26 janvier 2012

Association reportage


Reportage 100% Mag


Sur l'Association


Grégory Lemarchal

 

 

Le vendredi 13 janvier 2012, l'émission 100 % Mag sur M6 a consacré un reportage à l'Association Grégory Lemarchal. L'occasion de faire un point sur les projets de l'AGL.



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Source

http://www.youtube.com/user/AssoGregoryLemarchal

 

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Association Grégory Lemarchal


Pierre Lemarchal

chante Brel

à Chambéry

(Savoie)


Jeudi 26 janvier, Pierre Lemarchal et l'orchestre Nuance se produiront pour la première fois à Chambéry, au sein du prestigieux théâtre Charles Dullin.

Pierre Lemarchal a commencé à chanter il y a près de vingt ans. D’abord pour lui, sa famille et ses amis, puis devant un public au sein d’associations de passionnés. Longtemps, il s’est produit avec des troupes locales en Savoie. Déjà, au profit de la lutte contre la mucoviscidose. Après la disparition de son fils Grégory, en avril 2007, Pierre s’est demandé s’il avait le droit de remonter sur une scène, et puis il a rencontré Evelyne et Marc Prévot, deux musiciens amoureux, comme lui, de chansons à textes. Ensemble, ils ont créé un récital reprenant les plus grands succès de Serge Lama. Quatre ans et 70 dates de concert plus tard, c’est un autre monument du répertoire qu’ils revisitent aujourd’hui.

Ce spectacle En quête de Brel est avant tout un beau voyage dans nos souvenirs et notre imaginaire. Pendant un peu moins de deux heures, Jeff, Ces gens-là, Amsterdam ou encore La valse à mille temps égrainent des histoires. Des histoires qui racontent la vie. La notre, celle des autres. Chansons épiques ou mélancoliques, passionnées ou désespérées, toutes ont été réorchestrées, modernisées, adaptées à notre temps. Pierre Lemarchal n’imite pas le « Grand Jacques », il se réapproprie ses textes magnifiques pour les restituer avec sa sensibilité dans un joli moment de partage.

Ce spectacle, c’est aussi un formidable moyen de récolter des fonds pour la lutte contre la mucoviscidose (l’intégralité des bénéfices de la soirée est reversée à l’Association Grégory Lemarchal), et de porter un message fort de sensibilisation à la réalité de cette maladie et au don d’organes. Ainsi, une équipe de bénévoles régionaux aura tout le plaisir de vous accueillir sur un stand dédié à la première maladie génétique en France.

Documentation, flyers, passeports de Vie et espace boutique avec les articles officiels de l'Association seront à votre disposition pour faire un pas de plus à nos côtés et rendre espoir à ces patients qui espèrent au plus vite un nouveau souffle.

Pour ce concert exeptionnel, Pierre Lemarchal remercie particulièrement la ville de Chambéry, le Rotary International et la Sacem.


Lieu : Théâtre Charles Dullin - Place du théâtre, 73 000 Chambéry (Savoie)
Horaire : dès 20h30
Tarif : 17€
Billetterie : Espace Malraux, Chambéry (04.79.85.55.43)
                 Bellier Musique, Barby
                 Tabac-presse Val Fleury, La Ravoire
Renseignements : 06.09.93.37.95


L'intégralité des bénéfices de la soirée sera reversée à l'Association Grégory Lemarchal.

"Quand on n'a que l'amour à offrir à ceux-là, dont l'unique combat est de chercher le jour"... nous portons tous l'espoir d'un nouveau souffle auprès de ceux qui rêvent à de meilleurs lendemains.



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Source : Reçu dans ma boîte aux lettre e-mail, ces jours...

 

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Polyarthrite rhumatoïde

 

L'espoir d'un vaccin



Thérapeutique


La polyarthrite rhumatoïde est un rhumatisme inflammatoire qui frappe principalement les femmes avant 50 ans. Face à cette maladie très invalidante, l'arrivée des biothérapies a révolutionné la pratique, mais la survenue de résistances face à ces traitements handicape la prise en charge. La mise au point d'un vaccin thérapeutique pourrait changer la donne.

Et si le futur traitement de la polyarthrite rhumatoïde était un vaccin thérapeutique ? La société française Néovacs travaille depuis plus de 15 ans à la mise au point d'une telle arme thérapeutique.

Les limites des traitements de la polyarthrite rhumatoïde

Vaccin polyarthrite rhumatoïde"La polyarthrite rhumatoïde est le rhumatisme inflammatoire chronique le plus fréquent (de 0,3 à 1 % de la population française) et l'un des plus graves. Elle touche deux à trois fois plus les femmes, principalement entre 45 et 65 ans" précise le Pr. Boissier, chef du service rhumatologie au CHU Avicenne (Bobigny)1. Caractérisée par un enraidissement matinal et des gonflements, cette maladie touche l'ensemble des articulations. La répétition de poussées, entrecoupées de périodes de rémission, entraîne des dégâts articulaires qui finissent par devenir irréversibles.

Cette particularité souligne l'intérêt d'un diagnostic et d'un traitement précoce, sous peine d'entraîner très rapidement un handicap. "Dès les 5-6 premières années de la maladie, 59 % des patients voient leur autonomie diminuer, 51 % ont dû changer de poste de travail et 24 % ont un statut de travailleur handicapé. De plus, la polyarthrite rhumatoïde augmente le taux de mortalité du fait de maladies cardiovasculaires, infectieuses ou cancers" souligne le Pr Boissier2.

Depuis plusieurs années, le traitement s'est considérablement amélioré avec le méthotrexate dans les années 1980-90 et les biothérapies à la fin des années 1990. Concrètement, les soins débutent par le méthotrexate et rapidement en cas d'échec, les biothérapies complètent ou remplacent ces traitements3. Au-delà du soulagement des symptômes, on peut ainsi limiter les destructions articulaires. Mais après un certain délai (ou d'emblée dans de rares cas), l'organisme peut développer des résistances.

Le principe séduisant d'un vaccin thérapeutique

Les biothérapies vont bloquer des cytokines, des protéines responsables de l'inflammation et de la destruction articulaire (la plus connue de ces cytokines est le TNF-alpha). Ces thérapies ciblées reposent sur l'injection d'anticorps produits de façon artificielle à partir de cellules de mammifères ou de bactéries. Mais considérés comme des corps étrangers par l'organisme, le système immunitaire peut au bout d'un certain temps les rejeter. Cet échappement au traitement implique d'augmenter les doses, le nombre d'injections ou de changer de médicament. "Les données recueillis auprès de la base de données britannique DataMonitor4 indiquent qu'aujourd'hui un patient traité sur deux reçoit un 2e ou 3e produit biologique suite à la perte d'efficacité d'un premier traitement reçu" précise ainsi le Dr Pierre Vandepapelière, directeur du développement clinique de Néovacs, une entreprise qui développe une alternative intéressante depuis 1993.

L'idée de Néovacs est de conduire l'organisme à produire ses propres anticorps contre le TNF-alpha. Pour cela, la technologie Kinoïde ® consiste à combiner une protéine porteuse (ici une protéine KLH - Keyhole limpet hemocyanin) avec la cytokine ciblée. Le complexe ainsi formé est capable de déclencher une réponse immunitaire chez le patient, désormais capable de développer des anticorps anti-cytokines. "De plus, contrairement aux anticorps monoclonaux qui ne ciblent qu'une petite partie de la cytokine, encore appelée épitope, les anticorps produits par vaccination thérapeutique sont dits polyclonaux et vont cibler différentes parties de la cytokine, entraînant une meilleure efficacité à quantité égale" estime le Dr Vandepapelière. Autant d'arguments qui laissent supposer un moindre risque d'échappement, ce qui devra cependant être confirmé par des études de suivi. De plus, ces vaccins thérapeutiques ne nécessiteraient qu'une injection tous les 3 à 6 mois avec des doses plus faibles que celles des injections intraveineuses d'anticorps monoclonaux effectuées toutes les 2 à 4 semaines.

Néovacs : des résultats préliminaires prometteurs

Le 5 janvier 2012, le laboratoire a présenté, après des études chez l'animal5, des premiers résultats encourageants chez l'homme6. Une quarantaine de patients qui n'étaient plus répondeurs à au moins un traitement anti-TNF ont ainsi été recrutés. Certains d'entre eux en étaient à leur second, voire leur troisième traitement anti-TNF après échec des traitements précédents. L'objectif de cette étude dite de phase IIa était de déterminer la meilleure dose et le meilleur schéma d'administration du vaccin thérapeutique. Trois doses (90 microgrammes, 180 mcg et 360 mcg) et deux schémas d'administration (à 2 ou 3 injections) ont été testés7.

Résultats : le TNF-Kinoïde crée une réponse immunitaire chez tous les patients. Plus la dose est importante, plus la réponse immunitaire l'est également (cet effet dose fait que l'injection de 360 mcg est immunogénique chez plus de 90 % des patients). Le schéma reposant sur 3 injections est plus efficace. La présence d'anticorps contre les anti-TNFs prescrits antérieurement ne semble pas avoir d'influence. Enfin, aucun effet secondaire majeur n'ayant été rapporté (seulement quelques rougeurs et démangeaisons passagères).

Même si ce n'était pas son objectif principal, l'étude a permis de constater une amélioration des symptômes liés à la polyarthrite rhumatoïde chez les patients qui ont développé des anticorps anti-TNF. Les résultats mettent en évidence une baisse d'au moins 0,6 point du score DAS28 (indice de l'évolution de la maladie)8 chez 48 % des patients répondants contre 31 % chez les patients non répondants, associée à une baisse moyenne de 14 % du taux de CRP (marqueur de l'inflammation) contre une hausse moyenne de 5 % chez les patients n'ayant pas développé d'anticorps. Pour Guy-Charles Fanneau de La Horie, Directeur Général de Néovacs, "Le TNF-Kinoïde confirme son potentiel en tant que nouvelle option thérapeutique prometteuse pour les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et ne répondant plus aux traitements anti-TNF".

Cette technologie Kinoïde ® est développée pour d'autres maladies (la maladie de Crohn avec le TNF-Kinoïde9 et le lupus avec l'IFNα-Kinoïde10,11) pour lesquelles il a obtenu des résultats préliminaires prometteurs. Des études d'efficacité (phase IIb et III) devraient être conduites dans les deux prochaines années (jusqu'en 2014)12. Elles permettront alors de savoir si les espoirs de nombreux patients (et les perspectives économiques prometteuses de cette société) seront concrétisés. Par ailleurs, de très nombreux laboratoires travaillent également à la mise au point de nouveaux traitements ciblant certaines cytokines, y compris grâce à des formes orales.


David Bême, le 17 janvier 2012



1 - Polyarthrite rhumatoïde évolutive grave - Guide médecin - Haute Autorité de santé - accessible en ligne
2 - Conférence de presse Néovacs - 5 janvier 2012
3 - Recommandations professionnelles - Diagnostic et prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde - Septembre 2007 - Haute Autorité de santé (disponible en ligne). Néanmoins, ces recommandations ont été suspendues en septembre 2011 en raison d'une suspicion de conflit d'intérêt d'un expert ou l'absence d'une ou plusieurs déclarations publiques d'intérêts.
4 - Datamonitor's Stakeholder Insight 2010: Rheumatoid Arthritis Survey,assumptions and events
5 - Differentiation and activation of regulatory T-lymphocytes in a TNF-alpha transgenic model of arthritis, and their variation upon anti-TNF therapies using passive or active anti-TNF treatments J. Biton, L. Semerano, L. Delavallee - ACR 2010 - Abstract 2236 (accessible en ligne page 947)
6 - Résultats présentés dans le cadre de la conférence de presse du 5 janvier 2012 n'ayant pas encore donné lieu à une publication ou à une sélection pour un congrès scientifique. La finalisation des derniers résultats étant en cours.
7 - Dans le détail, les résultats présentés portent sur 40 patients :
- dans les résultats intermédiaires, 6 patients ont reçu la dose de 90 mcg, 12 patients ont reçu la dose de 180 mcg et 6 patients ont reçu du placebo.
- sur les 16 derniers patients de l'étude, 12 ont reçu la dose de 360 mcg et 4 ont reçu du placebo.
Deux schémas d'immunisation étaient testés : 2 injections à 4 semaines d'intervalle ou 3 injections administrées aux jours 0, 7 et 28.
8 - Le DAS 28 est l'indice composite d'activité de la polyarthrite rhumatoïde élaboré par l'EULAR (European League Against Rheumatism). Le DAS 28 tient compte de l'évaluation del adouleur et du nombre de synovites (inflammations traduites par des gonflements) sur les 28 sites articulaires proposés par l'EULAR.
9 - Abstract # 743: Oral presentation : "Safety, immunogenicity and clinical Phase I-II results of TNFα-Kinoid immunotherapeutic in Crohn's disease patients” Vandepapeliere, P; Malan, F; Rogler, G; van der Bijl, A; Kruger, FC.; Kruger, DS.; Grouard-Vogel, G; Dhellin, O; Fanget, B; Michetti, P. Gastroenterology, 2011.140(5)S1:S-123. (abstract accessible en ligne)
10 - Active immunisation of human interferon α transgenic mice with a human interferon α Kinoid induces antibodies that neutralise interferon α in sera from patients with systemic lupus erythematosus - Ann Rheum Dis doi:10.1136/ard.2010.141101 (abstract accessible en ligne)
11 - Immunization against interferon alfa shows positive effect on immune system in people with lupus - American College of Rheumatology 2011 (communiqué et abstract accessibles en ligne)
12 - Plan de développement clinique prévisionnel Néovacs - janvier 2012 - (Slide 47 accessible en ligne)

Source

http://www.doctissimo.fr/

 

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Alzheimer

 

Le parcours


de soins d'un


patient à Lyon


Il existe une vingtaine de Centres Mémoire de Ressources et de Recherche (CMRR) en France. Répartis sur l'ensemble du territoire, ils permettent d'offrir à toutes les personnes présentant des signes de maladie d'Alzheimer une prise en charge globale, à toutes les étapes de la maladie. Leur fonctionnement en réseau avec les médecins généralistes et les spécialistes libéraux répond parfaitement à l'idée d'un parcours de soins préconisée par la Haute Autorité de Santé dans ses dernières recommandations, émises en décembre 2011.

L'hôpital des Charpennes, à Lyon, est l'un des cinq établissements gériatriques du CMRR de Lyon, auxquels il faut ajouter deux services de neurologie. Nous avons rencontré son responsable, le Pr Pierre Krolak-Salmon, gériatre, ainsi que son adjoint, le Dr Bernard Croisile, neurologue.

Pour un diagnostic précoce

À l'hôpital des Charpennes, priorité est donnée au diagnostic précoce de la maladie d'Alzheimer et à la prévention des troubles du comportement et des complications. Le CMRR lyonnais est d'ailleurs spécialisé dans le diagnostic des différentes formes de démence chez des patients jeunes (36 à 65 ans). Pour cela, l'établissement a mis en place une sorte de parcours de soins, qui implique médecins hospitaliers et praticiens libéraux.

Parcours de soins AlzheimerDans un premier temps, une consultation mémoire permet d'évaluer la plainte d'un patient. Ce dernier doit être adressé par son médecin généraliste à qui il a fait part (ou un de ses proches) de pertes de mémoire qui l'inquiètent. Différentes des trous de mémoire qui nous concernent tous à un moment donné (Où sont mes clés ? Que racontait ce livre ? Que suis-je venu chercher ici ?), les pertes de mémoire qui doivent alerter sont celles qui ont un retentissement important sur la vie de tous les jours (oublier ses médicaments, se perdre dans son quartier, ne plus savoir gérer son budget…). D'ailleurs, elles émanent le plus souvent de l'entourage, le patient lui-même étant généralement dans le déni.

L'un des objectifs de la consultation mémoire est de poser un diagnostic le plus précocement possible. On sait en effet que les premiers signes de la maladie d'Alzheimer apparaissent une dizaine d'années avant et que seule une prise en charge précoce peut freiner l'évolution de la maladie. A la consultation mémoire que dirige le Dr Bernard Croisile à Lyon, "50 à 60 % des cas sont diagnostiqués au stade 1 dit des troubles cognitifs légers". Après un entretien avec un gériatre et un neurologue, le patient se soumet à un examen clinique et à des tests d'orientation et/ou des tests neuropsychologiques.

Un bilan complet

Cette première consultation peut suffire, mais un bilan complet personnalisé s'avère souvent nécessaire. Il est réalisé à l'hôpital de jour par une équipe pluridisciplinaire composée de gériatres, neurologues, parfois de psychiatres, de neuropsychologues et de psychologues cliniciens, qui procèdent à un examen neurologique, un examen de l'état de santé général (cardiovasculaire, nutrition, ECG, pression artérielle…), des tests de langage, une évaluation de la mémoire, des examens d'imagerie... Une IRM cérébrale est notamment pratiquée, même s'il s'agit d'un examen nécessaire mais pas suffisant. "Il ne permet pas le diagnostic ; il permet de dire s'il existe une atrophie et des lésions vasculaires, mais ne fera pas le lien avec Alzheimer", explique le Dr Croisile. Dans les cas atypiques, chez les patients jeunes ou lors d'une progression rapide, les médecins peuvent procéder au dosage des biomarqueurs de la maladie d'Alzheimer, prélevés par ponction lombaire, indique le neurologue. "Cet examen permet de dire avec une certaine probabilité qu'untel présente un profil Alzheimer".

Lorsque le patient est anxieux ou qu'il affiche une certaine résistance, l'hôpital des Charpennes propose une consultation d'annonce en présence d'un psychologue. "On s'adapte au terrain : parfois on diffère ou on renonce à l'annonce du diagnostic", indique le Pr Krolak-Salmon. Les aidants ne sont pas laissés de côté, loin de là, et bénéficient d'un relais s'ils souhaitent aborder des problèmes pratiques ou psychologiques liés à la maladie de leur conjoint.

Une prise en charge pluridisciplinaire

À l'issue de ce bilan, une prise en charge pluridisciplinaire est proposée au patient ; un traitement médicamenteux est généralement mis en place, "avec une efficacité d'autant meilleure qu'on propose d'autres outils", comme la musicothérapie ou le tai-chi, estime le Pr Krolak-Salmon. Revenant sur la décision d'abaisser le niveau du service médical rendu (SRM) des 4 médicaments disponibles dans le traitement de la maladie d'Alzheimer, le Dr Croisile fait part de son indignation : "C'est une grande injustice, c'est inacceptable alors que d'autres pays européens sont en train de miser sur les médicaments. Je crois fermement à l'utilité et à l'efficacité de ces médicaments. Il est indéniable qu'il existe une amélioration, certes transitoire et pas chez tous les patients, mais il est clair qu'il se passe quelque chose". Et d'ajouter : "L'arrivée des traitements en 1994 a été magique. Je ne pourrais pas supporter de revivre l'avant 1994". Bien que non curatifs, ces médicaments permettent de stabiliser l'évolution de la maladie, assure le neurologue. Au médecin traitant d'assurer le suivi général, et plus particulièrement le suivi nutritionnel et de la locomotion, pour maintenir l'autonomie du patient jusqu'à un stade avancé de la maladie.

Très utile, la consultation comportement mise en place à l'hôpital des Charpennes offre la possibilité de répondre en moins d'une semaine à la survenue d'un trouble du comportement débutant et d'orienter, éventuellement, le patient vers une hospitalisation pendant 3 à 4 semaines dans l'unité cognitivo-comportementale qui existe au sein de l'établissement. Là, des ateliers de musicothérapie, de luminothérapie ou voix d'or ont été mis en place pour prévenir les crises dès les premières manifestations de troubles du comportement. Lorsqu'une hospitalisation se révèle nécessaire, les patients sont soit dirigés vers l'hôpital de jour où des ateliers de remédiation cognitive, des ateliers sur le langage et les troubles visiospaciaux ont été développés, soit vers des unités d'hébergement de courte ou de longue durée, des services de soins de longue durée ou des Ehpad. "Depuis fin 2011, une équipe mobile des troubles du comportement (EMMA comprenant médecin, psychologue, infirmier et assistante sociale) intervient à domicile pour désamorcer les problèmes de comportement, avec un effet très bénéfique sur la prise de médicaments non spécifique comme les anxiolytiques ou les neuroleptiques", ajoute le Pr Krolak-Salmon. Seul le médecin traitant peut faire appel à cette unité. Très bien accueillie par ce dernier, "qui se sent réinvesti dans le parcours de soins", cette initiative bénéficie pour l'heure d'un financement pour 2 ans par l'Agence Régionale de la Santé Rhône-Alpes ; elle devrait être poursuivie si les résultats médico-économiques sont positifs.

Amélie Pelletier, janvier 2011.



Source :

Propos recueillis auprès du Dr Bernard Croisile, neurologue au CMRR de Lyon, et du Pr Pierre Krolak-Salmon, gériatre et responsable de l'hôpital des Charpennes à Lyon, à l'occasion d'un voyage de presse organisé par le laboratoire Novartis le 7 décembre 2011 sur le thème "Patient Alzheimer : du diagnostic à la prise en charge globale".

http://www.doctissimo.fr/

 

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Mise en garde 'codéine'

 

Mise en garde


contre des risques


de la codéine


 
Un éditorial du Journal de l'Association médicale canadienne met en garde contre des dangers de la codéine, un analgésique couramment utilisé. Souvent considérée comme un antidouleur sûr, la codéine peut toutefois être mortellement toxique, même à aux doses recommandées, pour certaines personnes ayant un profil génétique particulier.

Le médicament n'a jamais fait l'objet d'études de sécurité telles que les nouveaux médicaments subissent parce que son utilisation remonte à 200 ans, indiquent les signataires.
 
La codéine est convertie en morphine par le foie. Toutefois, chez certaines personnes, cette conversion est trop rapide, ce qui mène à une accumulation fatale de morphine. Les nourrissons et les jeunes enfants sont particulièrement vulnérables.

Les associations et les hôpitaux devraient modifier leurs lignes directrices et avertir les médecins des risques potentiels jusqu'à ce que des études aient été réalisées, recommande l'éditorial. Le médicament doit être utilisé avec précaution particulièrement chez les enfants, les bébés et les mères qui allaitent. Déjà, en avril dernier, l'Hôpital pour enfant de Toronto a cessé de d'administrer de la codéine aux patients après qu'un comité ait soulevé des préoccupations sur le métabolisme de la codéine.

Selon Dr. Noni MacDonald, l'une des signataires, la morphine serait une meilleure alternative parce qu'il est plus facile de prédire les doses se retrouvant dans le système du patient. "Pourquoi utiliserions-nous encore la codéine quand elle est métabolisée en morphine de toute façon?, demande-t-elle.

La codéine se trouve notamment dans certaines spécialités vendues sans ordonnance telles que des sirops pour le rhume pour adulte et certaines formulations de Tylénol et d'Aspirine.

Il s'agit d'un antalgique morphinique dit faible ou (mineur), de palier 2 selon la classification de l'OMS. Au Canada, le tramadol est la seule alternative d'antalgique morphinique faible, selon Lori Montgomery du Centre de douleur chronique de Calgary. Les médicaments plus puissants (de palier 3) incluent la morphine, l'oxycodone (OxyContin) et l'hydromorphone.




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Source : http://www.psychomedia.qc.ca/

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L'antidouleur tramadol


L'antidouleur tramadol


Est-il une bonne


Alternative


Au Di-Antalvic?


L'antidouleur Tramadol, dont les ventes ont augmenté de 30% depuis le retrait du marché du Di-Antalvic (combinaison de paracétamol et de l'opiacé dextropropoxyphène) en mars 2011, fait l'objet d'une surveillance spécifique de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), rapporte Le Parisien. Les résultats doivent être rendus dans les prochains jours.

Le tramadol (Topalgic, Ixprim, Contramal, Biodalgic, Monoalgic, Monocrixo, Topalgic, Zamudal, Zumalgic, ...) fait partie des antalgiques morphiniques (opiacés) dits faibles (de palier 2 selon le classement de l'Organisation mondiale de la santé). Il expose à des effets secondaires indésirables qui peuvent être graves: vomissements, confusion, agitation, troubles du sommeil, etc.. Le médicament peut donner place à abus, entraîner une accoutumance importante et un sevrage difficile. La toxicité en cas de surdosage est importante.

En mars 2011, la revue Prescrire, qui se réjouissait du retrait du Di-Antalvic, estimait que lorsque le recours à un antalgique de niveau 2 est justifié, notamment après l'échec du paracétamol seul (acétaminophène, de niveau 1), la codéïne (malgré ses limites) était préférable au tramadol. Le tramadol est à éviter, précisait-elle, en raison notamment d’un surcroît de troubles neuropsychiques (dont des convulsions), respiratoires et cardiovasculaires, et d’hypoglycémies.



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Source : http://www.psychomedia.qc.ca/

 

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