Le collagène
Le collagène
LE COLLAGÈNE, LA COLLE DU CORPS !
Le collagène est présent dans tous les organes multicellulaires de notre corps .
C' est la protéine structurale fibreuse qui compose les fibres blanches (fibres de collagène) de la peau, des tendons, des os, des cartilages et de tous les autres tissus conjonctifs. On le trouve également répandu dans les substances gélatineuses du corps, comme dans le corps vitré de l'œil (1) où il joue un rôle au niveau de la fermeté. En d'autres mots, le collagène est la protéine naturelle qui compose le support de la structure du corps et est la substance primaire du tissu conjonctif. C'est ce tissu fibreux conjonctif qui tient notre corps ensemble.
" Le collagène donne aux organes et tissus leur force… "
Le
collagène donne aux différents organes et tissus leur force et leurs
propriétés élastiques. Vingt-cinq pour cent du poids des protéines du
corps humain est composé de collagène. Soixante-quinze pour cent de
notre peau est faite de collagène, et au total, environ trente pour
cent de notre corps entier est constitué de collagène. Le collagène
fait partie de la composition normale naturelle des tendons, des
ligaments, des articulations, des muscles, des cheveux, de la peau et
des organes vitaux. Quand il y a un manque de collagène dans le corps,
tout est affecté. Les principaux symptômes d'une carence en collagène
sont: la faiblesse, la fatigue, les maux et douleurs et un manque
global d'énergie. De plus, tous ces symptômes augmentent en
vieillissant.
" Quand le corps manque de collagène, nous sommes malades "
En
plus de ses nombreuses propriétés structurales, le collagène sert de
catalyseur principal à la croissance et répare presque tous les tissus
du corps. Plusieurs maladies, dues au vieillissement, sont liées à une
carence de cette protéine vitale qu'est le collagène. Quand notre corps
est en manque de collagène, nous sommes malades.
" Le manque de collagène cause les signes précurseurs du vieillissement "
La
production de collagène dans le corps ralentit insidieusement avec
l'âge. Elle commence à ralentir vers la moitié de la vingtaine, puis
dans la trentaine et la quarantaine, et diminue abruptement dans la
cinquantaine et la soixantaine. Un manque de collagène ou une mauvaise
utilisation du collagène dans notre corps cause les signes précurseurs
du vieillissement.
La percée scientifique des fabricants de Genacol®, relativement à la
dégénérescence du collagène dans le corps , offre de possibilités
intéressantes d'anti-vieillissement.
POURQUOI LE COLLAGÈNE EST-IL NÉCESSAIRE POUR RESTER JEUNE ET EN BONNE SANTÉ ?
Le collagène est produit naturellement par le corps. Il est vital à notre fonctionnement car c'est la " colle de notre corps". Il compose le cartilage des articulations, les muscles, les cheveux, la peau, les tendons et les ligaments du corps. Il fournit la structure à notre corps et forme les câbles moléculaires qui renforcent les tendons entre autres. Le collagène est ce qui supporte notre peau et nos organes internes. Les os et les dents se forment lorsque le corps ajoute les minéraux au collagène du corps(2).
" Le collagène, produit naturellement par le corps, est vital à son fonctionnement "
Les fibres de collagène sont tissées ensemble comme des morceaux de tissus pour former un réseau dans lequel de nouvelles cellules se développent et se reproduisent.
" Le collagène a un rôle primordial quand le corps a besoin de construire de nouvelles cellules "
À
tout moment, quand le corps a besoin de construire de nouvelles
cellules, comme pendant la guérison ou le processus de développement du
corps, le collagène joue un rôle primordial.
Le collagène est la substance qui protège et supporte les tissus mous
du corps et qui les relie à notre squelette (3). En d'autres mots, il
est à la fois le matériel et la colle qui tiennent notre corps ensemble.
Du latin, le collagène " colla et genmen " veut dire produire la colle.
Par définition, le collagène représente la colle du corps.
" Les premiers signes de rides sur les mains signalent un début d'insuffisance de collagène "
Les
mois et les années passent et notre corps en subi les effets. Nous le
notons d'abord au moment où les rides minuscules commencent à se faire
remarquer dans la trentaine. Dès lors, le manque de production de
collagène nous affecte directement. Toutes les activités que nous avons
toujours faites, comme courir ou sauter, semblent soudainement plus
douloureuses. Les dommages faits aux articulations deviennent plus
problématiques. En vieillissant, nos tissus conjonctifs et nos tissus
musculaires s'affaiblissent à cause de l'insuffisance grandissante de
collagène. Il en résulte un affaiblissement de notre structure
squelettique. Nous sentons les douleurs du vieillissement. Alors que
donnons-nous à nos articulations pour les nourrir convenablement ?
" Les cosmétiques traitent les symptômes et non le problème "
D'autre
part, au fil du temps, notre peau perd sa fermeté et son éclat. Son
apparence saine disparaît peu à peu. Petit à petit, nous développons
des rides, des marques rouges et des taches brunes. Notre peau se
dessèche. Alors commence la course au produit miracle ! Mais après des
centaines d'euros investis dans des produits cosmétiques, il y a très
peu si ce n'est aucun résultat. Pourquoi ? Parce que nous traitons les
symptomes et non le problème.
Nous pourrions apprendre à vivre avec une moins belle apparence, si
seulement le manque de production de collagène s'arrêtait là
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(1) Miller-Keane Medical dictionnary, 2002.
(2) A.Berton, V.Rigot and al. "Involvemnt of Fibronectin type II
repeats in the efficient inhibition of gelatinases A and B by
long-chain unsaturated fatty acids" Journal of biological Chemistry,
June 2001.
(3) Alex Suth, DC, during a personal interview conducted during April 2003.
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Description générale
Conformément
à la nouvelle réglementation européenne sur les compléments
alimentaire, le DESMODIUM est interdit à la vente (Direction de la
répression des fraudes).
Avis du pro
Préparation à caractère d'hygiène alimentaire.
L'utilisation de ce complément alimentaire ne doit pas se substituer à une alimentation diversifiée.
Les
informations données sur cette page non pas le but d'attribuer aux
compléments alimentaires des propriétés de prévention, de traitement ou
de guérison d'une maladie humaine.
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Description générale
A travers les siècles, les hommes ont su développer la connaissance, la compréhension et la maîtrise des extraordianaires vertus que recèlent les plantes. La connaissance des plantes et de leurs utilisations thérapeutiques s'appelle la phytothérapie.
* La phytothérapie: la santé par les plantes
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traitement naturel le plus efficace pour les éliminer.
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en phytothérapie, en décrivant leur action et leurs indications
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Désormais le Précis de Phytothérapie est disponible sur plusieurs supports
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* Source Natural Phyto
* Source Editions Alpen
Le maïtaké (Champignon de la santé et de la jeunesse)
Le Portail de la Santé au
Naturel |
Le maïtaké
Champignon de la santé et de la jeunesse et utilisé dans la médecine chinoise traditionnelle et au Japon depuis des siècles, le maïtaké tire son nom d'un mot japonais qui veut dire "champignon dansant".
Peut-être est-ce une référence à la joie des paysans qui le découvraient dans le Japon ancien et qui pouvaient ensuite l'échanger contre leur poids en argent ?
C'est un petit champignon brun à lamelles qui se développe en grappes amalgamées sur les souches et les racines. Originaire du nord-est du Japon, il s'est répandu en Asie, en Amérique du Nord et en Europe.
Jusqu'à la mise au point des techniques de culture en 1980, le maïtaké était ramassé à l'état sauvage. Il en a été produit 8000 tonnes au Japon en 1990.
Les chercheurs japonais et américains ont récemment observé que lorsqu'il était administré par voie orale, il était deux fois plus efficace que le Shiitaké pour stimuler le système défense de l'organisme. Il contient un bêta 1,6 glucan particulier, extrêmement immunostimulant grâce auquel il surpasse tout autre champignon connu. De récentes recherches indiquent que parmi les produits naturels, le maïtaké est le plus puissant des immunostimulants. Si certaines plantes possèdent des propriétés immunostimulantes, aucune ne rivalise avec le maïtaké. Les champignons sont les seuls aliments à posséder des vertus immunostimulantes démontrées.
Propriétés
Anticancéreux, antiviral, hypocholestérolémiant, immunostimulant.
Action
Traditionnellement utilisé en Asie pour préserver la jeunesse, pour assurer une bonne santé et prolonger la longévité, il a été soumis à de nombreuses études préliminaires in vitro ayant fait apparaître ses diverses propriétés.
Il pourrait présenter une aide thérapeutique pour les traitements des cancers, des symptômes liés au SIDA, en particulier le sarcome de Kaposi, de l'hypertension et dans une moindre mesure du diabète et du cholestérol.
Le maïtaké lutte, contre les infections, l'hypertension artérielle, l'hypercholestérolémie et préserve de l'athérome, en stimulant le système immunitaire du corps.
La lutte contre les facteurs de risques cardiovasculaires réduit la fréquence des démences.Le système immunitaire peut très précocement choisir entre deux voies TH1 dévolue à la lutte anti-infectieuse classique et la voie TH2 de l'allergie.
Qu'est-ce que le bêta 1,3 et 1,6 glucan de Maïtaké ?
Le bêta 1,3 et 1,6 glucan est un composé actif de molécules extraites par l'eau chaude de champignon Maïtaké. Il est une forme de polysaccharides et on trouve plusieurs types de glucans dans les champignons (Lentinan de Shiitaké, PSK de Kawarataké). Par contre le bêta glucan de Maïtaké est reconnu pour stimuler le système immunitaire par voie orale. On pourrait même dire qu'aucune autre molécule naturelle connue jusqu'à aujourd'hui, n'a un effet aussi puissant pour stimuler notre système immunitaire par voie orale.
Comment agit le bêta 1,3 et 1,6 glucan de Maïtaké
Le bêta 1,3 et 1,6 glucan de Maïtaké a la capacité unique et assez extraordinaire de stimuler, d'activer les macrophages en se raccordant à ses récepteurs. C'est un peu comme la clé pour démarrer notre voiture. Le bêta 1,3 et 1,6 glucan multiplie donc l'activité des macrophages dans notre organisme et permet ainsi au système immunitaire d'atteindre son plein potentiel. Il réveille et prépare le système immunitaire à combattre l'invasion des micro-organismes pathogènes.
Pourquoi le bêta 1,3 et 1,6 glucan de Maïtaké est-il si important pour la santé ?
Le bêta 1,3 et 1,6 glucan de Maïtaké est reconnu scientifiquement pour augmenter la capacité de réponse du système immunitaire contre les invasions virales, fongiques, parasitaires bactériennes et néoplasiques.
Le bêta 1,3 et 1,6 glucan a une action positive sur
* les rhumes et états grippaux
* le syndrome de la fatigue chronique
* les allergies
* la malnutrition
* le diabète
* l'identification et l'élimination des cellules des tumeurs.
De plus, le bêta 1,3 et 1,6 glucan apporte également ses bienfaits à ceux qui prennent de l'âge, qui subissent des stress physiques ou émotionnels, qui sont soumis aux radiations des champs magnétiques, UV ou autres.
Le bêta 1,3 et 1,6 glucan présente-t-il des effets secondaires ?
Non. Le bêta 1,3 et 1,6 glucan de Maïtaké n'est pas toxique et on ne lui connaît pas d'effets secondaires.
Bêta glucan et défenses naturelles
Le système immunitaire remplit une grande fonction physiologique chez l'homme.
D'abord, nous devons dire qu'une grande partie du système immunitaire est prédéterminé par nos gênes. Certaines personnes ont naturellement un bon système immunitaire, d'autres en ont un moins résistant. Ensuite, l'environnement et la nourriture ont une grande influence sur le système immunitaire. Qu'on le veuille ou non, l'organisme subit des agressions répétées qui sont plus ou moins importantes selon notre façon de manger et l'endroit où l'on vit. Nous mettons continuellement à l'épreuve le système immunitaire. Ces agressions constantes que nous subissons diminuent et ralentissent l'action du système immunitaire.
De plus, l'utilisation fréquente des antibiotiques, des vaccins et la résistance toujours renouvelée des germes et des bactéries, font en sorte que le système immunitaire a rarement la possibilité de travailler à son maximum, à sa pleine capacité. L'immunité naturelle peut-être améliorée en apprenant à doser ses énergies, à ne pas se laisser envahir par la fatigue. Egalement, les émotions fortes et le stress peuvent provoquer la maladie ou encore réveiller des germes qui dormaient dans l'organisme. Mais on ne saurait passer sous silence l'apport d'une bonne supplémentation alimentaire.
Le bêta glucan améliore la résistance et augmente la production d'anticorps. Un système immunitaire en bonne santé détruit et élimine les corps étrangers de l'organisme. Le bêta glucan stimule et active notre système de défense et permet de combattre notre système de défense et permet de combattre les invasions virales, bactériennes, fongiques et parasitaires.
Récemment, ce champignon s'est révélé utile dans le réduction de l'obésité. Il contient le 1,3 bêta glucan, puissant anticancéreux. Il est également apprécié comme hypocholestérolémiant (notamment pour ce qui concerne le métabolisme des sucres). Il y a lieu de se reporter aux travaux du Dr Harry Preuss, Georgetown Univ, Washington DC. Sur le bêta d-glucan, les travaux japonais datent de 1990. Pour ce qui concerne le maïtaké et le cancer, travaux chinois : Dr M. Ghoneum, Drew Univ. of Med. and Science, Los Angelès.
Article extrait des revues Vie et Action n°243 et 245 avec leur accord.
Le top des huiles essentielles
Le top des huiles essentielles

Réalisé par :
Fanny Monneaux

Fatiguée ou insomniaque, stressée,
grippée, ballonnée... A chaque problème, sa solution.
Voici les huiles
essentielles les plus souvent utilisées.

Idéale contre les problèmes digestifs et intestinaux
et particulièrement conseillée dans
le traitement des infections
virales et bactériennes, l'HE de citron s’utilise de nombreuses
manières : en massage, en diffusion, en grog, ou encore en gargarisme.

En bain, en massage, en friction, en vaporisation,
en diffusion, l’huile essentielle de
géranium est préconisée contre les
problèmes liés au diabète, les rhumatismes ou
encore les troubles de la
circulation sanguine.

Célèbre pour son parfum enivrant, l’huile
essentielle de jasmin est surtout utilisée pour
soigner les maux de gorge, les extin ctions de voix, les toux ou encore les infections
de
poitrine. Elle est très agréable en bain ou en massage.

On ne compte plus ses vertus tant elles sont nombreuses. Idéale contre le stress, les insomnies, l’hypertension, les rhumatismes, la migraine… La liste est longue ! A utiliser en bain, en massage, en inhalation ou encore en sachet aromatique.

Déconseillée en bain ou en massage à cause de ses effets puissants, la menthe poivrée s’utilise en grog, en onction ou en friction. Ses propriétés sont variées puisqu’elles luttent aussi bien contre le stress, les maux de dents, les indigestions que les règles douloureuses.

Surtout employée en parfumerie pour son parfum exquis, l’huile essentielle d’orange amère agit efficacement contre les troubles du sommeil, les diarrhées chroniques ou encore les rhumatismes. Elle est notamment très agréable dans le bain ou en massage.

Ses modes d’utilisation sont peu nombreux car elle ne s’emploie qu’en massage et en diffusion mais l’huile essentielle de pamplemousse se révèle tout de même très efficace pour affiner la silhouette, perdre les petits kilos superflus et se détendre.

Le romarin est très apprécié des personnes atteintes d’hypertension artérielle, de rhumatismes mais aussi d’infections intestinales. A utiliser en bain, massage, onction, friction et diffusion.

Véritable remède contre la rétention d’eau et pour l’élimination des toxines, l’huile essentielle de sauge s’emploie de différentes manières : en bain, en friction, en massage et en diffusion. Elle apaise les tensions nerveuses, les règles douloureuses et les crises d’asthme.

Là encore, la liste des vertus de l’huile essentielle de tea tree est longue : elle agit contre les infections urinaires, les bronchites, les crises d’asthme, l’herpès, les mycoses des pieds… Ses modes d’utilisation ne sont pas très nombreux mais très efficaces et surtout très apaisants, puisqu’il s’agit du massage, du bain et de la diffusion.

Surtout apprécié dans la cuisine, le thym contient également des propriétés thérapeutiques employées pour soigner l’asthme, les cystites et les infections urinaires. Ses modes d’utilisation sont le massage, l’onction et la friction.

L’huile essentielle d’ylang-ylang est surtout
utilisée pour se détendre. Elle agit efficacement contre
l’hypertension, les palpitations, le stress ou encore l’insomnie. Elle
s’emploie en bain, en massage, en diffusion, en onction ou encore en
friction.
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Pour
en savoir plus sur le site, c'est par ici :
http://www.spheeris.fr/rpi/femininbio/
Ce site est fait pour vous, n'hésitez pas à récupérer
les visuels et les
infos qui y sont présentées ;-) !
Bon surf sur FemininBio.com !
Bonne
journée et à bientôt,
Alice Barbry
lavandula officinalis
L'HE de lavande, lavandula officinalis

Réalisé par :
Fanny Monneaux

Très connue pour son parfum provençal, la
lavande est également
réputée pour ses vertus apaisantes. Parfaite
contre les insomnies.
L’huile essentielle de lavande en quelques mots…
Les romains l’utilisaient déjà pour leurs ablutions d’où son nom : "lavande" dériverait de "lavare" ("se laver" en latin). Plante vivace et broussailleuse, elle pousse en été sur le bassin méditerranéen, mais sa culture se développe dans le monde entier.
L’huile essentielle de lavande s’obtient par distillation. Son parfum puissant et fleuri, sa finesse et ses qualités apaisantes en font un ingrédient de choix dans les préparations de cosmétique bio.
Bienfaits et vertus
Cette huile permet de lutter contre l’anxiété, l’agitation et les maux de tête mais aussi de tonifier les personnes fatiguées ou abattues.
Cicatrisante, elle s’utilise contre tous les problèmes de peau. Antimicrobienne, elle lutte efficacement contre les infections. Antispasmodique et apaisante, elle agit sur les atteintes du système respiratoire et du système génito-urinaire en diminuant les douleurs menstruelles et les infections urinaires.
Parfaitement efficace ! Recommandée :
L’huile essentielle de lavande est souvent conseillée pour lutter contre les troubles tels que :
* le stress
* l’anxiété
* les insomnies
Mais cette HE est également très efficace pour apaiser les problèmes :
* d’hypertension
*de rhumatismes
* de crampes musculaires et contractures
* de migraines
Comment l’utiliser ?
* Sous forme d’inhalation : pour lutter contre le rhume, la toux, la sinusite et la grippe.
* En massage : sur une gorge irritée ou sur les tempes en cas de maux de tête.
* Dans le bain : pour soulager les douleurs musculaires.
* En sachets aromatiques : pour parfumer les armoires.
Précaution d’usage :
A éviter pendant la grossesse. Ne pas administrer aux enfants de moins de 3 ans. Ne pas avaler. Peut provoquer des allergies sur les individus souffrant d’asthme, de rhume des foins ou d’autres réactions cutanées.
Cette posologie générale est donnée à titre indicatif.
Pour plus de précisions, demandez conseil à votre pharmacien.
Selon une petite étude, la mari soulagerait efficacement la douleur
Selon une petite étude, la mari soulagerait efficacement la douleur
10 juillet 2003 - La marijuana offrirait un soulagement efficace de la douleur, sans nécessairement plonger son utilisateur dans une stupeur l'empêchant de fonctionner.
À l'université St. Francis Xavier, en Nouvelle-Écosse, des rats ont reçu des injections de WIN-55,212, une substance fabriquée par une entreprise britannique qui imite les effets de la marijuana et qui serait plus stable que le THC, l'ingrédient actif de la marijuana. Ensuite, les chercheurs ont placé de la nourriture dans la cage pour voir si les rats, malgré qu'ils aient été préalablement blessés aux pattes, allaient explorer leur environnement, ou si le médicament allait plutôt les figer sur place.
Ils ont découvert que les rats continuaient à fonctionner normalement, apparemment sans effets secondaires et sans ressentir de douleur. En comparaison, la morphine et d'autres opiacés peuvent entraîner un ralentissement du rythme cardiaque et une détérioration des habiletés motrices.
Les partisans de l'utilisation de la marijuana à des fins thérapeutiques ont accueilli les résultats de cette petite étude in vivo avec joie. Ils disent espérer qu'elle mettra fin à l'immobilisme qui, selon eux, afflige le gouvernement fédéral depuis qu'il a confié à l'entreprise Prairie Plant Systems (PPS) le mandat de fournir de la marijuana aux patients canadiens qualifiés.
Le problème, disent les partisans, c'est que quatre ans et dix millions de dollars plus tard, PPS n'a pas encore distribué le moindre gramme de marijuana. Ottawa prétend que cela est dû à la qualité inégale de la production de PPS, mais ses critiques soulignent que le ministère fédéral de la Santé, en plus de refuser de financer toute nouvelle étude sur l'utilisation thérapeutique de la marijuana, a récemment mis fin à un projet pilote auprès de patients sidéens à Toronto.
Si les découvertes scientifiques ne font pas bouger Ottawa, les décisions des tribunaux pourraient bien s'en charger. Récemment, un juge de la Cour suprême de l'Ontario a statué qu'il était inconstitutionnel d'obliger un patient à se tourner vers le marché noir pour obtenir de la marijuana.
Conséquemment, plus tôt cette semaine, le ministère fédéral de la Santé a rendu publique sa politique provisoire sur l'approvisionnement en marijuana à des fins médicales. Cette politique permettra notamment aux patients qualifiés d'obtenir des semences de marijuana auprès de PPS.
Jean-Benoit Legault
D'après CNW, CP et Globe and Mail; 5, 8 et 9 juillet 2003.
Canada : un nouveau statut pour la marijuana à des fins médicales
Canada : un nouveau statut pour la marijuana à des fins médicales
18 mai 2001 - Pour faire suite au jugement de la Cour d'appel de l'Ontario rendu l'année dernière (qui déclarait inconstitutionnelle l'interdiction relative à la marijuana de l'actuelle loi), le Ministère de la santé du Canada vient de proposer une nouvelle réglementation pour encadrer la possession et la culture de la marijuana à des fins médicales. Il s'agit surtout de clarifier la situation pour les patients qui ont besoin de marijuana, et de préciser les conditions dans lesquelles cette plante peut être cultivée.
En ce qui concerne l'autorisation de posséder de la marijuana, le projet définit quelles personnes auront droit à une telle autorisation (uniquement sur demande de leur médecin). Ce sont celles ayant:
- des symptômes associés à une maladie terminale lorsqu'on prévoit le décès dans les 12 mois (dans ces cas, les exigences sont les moins sévères) ;
- des symptômes particuliers (violente nausée, cachexie, anorexie, perte de poids, spasmes musculaires, convulsions, douleur sévère) associés à certains troubles médicaux graves (cancer, SIDA, infection au VIH, sclérose en plaques, lésion ou maladie de la moelle épinière, forme sévère d'arthrite) ;
- des symptômes associés à des troubles médicaux autres que ceux des deux premières catégories (les demandes d'autorisation de cette catégorie doivent satisfaire aux critères les plus sévères).
Ces personnes pourront posséder la quantité de marijuana recommandée par leur médecin (les normes actuelles sont plus contraignantes). Et leur autorisation sera bonne pour une période d'un an, au bout de laquelle elles pourront la renouveler (les autorisations actuelles sont limitées à des périodes de six mois).
Quant aux licences de culture de marijuana, elles pourront être attribuées au patient lui-même, ou à une personne qu'il aura désignée. Dans ce deuxième cas, le ministère se réserve le droit de vérifier les antécédents judiciaires de la personne et de procéder à des inspections sur place. Un « producteur » pourra desservir un maximum de trois patients, et sa production sera contrôlée (nombre maximal de plants) en fonction de la posologie de son ou ses clients.
Selon le document officiel du projet, « les études scientifiques sur l'innocuité et l'efficacité de la marijuana à des fins thérapeutiques sont rarement concluantes », et le Gouvernement soutient actuellement la recherche sur de telles applications. Plusieurs pays ou États ont déjà permis l’accès à la marijuana à des fins médicales, dont huit États américains, et plusieurs autres songent à le faire.
Après la publication dans la Gazette du Canada, après consultations auprès des milieux concernés et après les modifications qui lui seront apportées, cette réglementation devrait entrer en vigueur au plus tard le 31 juillet 2001.
D'après Santé Canada
Ajouts à la réglementation sur l'utilisation de la marijuana à des fins médicales
Ajouts à la réglementation sur l'utilisation de la marijuana à des fins médicales
5 juillet 2001 - De nouveaux règlements concernant la consommation de la marijuana à des fins thérapeutiques au Canada ont été présentés hier, à Ottawa. Une carte avec photo sera vraisemblablement nécessaire afin de prouver que son détenteur a le droit de posséder de la marijuana. Les personnes malades, qui répondent aux critères du ministère de la Santé, devront en faire la demande auprès de Santé Canada.
Les médecins ne seront pas tenus de faire respecter cette procédure. La responsabilité de s'assurer que la procédure d'obtention a été suivie incombera aux requérants. L'ensemble de la nouvelle réglementation entrera en vigueur le 30 juillet et permettra l'utilisation de la marijuana aux patients en phase terminale d'une maladie ainsi qu'à ceux désirant soulager les douleurs symptomatiques de certains troubles médicaux graves.
Le ministre canadien de la Santé, Allan Rock, a également annoncé qu'un permis pour cultiver la marijuana, dans une optique médicale, a été accordé à une entreprise de Saskatoon. On peut lire dans le site de Santé Canada qu'un « contrat [a été] décerné en décembre 2000 à la compagnie Prairie Plant Systems Inc. de Saskatoon afin de garantir à Santé Canada une source fiable de marijuana de qualité, standardisée et à prix abordable à des fins médicales et de recherche ». Le 6 avril ils espéraient une première livraison dans les douze mois.
Ces projets sur la marijuana découlent d'un plan quinquennal de Santé Canada, diffusé en juin 1999. Le document présentait un plan de recherche visant à évaluer les risques et les effets bénéfiques de l'utilisation de la marijuana à des fins médicales. M. Rock a d'ailleurs mentionné hier que le gouvernement canadien investirait 840 000 dollars dans la recherche sur ses effets chez les sidéens.
Julien Lamontagne
D'après Radio-Canada et Santé Canada
Marijuana
Marijuana
|
Noms communs : Marihuana, mari, cannabis, chanvre indien, herbe, pot, haschich, kif.
Nom botanique : Cannabis sativa (variétés riches en THC), famille des urticacées
Noms anglais : Marijuana, pot, hash, grass.
Parties utilisées : Les
feuilles et les fleurs. Le tétrahydrocannabinol (THC), principale
substance active de la plante, est présent dans les feuilles, mais il
est surtout concentré dans la résine que produit la fleur femelle non
fécondée. D'où la technique dite sinsemilla (sans semence) qui
consiste à ne cultiver que les plants femelles de manière à ce que
leurs fleurs ne soient jamais fécondées, ce qui accroît leur teneur en
résine et, par conséquent, en THC.
Habitat et origine : Plante herbacée annuelle dioïque
probablement originaire d'Asie centrale, mais naturalisée aussi bien en
Amérique centrale et en Afrique qu'en Chine, en Inde et au
Moyen-Orient. Sous les climats plus froids, la plante est souvent
cultivée en serre, généralement de façon hydroponique.
Mis à part le dronabinol (Marinol®) et le nabilone (Cesamet®), deux types de THC synthétique offerts sous ordonnance au Canada et aux États-Unis, la marijuana est toujours considérée comme une substance illégale qu'il est interdit de produire, de vendre ou de posséder. Une nouvelle réglementation canadienne permet cependant aux personnes malades d'obtenir le droit de s'en procurer. Voir le site Web du Bureau sur l'accès médical au cannabis de Santé Canada pour prendre connaissance des détails de fonctionnement de ce programme d'accès. Pour plus de renseignements sur les graines de chanvre issues de variétés pauvres en THC qui sont autorisées dans les produits alimentaires, consulter notre fiche. Sativex®, un extrait pharmaceutique de cannabis à teneur normalisée en THC, est également offert sous ordonnance, sous forme de vaporisateur sublingual. |
Indications
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Anorexie associée au SIDA; nausée et vomissement associés à la chimiothérapie. |
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Glaucome; sclérose en plaques. |
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Soulagement de la douleur chronique et des symptômes de certains troubles du mouvement tels que la dystonie, la maladie de Huntingdon, la maladie de Parkinson et le syndrome de la Tourette. |
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Soulager la douleur, stimuler l'appétit, améliorer l'humeur. |
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Traitement des troubles de la santé mentale. |
Posologie
Les dosages qui suivent sont donnés en THC. Seul un médecin peut vous prescrire du dronabinol (THC de synthèse) à des fins thérapeutiques. Bien que la marijuana fumée puisse procurer des effets thérapeutiques similaires, il va de soi que ce mode d’administration comporte des inconvénients certains pour la santé, sans compter la difficulté de contrôler la teneur en THC. Par ailleurs, le THC, même de qualité pharmaceutique, peut causer des effets indésirables (voir ci-après). Consulter un médecin avant d’entreprendre un traitement à base de THC ou de marijuana.
Anorexie associée au SIDA
- 5 mg de THC, 3 à 4 fois par jour.
Nausée et vomissement associés à la chimiothérapie
- 5 mg à 15 mg/m2/dose, 4 à 6 fois par jour. Laisser passer 2 à 4 heures entre les doses.
Glaucome
- 15 mg de THC aux 3 ou 4 heures.
Sclérose en plaques
- 7,5 mg à 15 mg de THC aux 6 heures.
Troubles du mouvement
- Le dosage peut varier suivant la maladie. Consulter un médecin.
Douleur
- 10 mg à 20 mg de THC.
Historique
En Chine, on connaît les propriétés euphorisantes et thérapeutiques de la marijuana depuis 3 000 ans, et même depuis 6 000 ans, selon certaines sources. Ces usages se retrouvent plus tard en Inde, au Moyen-Orient, en Afrique, au Mexique et en Amérique du Sud. Au XIXe siècle, un médecin britannique publie dans des revues prestigieuses une série d'articles vantant ses vertus comme antidouleur et antispasmodique, ainsi que son efficacité dans les crises d'épilepsie. Simultanément, l'Occident découvre les aspects récréatifs de la plante. En Europe comme en Amérique, des artistes y trouvent l'inspiration et des intellectuels prisent ses effets. La marijuana se répand et devient de plus en plus populaire... trop aux yeux des autorités qui, à partir de 1920, séviront. Le cannabis se retrouve alors sur la liste des drogues interdites aux États-Unis, au Canada, puis dans la « Convention unique sur les stupéfiants de 1961 ». Encore aujourd'hui, c'est un crime d'en produire, d'en faire le commerce et d'en posséder.
Certains auteurs estiment que les lobbies du papier (industrie forestière) et du coton ont contribué à cette mise au ban, la fibre de chanvre, qu'on cultivait alors sur de grandes surfaces, constituant, semble-t-il, une concurrente de taille à celles du bois et du coton pour la fabrication du papier et des tissus. De nos jours, la loi limite à moins de 1 % la teneur en THC du chanvre qui est cultivé à ces fins. La fibre a également servi à la fabrication de cordages, et les graines servent toujours de nourriture pour les oiseaux en captivité. Les graines de chanvre et leur huile ont aussi trouvé une niche dans le marché de l'alimentation humaine au cours des dernières années, car elles constituent, notamment, une bonne source d'acides gras oméga-3.
L'usage récréatif de la plante s'étant largement répandu malgré les interdits légaux et administratifs, la question de sa légalisation se pose depuis quelques années. En raison de certains de ses usages thérapeutiques (voir la section Recherches), des groupes de pression demandent sa légalisation ou, tout au moins, des modifications légales et réglementaires qui permettraient aux malades de profiter de ses bienfaits en toute sérénité. Ainsi, au Canada, le 30 juillet 2001, le gouvernement canadien amendait les « Règlements sur le contrôle des narcotiques », ce qui a permis l'entrée en vigueur des « Règlements sur l'accès à la marijuana à des fins médicales ». Ces règlements ont établi « un cadre exceptionnel pour permettre son utilisation par les gens souffrant de maladies graves et là où son usage peut avoir des effets bénéfiques qui dépassent le risque ». Tout ceci provoque des débats qui relèvent souvent davantage de la morale que de la santé publique. Médecins et chercheurs sont divisés quant aux usages thérapeutiques de la marijuana ou de ses dérivés1,2.
En septembre 2003, les Pays-Bas devenaient le premier pays au monde à autoriser la vente en pharmacie (sous ordonnance) de la marijuana. Ce « cannabis médical » est destiné à certains patients pour lesquels aucun médicament n'a été efficace et qui suivent des traitements de chimiothérapie, de trithérapie, qui souffrent de sclérose en plaques ou de désordres nerveux chroniques, ou qui sont en soins palliatifs. Cinq grammes de cannabis médical sont vendus entre 60 $ et 83 $, tandis que dans un coffee-shop, où la distribution de marijuana est tolérée, la même quantité coûte entre 38 $ et 45 $. Selon les autorités néerlandaises, le prix plus élevé du cannabis médical est attribuable aux contrôles assurant sa teneur constante en THC et l'absence de germes ou de bactéries, ainsi qu'aux conseils fournis par les pharmaciens.
À propos du THC
Le tétrahydrocannabinol
Les principes psychoactifs de la marijuana sont les cannabinoïdes, et on estime généralement que le plus actif d'entre eux est le tétrahydrocannabinol (THC). Le dosage est donc généralement mesuré en THC. Sa teneur peut varier considérablement suivant la variété cultivée, la partie de la plante employée, les modes de culture et les procédés de transformation. La teneur en THC des sommités florales de plants femelles non fécondés (sinsemilla) peut osciller entre 10 % et 20 %, tandis que les feuilles de plants ordinaires, c'est-à-dire mâles ou femelles fécondés, en renferment de 1 % à 5 %. Le haschich, qui est en fait la résine pure tirée des sommités florales, peut renfermer jusqu'à 30 % de THC.
Le « joint »
Plus généralement, c'est sous forme de cigarette - ou joint - qu'on prend la marijuana. Sous cette forme, la marijuana procure un effet rapide, presque immédiat, qui peut durer de deux à quatre heures, tandis que cet effet peut prendre de 30 à 60 minutes avant de se manifester lorsqu'elle est absorbée par voie orale, et dure plus longtemps.
Un joint renferme environ 750 mg de cannabis (selon les données de l'Organisation mondiale de la Santé). Suivant la teneur en THC de la marijuana utilisée, un joint fournira donc de 7,5 mg à 225 mg de THC. Les analyses faites à la suite de saisies de marijuana effectuées par les policiers et les douaniers révèlent que la teneur moyenne en THC du cannabis qui circule en ce moment au Canada serait de 10 %. Plus rarement, on consomme le cannabis sous la forme de biscuits comprenant chacun de 25 mg à 50 mg de poudre de cannabis séché, soit l'équivalent de 2,5 mg à 10 mg de THC.
% de THC de |
Teneur en |
1 % |
7,5 mg |
2,5 % |
18,7 mg |
3,5 % |
26,5 mg |
5 % |
37,5 mg |
10 % |
75 mg |
15 % |
112,5 mg |
20 % |
150 mg |
30 % |
225 mg |
Source : Santé Canada. Marihuana : Information destinée aux professionnels de la santé. Canada, 2003.
Le THC pharmaceutique
Le dronabinol (Marinol®) et le nabilone (Cesamet®), se présentent généralement sous la forme de capsules molles renfermant chacune de 2,5 mg à 10 mg de THC dans un peu d'huile de sésame. La vente sous ordonnance de ces préparations pharmaceutiques est approuvée aux États-Unis et au Canada pour le traitement de la nausée et du vomissement provoqués par la chimiothérapie (dronabinol et nabilone) ainsi que pour stimuler l'appétit chez les sidéens souffrant d'anorexie (dronabinol). Une compagnie pharmaceutique britannique a mis au point un vaporisateur sublingual de THC (Sativex®, un extrait de cannabis) qui est également autorisé au Canada (sous ordonnance) pour soulager les symptômes de la sclérose en plaques.
Recherches
Considérée comme un agent psychoactif, la marijuana semble agir sur le système nerveux central. À la lumière des vertus thérapeutiques que lui attribue la tradition et de l'expérience d'un nombre croissant d'utilisateurs, on a cherché à vérifier son efficacité et à comprendre ses mécanismes d'action. Il se dégage de ces recherches que la plante pourrait être utile pour soulager divers problèmes de santé, mais qu'elle ne convient pas nécessairement à tout le monde et que, à l'instar de tout médicament puissant, les effets indésirables qu'elle provoque chez certains peuvent contrebalancer ses effets curatifs2-6.
La majorité des essais cliniques visant à vérifier l'efficacité thérapeutique du cannabis ont été menés avec des extraits normalisés en tétrahydrocannabinol (THC) qui étaient administrés par voie orale. Il existe de nombreux rapports anecdotiques sur la valeur de la marijuana fumée et les données pharmacologiques dont on dispose portent à croire que ce mode d'administration produit les mêmes effets que le THC pris par voie orale, mais les études dont elle a fait l'objet ne sont généralement pas contrôlées et toutes ne sont pas concluantes. Enfin, sous forme de cigarette, la plante présente des inconvénients évidents pour le système respiratoire.
Anorexie associée au SIDA. Au
Canada et aux États-Unis, le THC synthétique (dronabinol) administré
par voie orale est une thérapeutique approuvée pour cette indication.
Plusieurs essais à double insu avec placebo ont donné des résultats
concluants quant à l’efficacité du THC pour stimuler l'appétit et
contrer la perte de poids7,8.
Nausée et vomissement associés à la chimiothérapie.
Au Canada et aux États-Unis, le THC synthétique (dronabinol - Marinol®)
administré par voie orale est approuvé pour cette indication. L'analyse
des résultats de plus d’une trentaine d’essais cliniques menés auprès
de 1 400 sujets sous chimiothérapie permettent de conclure que le THC
est plus efficace qu’un placebo pour contrer la nausée et les
vomissements8,9. Son efficacité serait même supérieure à
celle de la majorité des antiémétiques classiques (sauf dans le cas de
l'ondansétron, un nouveau type de médicament10). Il faut
toutefois souligner que le THC cause davantage d’effets indésirables
que les médicaments classiques : près de 10 % des sujets abandonnaient
le traitement en raison des effets indésirables (dépression,
hallucinations, paranoîa, hypotension). Les résultats d'autres essais
(sans placebo) indiquent que la marijuana fumée aurait des effets
similaires à ceux du dronabinol (THC synthétique) pour contrer la
nausée et les vomissements10,11.
Glaucome. Santé
Canada rapporte que les résultats d'un essai mené auprès de plus de
300 sujets en bonne santé ont permis de conclure que le THC avait pour
effet de faire baisser la pression intra-oculaire d'en moyenne 25 % sur
une durée de trois à quatre heures12. Cependant, très peu
d'études ont porté sur des personnes atteintes de glaucome, et elles
comptaient peu de sujets. De plus, les dosages nécessaires pour obtenir
un effet thérapeutique durable sont élevés et risquent d'entraîner des
effets indésirables. Toutefois, des chercheurs finlandais signalaient
récemment que les médicaments classiques prescrits pour cette maladie
n'étaient pas toujours efficaces et que, lorsqu'ils l'étaient, leurs
effets bénéfiques diminuaient avec l'usage, tout en causant des effets
indésirables parfois intolérables13.
Sclérose en plaques. Les
résultats d'essais cliniques préliminaires menés principalement en
Angleterre et aux Pays-Bas indiquent que le THC peut apporter un
soulagement notable de certains des symptômes (tremblements, baisse de
la mobilité) de la sclérose en plaques et de troubles similaires tels
qu'un traumatisme médullaire ou certains autres troubles de la moelle
épinière14-17. Un vaporisateur sublingual de THC (Sativex®) est autorisé au Canada, sous ordonnance, pour soulager les symptômes de la sclérose en plaques.
Troubles du mouvement. Bien
que des essais cliniques fiables soient encore nécessaires afin de
démontrer l'utilité des cannabinoïdes pour le traitement de troubles du
mouvement tels que la dystonie, le syndrome de Gilles de la Tourette,
la chorée de Huntington et la maladie de Parkinson, des chercheurs
estiment que la recherche est prometteuse dans ce domaine18. Des essais cliniques récents tendent à confirmer cette hypothèse, du moins dans le cas du syndrome de Gilles de la Tourette8,19-22.
Les auteurs d’une étude publiée en 2004 rapportent en revanche qu’un
extrait de cannabis comprenant 2,5 mg de THC ne diminue pas les
troubles du mouvement chez les parkinsoniens8.
Douleur.
Les résultats d'un essai clinique à double insu, publié en 1975 et mené
auprès de 11 sujets cancéreux, ont permis d'établir que des doses de
15 mg et de 20 mg de THC apportaient un soulagement significatif de la
douleur. À de tels dosages, les sujets étaient cependant parfois
victimes d'effets indésirables (sédation et désorientation)22.
Au cours d'un autre essai publié en 1975 et mené par les mêmes
chercheurs, on a comparé les effets du THC à ceux de la codéine et d'un
placebo auprès de 35 patients cancéreux. Les résultats ont révélé que
des doses de 10 mg et de 20 mg de THC étaient respectivement aussi
efficaces que des doses de 60 mg et de 120 mg de codéine. À 10 mg, le
produit était bien toléré par les sujets tandis qu'à 20 mg, il a causé
de la somnolence, des étourdissements, de l'ataxie, une baisse de l'acuité visuelle et même une anxiété extrême chez cinq sujets23.
La découverte, en 1988, de récepteurs cannabidoïdes dans le cerveau
humain a suscité beaucoup d'intérêt pour les effets analgésiques du
cannabis et de ses dérivés. Ces substances pourraient en effet jouer un
rôle dans le traitement de la douleur, notamment de la douleur aiguë
réfractaire aux traitements habituels24. Bien qu'un certain
nombre de personnes souffrant de douleurs chroniques (non reliées au
cancer) fument de la marijuana pour soulager leurs maux, les études
cliniques contrôlées manquent encore à l'appel à ce chapitre25-27.
Santé mentale. Bien
que la marijuana procure une sensation d'euphorie, cause de sa grande
popularité comme drogue récréative, il semble que son emploi dans le
traitement des troubles psychiques pose quelques problèmes majeurs. En
plus des problèmes de toxicomanie dont souffrent souvent les
utilisateurs, on a remarqué que l'usage de la marijuana à l'adolescence
faisait augmenter la prévalence des psychoses à l'âge adulte28. Par ailleurs, les chercheurs ont pu observer que cet usage entraînait une baisse temporaire des facultés cognitives29. La consommation régulière de marijuana ferait augmenter significativement l’incidence de la psychose30.
Par conséquent, on hésite encore à considérer les possibilités
psychothérapeutiques du THC malgré les espoirs suscités par des
résultats d’essais préliminaires, notamment chez des sujets souffrant
de trouble bipolaire31.
Précautions
Attention
- Bien que la marijuana ne cause pas de dépendance physique, l'expérience démontre que les personnes sujettes à la toxicomanie en abusent facilement. La dépendance est rare, mais présente chez les gros utilisateurs32.
Contre-indications
- Grossesse, allaitement. Il existe un lien statistiquement significatif entre la consommation de cannabis par la mère et l'incidence, chez les enfants, de la leucémie33 et de troubles de l'attention, de l'apprentissage et de la mémoire34,35.
- Maladies cardiovasculaires. La marijuana a pour effet de faire augmenter le rythme cardiaque, de modifier la tension artérielle, et de diminuer la résistance vasculaire périphérique et la résistance à l'effort physique. Ces effets peuvent être anodins chez les jeunes, mais ils peuvent avoir de lourdes conséquences chez les personnes de plus de 50 ans ou chez celles qui souffrent de problèmes cardiovasculaires36-40.
- Immunosuppression. Les cannabinoïdes peuvent avoir des effets immunosuppresseurs40.
- Troubles respiratoires. La fumée de la marijuana a des effets similaires à celle du tabac sur les voies respiratoires (risque accru d’emphysème kystique)41-43.
- Schizophrénie. La marijuana peut provoquer un épisode psychoïde ou exacerber une psychose existante28,44.
Effets indésirables
Bien que les experts s'entendent de plus en plus pour dire que le risque que présente la marijuana pour la santé est faible comparativement, par exemple, à celui du tabac et de l'alcool, il reste que les principaux obstacles à son utilisation comme agent thérapeutique proviennent des effets indésirables qu'elle peut provoquer24. |
- Bien que la marijuana procure généralement une sensation d'euphorie, il peut arriver que, chez certaines personnes ou dans des circonstances particulières, cet agréable sentiment laisse la place à la confusion mentale, à la désorientation, à l'anxiété, voire à une extrême détresse psychologique. La consommation de marijuana peut déclencher des troubles paniques, des hallucinations, de la dépression et des troubles émotionnels.
- Le cannabis altère les perceptions, ce qui peut donner lieu à des phénomènes de type hallucinatoire et compromettre en partie les fonctions cognitives en particulier chez les consommateurs de longue date (24 ans)45,46.
- Sa consommation peut compromettre les performances psychomotrices : elle altère la capacité de conduire un véhicule automobile sur une période aussi longue que 8 heures47,48.
- Le THC peut faire diminuer le compte spermatique.
- La plante modifie également la tension artérielle, provoquant le plus souvent une hypotension plus ou moins prononcée. On a également relevé des cas de tachycardie, de syncope, d’hypertension, de palpitations et d’ischémie myocardique.
- La marijuana peut causer des nausées, des vomissements, et une rougeur des yeux.
- Elle peut provoquer des laryngites, diminuer le compte spermatique, abaisser les performances sexuelles et provoquer des menstruations anormales.
- À hautes doses, soit 20 mg de THC ou plus, elle peut causer la somnolence et un assèchement de la bouche.
- Il va sans dire que sa fumée, tout comme celle du tabac, est néfaste pour les voies respiratoires. En fait, la consommation régulière de trois à quatre cigarettes de marijuana par jour produit autant de symptômes qu’une consommation de 22 cigarettes de tabac par jour49.
Interactions
Avec des plantes ou des suppléments
- Théoriquement, ses effets pourraient s'ajouter à ceux d'autres plantes ou suppléments qui agissent sur le système nerveux central (sédatifs et dépresseurs du système nerveux central ou, au contraire, excitants de ce système).
- Le THC peut augmenter les effets de l’alcool et de la caféine.
Avec des médicaments
- Peut augmenter l'effet des barbituriques, des sédatifs, des hypnotiques, des amphétamines, des anticholinergiques et des antihistaminiques.
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Réviseur : |
Recherche et rédaction : Pierre Lefrançois et Françoise Ruby, avec la collaboration de Jean-Yves Dionne, pharmacien. | |






