Tabac, alcool
Tabac, alcool
L’usage régulier progresse
chez les jeunes de 17 ans
Publiant les premiers résultats de l’enquête ESCAPAD 2011, l’OFDT constate qu’« une large majorité des indicateurs sur l’usage de substances psychoactives à 17 ans apparaît nettement orientée à la baisse ». La consommation régulière d’alcool et de tabac chez ces jeunes repart néanmoins à la hausse.
Dans l’attente d’analyses plus approfondies courant 2012, l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) dévoile les premiers résultats de son enquête ESCAPAD 2011 (Enquête sur la santé et les consommations lors de l’appel de préparation à la défense), conduite en mars dernier et qui porte sur un échantillon de 27 402 adolescents français âgés de 17 ans. L’analyse globale de ce panel met en exergue une hausse sensible des usages fréquents de tabac et d’alcool depuis 2008. Le tabagisme quotidien progresse à cet âge (31,5 % contre 28,9 % en 2008), aussi bien chez les garçons que chez les filles. Néanmoins, « plus l’usage s’intensifie, plus il devient masculin », relève l’OFDT. Ainsi, 32,7 % des adolescents déclarent fumer chaque jour, contre 30,2 % des adolescentes. 9,6 % des garçons fument quotidiennement au moins 10 cigarettes par jour contre 5,8 % des filles.
De même, l’usage régulier d’alcool est à la hausse tous sexes confondus (10,5 % contre 8,9 % en 2008). Là encore, la consommation régulière de boissons alcoolisées – au moins 10 usages au cours des 30 derniers jours précédant l’enquête – demeure « résolument masculine » (15,2 % des garçons contre 5,6 % des filles). Bien que faible, l’usage quotidien de ce produit pour l’ensemble des adolescents de 17 ans étudiés augmente sensiblement (0,9 %, contre 0,8 % en 2008) et concerne surtout les garçons. Quant aux ivresses répétées (au moins trois par an) et régulières (au moins 10 durant l’année), elles progressent entre 2008 et 2011 respectivement de 25,6 à 27,8 % et de 8,6 à10,5 %.
Point positif, les expérimentations de tabac et d’alcool poursuivent leur baisse, dans la lignée des précédentes enquêtes. En 2011, 68,4 % des jeunes de 17 ans déclarent avoir déjà fumé une cigarette durant leur vie (contre 70,7 % en 2008) et 91 % avoir bu au moins une fois de l’alcool (contre 92,6 % en 2008). « Concernant ces deux substances, ces baisses minimes concernent à la fois les filles et les garçons même s’il faut noter, pour le tabac, une baisse plus franche parmi les garçons que parmi les filles », note l’OFDT.
Dans le domaine des drogues psychoactives illicites, les garçons de 17 ans expérimentent moins le cannabis (44 % contre 46,3 % en 2008) que les filles (38,9 % contre 37,9 %). Mais la hausse pour ces dernières n’est pas « statistiquement significative », relève l’OFDT. Les consommations ponctuelles de cannabis sont globalement en recul, qu’il s’agisse d’un usage au moins une fois dans l’année (34,6 % contre 35,9 % en 2008) ou dans le mois (22,4 % contre 24,7 %). La diminution des usages réguliers se confirme par ailleurs pour les deux sexes (6,5 % contre 7,3 % en 2008). S’agissant des autres drogues illicites, les niveaux d’expérimentation sont globalement orientés à la baisse, indique l’OFDT. Les produits les plus fréquemment testés par ces jeunes restent en 2011 les poppers (9 % contre 13,7 % en 2008), les substances à inhaler – colles, solvants, trichlo – (5,5 %, idem en 2008), les champignons hallucinogènes (3,5 %, idem en 2008), la cocaïne (3 %, contre 3,3 % en 2008), les amphétamines (2,4 % contre 2,7 %), l’ecstasy (1,9 %, contre 2,9 %), le LSD (1,3 % contre 1,2 %), l’héroïne (0,9 % contre 1,1 %) et le crack (0,8 % contre 1 %). Là encore, « les garçons sont toujours plus expérimentateurs que les filles », indique l’OFDT.
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Source : http://www.lequotidiendumedecin.fr/
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Dégriffage Du Chat
Dégriffage Du Chat
Suite à une lecture d'un commentaire d'une de mes contacts sur Facebook,qui s’interrogeait sur les bénéfices d'un dégriffage du chat qu'elle envisageait ,je me suis engagé à écrire cet article pour définir les conséquences de cet acte et proposer des solutions de rechange .
Je précise que cette lectrice habite au Canada où cette pratique est légale et encore d’actualité dans la pratique quotidienne des vétérinaires.
L’utilité des griffes pour le chat
Le chat utilise ses griffes de manière instinctive pour marquer son territoire et dépose ainsi des substances (phéromones) issues de glandes situées entre les coussinets afin de communiquer avec ces congénères.
Le chat griffe sur des supports pour des raisons de « toilettage », éliminant ainsi la gaine extérieure usée de l’ongle pour qu’elle puisse être remplacée par une nouvelle gaine.
Le chat utilise aussi ses griffes pour se défendre ou agresser, d’ailleurs cela peut être aussi une cause de demande de la part des propriétaires (enfant griffé lors de jeu par exemple).
Enfin, les griffes du chat jouent aussi un rôle important dans son déplacement, son équilibre, ses capacités acrobatiques (sens tactile), ses jeux, ses étirements (de la colonne vertébrale par exemple).
N’oublions pas que le chat est un digitigrade (c’est-à-dire qu’il marche sur leurs doigts). Ce qui explique pourquoi leur démarche est silencieux et repose en grande partie sur la dernière phalange !
Déjà vous comprenez qu’en pratiquant cette chirurgie, on va complètement modifier sa locomotion et diminuer ses formidables capacités de félin.
La capacité de pouvoir utiliser ses griffes est essentielle pour le chat tant au niveau physique et que psychologique.
Législation et aspects éthique du dégriffage du chat
Le dégriffage est INTERDIT dans la plupart des pays Européens qui ont ratifié la fameuse Convention Européenne pour La Protection des animaux de compagnie du 13 novembre 1987.
Voici un lien pour prendre connaissance de cette convention
C’est l’article 10 de cette convention qui parle des interventions chirurgicales :
« 1. Les interventions chirurgicales destinées à modifier l'apparence d'un animal de compagnie ou à d'autres fins non curatives doivent être interdites et en particulier :
a) La coupe de la queue ;
b) La coupe des oreilles ;
c) La section des cordes vocales ;
d) L'ablation des griffes et des dents.
2. Des exceptions à cette interdiction ne doivent être autorisées que :
a) Si un vétérinaire considère une intervention non curative nécessaire soit pour des raisons médicales, soit dans l'intérêt d'un animal particulier ;
b) Pour empêcher la reproduction.
Comme vous pouvez le constater, un Docteur vétérinaire peut décider de pratiquer cette intervention POUR des raisons médicales OU pour l’intérêt de l’animal !
Aux USA et au Canada, le dégriffage est un acte légal et pratiqué encore régulièrement(2011).
Voici la liste des pays, à l’échelon mondial, où cette pratique est interdite (2011) :
| AllemagneAustralieAutricheBelgiqueBrésil
Bulgarie Chypre Danemark Espagne Finlande France Grèce Irlande Israël Italie
|
JaponLituanieLuxembourgNorvègeNouvelle-Zélande
Pays-Bas Portugal Roumanie Royaume-Uni Slovénie Suède Suisse République tchèque Turquie. |
ONYXECTOMIE : explication du dégriffage du chat
Le terme médical d’un dégriffage est : Onyxectomie. Cela veut dire « ablation de la griffe », sachant que le mot « onyx » en grec veut dire griffe.
Alors il faut savoir que c’est une procédure chirurgicale où la griffe ET la troisième phalange sont enlevées à chaque doigt. On peut vraiment parler d’AMPUTATION !
La griffe fait partie de la troisième phalange et c’est ce détail anatomique que beaucoup de propriétaire ignore en demandant le dégriffage de leur chat. C’est au vétérinaire d’expliquer cela aux propriétaires, de parler d’ « amputation » et cela découragerait, à mon avis, un certain nombre de propriétaires dans leurs démarches.
Cette intervention se fait sous anesthésie générale et comme vous pouvez le constater sur ce schéma, une phalange (os) + la griffe, des ligaments et des tendons sont sectionnés ou enlevés lors de cet acte. Ce n’est pas une chirurgie simple et anodine !
Une variante de cette intervention est de « sectionner » les tendons (ténectomie) sans amputation pour empêcher le chat de se servir de ses griffes (sortir ses griffes) ! Mais les effets psychologiques sont identiques et de plus cette technique nécessite un entretien régulier des griffes (pas évident !).
Le dégriffage est une intervention mutilante avec des saignements peropératoires importants, c’est la raison pour laquelle, certains vétérinaires(Nord-américains) utilisent le laser.
Le laser est la meilleure technique car les nerfs sont brulés rendant ainsi cette intervention moins douloureuse.
Un bandage compressif est nécessaire pendant au moins 24 heures après l’opération pour éviter les hémorragies.
Pendant 10 jours, il faut essayer de réduire l’activité du chat, d’éviter les sauts et la course. Il est important d’utiliser une litière de papier jusqu’à complète cicatrisation pour ne pas avoir de la poussière de litière se glisser au niveau de la plaie et créer une infection locale. Voici une photo de patte dégriffée après cicatrisation.
Les risques et les conséquences du dégriffage du chat
Comme vous pouvez vous en douter, les conséquences de cette intervention sont nombreuses et pas rares. Près de 10% des chats dégriffés ont des complications post opératoire.
Conséquences physiques
Voici une liste de complications possibles :
Douleur : importante, voir atroce ; elle nécessite une administration postopératoire de produits anti douleur de type morphine.
Présence de fragments d’os : amputation mal réalisée qui laisse des petits bouts d’os qui empêcheront une bonne cicatrisation (infection)
Repousse douloureuse de griffes mal « amputées » à l’intérieur de la patte (risque d’abcès) et qui va nécessiter une nouvelle chirurgie réparatrice !
Hémorragie postopératoire : qui va augmenter les risques d’infection.
Difficulté démarche : le chat doit réapprendre à marcher sur une phalange (deuxième) qui n’est pas destiné à cette fonction--->risque de tendinites.
Douleurs lombaires, articulaires, fonte musculaire au niveau des membres dus à la marche qui n’est plus digitigrade ---> les membres s’affaiblissent.
Le nerf radial peut être endommagé durant l’intervention---> boiterie
ischémie de la patte avec une nécrose des phalanges : c’est-à-dire un défaut de circulation sanguine localement provoquant une destruction de tissus.
une boiterie due à une plaie infectée
Douleurs fantômes du à une croissance anormale des extrémités nerveuses sectionnées entraînant des sensations douloureuses au niveau des doigts.
Conséquences psychologiques
Le chat dégriffé se sent diminué et en insécurité .La plus grosse conséquence psychologique est l’ANXIETE !
Cette anxiété risque d’engendrer des comportements nuisibles tant pour le chat que pour ses propriétaires :
1) Malpropreté : le chat ne veut plus aller dans sa litière car les douleurs occasionnées lors de grattage de litière sont pénibles---> incontinence urinaire.
2) Agressivité : envers ses congénères, membres de la famille par sentiment d’insécurité, d’infériorité. Il ne possède plus ses organes de défense !
3) Morsure : le chat compense par la morsure l’impossibilité de griffer.
4) Changement de comportement : le chat s’isole, fuit les êtres humains, devient triste et difficilement approchable.
Il arrive que l’état d’anxiété du chat dégriffé soit tel que la cohabitation est devenu impossible avec les membres de la famille et est responsable de l’abandon voir de la demande d’euthanasie !
Solutions et alternatives au dégriffage du chat
Face au désespoir des propriétaires de chat « griffeur », les professionnels peuvent proposer tout une série de solutions :
Couper les griffes régulièrement : une fois par mois selon les besoins.
Je vous conseille d’habituer votre chat à la manipulation des griffes, des pattes dès le jeune âge.
Utilisez des ciseaux spécial chat, couper la pointe des griffes sans toucher le nerf (partie rose).
Si vous ne savez pas ou n’osez pas le faire, demandez à votre vétérinaire ou toiletteuse professionnelle pour vous montrer cette simple technique.
Voici différents modèles de ciseaux -coupe griffe pour chat
Griffoir et arbre à chat :
Il existe différents types de griffoirs et d’arbres à chat. Il faut s’assurer qu’il soit assez grand et assez costaud.
Ce qui est important c’est d’apprendre au chat à utiliser le griffoir. Je vous conseille de placer ce griffoir près des endroits où il l’habitude de griffer. Mettez de l’herbe à chat sur le griffoir pour l’attirer.
La première fois, posez lui vous-même les pattes sur ce griffoir et félicitez le lorsqu’il l’utilise. Prenez le temps de l’encourager à l’utiliser et récompensez-le lorsqu’il fait une action positive.
Le chat est un animal intelligent, il va vite comprendre l’intérêt de ce griffoir.
Il faut que ce griffoir soit un espace d’amusement, vous pouvez placer des jouets à proximité de ce griffoir.
Une fois qu’il aura pris l’habitude à utiliser son griffoir, déplacez-le près des endroits de passage fréquent ou son aire de repos principal
| A éviter |
| si vous surprenez votre chat à griffer un objet non désiré, surtout ne le trainez pas énergiquement vers son griffoir, vous aurez tout l’effet inverse !Le griffoir doit rester un espace d’amusement pour le chat et pas une punition. Les punitions physiques sont mal comprises par le chat et vous renforcerez son anxiété et les griffures. PATIENCE et persévérance sont les clés du succès. |
Arbre à chat
Les chats apprécient ce type d’accessoire et peuvent y passer une grande partie de leur journée.
Diminution de l’anxièté : FELIWAY
En pulvérisant les endroits de griffures, cela déposera des analogues de phéromones faciales qui sont des molécules déposées par le chat lorsqu’il se frotte ou lorsqu’il fait ses griffes. Ce produit va inciter le chat à moins griffer ces endroits et être moins anxieux. Le produit s’appelle FELIWAY
PROTÈGE-GRIFFES SOFTPAWS®
Ce sont des petits capuchons en plastique que l’on colle sur les griffes et qui les recouvrent. Inventé par un vétérinaire (Dr Toby Wexler) c’est une excellente alternative pour les chats griffeurs.
Ces capuchons sont inoffensifs, non toxique et la colle utilisée est également une super glue qui ne produit aucune chaleur.
Chaque Kit contient tout le matériel de pose pour 4 à 6mois !
| Cependant, ce n’est pas un produit destiné pour les chats qui vont à l’extérieur ! |
Mise en place :
1) Vous devez couper la pointe des griffes de votre chat
2) appliquer la colle à l’intérieure du capuchon de plastique
Indications médicales en faveur du dégriffage du chat
Il peut arriver que le dégriffage d’un chat soit pratiqué pour des raisons médicales. C’est le cas lorsque les griffades présentent un risque de zoonose pour le propriétaire ou membre(s) de la famille.
Qu’est-ce que cela veut dire ?
Les griffes de chat peuvent être responsables d’une maladie qui s’appelle « maladie des griffes de chat (bartonellose) »
En griffant, le chat peut transmettre un germe (bactérie) « Bartonella hensellae » qui provoque, au départ, des complications cutanés (vésicules, pustules) pour évoluer vers une lymphadénopathie locale (inflammation des ganglions qui sont douloureux, gonflés, pouvant suppurer).
C’est le chat divaguant (errant) qui est le plus sujet à transmettre cette maladie.
Sur des êtres humains immunodéprimés (HIV) ou des femmes enceintes, il arrive que le corps médical demande cette intervention pour que la cohabitation (membre famille-chat) se fasse sans problème de santé pour ces personnes à risque.
Le problème qui va se poser, c’est de trouver un Docteur vétérinaire prêt à réaliser ce type d’intervention pour ce motif. Pour ma part, ce sera une réponse négative claire et nette. Mais chacun a le droit d’avoir ses convictions et sa liberté de jugement.
Par contre, une deuxième raison, c’est l’intérêt du chat griffeur.
Si l’avenir du chat est mis en péril (abandon- euthanasie) à cause de son comportement de griffeur et que le propriétaire, après avoir tenté toutes les solutions alternatives (griffoir, arbre à chat, visite comportementaliste, gaines SoftPaws,…) ne veut plus le garder et cohabiter avec ce chat, le vétérinaire praticien est mis devant un sacré dilemme.
Là aussi, cela pourrait être une cause de pratiquer ce type de chirurgie pour certains vétérinaires MAIS pour ma part, à nouveau, ma réponse sera négative !
Situation difficile qui m’est déjà arrivé avec comme issue, pour le chat, l’adoption par …..Moi-même. Et on n’a eu aucun problème de comportement griffeur avec ce chat qui a encore vécu jusqu’à l’âge de 16ans parmi nous .
La seule différence par rapport à sa vie antérieure, c’est qu’il avait accès au milieu extérieur et peut être une vie plus active.
Devant un propriétaire incapable d’éduquer un chat griffeur et qui émet le souhait de l’abandonner ou de le faire euthanasier, le vétérinaire est mis devant un chantage difficile à solutionner et dont le dégriffage reste parfois la dernière alternative pour certains praticiens.
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Source : http://conseilsveterinaire.com/
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L’ABC…C9 du SOMMEIL
L’ABC…C9 du SOMMEIL
ou le gène qui vous fait
dormir plus ou moins
Cette étude génomique européenne menée par des chercheurs de Munich sur plus de 4.000 personnes, montre qu’une variante du gène ABCC9, également facteur de maladies cardiaques et de diabète, influe sur notre durée de sommeil. Un facteur génétique, présent chez 50% de la population qui permettrait d’expliquer les besoins de sommeil très différents d’un individu à l’autre. Des conclusions publiées dans l’édition du 22 novembre de la revue Molecular Psychiatry.
2 copies d’une variante du gène ABCC9 raccourcissent la durée de sommeil
Le Dr. Karla V. Allebrandt, de la Ludwig-Maximilians-University (Munich) explique que s certaines personnes ont besoin de 10 heures de sommeil pour se sentir reposés, à d’autres, 5 heures suffisent. On sait déjà que la durée du sommeil est influencé par plusieurs facteurs, comme l'âge ou le sexe, ou encore certains facteurs environnementaux. Mais cette équipe vient d’identifier un facteur génétique « du besoin de sommeil » fréquemment présent en population générale. Cette variante génétique a été découverte lors d’une étude d'association génomique avec les habitudes de sommeil menée sur 4251 personnes provenant de 7 états européens, interrogées par questionnaire sur leurs habitudes de sommeil. L'analyse des données génétiques et comportementales révèle que les personnes avec deux copies de cette variante du gène ABCC9 dorment généralement beaucoup moins que ne personnes possédant deux copies de l'autre version.
La même protéine, ABCC9, joue un rôle dans le développement de maladies cardiaques et du diabète, précise l’auteur principal, suggérant ainsi une association, par un mécanisme moléculaire sous-jacent commun, entre la durée du sommeil et les symptômes du syndrome métabolique.
Le gène ABCC9 est très ancien et présent dans les drosophiles qui montrent le même type de comportement en matière de sommeil. En collaboration avec des scientifiques de l'Université de Leicester, l'équipe a bloqué ABCC9 dans le système nerveux de la drosophile entraînant ainsi une durée de sommeil raccourcie. Cette similitude chez les mouches, indique, pour les chercheurs, que le contrôle génétique de la durée du sommeil pourrait bien être fondée sur des mécanismes similaires pour un large éventail d'espèces.
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Source: Molecular Psychiatry online, 22. November 2011,
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Sommeil
Régler les troubles
Pour mieux dormir
Endormissement difficile, insomnie, réveil impromptu… Les nuits ne sont pas toujours un long fleuve tranquille. Anxiété passagère ou problème de santé, le médecin vous aidera à retrouver le sommeil.
Quand le stress trouble le sommeil
Le diagnostic. Anxieuse, stressée, hyperactive, la personne ne parvient pas à se détendre ni à relâcher la pression. Les préoccupations la maintiennent en état de vigilance et elle ne cède pas à la fatigue, donc ne parvient pas à s’endormir.
Même cause, autres effets : des insomnies surviennent à 3 ou 4 heures du matin.
Le conseil du médecin. « Des exercices de relaxation, de sophrologie, de yoga donnent fréquemment de bons résultats, note le Dr Pascale Ogrizek, médecin au centre du sommeil et de la vigilance à l’hôpital de l’Hôtel-Dieu, à Paris. Si cette insomnie transitoire est consécutive à des tensions professionnelles ou conjugales, par exemple, le médecin peut prescrire des somnifères pendant trois à quatre semaines. Au-delà, ils risquent d’être moins efficaces et d’entraîner des effets secondaires. »
Sans résultat, le médecin orientera son patient vers un spécialiste des thérapies comportementales et cognitives. Quelques séances permettront à la personne d’identifier son stress et les mécanismes qui l’engendrent, une étape indispensable pour le dépasser. Elle y réapprendra le fonctionnement du sommeil et les bons réflexes de l’endormissement.
Ce sont quelquefois des choses évidentes – se coucher lorsqu’on a sommeil – mais oubliées au fil du temps, observe le Pr Joël Paquereau, spécialiste du sommeil au CHU de Poitiers.
L’astuce. Évitez tous les excitants au-delà de 17 heures (café, alcool, tabac), l’activité physique après le dîner, mais aussi les écrans d’ordinateur ou de télévision (leur luminosité stimule) au moins deux heures avant le coucher. Et préparez-vous une tisane au tilleul ou à l’escholtzia aux propriétés sédatives.
Le sommeil perturbé par une sensation de jambes lourdes
Le diagnostic. Au-delà de la cinquantaine, certaines femmes éprouvent des sensations pénibles de fourmillements, brûlures, décharges sous la peau en cas d’immobilité, et plus encore en position allongée. Il leur faut alors se lever, marcher ou se frictionner les jambes, ce qui perturbe leur vie nocturne et… celle de leur conjoint.
Le conseil du médecin. Un manque de fer, un diabète ou une insuffisance rénale peuvent être à l’origine de ce phénomène. Il s’agit de les traiter. Si ces symptômes persistent, le médecin demandera un examen du sommeil afin de déceler un « syndrome des jambes sans repos ».
Relativement fréquent, le trouble des jambes sans repos affecte 8,5 % de la population, 1 % souffrant d’une forme très sévère, souligne le Pr Paquereau.
Ce syndrome est dû à un défaut de transmission de l’influx nerveux à travers certains neurones. Dans les formes légères, faute de traitement, le malade doit apprendre à vivre avec. Dans les cas sévères, il existe des médicaments régulateurs (agonistes dopaminergiques), à prendre tous les soirs, deux heures avant le coucher. Mais ce traitement n’est pas anodin. « Il peut entraîner une somnolence diurne et quelquefois aggraver le syndrome », déplore le médecin.
L’astuce. Surélevez vos jambes en rehaussant les pieds du lit : si cela vous soulage, sans doute souffrez-vous seulement d’insuffisance veineuse. Dans tous les cas, essayez la douche froide, sur les jambes, en partant des chevilles et en remontant le long des cuisses.
Un sommeil interrompu
Le diagnostic. Ces envies fréquentes d’uriner n’épargnent personne, mais elles deviennent problématiques lorsqu’elles surviennent toutes les nuits et qu’il faut tenter ensuite de se rendormir.
Le conseil du médecin. Chez l’enfant ou le jeune adulte, une envie fréquente d’uriner qui s’accompagne d’une soif excessive peut quelquefois révéler un diabète de type 1 (insulinodépendant). Le médecin prescrira un bilan sanguin et urinaire.
Chez les femmes, ces besoins fréquents d’uriner, de jour comme de nuit, peuvent être dus à une incontinence vésicale. Celle-ci nécessite quelques séances de rééducation périnéale chez un kinésithérapeute.
Après la cinquantaine, ces besoins sont souvent associés à des troubles de la prostate, des reins ou à un syndrome d’apnée du sommeil (interruption du sommeil, voir page suivante), à traiter avec son médecin.
L’astuce. Certaines personnes boivent abondamment au dîner et tout au long de la soirée (soupe, eau, tisane), de sorte que leur vessie est pleine quelque temps après ! Il suffit de moins s’hydrater passé une certaine heure.
Un mauvais sommeil du à des troubles respiratoires
Le diagnostic. La cinquantaine, plutôt « bien en chair », fumeur, ronfleur, somnolent dans la journée, fatigué au réveil… Le conjoint interrogé signale une respiration hachée ou des apnées du sommeil plusieurs fois par nuit.
Le conseil du médecin. Ces arrêts respiratoires, dont souffrent 7 % de la population et près de 15 % au-delà de 50 ans, sont à confirmer médicalement.
Les apnées durent de quelques secondes à deux minutes et peuvent survenir plus de 30 fois par heure ! Elles sont favorisées par le tabac, l’alcool ou une configuration particulière du nez, de l’arrière-gorge ou de la bouche (grosse langue, cloison nasale déviée, menton en retrait…).
« Le cerveau se réveille par réflexe et la respiration reprend, mais le sommeil est fractionné par de nombreux “microéveils” non réparateurs, précise le Dr Ogrizek. Le patient est fatigué au réveil, souvent avec un mal de tête, puis connaît un état somnolent dans la journée. À long terme, le syndrome d’apnées du sommeil favorise l’hypertension artérielle, les accidents vasculaires cérébraux et l’insuffisance cardiaque. Un enregistrement du sommeil le confirmera ».
Le traitement dépend de la sévérité du problème. Le médecin peut prescrire une gouttière à poser sur les deux arcades dentaires (« orthèse d’avancée mandibulaire », entre 289 et 339 € remboursés à 60 % par l’Assurance-maladie). Ou un appareil de « pression positive continue », ou masque nasal relié à un générateur d’air silencieux qui délivre un petit niveau de pression d’air continue au niveau du nez (22,50 €/mois en location remboursés à 60 %). Très rarement, la solution passe par une chirurgie.
L’astuce. Éviter de dormir sur le dos, car la langue obstrue l’arrière du palais ce qui réduit le passage de l’air et favorise ronflements et apnées du sommeil. Un coussin de calage dorsal (env. 40 €) qui maintient sur le côté peut être la solution.
En cas d'insomnie
Le diagnostic. On se trouve ici plutôt en présence d’une personne âgée, sédentaire, un peu inquiète pour sa santé.
Le conseil du médecin. « Je commence par rappeler que la qualité du sommeil diminue avec l’âge, dit le Dr Ogrizek. Toutefois, certains patients ont l’impression de ne pas avoir dormi du tout. Ils souffrent d’une mauvaise perception de leur sommeil. On parle alors d’insomnies psychophysiologiques. Le sommeil est divisé en cycles de 1 h 30 à 2 heures, avec, entre chaque cycle, un court réveil qui n’est généralement pas mémorisé. Ces personnes gardent en mémoire ces brèves interruptions et ne se souviennent que de cela le lendemain matin. »
L’astuce. Attendre d’avoir sommeil pour se coucher et se relever si on n’arrive pas à dormir. Se lever tôt le matin, même si on a l’impression de ne pas avoir dormi. Au début, c’est difficile, mais tout rentre dans l’ordre en quelques jours.
Enregistrer son sommeil pour confirmer un diagnostic
On ne prescrit pas d’enregistrement du sommeil à tous les insomniaques, mais seulement pour confirmer un diagnostic de mouvement périodique des jambes pendant le sommeil ou de syndrome d’apnées du sommeil.
Cet examen peut s’effectuer au domicile du patient ou à l’hôpital. Avant la nuit, un infirmier pose des électrodes et des capteurs sur le corps et la tête du patient, puis il les relie à un ordinateur, afin d’enregistrer un maximum d’informations pendant le sommeil.
Effectué sur prescription, cet examen est pris en charge à 100 % par l’Assurance-maladie, à l’exception d’une participation de 18 € remboursée éventuellement par la mutuelle.
Bien s'hydrater pour bien dormir
Le diagnostic. Des impérieux besoins de boire surviennent souvent après un repas copieux et trop salé, une chaude journée, ou par manque d’hydratation au cours de la journée.
Le conseil du médecin. Assurez-vous d’abord que vous ne dormez pas dans une atmosphère trop chaude ni trop sèche. Si cette sensation de soif s’installe, le médecin recherchera un diabète de type 1 (insulinodépendant), cause de déshydratation et d’une soif excessive. Il sera alors temps de le traiter.
L’astuce. Buvez davantage dans la journée et posez un humidificateur sur le radiateur de votre chambre en vous assurant que la température n’y dépasse pas 18 °C. Et ne vous couvrez pas trop !
Stopper les cauchemars
Le diagnostic. Après un cambriolage, par exemple, certaines personnes rêvent chaque nuit qu’elles se retrouvent face aux cambrioleurs masqués… Réveil en sursaut et peur de revivre ce tragique épisode en se rendormant finissent par perturber totalement le sommeil.
Le conseil du médecin. Fréquemment, les témoins d’une scène violente ou les victimes d’un accident de la route, par exemple, pâtissent de ces troubles. À défaut de pouvoir exprimer peur et colère, ces sentiments resurgissent la nuit sous forme de cauchemars.
Laissez-vous un délai pour évacuer ces impressions, mais au-delà de deux semaines, consultez un psychologue ou un psychiatre pour surmonter ce syndrome post-traumatique. Attention ! Un manque important de sommeil ou la prise d’alcool favorisent aussi les cauchemars.
L’astuce. N’hésitez pas à en parler, à exprimer votre souffrance. Raconter un traumatisme permet de dédramatiser et de prendre du recul par rapport à l’événement. Vous pouvez aussi essayer d’écrire tout ce qui vous tracasse, afin de libérer votre esprit, juste avant la nuit.
Éteignez l’écran de l’ordinateur ou de la télé (la luminosité stimule) au moins deux heures avant le coucher.
Quelques chiffres :
7 % de la population et près de 15 % des plus de 50 ans souffrent d’apnées du sommeil.
45 % des Français estiment dormir moins que ce dont ils ont besoin.
Sondage Ipsos, 2007.
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Source : http://www.dossierfamilial.com/
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Climat et fibromyalgie
Fibromyalgie lié
A la météo Symptômes
Est-ce qu'un changement de climat vraiment affecter la fibromyalgie?
Beaucoup de patients atteints de fibromyalgie affirment que les changements météorologiques influent directement sur leurs symptômes.
La plupart des personnes souffrant de fibromyalgie prétendent qu'ils l'expérience des changements dans:
- Fatigue.
- Les habitudes de sommeil.
- Maux de tête.
- La douleur musculaire.
- Nombre de poussées des symptômes.
En fait, un nombre important de personnes souffrant de fibromyalgie affirment que leurs symptômes varient en fonction des changements de température, les changements de pression atmosphérique, et les changements dans les précipitations dans leur partie de leur monde.
Qui est touché par les changements climatiques?
Personnes souffrant de fibromyalgie et d'autres puissent bénéficier grandement d'un simple changement dans le climat
Selon une étude, un grand pourcentage de personnes souffrant de fibromyalgie peut effectivement être sensible aux changements de la météo.
Dans cette étude particulière, 90% des patients affirmé que la météo a été l'une des influences les plus importantes sur leurs symptômes de la fibromyalgie. Et souffrant de fibromyalgie ne sont pas les seuls à faire l'expérience liées aux conditions météorologiques symptômes.
Facteurs météorologiques qui influent personnes souffrant de fibromyalgie
Il ya cinq facteurs climatiques majeurs qui semblent influer sur les symptômes de fibromyalgie. Il s'agit notamment de:
| Température | Les changements rapides de température peuvent soit déclencher une fibromyalgie flare-up, ou d'aider à soulager la douleur fibromyalgique. Le froid a tendance à faire des symptômes de la fibromyalgie pire, tandis que plus chaud peut apporter un soulagement de bienvenue de symptômes gênants. |
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de pression barométrique |
La pression barométrique est une mesure du poids de l'air qui nous entoure. Sur de belles journées ensoleillées, la pression barométrique sera plus élevé, mais lors d'une tempête ou à l'avant météorologiques similaires, la pression barométrique va soudainement tomber. Ces changements de pression barométrique peut déclencher des douleurs musculaires et des douleurs chez les personnes atteintes de fibromyalgie. |
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Humidité |
L'humidité absolue est une mesure de la quantité de vapeur d'eau présente dans chaque unité de l'air. Lorsque l'humidité est faible, souffrant de fibromyalgie rapportent souvent des maux de tête, des raideurs et des douleurs généralisées. |
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précipitations |
Précipitations se réfère à tout type d'eau qui tombe au sol depuis le ciel, y compris la pluie, le grésil, de neige ou de grêle. Souvent accompagné d'un changement de pression barométrique, les précipitations peuvent exacerber la douleur fibromyalgie et la fatigue. |
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vent |
Qu'il s'agisse d'une brise légère ou une tempête de force, le vent entraîne généralement une diminution de la pression barométrique. Cela signifie que le vent peut provoquer fatigue, maux de tête et douleurs musculaires chez les personnes atteintes de fibromyalgie.
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le stress épuise
Par quels mécanismes
le stress épuise
les personnes fibromyalgiques ?
Dans la grande majorité des cas, la fibromyalgie – une forme rhumatologique de fatigue chronique que l’on peut définir comme une tendinite totale du corps – se déclare chez des personnes ayant une hypersensibilité au stress : chez elles, le stress est bien plus fatigant que chez les autres. Vous allez me dire que ceci n’est pas un vrai problème : quand on est fatigué, on se repose, on s’occupe de soi et on reprend quand on est d’attaque.
Mais que font les personnes fibromyalgiques ? Elles ne se reposent pas. Pourquoi ? Parce qu’elles présentent généralement aussi une deuxième caractéristique : .elles ne s’écoutent pas et ne s’autorisent pas à s’occuper d’elles quand c’est nécessaire. Elles sont souvent très exigeantes vis-à-vis d’elles-mêmes et des autres aussi d’ailleurs, elles présentent généralement un côté perfectionniste et souvent très généreux. Ce sont donc des personnes qui se donnent beaucoup sans écouter leurs besoins. On dit qu’elles ont une « tension pulsionnelle élevée ».Et puis un jour leur corps n’en peut plus, les arrête. L’épuisement, la douleur et l’inconfort de vie considérable les a cassées et les oblige à s’arrêter.
Par quels mécanismes le stress épuise les personnes fibromyalgiques ?
Le stress devient un problème quand nos capacités de réponse sont dépassées et que nous sentons impuissants face à des situations considérées comme inacceptables. Plusieurs terrains génétiques rendent plus réactif aux stress. On retrouve chez les personnes fibromyalgiques un terrain appelé HLA B35 qui est associé à une recapture moins efficace du magnésium dans les cellules. On sait que le magnésium sert à la fois à produire l’énergie et à amortir les stress. Conséquence quand l’organisme perd du magnésium : on perd plus d’énergie face au même stress et on devient de plus en plus réactif. Les muscles se tendent, parfois jusqu’à la crampe, tout le tube digestif s’agite (aérophagie, ballonnements, vésicule tendue, ballonnements, troubles du transit…), les vaisseaux peuvent se serrer, ce qui donne les mains froides et de suées, le cœur s’accélère, l’anxiété monte, les troubles du sommeil, fréquents, s’installent…
Le déficit en magnésium qui est fréquent dans la population est la première cause de fatigue, de troubles musculo-squelettiques variés et divers, dont les très courants maux de cou et de dos, de perturbations digestives et cardiovasculaires, d’anxiété et d’insomnie. Les syndromes de fatigue chronique, dont la fibromyalgie, sont tout simplement une caricature de tout ce dont les Français se plaignent le plus souvent mais à des degrés nettement moins intenses.
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Source : Par FIBROMYALGIE- INFO
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« supervirus »
Pourquoi créer un
« supervirus » grippal ?
Le spectre d’une pandémie grippale agite à nouveau la communauté scientifique mondiale. Un chercheur néerlandais a en effet conçu dans son laboratoire un virus grippal aussi contagieux que le virus saisonnier. Et surtout, aussi mortel pour l’Homme, que l’actuel virus de la grippe aviaire H5N1 !
Ron Fouchier et son équipe du Erasmus Medical Centre de Rotterdam (Pays-Bas) ont travaillé à partir du virus aviaire H5N1. Ils ont initialement réalisé 3 mutations génétiques sur cette souche avant de l’injecter à des furets. Tandis que d’autres n’ont pas été infectés. Comme c’est le cas chez l’homme - où le taux de mortalité associé au virus H5N1 est de 60% - une partie des animaux a succombé et le virus n’a pas été transmis entre eux.
Dans un second temps, les scientifiques ont prélevé le virus sur les furets malades avant de l’injecter directement à des furets sains. Ils ont répété l’opération 10 fois avant de voir apparaître une nouvelle souche. Cette dernière a non seulement tué une partie des furets contaminés, mais aussi d’autres, dans les cages voisines. Le virus était donc devenu hautement contagieux. Lorsqu’ils ont analysé cette nouvelle souche virale, Fouchier et ses collègues ont constaté deux nouvelles mutations.
Cinq mutations avant que H5N1 ne s’adapte…
Selon le Dr Bruno Lina, Directeur du Centre national de référence de la grippe à Lyon, « ce travail nous apprend surtout qu’un nombre restreint de mutations génétiques peut rendre ce virus H5N1 très contagieux ». Tout en restant aussi mortel qu’actuellement !
Le Dr Lina ajoute que « Ron Fouchier a travaillé sur le furet parce qu’il constitue un modèle animal très pertinent pour étudier les virus grippaux. Dorénavant, la question est de savoir si ces mutations génétiques peuvent survenir dans la nature, chez l’Homme. Là, on ne sait pas ».
Une arme bioterroriste en puissance ?
Au-delà de l’aspect sanitaire, ce travail soulève de nombreuses questions en Europe et aux Etats-Unis. Des voix s’élèvent face à ce qui pourrait constituer une redoutable arme bioterroriste. A tel point que la publication de ce travail dans une revue de référence – Science en l’occurrence – apparaît compromise. Le manuscrit est en tout cas entre les mains du Comité américain sur la biosécurité - U.S. National Science Advisory Board for Biosecurity (NSABB).
Le Dr Bruno Lina connaît bien Ron Fouchier. « Il faut arrêter de le présenter comme un chercheur fou qui travaille dans son coin. Son objectif était d’identifier les éléments qui peuvent permettre à ce redoutable virus H5N1 de s’adapter à l’Homme. Il a fait ce travail après avoir demandé et obtenu l’accord des autorités compétentes de son pays ».
Un niveau de sécurité suffisant ?
Auraient-elles dû donner leur aval ? Pour Bruno Lina, « l’éventuelle question de la responsabilité se situe à ce niveau ». Le laboratoire de Ron Fouchier est-il suffisamment sécurisé et confiné pour effectuer de telles manipulations et conserver de tels « supervirus » ? « Il exerce dans un laboratoire P3+ », ajoute le chercheur français, « ce qui constitue un haut niveau de sécurité ». Il est toutefois inférieur au niveau P4, le plus élevé et qui correspond à une zone de haut confinement pour la manipulation de micro-organismes très pathogènes. Il en existe six en Europe dont un en France, le laboratoire P4 Jean Mérieux à Lyon.
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Un virus H5N1
Un virus H5N1 artificiel attise
la crainte du bioterrorisme
Un groupe de scientifiques du centre Erasmus, aux Pays-Bas, a annoncé être parvenu à créer à partir du virus H5N1 responsable de la grippe aviaire, une souche hautement contagieuse capable de se transmettre d’homme à homme. L’objet de la recherche et sa publication prévue dans « Science » sont à l’origine d’une controverse entre chercheurs, notamment en raison d’un risque de bioterrorisme.
La menace d’une pandémie grippale est réelle. Les pays et les chercheurs s’y préparent. Au Centre Erasmus des Pays-Bas, l’équipe du virologue Ron Fournier a cherché à comprendre comment le virus responsable de la grippe aviaire (H5N1), à l’origine de flambées épidémiques de grande ampleur dans les élevages de volailles, hautement pathogène chez l’homme mais jusqu’ici peu transmissible d’homme à homme, pouvait se transformer en un virus hautement contagieux. Les cas humains d’infection à H5N1 (565 personnes dont 331 décès) étaient essentiellement dus à des contacts directs ou indirects avec des animaux contaminés. Toutefois, le virus H5N1 qui continue à circuler parmi les populations de volailles demeure un virus grippal à potentiel pandémique et les scientifiques craignent qu’il n’acquière, à la faveur d’un réassortiment génétique, la capacité de se transmettre d’homme à homme.
Les travaux de l’équipe hollandaise réalisés chez le furet montrent qu’un tel changement est possible et « plus facilement qu’on ne le pensait », souligne Ron Fournier. Les chercheurs ont réussi à introduire plusieurs mutations dans le génome du virus H5N1. Au bout du processus, ils ont obtenu un nouveau virus capable de se transmettre par voie aérienne (aérosols). Toutes les mutations introduites sont des mutations déjà observées dans la nature, même si elles ne l’ont jamais été simultanément.
Cette découverte est, selon les chercheurs, un pas important dans la lutte contre les pandémies. « Nous savons aujourd’hui quelles mutations surveiller, ce qui, en cas d’épidémie, permettra de la stopper avant qu’il ne soit trop tard. Mieux encore, cette découverte va permettre de développer à temps des vaccins et des médicaments », poursuit Ron Fournier.
Plus dangereux que l’anthrax.
Les premiers résultats ont déjà été présentés lors du Congrès de l’ESWI (European Scientific Working Group on Influenza), en septembre, et doivent être publiés dans « Science ». Mais la publication a été retardée par l’agence américaine pour la biosécurité (NSABB, National Science Advisory Board for Biosecurity), qui procède à sa relecture. L’agence américaine pourrait publier dans les jours à venir des recommandations pour ce type d’études, celles dont les résultats peuvent être exploités à des fins de bioterrorisme. Comparant le virus au bacille du charbon, Paul Keim, du NSABB affirme : « Je ne connais aucun organisme qui fasse aussi peur que celui-là. Comparé à lui, l’anthrax ne fait pas peur du tout ».
scientifiques, comme Richard Ebright (New Jersey), assurent même qu’une telle recherche « n’aurait jamais dû être faite ». D’autres soulignent l’importance de ces résultats, qui représentent, selon Michaël Osterholm, directeur du Center for Infectious Disease and Policy (Université du Minnesota) et membre du NSABB, « un tournant décisif ». Il ne s’oppose pas à sa publication mais suggère que certaines informations soient dissimulées. « Nous ne voulons pas donner à des personnes mal intentionnées un mode d’emploi pour transformer quelque chose de mauvais en autre chose de très mauvais », souligne-t-il. En France, le Dr Jean-Claude Manugerra, virologue, responsable de la cellule d’intervention biologique d’urgence à l’Institut Pasteur, souligne le sérieux de l’équipe hollandaise. « La question posée était légitime et la méthodologie, classique », explique-t-il. Pour lui, il s’agit d’un dilemme classique de la démarche scientifique. Il s’inquiète peu d’une éventuelle publication, car, précise-t-il, « peu d’équipes dans le monde seront capables d’exploiter les résultats de cette étude ». En revanche, il serait pour « une destruction du virus », une fois les résultats obtenus. Le centre Erasmus précise pour sa part que l’étude a été réalisée avec le soutien du NIH américain et a bénéficié de l’appui d’experts du CDC d’Atlanta pour les contrôles dans le laboratoire de haute sécurité.
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Source : http://www.lequotidiendumedecin.fr/
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Aide aux victimes
Violences faites aux femmes
Appel gratuit sur le 39 19
La plate-forme d’appel du 39 19 est désormais accessible gratuitement depuis un téléphone portable.
Ce numéro est ouvert du lundi au samedi de 8 heures à 22 heures (les jours fériés de 10 heures à 20 heures). Ce service répond à toutes les formes de violences :
- violences physiques, verbales ou psychologiques (à la maison ou au travail),
- agressions sexuelles et viols.
Ce numéro, déjà gratuit depuis un poste fixe, est invisible sur les factures.
- Lancement de la campagne de lutte contre les violences faites aux femmes
Ministère des solidarités et de la cohésion sociale
- www.stop-violences-femmes.gouv.fr
Ministère des solidarités et de la cohésion sociale
- Aide aux victimes
Institut national d’aide aux victimes et de médiation (Inavem)
- Contactez le CIDFF proche de chez vous
Centre national d’information sur les droits des femmes et des familles (CNIDFF)
- Accueil > Justice > Victimes et justiciables > Victimes d’infraction
Service-public.fr
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Source : http://www.service-public.fr/
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Sécurité routière
Discothèques
Ethylotests obligatoires à partir
Du 1er décembre 2011
Discothèques, bars à ambiance musicale, cabarets... A partir du 1er décembre 2011, les débits de boissons autorisés à fermer entre 2 heures et 7 heures doivent mettre à disposition de leurs clients des éthylotests permettant de mesurer le taux d’alcoolémie.
Placés à proximité de la sortie, ces éthylotests doivent être visibles, une notice d’information étant apposée à proximité immédiate des appareils. Par ailleurs, les responsables de l’exploitation de ces établissements sont dans l’obligation de s’assurer que la demande de dépistage peut être satisfaite dans un délai inférieur à 15 minutes. Comme le taux d’alcoolémie maximum est atteint au minimum 20 minutes après l’absorption d’alcool, il faut rappeler que toute mesure effectuée préalablement donne automatiquement un taux inférieur au taux réel. Enfin, le résultat obtenu n’est pas opposable aux résultats des contrôles effectués par les forces de l’ordre dans le cadre des contrôles légaux (sachant qu’il est interdit de conduire avec un taux d’alcool dans le sang égal ou supérieur à 0,5 gramme par litre, soit 0,25 milligramme par litre d’air expiré).
L’arrêté concernant la mise à disposition d’éthylotests permettant le dépistage de l’imprégnation alcoolique a été publié au Journal officiel du samedi 1er octobre 2011. Il fait suite au Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) du 18 février 2010.
- Arrêté relatif aux conditions de mise à disposition de dispositifs certifiés permettant le dépistage de l’imprégnation alcoolique
Légifrance, le service public de la diffusion du droit
- Comité interministériel de la sécurité routière du 18 février 2010 : combattre l’alcool au volant
Sécurité routière
- Accueil > Transports > Permis de conduire et sécurité routière > Alcool au volant : sanctions encourues
Service-public.fr
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Source : http://www.service-public.fr/
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