20 janvier 2012

ÂGE et CONDITION PHYSIQUE


Endurance, vitesse

Les Seniors dépassent les bornes!



Ces chercheurs de l’Inserm (Université de Bourgogne) nous apprennent, sur la base des résultats du marathon de New York, que les meilleurs marathoniens de plus de 65 ans et marathoniennes de plus de 45 ans ne cessent d’améliorer leur performance depuis 30 ans. Ces conclusions publiées dans Age, la revue de l’American Aging Association et relayées par le New York Times laissent espérer que ces marathoniens d’un certain âge n’ont pas encore atteint les limites de la performance.

Les chercheurs Romuald Lepers et Thomas Cattagni, ont analysé l’évolution de la participation et des performances des coureurs âgés de 20 à 80 ans au marathon de New York, au cours de ces 30 dernières années. Au-delà, les chercheurs constatent une forte augmentation de la participation des athlètes de plus de 40 ans au marathon de New York qui atteint 53% chez les hommes pour la décennie 2000–2009 et de 24 à 40% pour les femmes.

Et ils vont plus vite

Les performances chronométriques montre également qu’alors que la moyenne des temps réalisés par les 10 meilleurs athlètes hommes et femmes des catégories d’âge inférieures à 60-64 ans n’a pas changé au cours des 30 dernières années, les temps réalisés par les plus âgés ont nettement diminué: Pour un marathon de 3h50min, les hommes de la catégorie 65-69 ans ont gagné 8 minutes entre les décennies 1980–1989 et 1990–1999, et 7 min entre les décennies 1990–1999 et 2000–2009. La performance moyenne des 55–59 ans s’est améliorée de 33 min entre les décennies 1980–1989 et 1990–1999 (sur un temps de course moyen de 4h20min).

Hommes, femmes, une « forme » et un déclin similaire ?  

Le communiqué de l’Inserm précise que l’écart de performance entre les hommes et les femmes s’est stabilisé quel que soit l’âge, ce qui suggère que le déclin des fonctions physiologiques avec l’âge est similaire quel que soit le sexe. Les mécanismes par lesquels l’activité physique agit de façon bénéfique sur le ralentissement des processus liés au vieillissement restent à explorer.

L’exercice physique, le secret du "bien vieillir" 

"L’amélioration des performances peut s’expliquer par l’augmentation du nombre de participants observé dans ces catégories d’âge, mais aussi par l’intérêt croissant que porte cette population aux bénéfices de l’activité physique pour sa santé et son bien-être", conclut Romuald Lepers, spécialisé dans l’étude de la plasticité de la fonction motrice au cours du vieillissement.

Sources:

Communiqué Inserm et Age “Do older athletes reach limits in their performance during marathon running?” (Visuel © mezzotint_fotolia - Fotolia.com, vignette Fondation Arthritis)


 

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Enfant & sommeil


Votre enfant a-t-il


Des troubles du sommeil ? 


Il faut rechercher des troubles du sommeil au cours de tout examen pédiatrique systématique parce qu’ils peuvent retentir sur la santé de l’enfant et le fonctionnement de la famille. Pour le jeune enfant l’interrogatoire des parents débute habituellement par une question dichotomique du genre « Votre enfant a-t-il des troubles du sommeil ? ». KC Byars et coll. montrent quelle est la portée d’une réponse par l’affirmative à cette question.

Les sujets de leur étude étaient des couples mère-enfant d’une cohorte de naissances de la ville de Cincinatti (Ohio, USA).

Un questionnaire a été administré aux mères quand les enfants ont atteint l’âge de 6 mois puis de 1 an, un autre questionnaire quand ils ont atteint 2 ans puis 3 ans. Les deux questionnaires comprenaient la même question d’ouverture « Pensez-vous que votre enfant a des troubles du sommeil ? », puis des questions portant sur huit points plus précis : délai d’endormissement, réveils nocturnes, durée du sommeil sur 24 heures, nombre de siestes, endroit, agitation et vocalisations, cauchemars et terreurs nocturnes, et ronflements.

Du fait d’une attrition progressive, le nombre de réponses aux questionnaires est tombé de 342 à 6 mois à 258 à 3 ans.

A tous les âges, il y avait environ 10 % de réponses affirmatives à la question d’ouverture. En d’autres termes on peut estimer à 10 % la prévalence des troubles du sommeil entre 0 et 3 ans.

Les réponses affirmatives à la question d’ouverture étaient significativement associées à un délai d’endormissement plus long, des réveils plus nombreux et un sommeil plus court à partir de 6 mois (p

Pour les huit points du sommeil considérés, il y avait une corrélation entre les scores attribués à un âge donné et à l’âge suivant, ainsi qu’aux âges extrêmes de 6 mois et 3 ans (r=0,30 à 0,50). A 3 ans, 21 % à 35 % des enfants avec un sommeil perturbé à 6, 12 ou 24 mois, continuaient à souffrir de troubles du sommeil, contre seulement 6 % à 8 % des enfants avec un sommeil normal aux âges correspondants. Une réponse affirmative à la question d’ouverture doit donc faire craindre la persistance de troubles du sommeil à 3 ans et plus.

Cette étude suggère que l’interrogatoire des parents sur le sommeil du jeune enfant ne doit pas se réduire à une question générale appelant une réponse par oui ou par non, y compris lorsque la réponse à cette question est négative. Si on ne poursuivait pas la discussion en posant des questions ciblées, on risquerait de méconnaître des troubles du sommeil aussi importants que les ronflements et la somnolence diurne.

 

Dr Jean-Marc Retbi

Byars KC et coll. : Prevalence, patterns, and persistence of sleep problems in the first 3 years of life. Pediatrics 2012 ; 129 : 1-9



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Source : http://www.jim.fr/

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