22 février 2012

ALZHEIMER: Troubles du sommeil?

 
 
ALZHEIMER


Troubles du sommeil ?


Troubles de la mémoire plus tard !
 
 
 
American Academy of Neurology

Cette étude, cofinancée par les National Institutes of Health (NIH) et publiée par l’American Academy of Neurology montre à nouveau le rôle clé du sommeil dans le maintien de la mémoire. Une quantité insuffisante ou une mauvaise qualité du sommeil affecteront votre mémoire plus tard dans la vie. Des conclusions qui doivent être présentées au 64e Congrès annuel en avril prochain, à la Nouvelle-Orléans.

«Un sommeil perturbé semble associé à l'accumulation de plaques amyloïdes, un marqueur caractéristique de la maladie d'Alzheimer chez des personnes sans troubles de la mémoire », explique l’auteur principal de l'étude, le Dr Yo-El Ju, de l'Université de Washington School of Medicine (Saint-Louis), un membre de l'American Academy of Neurology. D’autres recherches sont nécessaires pour comprendre comment le manque de sommeil induit ces changements qui annoncent le déclin cognitif, ajoute-t-il.

Les chercheurs ont testé les habitudes de sommeil de 100 personnes âgées de 45 à 80 ans, exemptes de démence. La moitié des participants avait des antécédents familiaux de maladie d'Alzheimer. Les participants ont été, pendant deux semaines, équipés d’un dispositif permettant de mesurer la quantité et la qualité de leur sommeil. Ils ont également rempli des « plannings » de sommeil et répondu à des questionnaires. 
Après l'étude, les chercheurs constatent que: 
 25% des participants présentent des plaques amyloïdes un symptôme de la maladie d'Alzheimer précoce.
 la durée moyenne passée au lit s’élève à environ huit heures, 
le temps de sommeil moyen s’élève à 6,5 heures avec 2 réveils courts dans la nuit,
les participants qui se sont réveillés plus de 5 fois par heure ont plus de risque de présenter des plaques amyloïdes comparativement aux personnes qui ne se réveillent pas autant,
une qualité moindre du sommeil est associée à des marqueurs de la maladie d'Alzheimer précoce,  -ceux qui ont dormi moins de 85% du temps passé au lit s’avèrent plus susceptibles de présenter ces marqueurs. 

Le lien entre un sommeil perturbé et des plaques amyloïdes perturbé est prouvé, mais il reste à démontrer la relation de cause à effet ou la direction de cette relation, précisent les chercheurs. « Nous avons besoin d'études de long terme, de suivi du sommeil au fil des ans, pour vérifier que c’est la perturbation du sommeil qui entraîne la formation des plaques amyloïdes, ou bien si c’est la MA précoce qui entraine une détérioration du sommeil ».  



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Source: American Academy of Neurology

Trouble Sleeping? It May Affect Your Memory Later On

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DOULEUR CHRONIQUE:


DOULEUR



CHRONIQUE



Et si nos neurones pouvaient l'oublier?


Le cerveau se souvient de la douleur. Mais si nos neurones en perdaient le souvenir, ce serait le moyen de « reprendre le dessus » sur la douleur chronique et de parvenir à la maîtriser. Il faudrait pouvoir cibler et effacer la trace mnésique de la douleur, suggère cette étude canadienne de l’Université Mc Gill (Montréal), publiée dans la revue Molecular Pain. C’est une toute nouvelle voie de prise en charge des douleurs chroniques et vers une amélioration de la qualité de vie de millions de personnes.

La douleur chronique est une affection nerveuse qui persiste longtemps après la douleur aigüe. Ce type de douleur peut suivre une intervention chirurgicale ou une blessure ou être associé à des maladies chroniques comme la polyarthrite rhumatoïde et le cancer. Pour certains, la douleur est si accablante qu’ils ne peuvent même tolérer le contact d’un vêtement sur la peau, précise le professeur Coderre, attaché à Mc Gill.

Cette recherche cofinancée par les Instituts de recherche en santé du Canada, la Fondation Louise et Alan Edwards, les NIH américains, avec la contribution du laboratoire AstraZeneca, a retrouvé « le chemin » vers nos souvenirs de douleur emmagasinés dans le cerveau. Les auteurs proposent même des pistes pour effacer ces souvenirs neuronaux et réduire ainsi la douleur chronique. Notre système nerveux central (SNC) se souvient d’expériences douloureuses, et, comme pour chaque événement, chaque expérience de la douleur, laisse une trace mnésique dans notre cerveau. Une trace qui vient amplifier la sensation liée à chaque répétition de la stimulation  sensorielle, à l’origine de la douleur.  

Le cerveau se souvient de la douleur 

 Le professeur Coderre donne, à titre d’exemple, le cas d’un patient atteint de gangrène et dont le membre nécrosé est amputé. Si le membre était douloureux avant l’amputation, la douleur pourra persister même une fois l’intervention terminée. Toute douleur qui se prolonge pendant plus de quelques minutes laisse ainsi une trace dans le système nerveux.  

Comment nos neurones emmagasinent les souvenirs de douleur

 De récents travaux ont mis en évidence le rôle clé d’une protéine, la protéine Kinase M zéta dans le développement et le maintien de la mémoire. Cette étude montre que le niveau de protéine Kinase M zéta augmente de manière persistante dans le SNC, après une stimulation douloureuse. Mais si les chercheurs bloquent l’activité de la protéine Kinase M zéta au niveau neuronal, ils parviennent alors à inverser l’hypersensibilité à la douleur développée par les neurones. En ciblant la protéine Kinase M zéta dans les voies de la douleur, l’équipe pense qu’elle pourrait parvenir à de nouveaux traitements de la douleur chronique.

 « C’est la première fois que nous pouvons imaginer des médicaments qui cibleront une trace mnésique de douleur pour réduire l’hypersensibilité à la douleur ».

N.B. Une étude passionnante publiée en janvier dernier, dans la revue Nature, montrait comment, par un véritable »choc aux opiacés », des chercheurs de l’Université de Vienne, étaient parvenus à réinitialiser les signaux nerveux associés à la douleur chronique, du moins sur l’animal.


Source: Molecular Pain 2011, 7:99 doi:10.1186/1744-8069-7-99 « PKMζ is essential for spinal plasticity underlying the maintenance of persistent pain” et Communiqué Mc Gill “La mémoire neuronale, la clé pour apprivoiser la douleur chronique »

Lire aussi : DOULEUR: Un traitement de choc aux opiacés peut éviter la douleur chronique - 



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Une pompe électronique

 

Une pompe électronique



pour traiter l’ostéoporose ?


Des comprimés à prendre une fois par jour, une fois par semaine, une fois par mois et toujours dans des conditions relativement contraignantes… Pour simplifier les traitements contre l’ostéoporose, des stylos injecteurs rechargeables sont parfois utilisés aussi. Ils permettent de réaliser plus simplement, des injections sous-cutanées. Il y aura sans doute bientôt, plus simple encore : Une équipe américaine vient de mettre au point une pompe électronique implantable capable de délivrer automatiquement aux malades leur dose de médicament. Une pompe ? Oui car si l’on a pu lire ici ou là qu’il s’agissait d’une puce, sa taille qui approche celle d’un pacemaker l’apparente davantage à une pompe. Plus besoin de se piquer… ni même d’y penser ! Une petite révolution… Le dispositif pourtant, ne sera pas disponible dans l’immédiat.

Le nouveau dispositif a été mis au point par une équipe du Massachussetts Institute of Technology et de la Harvard Medical School, près de Boston. La pompe électronique qu’ils ont développée est capable de délivrer directement dans le sang, un traitement médicamenteux.

Elle a ensuite été implantée chez sept patientes atteintes d’ostéoporose post-ménopausique sévère. Agées de 65 à 70 ans, toutes avaient accepté de se faire « greffer » cet implant au niveau de la taille, sous anesthésie locale. Elles l’ont ensuite conservé un an, délai au cours duquel 365 doses quotidiennes de tériparatide leur ont été administrées. Elles ont de la sorte, fait « l’économie » de 365 injections sous-cutanées du produit en question.

La diffusion du traitement délivré par la puce a été soigneusement étudiée par les chercheurs. Les taux de teriparatide mesurés dans le sang de ces malades, ont été similaires à ceux observés chez des femmes suivant le protocole habituel d’injections quotidiennes. Les auteurs enfin, se sont assurés que le dispositif était sécurisé, de sorte qu’à aucun moment il n’a délivré plus d’une dose par jour.

L’implantation et l’explantation de la pompe selon eux, ont été simples et bien tolérées. Les sept volontaires ont d’ailleurs fait savoir qu’elles seraient prêtes à réitérer l’opération.

Avantage : observance

Cette approche thérapeutique pourra paraître inquiétante. Cependant, « seul le médecin traitant peut ajuster la dose à laquelle est délivré le traitement. La procédure est sécurisée, le réglage se faisant à partir de l’ordinateur (du médecin) ou de son téléphone portable. Par ailleurs, chaque pompe est assortie d’un code d’accès secret  » assure Robert Farra, co-auteur de l’étude et président de MicroCHIPS, la société à l’origine du dispositif. « Les patientes n’auront plus besoin de prendre leur traitement. Elles seront libérées de ces injections, pour un an au moins voire plus si leur prescription n’est pas quotidienne ».

C’est un point essentiel dans la prise en charge de l’ostéoporose, une maladie que l’on dit « silencieuse ». Les malades se voient prescrire un traitement pour une pathologie qui ne se traduit souvent, par aucun symptôme. Il leur est donc difficile parfois, de se plier à la prise d’un traitement régulier. Cette observance est encore davantage mise à mal lorsque le traitement présente des contraintes spécifiques : des injections sous-cutanées parfois difficiles à réaliser soi-même, et rendues plus pénibles en raison de leur quotidienneté.

Cette mini-pompe implantable représente-t-elle une ouverture vers de nouvelles approches thérapeutiques ? Certainement pas pour tout de suite : la société MicroCHIPS n’espère pas généraliser ce prototype avant les alentours de… 2014 !

 

 

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Source : Science Translational Medicine - Destination Santé SAS

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Douleur chronique post-opératoire

 

Douleur chronique



post-opératoire



Mieux comprendre pour mieux prévenir

 

 

Après une intervention chirurgicale, bien des patients souffrent pendant des mois voire des années, de douleurs persistantes, souvent très lourdes, les douleurs chroniques post-opératoires (DCPO). C’est une suite très fréquente de certaines chirurgies : les DCPO constituent en effet la seconde cause de consultation dans les centres de prise en charge, après les douleurs lombaires liées à la compression d’une racine nerveuse, leslomboradiculalgies. Une équipe française, de l’hôpital Raymond Poincaré de Garches, s’est intéressée à ces douleurs spécifiques.

La DCPO se caractérise par « une douleur persistante au site de l’opération, qui se prolonge plus de deux mois après l’intervention. Elle n’a pas d’autre cause identifiée que la chirurgie, ni de lien avec une douleur préopératoire », explique le Pr Dominique Fletcher, anesthésiste à l’hôpital Raymond Poincaré. Avec son équipe, il a mené une étude auprès de 85 patients. Tous devaient subir une arthrodèse, intervention destinée à réparer une lésion articulaire au moyen d’un greffon osseux. Celui-ci est prélevé sur le patient lui-même, .

Pour ce faire, les chirurgiens ont donc « prélevé un fragment osseux au niveau de la crête iliaque (le bord supérieur de l’os du bassin, n.d.l.r.). L’intervention provoque souvent des lésions au niveau du nerf qui passe dans cette zone. Les douleurs sont alors ressenties à un autre endroit du corps : la face latérale de la cuisse, que traverse ce même nerf », poursuit le Pr Fletcher. Or dans la mesure où elle n’a subi aucune lésion directe, aucune autre cause ne peut être attribuée à la douleur observée dans cette zone particulière. « Ce modèle était idéal pour observer l’évolution des douleurs dues à une lésion nerveuse », souligne Dominique Fletcher.

Des brûlures, des décharges électriques…

Résultat : un patient sur quatre a développé des signes DCPO. Dans la plupart des cas il s’agissait de douleurs neuropathiques, c’est-à-dire qu’elles trouvaient leur origine dans une lésuion nerveuse. « On les reconnaît aux symptômes très spécifiques décrits par les patients : des sensations de brûlure, des décharges électriques », note le Pr Fletcher. Enfin les médecins ont observé qu’une « hypersensibilité autour de la cicatrice augmenterait la probabilité de développer une DCPO ».

Des études complémentaires seront nécessaires pour parvenir à « comprendre quelles lésions évoluent vers une douleur chronique, dans quelles conditions survient le phénomène, et pour en expliquer les mécanismes  ». Pourtant, ces premiers résultats sont porteurs d’espoir. Ils sont en effet- transposables à de nombreuses interventions pourvoyeuses de lésions nerveuses. C’est le cas de la chirurgie du sein, du thorax ou des varices notamment.

En France, 6 millions d’interventions chirurgicales sont réalisées chaque année. Quant au nombre de patients qui deviennent des douloureux chroniques à la suite d’une opération, il s’établit tous les ans à plusieurs dizaines de milliers.

 

 

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Source : Fondation Apicil, Hôpitaux universitaires Paris Ile-de-France Ouest, Site Raymond Poincaré de Garches, 16 février 2012 -  Destination Santé SAS 

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message pour le 21 juin EN ATTENTE


Message



pour



le 21 juin


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Le 21 juin, ce n'est pas seulement la Fête de la musique, c'est aussi la Journée mondiale de la SLA, la sclérose latérale amyotrophique, ou maladie de Charcot, une maladie neuromusculaire.

Vous ne le saviez pas ? Ce n'est pas étonnant : cet événement, à l'image de cette maladie, est complètement méconnu. Pourtant, la SLA touche près de 10 000 personnes en France. Chaque jour, trois à quatre personnes sont diagnostiquées et ainsi condamnées à mort, car cette maladie est à ce jour incurable.

Ces personnes sont condamnées à une mort programmée, en trois ans en moyenne, mais elles sont condamnées à bien pire : un lent et inexorable enfermement dans leur corps, parce que la maladie, en tuant leurs neurones, paralyse leurs muscles et les prive peu à peu du mouvement et de la parole

Mais pour elles, ce qui est pire que tout, c'est d'être condamnées à une indifférence, un isolement social et une absence d'espoir insupportables.

L'association des Papillons de Charcot a décidé de se battre pour faire connaître la SLA, améliorer les conditions de vie des malades et débloquer des fonds pour la recherche

Vous aussi, vous pouvez faire quelque chose contre la SLA.

Voici 10 idées pour passer à l'action autour du 21 juin 


1- je transmets un mail de mobilisation à mon carnet d'adresses (à télécharger ici).

2- je joue à l'occasion de la Fête de la musique ? Pendant la fête, je lis le texte "Le 21 juin c'est quoi?", j'interprète le SLAM des Papillons de Charcot (voir ci-dessous) et j'invite le public à aller sur le site de l'association.

3- le 21 juin, je mets une banderole à ma fenêtre ou à mon balcon.

(ex : 21 juin : J'agis contre la SLA avec les Papillons de Charcot ou

Journée mondiale de la SLA - www.lespapillonsdecharcot.com).

4- j'achète un tee-shirt de l'Association et je le porte le 21 juin.

5- j'adhère et/ou je fais un don aux Papillons de Charcot.

6- j'imprime 10 bulletins d'adhésion et je les distribue autour de moi.

7- j'achète des autocollants de l'Association et je les diffuse autour de moi.

8- j'imprime le dépliant de l'association et je le diffuse autour de moi.

9- je fais une collecte et j'envoie un chèque à l'association.

10- je suis une femme ? Je m'inscris à la course des femmes La Parisienne du 16 septembre à Paris, à laquelle les Papillons de Charcot vont participer. Je choisis bien le challenge « copines » et l'équipe « les Papillonnes ».




MERCI DE VOTRE SOUTIEN !


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Article venant du blog

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Les troubles du sommeil


Les troubles du sommeil



favorisent la fibromyalgie.


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La fibromyalgie est une pathologie fréquente, touchant entre 3 à 5 % de la population adulte, avec une nette prédominance féminine. Pourtant sa physiopathologie reste incertaine, et l’étiologie inconnue. Au cours de la fibromyalgie, les troubles du sommeil sont fréquents (insomnie, réveils nocturnes, …) et le sommeil peu réparateur. Dans certaines études l’architecture du sommeil est perturbée, lors de l’enregistrement polysomnographique. Enfin, des sujets privés expérimentalement de sommeil paradoxal développent une hyperalgésie généralisée par réduction de l’inhibition de la douleur, pouvant rappeler la fibromyalgie. Faut-il pour autant faire des troubles du sommeil une cause de fibromyalgie ? C’est ce que les auteurs de cette étude ont cherché à mettre en évidence.

Il s’agit d’une étude prospective de 12 350 femmes initialement indemnes de fibromyalgie, ou d’une autre affection rhumatologique, et ne prenant pas d’hypnotique. Les sujets étaient interrogés sur leurs troubles du sommeil, leur tabagisme, leur niveau d’éducation. Les troubles du sommeil étaient évalués en intensité sur une échelle à 5 niveaux (jamais, parfois, souvent, presque toutes les nuits). Les participantes ont été pesées et toisées. Une nouvelle évaluation a été faite à 10 ans environ, et le diagnostic de fibromyalgie retenu si un médecin avait fait ce diagnostic pendant cette période de suivi

A l’inclusion, 3,2 % des femmes déclaraient avoir des troubles du sommeil.

A 10 ans, 327 avaient développé une fibromyalgie. Avoir des troubles du sommeil était statistiquement associé à ce diagnostic ((p<0,001) (risque relatif [RR] 3,43 ; intervalle de confiance à 95 % [IC95 %] : 2,26-5,19).

Ainsi, les troubles du sommeil multiplient par 2 environ le risque de développer une fibromyalgie à 10 ans (RR 1,98 ; IC95 % : 1,58-2,49). Ce risque à tendance à augmenter avec l’intensité des troubles du sommeil (effet dose). Dans cette étude, deux tiers des patientes atteintes de fibromyalgie ont finalement des troubles du sommeil.

Au total, il s’agit de la première étude prospective démontrant l’association entre les troubles du sommeil avec un possible effet dose, et le développement d’une fibromyalgie à 10 ans. Il faut maintenant entreprendre d’autres études pour savoir si le traitement de ces troubles du sommeil peut avoir un impact préventif sur l’apparition des fibromyalgies.



Dr Laurent Laloux

Mork PJ et coll. : Sleep problems and risk of fibromyalgia : longitudinal data on an adult female population in Norway. Arthritis Rheum., 2012 ; 64 : 281-284



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http://www.jim.fr/

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Etude sur Le syndrome de fibromyalgie

 

Une équipe du



Centre hospitalier



Émile-Roux 



Réalise une étude sur



Le syndrome de fibromyalgie



L’équipe du docteur André entourée de patientes, du directeur de l’hôpital et de la directrice d’Apicil</br>Credit : Centre France

L’équipe du docteur André entourée de patientes, du directeur de l’hôpital et de la directrice d’Apicil
Credit : Centre France

L’équipe multidisciplinaire de la consultation de la douleur chronique du centre hospitalier Emile-Roux a lancé en 2011 une prise en charge multimodale du syndrome fibromyalgique. Ce projet innovant fera l’objet d’une publication dans 3 ans.

«Je n'arrive pas à dormir, la douleur me réveille. Je n'ai plus de vie professionnelle… ». Isabelle fait partie des quelque 680.000 personnes qui, en France, souffrent du syndrome de fibromyalgie. Son quotidien est rythmé par un ensemble de symptômes dont le principal se traduit par une douleur chronique persistante depuis plus de trois mois, étendue et diffuse, permanente, fluctuante et majorée, notamment par les efforts.

Prise en charge multimodale

Un horizon bien sombre qu'une lueur d'espoir vient de percer depuis qu'Isabelle et d'autres personnes atteintes de fibromyalgie en Haute-Loire suivent une prise en charge multimodale, conforme aux dernières recommandations de la Haute autorité de santé, au centre hospitalier Emile-Roux au Puy-en-Velay.

Constituée de dix demi-journées d'hospitalisation, chaque séance se décompose en une séquence de balnéothérapie qui peut s'effectuer au sein de l'établissement grâce à la piscine du centre de médecine et de réadaptation, puis un temps réservé à l'éducation thérapeutique qui aborde un terme de ce syndrome fibromyalgique (douleur, sommeil, gestion de l'activité, relaxation). Enfin, les techniques de relaxation se tiennent en fin de chaque demi-journée. Les personnes sont ensuite revues 3 mois et 6 mois après les 10 séances.

« Ce que nous voulons, explique le docteur Gilbert André, médecin à la consultation douleur chronique, c'est améliorer la qualité de vie. Ce syndrome est complexe, il commence à être bien étudié ». Justement, dans la continuité et la complémentarité d'études réalisées au Canada, aux États-Unis et en Allemagne, le centre hospitalier Émile-Roux, avec l'aide de la fondation Apicil, s'engage dans une démarche de publication d'ici trois ans des résultats de cette prise en charge. « Durant ce projet, complète le docteur André, l'équipe multidisciplinaire, avec les premières patientes, a élaboré un carnet d'éducation thérapeutique du syndrome fibromyalgique ».

En s'engageant dans la prise en charge de la douleur chronique, « notre hôpital est à l'avant-garde de la lutte contre la douleur, s'est félicité le directeur Olivier Servaire-Lorenzet. Cette volonté s'inscrit dans le projet de notre établissement pour une recherche constante de nous améliorer. Ce que je trouve aussi intéressant, c'est que le patient est acteur de sa prise en charge. Nous appelons ça l'éducation thérapeutique et à chaque fois, je trouve que l'hôpital est gagnant ».

Pour Olivier Servaire-Lorenzet, « il y a aussi une dimension territoriale » dans ce projet, dont il a salué « le remarquable travail d'équipe ». Le docteur André est en effet entouré d'une infirmière, de deux kinésithérapeutes, d'une psychologue, d'une psychomotricienne, d'une diététicienne et d'une secrétaire.

Fondation Apicil

Les patientes, unanimes pour reconnaître les bienfaits de cette prise en charge de la douleur chronique, souhaitent que ces soins s'inscrivent dans la durée. « D'où l'importance de faire des études pour en démontrer la nécessité », a insisté Nathalie Aulnette, directrice de la Fondation Apicil contre la douleur qui a financé une partie du projet pour un montant de plus de 11.000 euros. Reconnue d'utilité publique, la Fondation Apicil soutient en France des équipes médicales, de recherche ou des associations engagées dans l'évolution des pratiques. Elle encourage des techniques qui participent au soulagement de la douleur à tous les âges de la vie en humanisant les soins.

 

Jean-Luc Chabaud

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la sérotonine


Quand



La sérotonine



Tombe sur un os




Quand la sérotonine tombe sur un os
 

La sérotonine, un neurotransmetteur cérébral bien connu, est produite localement dans un site inattendu : le tissu osseux. C’est ce que viennent de montrer les chercheurs de l’Unité mixte de recherche 606 "Os et Articulation" (Inserm/Université Paris Diderot) associés au laboratoire de biochimie de l’hôpital Lariboisière et au laboratoire "Cytokines, hématopoïèse et réponse immune" (CNRS/Université Paris Descartes) à l’hôpital Necker à Paris. Cette sérotonine locale favoriserait la dégradation du tissu osseux.

Ces résultats publiés il y a quelques jours dans les PNAS suggèrent que des médicaments modulant les effets de la sérotonine, comme les antidépresseurs ou les antimigraineux, pourraient modifier dans un sens ou dans l’autre l’équilibre délicat entre formation et dégradation des os dans l’organisme.

La sérotonine régule une vaste gamme de fonctions comme l'humeur, le comportement, le sommeil, la tension et la thermorégulation. Elle a également des fonctions importantes dans plusieurs tissus périphériques et assure la régulation des fonctions vasculaires, du cœur et dans la mobilité gastro-intestinale. Toutefois, la sérotonine circule dans l’organisme à des taux extrêmement faibles. Elle est majoritairement stockée dans les plaquettes et n’est disponible pour les organes périphériques que si elle est relarguée lors de l’activation de ces plaquettes.

Certains chercheurs se sont intéressés au rôle de la sérotonine sur le tissu osseux qui a récemment fait débat. Alors que certains chercheurs ont décrit une action négative de la sérotonine circulante sur le tissu osseux (elle empêcherait la régénération osseuse en agissant sur les ostéoclastes pour diminuer leur prolifération), d’autres ne retrouvent pas de modification osseuse en l’absence de sérotonine chez la souris.

Face à ces résultats contradictoires, Marie Christine De Vernejoul et ses collègues ont souhaité aller plus loin. Grâce à leurs travaux menés chez la souris, ils ont découvert que cet effet sur le tissu osseux n’était pas dû à la sérotonine "circulante" mais à une production de sérotonine nouvelle. "Nos travaux montrent que la sérotonine est produite localement dans un site inattendu : le tissu osseux. Elle est synthétisée par les ostéoclastes, ces cellules osseuses en charge de résorber l’os." explique la chercheuse Inserm Marie-Christine De Vernejoul.

Une fois synthétisée, la sérotonine agit directement sur les cellules qui la produisent, les ostéoclastes, en augmentant leur différenciation. Cette production de sérotonine locale fait partie d’un processus normal et contribue elle aussi à maintenir l’équilibre entre dégradation et formation osseuse.

"Cette sérotonine locale produite par les ostéoclastes est bien plus importante pour le tissu osseux que la sérotonine circulante, ce qui expliquerait les conclusions différentes observées jusqu’à présent par les scientifiques qui avaient étudié des modèles trop particuliers" ajoutent les auteurs.

D’un point de vue fonctionnel, les chercheurs ont découvert que les ostéoclastes expriment à leur surface le transporteur de la sérotonine et certains récepteurs à la sérotonine. Les drogues affectant le transporteur de la sérotonine, comme les antidépresseurs, et les récepteurs de la sérotonine, comme les antimigraineux, pourraient donc modifier la dégradation du tissu osseux et avoir des conséquences sur cet équilibre précieux entre dégradation et formation d’os.

A ce stade, les perspectives des chercheurs sont nombreuses. Ils vont maintenant étudier si la production de sérotonine par les ostéoclastes est augmentée par la carence en œstrogènes. Dans ce cas, cela pourrait signifier que la sérotonine joue rôle dans l’ostéoporose de la femme ménopausée.



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Inserm & http://www.rtflash.fr/

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Un nouvel antidouleur


Un nouvel antidouleur



naturel plus puissant



que la morphine




Un nouvel antidouleur naturel plus puissant que la morphine
 

Des chercheurs de l'Institut Pasteur on découvert un nouvel antalgique sécrété naturellement dans la salive chez l'homme et baptisé opiorphine. Selon les chercheurs, l'opiorphine, injectée à des rats, se montrerait jusqu'à six fois plus efficace que la morphine.

Cette nouvelle molécule ressemble, à premier vue, aux autres analgésiques naturels produits par le cerveau en cas de stimulation douloureuse intense : enképhalines, endorphines et autres endomorphines. Mais en réalité, l'opiorphine agit selon un mécanisme différent. Elle protège en fait les enképhalines de la dégradation et leur permet de rester actives contre la douleur plus longtemps.

Ces recherches devraient déboucher sur la mise au point de nouveaux médicaments antidouleur à la fois plus efficaces et beaucoup mieux tolérés par les malades. En outre, l'opiorphine humaine pourrait présenter un intérêt thérapeutique important, non seulement dans le cadre de la prise en charge de la douleur, mais également dans le traitement de troubles de la motivation et de l'équilibre, des émotions et de l'humeur.



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PNAS & http://www.rtflash.fr/

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Lésions musculaires ?


Lésions musculaires ?



Le massage bénéfique




Lésions musculaires ? Le massage bénéfique
 

Masser aide les muscles lésés à se rétablir plus vite rapporte une nouvelle étude sur des hommes.

Publiés dans Science Translationnal Medicine, les résultats suggèrent que la pratique des massages peut atténuer les douleurs en déclenchant les mêmes mécanismes biologiques que les traitements antalgiques et qu’ils pourraient constituer un complément efficace des traitements.

La pratique du massage est d’ailleurs largement répandue dans le monde, notamment en Asie. Pourtant peu d’études scientifiques ont tenté de comprendre les effets moléculaires de cette pratique. Les chercheurs de l'Université McMaster à Hamilton (Canada), qui voulaient remédier à ce manque d’informations, ont administré des massages à un petit groupe d'hommes en bonne santé après un exercice physique conséquent.

Dans leur publication, ils montrent que dix minutes de massage activent des capteurs biochimiques qui envoient des signaux aux cellules musculaires réduisant l'inflammation. Ces signaux améliorent aussi la capacité des cellules musculaires à faire de nouvelles mitochondries. Comme celles-ci jouent un rôle important dans la production d'énergie, la thérapie par massage pourrait accélérer la récupération des muscles abimés chez les athlètes et favoriser aussi la guérison chez des patients ayant des troubles musculosquelettiques.

 

 

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Sciences et Avenir & http://www.rtflash.fr/

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