21 février 2012

Maladie d’Alzheimer


Maladie d’Alzheimer



Nouveaux espoirs



De traitement


 

Des chercheurs américains ont obtenu des résultats encourageants dans le traitement contre la maladie d’Alzheimer en testant un médicament anti-cancer sur des souris. Mais le chemin pour appliquer cette découverte à l’homme risque d’être long.

Plus d’un siècle après sa première description en 1906, la maladie d’Alzheimer continue à rendre les chercheurs perplexes. Il se passe en effet couramment de dix à quinze ans entre le début du processus dégénératif qui touche le cerveau et l’apparition des premiers symptômes de la maladie ce qui rend difficile la recherche de marqueurs précoces.

Car, à terme, l’objectif est de proposer des médicaments efficaces quand la maladie est encore silencieuse pour prévenir les complications futures. Les travaux se concentrent sur deux protéines dont on pense qu’elles sont, chacune à leur manière, responsables de la dégénérescence neurologique.

La première, dite bêta-amyloïde, est produite naturellement chez l’homme. Chez les malades souffrant d’Alzheimer, des plaques de cette protéine s’installent entre les cellules autour desquelles elles s’accumulent de façon anormale dans certaines parties du cerveau.

Les chercheurs américains ont découvert que le bexarotène, un médicament efficace contre une forme rare de cancer  de la peau, provoquait, sur une souris génétiquement modifiée, une diminution des 2/3 des plaques de bêta-amyloïdes. Et ce avec une vitesse surprenante car cette chute s’observe sur soixante-douze heures.

Un mécanisme voisin de celui de l’infection

Une autre équipe de chercheurs travaillant sur d’autres souches de souris transgéniques a commencé à comprendre comment les lésions se propagent. Il semblerait que le mécanisme soit voisin de celui d’une infection et que la propagation entre les cellules se fasse de proche en proche. Sous l’effet cette fois  encore d’une protéine anormale dite « Tau » qui passe d’un neurone à l’autre.  Dans ce dernier cas, l’accumulation de protéines Tau se fait à l’intérieur même des neurones. Ce qui rend le processus plus difficile à étudier.

Les deux éléments pourraient être liés. Dans un premier temps, il y aurait accumulation progressive de protéines bêta-amyloïdes. Au-delà d’un certain seuil, d’autres réactions s’enclencheraient comme l’agrégation des protéines Tau.

Si la route paraît encore longue – et les effets secondaires des traitements restent encore à étudier – ces deux approches suscitent un grand espoir. Même si les chercheurs rappellent volontiers que plus de 200 travaux jugés prometteurs chez l’animal ces dernières années n’ont rien donné chez l’homme.



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http://www.dossierfamilial.com/

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16 février 2012

Alzheimer

 

Des cellules de patients


Trisomiques 21


Pour étudier l’Alzheimer

 
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À partir de cellules souches pluripotentes induites et de cellules souches embryonnaires provenant de patients trisomiques, des chercheurs britanniques ont obtenu des neurones présentant toutes les caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. Ce qui en fait un modèle pour l’étude de la maladie et l’évaluation de médicaments.

On le sait, les patients atteints de trisomie 21 ont un très grand risque de développer précocement une maladie d’Alzheimer (avec des plaques cérébrales parfois dès l’âge de 10 ans) ; ce phénomène est attribué au fait que le gène de l’APP est situé sur le chromosome 21 ; les patients trisomiques en ont donc trois exemplaires. Sans compter que d’autres gènes situés sur ce même chromosome peuvent aussi jouer un rôle, notamment le gène codant la kinase qui phosphoryle la protéine tau.

Dans ce contexte, l’équipe de Frederick Livesey (Université de Cambridge, Royaume-Uni) a utilisé des cellules souches pluripotentes induites (obtenues à partir de cellules cutanées) et des cellules souches embryonnaires, toutes provenant de sujets atteints de trisomie 21. Ils ont amené ces cellules à se différencier en neurones corticaux. Il apparaît que les neurones ainsi obtenus développent in vitro les caractéristiques de la maladie d’Alzheimer en quelques mois seulement. Ils produisent alors, à partir de l’APP, le peptide pathogène amyloïde Abeta 42, qui forme des agrégats intra- et extracellulaires. De plus, la protéine tau hyperphosphorylée est retrouvée dans le corps cellulaire des neurones et dans leurs dendrites, ce que l’on retrouve dans les stades tardifs de la maladie.

Pour les chercheurs, ce modèle permettra, d’une part, d’étudier la progression de la maladie en temps réel ; d’autre part, de tester les théories sur la pathogenèse et la progression de la maladie.

Le prochain objectif sera de tester des candidats médicaments.

 

 

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› Dr VÉRONIQUE NGUYEN

Shi et coll. « Science Translational Medicine », 15 février 2012.

Posté par JennyPOETESSE à 23:20 - - Commentaires [0]
11 février 2012

contre l'Alzheimer

 

Grande avancée


Contre l'Alzheimer


Un médicament anticancéreux rétablit le fonctionnement normal chez la souris


Il s'agit, estiment les chercheurs, d'une percée majeure dans la lutte contre la maladie d'Alzheimer. Un médicament contre le cancer restaurait rapidement les fonctions cérébrales normales chez des souris modifiées génétiquement pour développer la maladie, dans une étude américaine publiée dans la revue Science.

L'anticancéreux, le bexarotène (Targretin), est utilisé depuis une dizaine d'années pour le traitement d'un cancer de la peau (le lymphome cutané à cellules T) au stade avancé et réfractaires à au moins un traitement systémique.

L'anticancéreux a fait disparaître jusqu'à 75 % les plaques bêta-amyloïdes (accumulation de protéines amyloïdes) qui sont caractéristiques de la maladie et a inversé les symptômes de la maladie.

Trois jours après le début du traitement, la moitié des plaques était disparue et les souris montraient des améliorations de la mémoire, des capacités cognitives, du comportement social et du sens de l'odorat. Cette rapidité est tout à fait remarquable car le meilleur traitement jusqu'à présent, chez des souris, prenait plusieurs mois pour éliminer les plaques.

Le médicament agit sur un gène qui augmente les niveaux de la protéine apolipoprotéine E (ApoE) qui élimine les excès de protéines amyloïdes, croient les chercheurs. (Le gène de l’ApoE serait impliqué dans 20 à 25% des cas d'Alzheimer.)

Les chercheurs, Daniel Wesson, Paige Cramer et Gary Landreth de l'Université Case Western (Cleveland, Ohio), ont pour prochain objectif de mener un essai chez des humains. Ils espèrent obtenir les premiers résultats d'un essai clinique préliminaire au cours de cette année. Si tout va bien, ils souhaiteraient concevoir une version du médicament qui serait efficace à des doses plus faibles afin de minimiser les effets secondaires.

Des chercheurs interrogés par le Los Angeles Times indiquent que dans le domaine de l'Alzheimer, les succès chez les souris se généralisent peu à l'humain, notamment en raison des lacunes des modèles de la maladie utilisés (qui n'impliquent pas la protéine tau comme chez l'humain par exemple).

Même dans les meilleures circonstances, cela prendra au moins 6 ans avant de pouvoir utiliser le médicament pour traiter les personnes atteintes de la maladie.

Voyez également:

 

 

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Psychomédia avec sources: Los Angeles TimesWall Street Journal

 

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Une amie 

 

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02 février 2012

Alzheimer


Un nouveau plan


sera nécessaire


Au quatrième anniversaire du plan Alzheimer 2008-2012, France Alzheimer souligne des progrès réels mais aussi des retards dans la mise en œuvre de certaines mesures structurantes. L’association souhaite le lancement d’un nouveau plan.

À quelques mois de l’échéance du plan Alzheimer, Nicolas Sarkozy s’est félicité de son succès, estimant qu’il était devenu un « modèle » pour d’autres pays. Sur la base des travaux de la Commission nationale présidée par Joël Ménard (voir l’article « Les questions autour du plan Alzheimer »), le chef de l’État avait lancé le 1er février 2008, le plan Alzheimer 2008-2012. L’objectif était de permettre, d’ici à la fin 2012, de mieux connaître la maladie pour mieux la combattre, d’améliorer la qualité de vie des malades et de leurs aidants, et de changer le regard de la société sur la maladie d’Alzheimer.

Lors d’un discours célébrant le 4e anniversaire du lancement du plan, doté d’un montant global de 1,6 milliard d’euros, le chef de l’État a souhaité que cet effort soit poursuivi par le prochain président, quel qu’il soit. « Tout ce qu’on a fait n’a de chance d’aboutir que si on l’inscrit dans la durée », a-t-il dit en ajoutant que « l’Alzheimer ne doit pas appartenir à un débat droite-gauche ».

Pour France Alzheimer, le premier bilan est contrasté. L’association salue tout d’abord des « avancées concrètes » dans l’accompagnement des personnes malades et de leur famille. Outre le déploiement progressif des Maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer (MAIA) sur l’ensemble du territoire, « la formation des aidants constitue une avancée incontestable et une réponse au plus proche des besoins des familles », estime-t-elle. Pour la première fois, un plan Alzheimer a bénéficié d’un « budget entièrement dédié », permettant d’aboutir à de réels progrès, tant dans le domaine de la recherche, au travers de la coopération scientifique que sur l’éthique avec la création de l’Espace national de réflexion d’éthique sur la maladie d’Alzheimer (EREMA).

Un retard à combler

L’association exprime néanmoins de vives inquiétudes concernant la mise en œuvre de certaines mesures clés. À commencer par le développement et la diversification des structures de répit pour les aidants. « Le plan n’ayant pas permis de combler le déficit de place d’accueil de jour et en hébergement temporaire, de nombreuses familles éprouvent aujourd’hui encore des difficultés en termes d’accessibilités géographique et financière ». Pour combler ce retard, France Alzheimer appelle à « lancer au plus vite les appels à projets sur tout le territoire ». L’association réclame également d’accélérer la création d’établissements spécialisés pour répondre aux besoins des personnes malades, avec un personnel formé aux spécificités de la pathologie et une architecture adaptée. « Au-delà de 2012, l’ensemble des mesures touchant directement la vie quotidienne des familles et des personnes malades doivent être poursuivies et pérennisées », déclare Marie-Odile Desana. « Après quatre années d’investissement humain et financier, la fin de ces mesures constituerait une immense déception pour toutes les familles », ajoute la présidente de France Alzheimer qui attend désormais le lancement d’un nouveau plan.

 

› DAVID BILHAUT

 

 

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26 janvier 2012

Alzheimer

 

Le parcours


de soins d'un


patient à Lyon


Il existe une vingtaine de Centres Mémoire de Ressources et de Recherche (CMRR) en France. Répartis sur l'ensemble du territoire, ils permettent d'offrir à toutes les personnes présentant des signes de maladie d'Alzheimer une prise en charge globale, à toutes les étapes de la maladie. Leur fonctionnement en réseau avec les médecins généralistes et les spécialistes libéraux répond parfaitement à l'idée d'un parcours de soins préconisée par la Haute Autorité de Santé dans ses dernières recommandations, émises en décembre 2011.

L'hôpital des Charpennes, à Lyon, est l'un des cinq établissements gériatriques du CMRR de Lyon, auxquels il faut ajouter deux services de neurologie. Nous avons rencontré son responsable, le Pr Pierre Krolak-Salmon, gériatre, ainsi que son adjoint, le Dr Bernard Croisile, neurologue.

Pour un diagnostic précoce

À l'hôpital des Charpennes, priorité est donnée au diagnostic précoce de la maladie d'Alzheimer et à la prévention des troubles du comportement et des complications. Le CMRR lyonnais est d'ailleurs spécialisé dans le diagnostic des différentes formes de démence chez des patients jeunes (36 à 65 ans). Pour cela, l'établissement a mis en place une sorte de parcours de soins, qui implique médecins hospitaliers et praticiens libéraux.

Parcours de soins AlzheimerDans un premier temps, une consultation mémoire permet d'évaluer la plainte d'un patient. Ce dernier doit être adressé par son médecin généraliste à qui il a fait part (ou un de ses proches) de pertes de mémoire qui l'inquiètent. Différentes des trous de mémoire qui nous concernent tous à un moment donné (Où sont mes clés ? Que racontait ce livre ? Que suis-je venu chercher ici ?), les pertes de mémoire qui doivent alerter sont celles qui ont un retentissement important sur la vie de tous les jours (oublier ses médicaments, se perdre dans son quartier, ne plus savoir gérer son budget…). D'ailleurs, elles émanent le plus souvent de l'entourage, le patient lui-même étant généralement dans le déni.

L'un des objectifs de la consultation mémoire est de poser un diagnostic le plus précocement possible. On sait en effet que les premiers signes de la maladie d'Alzheimer apparaissent une dizaine d'années avant et que seule une prise en charge précoce peut freiner l'évolution de la maladie. A la consultation mémoire que dirige le Dr Bernard Croisile à Lyon, "50 à 60 % des cas sont diagnostiqués au stade 1 dit des troubles cognitifs légers". Après un entretien avec un gériatre et un neurologue, le patient se soumet à un examen clinique et à des tests d'orientation et/ou des tests neuropsychologiques.

Un bilan complet

Cette première consultation peut suffire, mais un bilan complet personnalisé s'avère souvent nécessaire. Il est réalisé à l'hôpital de jour par une équipe pluridisciplinaire composée de gériatres, neurologues, parfois de psychiatres, de neuropsychologues et de psychologues cliniciens, qui procèdent à un examen neurologique, un examen de l'état de santé général (cardiovasculaire, nutrition, ECG, pression artérielle…), des tests de langage, une évaluation de la mémoire, des examens d'imagerie... Une IRM cérébrale est notamment pratiquée, même s'il s'agit d'un examen nécessaire mais pas suffisant. "Il ne permet pas le diagnostic ; il permet de dire s'il existe une atrophie et des lésions vasculaires, mais ne fera pas le lien avec Alzheimer", explique le Dr Croisile. Dans les cas atypiques, chez les patients jeunes ou lors d'une progression rapide, les médecins peuvent procéder au dosage des biomarqueurs de la maladie d'Alzheimer, prélevés par ponction lombaire, indique le neurologue. "Cet examen permet de dire avec une certaine probabilité qu'untel présente un profil Alzheimer".

Lorsque le patient est anxieux ou qu'il affiche une certaine résistance, l'hôpital des Charpennes propose une consultation d'annonce en présence d'un psychologue. "On s'adapte au terrain : parfois on diffère ou on renonce à l'annonce du diagnostic", indique le Pr Krolak-Salmon. Les aidants ne sont pas laissés de côté, loin de là, et bénéficient d'un relais s'ils souhaitent aborder des problèmes pratiques ou psychologiques liés à la maladie de leur conjoint.

Une prise en charge pluridisciplinaire

À l'issue de ce bilan, une prise en charge pluridisciplinaire est proposée au patient ; un traitement médicamenteux est généralement mis en place, "avec une efficacité d'autant meilleure qu'on propose d'autres outils", comme la musicothérapie ou le tai-chi, estime le Pr Krolak-Salmon. Revenant sur la décision d'abaisser le niveau du service médical rendu (SRM) des 4 médicaments disponibles dans le traitement de la maladie d'Alzheimer, le Dr Croisile fait part de son indignation : "C'est une grande injustice, c'est inacceptable alors que d'autres pays européens sont en train de miser sur les médicaments. Je crois fermement à l'utilité et à l'efficacité de ces médicaments. Il est indéniable qu'il existe une amélioration, certes transitoire et pas chez tous les patients, mais il est clair qu'il se passe quelque chose". Et d'ajouter : "L'arrivée des traitements en 1994 a été magique. Je ne pourrais pas supporter de revivre l'avant 1994". Bien que non curatifs, ces médicaments permettent de stabiliser l'évolution de la maladie, assure le neurologue. Au médecin traitant d'assurer le suivi général, et plus particulièrement le suivi nutritionnel et de la locomotion, pour maintenir l'autonomie du patient jusqu'à un stade avancé de la maladie.

Très utile, la consultation comportement mise en place à l'hôpital des Charpennes offre la possibilité de répondre en moins d'une semaine à la survenue d'un trouble du comportement débutant et d'orienter, éventuellement, le patient vers une hospitalisation pendant 3 à 4 semaines dans l'unité cognitivo-comportementale qui existe au sein de l'établissement. Là, des ateliers de musicothérapie, de luminothérapie ou voix d'or ont été mis en place pour prévenir les crises dès les premières manifestations de troubles du comportement. Lorsqu'une hospitalisation se révèle nécessaire, les patients sont soit dirigés vers l'hôpital de jour où des ateliers de remédiation cognitive, des ateliers sur le langage et les troubles visiospaciaux ont été développés, soit vers des unités d'hébergement de courte ou de longue durée, des services de soins de longue durée ou des Ehpad. "Depuis fin 2011, une équipe mobile des troubles du comportement (EMMA comprenant médecin, psychologue, infirmier et assistante sociale) intervient à domicile pour désamorcer les problèmes de comportement, avec un effet très bénéfique sur la prise de médicaments non spécifique comme les anxiolytiques ou les neuroleptiques", ajoute le Pr Krolak-Salmon. Seul le médecin traitant peut faire appel à cette unité. Très bien accueillie par ce dernier, "qui se sent réinvesti dans le parcours de soins", cette initiative bénéficie pour l'heure d'un financement pour 2 ans par l'Agence Régionale de la Santé Rhône-Alpes ; elle devrait être poursuivie si les résultats médico-économiques sont positifs.

Amélie Pelletier, janvier 2011.



Source :

Propos recueillis auprès du Dr Bernard Croisile, neurologue au CMRR de Lyon, et du Pr Pierre Krolak-Salmon, gériatre et responsable de l'hôpital des Charpennes à Lyon, à l'occasion d'un voyage de presse organisé par le laboratoire Novartis le 7 décembre 2011 sur le thème "Patient Alzheimer : du diagnostic à la prise en charge globale".

http://www.doctissimo.fr/

 

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17 janvier 2012

Alzheimer


 La luminothérapie


Redonne du rythme

 


Selon un travail américain, les séances de luminothérapie proposées aux patients souffrant de la maladie d’Alzheimer n’auraient rien du gadget. Leur efficacité au contraire, serait réelle. Elles permettraient en effet d’améliorer leur humeur générale, tout en rétablissant le rythme circadien.

Rappelons que la luminothérapie vise à compenser artificiellement le déficit d’ensoleillement. Le traitement consiste à s’exposer à la lumière de lampes de haute intensité, dont le spectre est proche de celui de la lumière du jour. Le Pr Luan Nowak Etcher, de la Wayne State University à Detroit, a voulu évaluer son intérêt pour ses patients. Avec son équipe, il a suivi 20 femmes de plus de 65 ans souffrant de la maladie d’Alzheimer. Une partie a bénéficié de séances de luminothérapie tandis que l’autre groupe a été exposé à une simple lumière rouge. Or chez les patientes du premier groupe, les auteurs ont observé une nette amélioration de nombreux paramètres, tant objectifs que subjectifs. Elles ont gagné en alacrité, en facilité et en clarté d’expression orale, et leur coordination motrice s’est améliorée. Les auteurs enfin, ont également noté une amélioration générale de leur humeur.

Une lumière bonne pour le sommeil

D’autres recherches ont démontré que la luminothérapie peut être bénéfique pour atténuer les troubles du sommeil. Ces derniers sont fréquents chez les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer. Ils sont dus à la dérégulation des cycles. « Cette étude s’inscrit dans un courant de littérature scientifique et médicale récente, qui tend à démontrer que la luminothérapie peut améliorer significativement les troubles du comportement chez les patients souffrant de maladie d’Alzheimer ou de maladie apparentée », commente pour l’Agence de Presse Destination Santé, le Pr Pierre Krolak-Salmon.

Ce dernier, responsable du Centre de Mémoire, de Ressources et de Recherche à Lyon, se réjouit que de telles études soient menées. « Les résultats (obtenus grâce à la luminothérapie) sont extrêmement encourageants. En rétablissant le rythme veille/sommeil, nous augmentons les chances d’apaisement des patients, de diminution du niveau d’anxiété avec un meilleur repos. Cela retentit sur l’ensemble des troubles du comportement, comme l’agitation, l’agressivité voire les syndromes délirants et autres hallucinations ». Au même titre que l’auteur de ce travail, il insiste sur la nécessité « de mener des travaux de grande ampleur pour confirmer ce type d’étude (actuellement) limitée en effectifs ».

Aller plus loin 

Consultez le site de l’Association France Alzheimer.

 
 
 
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Source : Journal of Nursing Research, 11 janvier 2012 –
Interview du Pr Pierre Krolak-Salmon, 12 janvier 2012 -
Destination Santé SAS
 

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16 décembre 2011

Alzheimer

 

Nouvelle recommandation


De la Haute Autorité de Santé


La Haute Autorité de Santé (HAS) publie au 16 décembre une nouvelle version de sa recommandation, comportant le diagnostic et la prise en charge de la maladie d'Alzheimer, révisée par un nouveau groupe de travail en tenant compte des évolutions récentes autour de la prise en charge de la maladie, des nouvelles conclusions de la Commission de la Transparence de la HAS sur les traitements médicamenteux ainsi qu'une définition du parcours de soins des patients.

La Haute Autorité de Santé a actualisé sa recommandation « Diagnostic et prise en charge de la maladie d'Alzheimer et des maladies apparentées » publiée en mars 2008 et retirée par la HAS en mai 2011.

Sur le retrait des précédentes recommandations, dans un esprit de transparence, la HAS avait décidé en mai dernier de procéder à l'analyse de toutes ses recommandations élaborées entre 2005 et 2010 pour vérifier leur conformité aux règles en matière de déclarations publiques d'intérêt. Parmi ses recommandations, la HAS avait retiré le 20 mai sa recommandation sur la maladie d'Alzheimer, laissant ainsi durant quelques mois les praticiens dans l’incertitude thérapeutique.

Sur les médicaments « anti-Alzheimer », rappelons que, fin octobre dernier, la Commission de la Transparence, en charge de l'évaluation des médicaments au sein de la Haute Autorité de Santé, avait réévalué les 4 médicaments disponibles à l'heure actuelle -Ebixa (Lundbeck), Aricept (Eisai), Exelon (Novartis Pharma) et Reminyl (Janssen Cilag- , conclu à un intérêt thérapeutique faible des médicaments de la maladie d'Alzheimer et avait recommandé de limiter leur prescription à un an, renouvelable sous conditions strictes.

Un nouveau groupe de travail 

Depuis septembre 2011, un nouveau groupe de travail composé de professionnels de spécialités et de pratiques différentes (médecins généralistes, neurologues, gériatres, psychiatres, infirmiers, etc.), ainsi que de l'association France Alzheimer, s'est réuni afin d'actualiser la précédente recommandation. Cette nouvelle recommandation suit les étapes du parcours de soins du patient, depuis les premiers symptômes (troubles cognitifs) jusqu'à la prise en charge pluridisciplinaire nécessaire à un stade avancé de la maladie.

Le médecin généraliste reste le pilote de l'organisation des soins centrée sur le patient.

Il réalise l'évaluation initiale du patient présentant des troubles de la mémoire. Dans les cas où cette évaluation ne révèle pas d'altération des facultés de mémoire, de jugement, de compréhension, etc., il est recommandé au médecin généraliste traitant de proposer un suivi au patient, à  6 mois et à 12 mois. En revanche, si une altération est avérée, le binôme médecin généraliste traitant/ spécialiste réalise les tests et examens nécessaires. Le médecin spécialiste pose le diagnostic de la maladie d'Alzheimer et l'annonce au patient. C'est ensuite le médecin généraliste traitant qui, après avoir échangé avec le patient et son entourage sur la bonne compréhension des enjeux du diagnostic, leur propose un plan de soin et d'aides. Assisté d'un professionnel formé (infirmière coordonnatrice de réseau de santé par exemple), le médecin généraliste traitant se charge de mettre en œuvre les mesures d'accompagnement en lien étroit avec les aidants naturels.

Le traitement médicamenteux à personnaliser

Ce traitement reste, selon les dernières recommandations de la Commission de transparence, une option laissée à l'appréciation du médecin spécialiste prescripteur.  Au-delà d'un an, une concertation pluri professionnelle avec le patient (si son état le permet), son aidant, le médecin généraliste traitant, le gériatre et le neurologue ou le psychiatre est préconisée pour réviser la prescription et vérifier l'intérêt pour le patient de poursuivre le traitement et ce, afin d'assurer un suivi de qualité et personnalisé.

La décision de la Commission de transparence est donc entérinée, elle peut surprendre car elle laisse ouverte l’opportunité d’un traitement court pour une maladie longue et pose à nouveau la question de faisabilité pratique du processus de renouvellement du traitement.

Cette nouvelle recommandation s'intègre aux mesures du Plan Alzheimer 2008-2012.

 

Source : HAS- Communiqué du 16 décembre 2011

Recommandations_Maladie_Alzheimer_et_maladies_apparentees_diagnostic_et_prise_en_charge.pdf

 

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02 décembre 2011

Des signes d’Alzheimer régressent

Des signes d’Alzheimer régressent

 

Sur un modèle de souris

 

Un des signes précoces de la maladie d’Alzheimer peut régresser par un traitement qui supprime les protéines de formation des plaques amyloïdes, tout au moins chez un modèle de souris.

Les plaques bêta-amyloïdes s’accumulent tout d’abord dans des régions du cerveau associées à l’odorat. D’où la perte de ce sens dans les signes précoces de la maladie.

Sur le modèle de souris de maladie d’Alzheimer, il suffit d’une très petite quantité de protéine bêta-amyloïde pour altérer le sens de l’odorat. À ce stade, cela reste encore invisible sur les images du scanner.

On a donné aux souris un agoniste d’un récepteur X hépatique, un produit qui débarrasse la protéine bêta-amyloïde du cerveau.

On a évalué l’aptitude des souris à déterminer les différences entre les odeurs. Après deux semaines du traitement, les souris pouvaient à nouveau sentir les odeurs normalement.

Un arrêt du produit pendant une semaine a entraîné un retour du symptôme.

« Les résultats indiquent que nous pourrions utiliser le sens de l’odorat pour déterminer un risque de début d’Alzheimer et indiquer un traitement. Nous pouvons aussi utiliser l’odorat pour savoir si un traitement est efficace. »

L’étude, présentée par l’équipe de Daniel Wesson (New York University), montre aussi l’extrême vulnérabilité du système olfactif à la pathogénie de la maladie d’Alzheimer, indiquent par ailleurs les auteurs.

 

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Source : http://www.lequotidiendumedecin.fr/

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26 octobre 2011

Alzheimer

Alzheimer

 

Xavier Bertrand sacrifie-t-il 200 000 malades ?

Dans le contexte actuel de restrictions budgétaires, le gouvernement semble avoir tranché : il faudra faire payer les malades ! En effet, malgré les déclarations rassurantes mais mensongères du ministre de la Santé Xavier Bertrand, il semblerait bien que l’on aille vers un déremboursement des médicaments anti-Alzheimer pour 200 000 malades.

Le ministre de la Santé compte sur l’art de la rhétorique afin de faire passer la pilule auprès de la population. En effet, il présente l’avis de la Haute Autorité de Santé de dégrader le Service Médical Rendu de ces médicaments à « faible » comme n’entraînant aucune conséquence sur les malades reconnus en Affection Longues Durée (ALD). 
 
Le ministre affirme que les malades d’Alzheimer en ALD resteront pris en charge à 100%. Il oublie cependant de dire que tous les malades d’Alzheimer ne sont pas en ALD. En France, 200 000 personnes touchées par la maladie ne sont pas en ALD et devront donc payer le prix fort. Xavier Bertrand a donc pris en toute
connaissance de cause la décision d’écarter du système de soins 200 000 malades.
 
Pour la communauté médicale, les médicaments anti-Alzheimer sont essentiels, car ils ralentissent la progression des symptômes de la maladie. Les malades et leurs familles commencent à s’inquiéter car le traitement est particulièrement coûteux. Plusieurs proches de victimes se sont d’ailleurs unies afin de lancer une pétition demandant l'abandon du déremboursement.
 
Cette pétition dénonce également l'inégalité face aux soins de santé, accentuée si les quatre médicaments se retrouvent déremboursés, et le délaissement du suivi médical de la maladie d’Alzheimer. 
 
L’époque où la lutte contre la maladie d’Alzheimer était une priorité du gouvernement semble lointaine. Le succès de la Journée mondiale de lutte contre l’Alzheimer qui s’est tenue le 21 septembre dernier, montre pourtant l’impératif social pour les pouvoirs publics qu’est la mise en œuvre de tous les moyens possibles afin d’aider les malades et leurs proches.
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Source : http://www.agoravox.fr/

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21 octobre 2011

Aluminium et Alzheimer

Aluminium et Alzheimer

Eau du robinet contaminée

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En 1998, une équipe d'épidémiologistes de Bordeaux travaille sur la maladie d'Alzheimer. Elle fait une découverte importante :

"Une forte teneur en aluminium dans l'eau du robinet pourrait être un facteur de risque d'Alzheimer"

Le Pr Jean-François Dartigues, service de neurologie du pôle neurosciences cliniques du CHU de Bordeaux remet un rapport à l'IMSRN...

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Source : You Tube

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06La symphonie des mots

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