25 janvier 2012

Apnées du sommeil


Attention


A la papille !


 


Le syndrome d'apnées hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) est aujourd'hui reconnu comme un facteur de risque important de maladies cardio- et neurovasculaires. Les épisodes obstructifs répétés pourraient être à l'origine de modifications circulatoires susceptibles de compromettre notamment la perfusion de la tête du nerf optique et de favoriser le développement d'un glaucome. Une étude récente s'est proposé de déterminer la prévalence du glaucome à pression normale chez les patients atteints d'un SAHOS et de rechercher une corrélation entre la gravité de ce syndrome et le risque de glaucome.

Les hypothèses

Le glaucome à angle ouvert est une neuropathie optique caractérisée par un amincissement progressif de la couche de fibres nerveuses rétiniennes (CFNR) autour de la papille, responsable d'une excavation papillaire et d'anomalies caractéristiques du champ visuel. Chez certains patients, la maladie se développe en l'absence d'hypertonie oculaire (pression intraoculaire < 21 mmHg) : on parle alors de glaucome à pression normale (GPN). L'une des hypothèses physiopathogéniques du GPN évoque une susceptibilité excessive de la tête du nerf optique à la pression intraoculaire, "fragilité" qui pourrait être d'origine vasculaire…

Le SAHOS est caractérisé par une obstruction récurrente complète ou partielle des voies aériennes supérieures pendant le sommeil, les troubles obstructifs pouvant durer jusqu'à 2 minutes. Plusieurs centaines d'épisodes peuvent survenir pendant la nuit avec activation sympathique répétée à chaque éveil lié aux efforts ventilatoires. Chaque épisode obstructif pourrait être à l'origine d'une hypoxémie transitoire et d'une augmentation de la résistance vasculaire susceptibles de compromettre l'oxygénation de la tête du nerf optique et de provoquer, à la longue, l'amincissement péripapillaire de la CFNR qui précède les anomalies du champ visuel et l'excavation papillaire.

Se pose alors légitimement la question du lien entre GPN et SAHOS. Tel était l'objet de la présente étude.

Une association compromettante

Parmi les 247 patients inclus, 209 présentaient un SAHOS et 38 ont été considérés comme normaux. La sévérité du syndrome était déterminée par l'index d'apnée-hypopnée (IAH) correspondant au nombre total d'épisodes d'apnée et d'hypopnée par heure de sommeil.

Douze cas de GPN ont été identifiés parmi les patients ayant un SAHOS (5,7 %) alors qu'aucun patient ne présentait de glaucome.

 


La prévalence du GPN chez les patients ayant un SAHOS modéré à sévère (7,1 %) est donc apparue significativement supérieure à celle des autres patients (p = 0,033). Par ailleurs, la sévérité du SAHOS s'est avérée inversement corrélée à l'épaisseur de la CFNR.

La nécessité d'une prise en compte réciproque

Au regard des constatations de cette étude, l'éventualité d'un glaucome devrait être éliminée chez tout patient souffrant d'un SAHOS modéré à sévère. De même, le diagnostic de GPN devrait amener les praticiens à interroger leur patient sur l'existence d'apnées/hypopnées du sommeil.

 

Dr FH

Lin PW et coll. : Normal tension glaucoma in patients with obstru

ctive sleep apnea/hypopnea syndrome. J Glaucoma 2011;20:553-8.



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Source : http://www.jim.fr/

 

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Pour retrouver la vue

 

Des cellules souches


Pour retrouver la vue,


Ca marche !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est une première mondiale. A partir d’une greffe de cellules souches embryonnaires réalisée au niveau de la rétine, des médecins américains sont parvenus à améliorer l’acuité visuelle de deux patientes souffrant de maladies dégénératives de la vision : la maladie de Stargardt et la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Leur travail devrait faire date.

« Cela fait maintenant 13 ans que les cellules souches embryonnaires ont été découvertes », explique le Pr Steven D. Schwartz (University of California, Los Angeles) dans la revue spécialisée The Lancet. « Notre étude décrit pour la première fois une transplantation – réussie - de cellules souches chez des patientes ».

Leur travail a été conduit auprès de deux malades. La première souffrait de la maladie de Stargardt, une affection génétique caractérisée par la perte progressive et irréversible de l’acuité visuelle. Il s’agit d’une dystrophie de la macula, une zone de la rétine très riche en cellules visuelles. La seconde patiente présentait une DMLA, maladie qui rappelons-le, constitue la première cause de cécité acquise après 50 ans.

Un résultat préliminaire mais prometteur

Les deux patientes ont donc bénéficié d’une greffe de cellules souches embryonnaires, directement dans l’œil malade. Et plus précisément dans l’épithélium pigmentaire de la rétine. Cette membrane très mince tapisse la face interne de l’œil et permet aux rayons lumineux d’être transformés en influx nerveux avant de gagner le cerveau.

Au bout de 4 mois de suivi, les médecins confirment que la greffe paraît bien supportée par les deux patientes. « Nous n’avons pas identifié de signes d’hyperprolifération ni de croissance anormale de cellules, pas davantage que de rejet du greffon », soulignent-ils. Ils précisent également qu’« aucune d’entre elles n’a perdu la vue ». Bien au contraire dans les deux cas, les auteurs ont constaté une amélioration – certes modeste – de l’acuité visuelle. Ce résultat bien sûr, paraît très prometteur. L’enjeu est désormais de le confirmer sur la durée, et surtout auprès d’une cohorte plus importante. A suivre donc.

Aller plus loin 

Téléchargez l’intégralité de l’étude sur les cellules souches embryonnaires

Publiée dans The Lancet (en anglais).

Source : The Lancet online, 23 janvier 2012, doi :10.1016/S0140-673(12)60028-2



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Destination Santé SAS

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Essai encourageant de greffe

 

Essai encourageant


de greffe de cellules


souches embryonnaires


dans la DMLA


P
hanie
Le « Lancet » rapporte l’usage de cellules souches embryonnaires pour traiter des dégénérescences maculaires avancées. Une étude de phase I/IIa a été menée sur un œil chez deux patientes, pour évaluer la sécurité et la tolérance de la pratique. Les résultats à cet égard sont positifs. Ils montrent de plus une amélioration fonctionnelle, à prendre toutefois avec prudence.

Steven Schwartz et coll. rapportent « le premier essai en clinique humaine de patients traités par des cellules dérivées de cellules souches embryonnaires humaines (CSEh). »

Le site de l’œil peut être considéré comme « immunoprivilégié », c’est-à-dire qu’il n’est pas le siège d’une réponse immunitaire forte. « C’est sans doute pour cela que l’œil sera sans doute l’un des premiers sites du corps humain à bénéficier des greffes de CSEh. »

L’étude a porté sur une transplantation de CSEh dérivées d’épithélium pigmentaire rétinien. La greffe a été placée dans l’espace sous-rétinien, dans un seul œil chez deux patientes : l’une (dans les 70 ans) souffrant de DMLA, l’autre (dans les 50 ans), souffrant d’une dystrophie maculaire de Stargardt. Ces deux troubles n’ont pas de traitement en l’état actuel de la science. La dégénérescence des photorécepteurs conduit progressivement à une perte de la vision.

Il n’y a pas eu de problèmes de sécurité émergents durant les 4 mois qui ont suivi la transplantation. Les observateurs n’ont pas détecté de tératome, ni d’hyperprolifération. Il n’y a pas eu non plus de signes de rejet ni d’anomalies de la croissance cellulaire.

Schwartz et coll. notent des améliorations fonctionnelles chez les deux patientes, qu’ils évoquent avec prudence : il est difficile d’avoir une certitude en l’absence d’une amélioration spectaculaire. Si les deux patientes étaient considérées comme aveugles sur un plan légal, elles n’avaient pas totalement perdu la vision. Mais les tests standards ont suggéré une amélioration visuelle chez chacune d’entre elles. La patiente ayant une maladie de Stargardt pouvait initialement simplement voir les mouvements d’une main. Après 4 mois, elle voyait les mouvements d’un doigt, avec une vision de 20/800.

La table ETDRS (Early Treatment Diabetic Retinopathy) montre que la patiente est passée d’une inaptitude à lire les lettres à une capacité à lire cinq lettres.

Chez la patiente ayant la DMLA, l’amélioration lui a permis de passer d’un état où elle lisait 21 lettres à 33 lettres au bout de 2 semaines, avant une stabilisation à 28 lettres.



Dr BÉATRICE VUAILLE

« The Lancet », 23 janvier 2012, Doi : 10.1016/S0140-6736(12)60028-2.

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Source : http://www.lequotidiendumedecin.fr/

 

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CANCER du POUMON


Plus d’un patient


Diagnostiqué sur 3


Continue à fumer



C’est la constatation de cette analyse de la Havard Medical school, qui dénonce le nombre important de patients atteints de cancer du poumon et colorectal qui continuent à fumer après avoir été diagnostiqués. Cette étude, publiée dans l’édition en ligne du 23 janvier de Cancer, une revue de l’American Cancer Society, sensibilise les patients atteints, ainsi que leurs médecins, à l’importance du renoncement au tabac.

Quand un patient reçoit un diagnostic de cancer, l'objectif principal est de traiter la maladie. Mais arrêter de fumer après un diagnostic de cancer est primordial dans la mesure où la poursuite du tabagisme modifie les réponses aux traitements, aggrave le risque de cancer ultérieur et de récidive, et peut impacter la durée de survie.

Le Pr. Elyse R. Park, du Massachusetts General Hospital et de la Harvard Medical School (Boston), a voulu savoir combien de patients cessaient bien de fumer au moment du diagnostic et quels étaient les patients fumeurs les plus susceptibles d’arrêter. L’équipe a déterminé les taux de tabagisme au moment du diagnostic et 5 mois après le diagnostic sur 5.338 patients atteints de cancer du poumon et de cancer colorectal.

-         Au moment du diagnostic, 39% des patients atteints de cancer du poumon et 14% des patients atteints de cancer colorectal fumaient,

-         5 mois plus tard, 14% des patients atteints de cancer du poumon et 9% des patients atteints de cancer colorectal fumaient toujours.

000000000000000aTABLEAU POUMONS

Ces résultats indiquent qu'une proportion substantielle de patients atteints de cancer, soit un patient sur 3 diagnostiqués, continue à fumer après son diagnostic. Alors que les patients avec cancer du poumon ont –forcément- des taux plus élevés de tabagisme au moment du diagnostic et 5 mois après, les patients du cancer colorectal sont moins susceptibles d’arrêter la cigarette.

Les facteurs de poursuite du tabagisme varient selon le type de cancer 

-         Concernant le cancer du poumon, les patients qui poursuivent ont tendance à être bien assurés pour leur santé, ont un faible indice de masse corporelle, ont un faible soutien familial ou médical, ne sont plutôt pas sous chimiothérapie, n’ont pas subi d’intervention chirurgicale, ont eu un antécédent cardiaque et ont fumé un nombre quotidien élevé de cigarettes à un moment de leur vie.

-         Concernant le cancer colorectal, les patients qui poursuivent ont tendance à être de sexe masculin, à niveau moins élevé d'éducation, à ne pas être assurés, ne pas avoir eu d’intervention chirurgicale et ont également déjà fumé un nombre quotidien élevé de cigarettes à un moment de leur vie.

Des résultats qui pourraient  aider les médecins à détecter les patients atteints de cancer à risque de poursuite du tabagisme.

Les auteurs suggèrent que, si la plupart des cliniciens reconnaissent l'importance d'aborder l'abandon du tabac chez leurs patients, dans la réalité, peu d’entre eux le font. Pourtant la mise en œuvre de programmes de sevrage efficaces pour identifier et aider les patients atteints de cancer - dont lles femmes de plus en plus touchées- voir tableau InCa ci-contre) à renoncer au tabac serait primordiale  pour optimiser  la réponse des patients au traitement, leur qualité de vie, et leur longévité.



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Source: CANCER Published Online: January 23, 2012 (DOI: 10.1002/cncr.26545) A snapshot of smokers following lung and colorectal cancer diagnosis" et via Eurekalert (AAAS) “Many people continue to smoke after being diagnosed with cancer » (Tableau InCa – taux de mortalités des cancers en France- Nov 2010) http://www.santelog.com/index.php

 

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