segment croissant de la population.
Source: GSA –Conférence du 20 novembre 2011 « Study finds sex a significant predictor of happiness among married seniors” (Visuel © detailblick - Fotolia.com)
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Source : http://www.santelog.com/index.php
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