Autisme Asperger - Un handicap invisible
Autisme Asperger - Un handicap invisible
Les garçons sont les plus touchés…
Selon Elaine Hardiman-Taveau, «les Asperger sont partout». La présidente de l’association Asperger aide France sait de quoi elle parle. Voilà quinze ans qu’elle se bat pour une meilleure prise en compte de ce syndrome lié à l’autisme.
En France, l’autisme toucherait quelque 200 000 personnes, condamnées à une existence en marge de la société. Les autistes Asperger ont une spécificité : dotés d’une mémoire exceptionnelle, ils ne souffrent guère de retard dans leur développement intellectuel, mais leur rapport aux autres reste problématique. Nous avons rencontré un Anglais vivant en France, considéré comme l’un des cent plus grands génies au monde. Avec son ami, Jérôme, il nous raconte son quotidien.
Daniel Tammet, 30 ans - l’homme qui danse avec les chiffres
Paris Match. Comment définissez-vous le syndrome dont vous êtes atteint ?
Daniel Tammet. C’est un autisme de haut niveau. Il y a des choses qui sont très faciles à faire pour moi comme apprendre les langues, mémoriser et calculer. Et d’autres qui sont très difficiles, tels les actes de la vie quotidienne. Quand j’étais enfant, je souffrais aussi de problèmes d’isolement, j’avais des difficultés à me faire des amis, je ne savais pas regarder les gens.
Quand avez-vous pris conscience que vous étiez différent des autres ?
C’est à un âge précis. Quand j’étais tout petit, le monde était dans ma tête. Cela ne m’intéressait pas de jouer avec les autres enfants. Mais, à 8 ans, j’en ai ressenti l’envie et je ne savais pas comment faire. J’ai eu besoin de casser les murs en verre qui m’en empêchaient. J’ai observé pour comprendre, comme on observe une espèce animale, et, petit à petit, j’ai appris. Ma famille m’a aidé, je n’étais pas seul. Dans les années 80, on ne savait pas ce qu’était l’autisme. Ma famille a su de façon instinctive s’occuper de moi, même s’ils ont compris très vite que j’avais des troubles. C’étaient de très bons parents.
C’est à ce moment-là que les chiffres sont devenus vos amis, comme vous dites ?
Chaque enfant a besoin de jouer. Alors moi, je me suis mis à jouer avec les chiffres. Pour moi, ils ont une vie, une couleur, une forme, une personnalité. Je passais ma vie avec eux. Je vois des liens entre eux, ça m’aide à comprendre ce qu’il faut faire avec. J’ai commencé à connecter les gens avec les chiffres. Mais quand on me demande quel est mon chiffre préféré, c’est comme lorsqu’on demande à une mère quel est son enfant préféré ! Cependant je les associe tous à une caractéristique. Pour moi, le 6, c’est la tristesse, le trou noir. Le 4, c’est la timidité. J’aime particulièrement les chiffres premiers, ils sont mes favoris.
Aujourd’hui avez-vous le sentiment que ce dont vous souffrez est une force, peut-être même une chance ?
Au début, j’aurais voulu être ordinaire. Puis, je me suis battu pour être libre. J’étais comme dans une prison que j’ai vaincue grâce à ma famille et à mes amis. Je voulais avoir une vie avec du bonheur, comme ce que je lisais dans les livres. Mais il fallait d’abord sortir de cette prison. C’était impossible pour moi d’y rester. Je ne me sens pas comme un extraterrestre mais comme un humain. Ni comme un savant ou un autiste mais comme quelqu’un qui aime, qui a une carrière.
Comment avez-vous pu arracher les barreaux de votre prison ?
Mes parents m’ont aidé à me surpasser. Mais je crois que chaque personne a du talent. Il faut que chacun se surpasse. On a dit que les cerveaux étaient figés, mais on sait maintenant qu’un cerveau évolue, qu’on peut aider à son développement. J’ai réussi à apprendre des choses difficiles, donc je pense que c’est possible aussi pour tout le monde. Les gens peuvent apprendre les langues par exemple. Moi, je me suis forcé à regarder les autres dans les yeux, à voir à travers cette fenêtre de l’âme qu’est le regard, à deviner leurs émotions. Cette volonté ne m’a jamais quitté.
Vous ne voulez pas être considéré comme un être à part mais vous vous prêtez à des expériences. Comme apprendre une langue en quatre jours ou réciter les 22 514 décimales de pi pendant plus de cinq heures !
Je veux savoir quel est l’horizon de mon cerveau. Pour pi, j’ai voulu faire cet exploit pour mesurer mes capacités. Il fallait de la foi et de la détermination, beaucoup de gens en sont capables. L’autre raison est personnelle, c’est la fierté. Un jour, mon père m’a dit : “Tu as 25 ans, tu peux être fier de ce que tu as fait, tu as voyagé, tu as créé un site...” Mais je ne comprenais pas ce qu’était la fierté. Lorsque j’ai énuméré les suites de pi, j’ai compris pour la première fois ce qu’était la fierté. Je suis allé le plus loin possible. Le plus difficile a été l’épreuve physique, cinq heures d’affilée, j’étais épuisé.
J'utilise la poésie de mon cerveau
Vous parlez beaucoup d’amour dans votre livre. Vous n’éprouvez ou ne ressentez pas de sentiments négatifs comme la haine, la rancune ?
Mon livre est optimiste. Shakespeare dit qu’on est tous l’étoffe des rêves. J’ai une vision positive de l’être humain.
Jérôme. C’est vrai qu’il ne ressent jamais d’amertume ni de haine. Mais certaines choses le mettent en colère, comme la pauvreté.
Daniel. Oui, je ressens de la colère quand je vois cette pauvreté, car je sais que tout le monde a du potentiel et c’est un véritable gâchis pour ceux qui ne reçoivent pas d’éducation. En France, on a eu Dolto qui était en avance sur son temps et qui a compris qu’il fallait parler aux enfants. Les autistes, on les a d’abord considérés comme des robots. Maintenant on sait qu’ils peuvent progresser.
Jérôme. Daniel ne se pose pas en étendard de l’autisme mais, comme il le dit, il en est la pierre de Rosette, car il peut exprimer les émotions des autistes qui peuvent être ainsi déchiffrées !
Pardon de vous poser la question ainsi mais, aujourd’hui, vous sentez-vous normal ?
Oui. Pour moi, voir les chiffres en trois dimensions, ça me paraît normal. J’utilise la poésie de mon cerveau, je danse avec les chiffres. On connaît les différences entre les savants et les non-savants, entre les autistes et les non-autistes, mais on n’a pas établi les similitudes. Moi je viens des deux mondes. Même si aujourd’hui vous vivez en couple avec Jérôme, éprouvez-vous toujours de la solitude ? Non, je ne pense plus vivre dans la solitude.
Que voulez-vous faire de votre vie si particulière ?
J’aimerais continuer à écrire, peut-être même des romans. Enfant, je ne lisais que des encyclopédies. Maintenant que je comprends mieux les émotions, les romans m’intéressent davantage. En ce moment, nous lisons Dostoïevski, tous les deux et à voix haute. J’ai une imagination très forte, vous savez ! Je souhaite aller en Australie et aussi continuer à étudier les langues. Je m’énerve contre leur disparition. Il faut comprendre pourquoi chaque langue compte. Je mets au point une théorie sur les langues. J’ai établi des connexions entre les différentes langues, je voudrais voir si ça marche aussi pour les dialectes aborigènes. Et j’attends d’être contacté par des universités pour enseigner ma théorie.
Trouvez-vous des réponses à vos questions ?
Il y a des choses dans la vie qu’on ne peut pas expliquer. Quand j’étais petit, j’ai essayé de comprendre l’univers ! Il y a des réponses dans la religion. J’en ai étudié beaucoup. La religion chrétienne et l’histoire de Jésus sont d’une beauté incroyable. Jésus veut avant tout aller vers les autres. Après, dans la religion, il y a beaucoup de choses avec lesquelles je ne suis pas d’accord.
Vous comprenez que votre vision du monde peut sembler naïve ?
C’est pour cela que je lis des romans comme ceux de Dostoïevski ! J’ai eu une vie difficile, j’ai connu la pauvreté, la solitude, la maladie de mon père, alors aujourd’hui je pense qu’on est responsable pour soi, mais aussi pour les autres. La société a l’obligation d’aider les gens à faire mieux.
Diriez-vous que vous vous connaissez bien aujourd’hui ?
Je me connais mieux. La science m’a aidé à me comprendre, à comprendre le fonctionnement de mon cerveau. La musique aussi, car il y a dans la musique de la répétition qui convient bien aux autistes. Jérôme m’aide aussi. On discute de psychanalyse, c’est important de s’interroger sur soi-même. Il m’apprend aussi à ne rien faire. Car c’est fatigant un cerveau comme le mien, je dois le nourrir en permanence par de la lecture, de la musique, de nouveaux apprentissages.
Quel est le prochain exploit que vous rêvez de réaliser ?
Assister au concert de Mylène Farmer ! Nous avons pris les places, il y a un an, pour aller au Stade de France au mois de septembre au milieu de la foule. J’ai encore beaucoup de difficultés avec la foule, mais Jérôme sera avec moi
Source : http://www.parismatch.com/
Son livre à lire !

Je suis né un jour bleu (Poche) de Daniel Tammet (Auteur)
Descriptions du produit
Présentation de l'éditeur
" Je suis né le 31 janvier 1979. Un mercredi. Je le sais parce que dans mon esprit, le 31 janvier 1979 est bleu " Daniel Tammet est un autiste savant aux capacités hors du commun, un génie des nombres. Il a ainsi mémorisé les 22514 premières décimales de Pi, parle sept langues et a appris l'islandais en quatre jours. Pour lui, les nombres sont des formes et des couleurs. Dans ce témoignage plein d'espoir, il explique comment il a mis toute son énergie pour sortir de ces ténèbres qui l'ont longtemps coupé du monde et comment il a réussi à se socialiser. Un voyage en couleur qui entrouvre la prison de l'autisme.
Biographie de l'auteur
Daniel Tammet. Aujourd'hui, Daniel a 30 ans. Il vit près d'Avignon avec Jérôme, son compagnon
Détails sur le produit
- Poche: 283 pages
- Editeur : J'ai lu (3 février 2009)
- Collection : J'ai lu témoignage
- Langue : Français
- ISBN-10: 2290011436
- ISBN-13: 978-2290011430
- Moyenne des commentaires client : (26 commentaires client)
http://www.autisme-vienne.org/
http://autisme.asperger.free.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_d'Asperger
Une louve fibropensive & fibropoésies
http://symphoniedesmots.
Guérir de la Fibromyalgie, forum de l'association MaBruetOrka
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Bienvenue à Autismapolis (autiste)
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Voyage intérieur au coeur d'une autre intelligence
À force de répéter que les autistes ont du mal à entrer en relation avec les autres, qu'ils ne communiquent pas, que les codes du monde moderne leur échappent souvent, on oublie qu'ils ont aussi des forces et des habiletés dont certaines sont hors du commun.
Chez les Barron-Blackburn, c'est un peu Autismapolis. Stéphane, le père, est atteint du syndrome d'Asperger, tout comme son plus vieux, François. Olivier, le benjamin, est lui aussi autiste, mais de type Kaner, soit le plus répandu. Puis il y a Sylvie, la femme de leur vie, qui sans parler «la langue autiste» sait toujours comment toucher leur coeur. «On est dans un monde d'autistes ici. Toutes les idées sont dites une à une», résume Stéphane Blackburn, en pesant chacun de ses mots.
Dans cet univers feutré, la routine est reine. Et les fous rires nombreux. «Nous sommes très unis et je dirais beaucoup plus heureux que la moyenne des familles québécoises.» Il n'en a pas toujours été ainsi. Avant la venue d'Olivier, les Barron-Blackburn formaient une famille comme les autres, à quelques excentricités près. La naissance du petit dernier aura servi de révélateur. À deux ans, Olivier ne se tenait pas assis. À quatre ans, il ne disait toujours pas un mot. Et il faisait des crises terribles.
À force d'investiguer, le diagnostic est finalement tombé: autisme. La nouvelle a eu l'effet d'une bombe pour les Barron-Blackburn, qui mettaient le pied dans cet univers parallèle pour la première fois. Au fil de leurs lectures, des intuitions se sont précisées, des mystères se sont éclaircis. C'est ainsi qu'ils ont découvert que François et Stéphane avaient eux aussi une forme plus légère de troubles envahissants du développement (TED), le syndrome d'Asperger.
Stéphane Blackburn a su très tôt qu'il était différent. «J'ai passé ma vie à me demander ce que j'avais.» Maintenant qu'il a sa réponse, l'ancien professeur de philosophie cherche à changer les perceptions que les gens ont de l'autisme. Il a écrit un livre qu'il a intitulé Dieu merci, les autistes sont là!. Jolie boutade pour rappeler au monde que l'autisme n'est pas une fatalité, mais une autre réalité qui a toute sa place dans nos sociétés.
C'est aussi l'opinion de Brigitte Harrisson, une autiste de haut niveau qui a mis au point une approche inédite pour aider les autistes à exploiter leur plein potentiel. «L'autisme, ce n'est pas une fin en soi, c'est le début d'un parcours», résume sa collègue, Lise St-Charles. Mais encore faut-il sortir des idées reçues. «On lit partout ce que les autistes ne font pas, mais jamais on ne lit ce qu'ils font», déplore Mme Harrisson, qui a entrepris de décrire l'autisme de l'intérieur.
Pour les spécialistes, Mme Harrisson est une source inépuisable d'informations. Le Dr Laurent Mottron, spécialiste des TED, la compare à une pierre de Rosette, pièce-clé dans le déchiffrement de l'égyptien hiéroglyphique. «Je suis une espèce de dictionnaire de traduction. Le Dr Mottron compare ça à des hiéroglyphes égyptiens. On a deux symboles. Pris séparément, on n'a jamais trouvé ce qu'ils voulaient dire. Mais quand on a trouvé la classification, la fonction, on réussit à les comprendre en combinaisons. Pour le Dr Mottron, c'est exactement ce que je fais quand j'explique le fonctionnement interne de l'autisme.»
Voir, ce n'est pas toujours percevoir
Dans la littérature scientifique, on lit généralement que les TED affectent la façon dont les personnes communiquent et entrent en relation avec les autres. Ces troubles modifient également la façon dont elles perçoivent leur environnement. «On a exactement le même équipement de base que vous, les neurotypiques, mais au lieu d'être connectés en Windows, on est connectés en Macintosh», simplifie Mme Harrisson.
Chez les autistes, cette plateforme ne discrimine pas l'information. Le neurotypique qui fixe un objet le verra devenir plus net et plus foncé tandis que le reste autour s'estompera. «C'est ça, percevoir, détacher un morceau de l'environnement, explique Brigitte Harrisson. Votre cerveau fonctionne comme une transmission d'automobile automatique. Vous ne sentez rien, vous n'avez pas d'efforts à faire pour déchiffrer le monde.»
L'autiste, lui, voit tout au même plan. Il voit donc, mais il ne perçoit pas. Idem pour ce qu'il entend et ce qu'il touche. «Quand tu es autiste, ta transmission est manuelle», poursuit l'ancienne travailleuse sociale. Les entrées se font donc une à la fois, de façon consciente, au prix d'une gymnastique cognitive complexe. «Il faut que tu ailles porter l'information à l'intérieur et que tu la gères avec tes trois canaux -- moteur, cognitif et langagier -- pour la rendre jusqu'au bout de ton cerveau. Une fois l'information rendue là, c'est ton intelligence qui la traite. L'autiste est intelligent, c'est la haute vitesse qui ne marche pas.»
Ce qui n'empêche pas certains d'entre eux de devenir très performants dans cette gymnastique de haute voltige, spécialement les autistes dits de haut niveau comme Brigitte Harrisson, qui est capable de traduite le langage sonore commun à tous les humains en langage conceptuel tel qu'il est reçu par les autistes. «Quand les gens voient Brigitte fonctionner, ils se disent: non, ce n'est pas une autiste. Ou encore: elle est guérie. Mais c'est faux. En fait, la voiture de Brigitte est toujours manuelle, mais Brigitte est devenue une excellente conductrice», explique Mme St-Charles.
Chez les gens atteints du syndrome d'Asperger, les troubles sont souvent plus légers. La plupart ont même des capacités de mémorisation exceptionnelles. Stéphane Blackburn, lui, se présente comme un grand spécialiste d'Aristote, diplômé en philosophie. «À l'université, j'avais la mémoire absolue, c'est-à-dire que j'avais la capacité d'enregistrer tous les instants de tous les cours.» Asperger comme lui, son fils François a parlé tôt et excelle à l'école
Un autre langage
Le parcours d'Olivier a été autrement plus difficile. Complètement prisonnier de sa bulle, le petit Kaner a fait une première phrase sensée à l'âge de quatre ans grâce aux services intensifs qu'il a reçus de deux à cinq ans au centre de stimulation L'Envol, à Victoriaville. Auparavant, Olivier n'avait jamais parlé de façon intelligente. Il faisait ce que les scientifiques appellent des écholalies. «Il utilisait les lettres, les chiffres, les nombres. On l'entendait faire ses opérations mentales, mais c'était sa voix électronique qui décortiquait tout ce qu'il faisait et entendait.»
Jusqu'au jour où Stéphane est convoqué à l'école pour voir son fils. «Je le vois s'installer devant un cahier à anneaux sous lequel se trouve une bande de velcro. Il l'ouvre et commence à regarder un paquet de dessins plastifiés. Il en choisit un et le met sur la bande. Puis, il en choisit un autre et ainsi de suite. C'était manifestement un choix calculé. Il tire ensuite sur la bande de velcro pour la détacher. Il va voir une monitrice. Il tire sur sa manche. Elle fait: oui, Olivier. Il lui montre la bande en pointant chacun des pictogrammes et en disant verbalement, en même temps: "Catherine, je veux du yogourt, s'il vous plaît." »
Le choc a été tel que Stéphane s'est rué vers la maison, bouleversé. «Sylvie m'a demandé ce qu'il y avait et j'ai répondu: "Il parle!" C'était la première fois que je voyais Olivier organiser un discours. Il avait quatre ans.» Aujourd'hui, Olivier peut soutenir aisément une conversation, pour peu qu'on lui laisse le temps d'organiser ses idées. «Olivier est non seulement capable de parler, mais il écrit mieux que son grand frère qui parle comme un enfant normal. Son français écrit est sans fautes. Pas de fautes de grammaire, pas de fautes de syntaxe, pas de fautes d'orthographe.»
Et il est plein d'humour. Au bout du fil, le garçon de 11 ans répond sans se défiler aux questions de la journaliste. Tu le trouves comment, ton papa? «Je le trouve malcommode. On aime beaucoup jouer aux débiles.» Ça se joue comment? «Il faut faire le twit.» Vous riez beaucoup à la maison? «Tellement! Dès qu'on est sérieux, il y en a un qui fait le twit et tout le monde rigole!» Vraiment, on s'amuse beaucoup chez les Barron-Blackburn.
Ce qui n'empêche pas le patriarche de se faire du souci pour lui et pour ses fils. Pendant 12 ans, M. Blackburn a enseigné la philosophie avec passion à des cégépiens. Mais depuis, il a démissionné, à bout de souffle, non pas à cause de ses élèves, mais brisé par ses collègues qui ne prisaient guère ses manières excentriques. Pendant un certain temps, M. Blackburn a conduit des camions, mais il a jugé que «ce n'était pas sa place».
Aujourd'hui, le philosophe perçoit l'aide sociale, une situation qu'il déplore. «J'ai un énorme potentiel qui n'est pas utilisé.» Il n'est pas le seul: le monde moderne ne sait pas quoi faire de ces travailleurs autistes qui ont pourtant de grandes qualités, au premier chef leur fiabilité, leur performance et leur productivité hors du commun. Pour peu qu'on les encadre et qu'on leur offre un environnement rassurant, à leur image.
«De nos jours, on ne reconnaît pas un autiste au fait qu'il a des symptômes, mais au fait qu'il est capable ou non de s'insérer en société, croit Stéphane Blackburn. Je crois que plus la société va resserrer son cercle de la normalité, plus on va retrouver d'autistes.»
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Une louve fibropensive & fibropoésies
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Jenny sur le Post
http://www.lepost.fr/perso/jennypoetesse/prive/
L'autisme lié à un gène
L'autisme lié à un gène régulant l'hormone ocytocine (comportements sociaux)

Simon G. Gregory (Université Duke), Jessica J. Connelly (Université de Virginie) et
leurs collègues ont trouvé, chez les personnes autistes, une plus grande
quantité de molécules, dites du groupe méthyle, qui jouent un rôle de régulation de
l'activité génétique dans une région du génome qui régule l'expression du récepteur de
l'
hormone ocytocine (ou oxytocine).
Dans les échantillons sanguins et dans les tissus du cerveau, l'état de méthylation de
régions spécifiques du gène du récepteur de l'ocytocine est plus élevé chez une
personne atteinte d'autisme (environ 70%) que dans la population générale (40%), dit
Gregory.
L'ocytocine est une hormone sécrétée dans le flux sanguin à partir du
cerveau et également libérée dans le cerveau où elle a une incidence
sur l'interaction sociale. Elle a notamment été associée aux niveaux de
confiance et à la capacité d'interpréter les indices sociaux. Des
études précédentes ont montré qu'administrer de l'ocytocine augmentait
le comportement d'engagement social chez une personne autiste. Son
utilisation comme traitement potentiel de ce trouble fait l'objet
d'études. Une plus grande méthylation du gène concerné peut rendre une
personne moins sensible à cette hormone.
La découverte actuelle pourrait potentiellement permettre d'indiquer quelles personnes
sont susceptibles de mieux répondre à un traitement avec l'ocytocine.
"Ces résultats fournissent une explication possible de pourquoi l'isolation sociale constitue
une part des troubles du spectre autistique", dit Gregory.
Bien que n'étant pas un changement dans l'ADN lui-même, l'état de méthylation peut être
héréditaire, par ce qui est appelé l'épigénétique (des changements héréditaires dans la
régulation des gènes).
Ces travaux sont publiés dans le BMC Medicine journal.
source: Science Daily
Autisme : Association Léa pour Samy
Association Autisme Espoir vers l'Ecole
Autisme 75 centre - Ile de France
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Une louve fibropensive & fibropoésies
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Vivre avec un enfant extraordinaire
Les cerises bleues, vivre avec un enfant extraordinaire
Les cerises bleues, vivre avec un enfant extraordinaire - Ma-Tvideo France2
Association de Parents pour l'épanouissement des Personnes Autistes. L'APEPA a été créée en 1975 et regroupe actuellement plus de 300 familles.
Le film présente des tranches de vie de 3 jeunes avec autisme, Aurélie, Sébastien et Adam, et de leurs parents. Elles montrent 3 projets de vie différents, illustrant des autismes différents et des personnalités propres. Les images reflètent bien l’implication et la détermination des parents et sont le résultat d’années d’efforts à l’éducation et à l’intégration.
ce film est sponsorisé par Belgacom.
Mots-clés : autisme apepa familles autiste amourvalery rosier éducation specialisée bowling belgacomepanouissement association
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Autisme et mercure dentaire
Autisme et mercure dentaire

Article extrait du site holodent avec l'aimable autorisation d'Estelle Vereeck que je remercie vivement pour sa gentillesse et sa compréhension.
Dans tous les pays industrialisés, les cas d'autisme se multiplient de manière inquiétante. Les États Unis font face à une explosion de cas (en Californie, la prévalence de la maladie a été multipliée par 7 depuis 1990). L'origine de l'épidémie reste à élucider. Récemment identifiés, les facteurs génétiques n'expliquent pas tout. Des facteurs environnementaux (agents infectieux, produits chimiques) sont également impliqués dans la recrudescence des cas d'autisme.
Autisme et mercure dentaire : des liens prouvés
Des chiffres qui font réfléchir : 1 enfant sur 150 est touché par l'autisme, soit 108 000 cas en France.
Aux États-Unis, les Centers for Disease Control and Prevention annoncent 1 enfant touché sur 175 (contre 1 enfant sur 100 000 il y a vingt ans).
Parmi les nombreux produits chimiques auxquels l'enfant est exposé
avant même de naître, figure en bonne place le mercure libéré en
permanence par les amalgames de la mère. Le lien entre autisme et
mercure dentaire, aujourd'hui bien établi, impose des précautions
spécifiques chez la femme enceinte.
Je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous afin, de lire tout l'article d'Estelle Vereeck :
C'est un site très très bien fait !
Les Ouvrages d'Estelle Vereeck
Auteur : Estelle Vereeck, docteur en chirurgie-dentaire
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Soigner l’autisme par le jeu
Soigner l’autisme par le jeu

La méthode des 3i donne de bons espoirs de sortir les enfants de l’autisme. Ils sont 180.000 en France. Exemple près de Toulouse.
La méthode des 3i (pour intensif, interactif, et individuel) pourrait changer la vie des 180.000 autistes recensés en France par l’Inserm. Concrètement, il s’agit de stimuler les enfants atteints de cette pathologie par le jeu, avec des bénévoles qui lui rendent visite chaque semaine pour simplement jouer avec lui. Et, petit à petit, contribuer à le sortir de son enfermement.
A Aussonne, près de Toulouse, la mère du petit Albin, 2 ans et demi, qui ne parle pas, a décidé d’opter pour cette méthode. "Si on ne fait rien, le risque c’est que les troubles augmentent, explique Anne-Marie. On le stimule beaucoup, et ça va être complété par l’intervention des bénévoles. En prenant des techniques de ce type, intensives, on a plus de chances de sortir l’enfant de l’autisme."
Anne-Marie et son mari ont donc aménagé dans leur maison une salle de jeu. "Il faut que ce soit une espèce de cocon, dans lequel l’enfant se sente bien, avec beaucoup de choix de jeu, pour que toutes les dimensions de la personnalité soient sollicitées."
Il ya quelques mois, Anne-Marie a contacté l’association Autisme Espoir vers l’école. Sa présidente, Catherine de La Presle, lui a conseillé la méthode 3i, qu’elle avait elle-même testé avec succès sur son petit-fils.
Ne restait alors à la mère d’Albin qu’à trouver des bénévoles. Elle a alors contacté la presse locale. "Les gens ont été vraiment très réactifs, se félicite-t-elle. J’ai reçu beaucoup d’appels." Anne-Marie espère désormais que d’ici un an la vie de son fils aura changé.
Cliquez ici pour visualiser la vidéo :
Méthode des 3i et l'école
Source :
Europe1.fr

L'association Autisme Espoir Vers l’École
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Autisme : « le diagnostic tardif reste un fléau »
Autisme
« le diagnostic tardif reste un fléau »
Quinze ans après un premier rapport sur la situation des personnes
autistes en France, la fédération Autisme France repart au combat avec
son « libre blanc de l’autisme ». Un état des lieux émaillé de
témoignages de familles. S’y ajoutent un répertoire des textes de loi
incontournables et les propositions portées par l’association pour
améliorer les conditions de vie des enfants et adultes autistes. Trois
questions à Mireille Lemahieu, présidente d’Autisme France.
Quel est votre objectif en publiant ce livre blanc sur les conditions de vie et les conditions de prise en charge des personnes autistes ?
Mireille Lemahieu : Il y a 15 ans, un premier ouvrage
sur les conditions de vie des personnes autistes a fait prendre
conscience aux autorités publiques du retard de la France.
Concrètement, cela s’est traduit par la mise en place d’une circulaire
sur la prise en charge de l’autisme, mais aussi la création de comités
techniques régionaux, puis quelques années plus tard, l’adoption du
premier plan autisme (2005). Depuis, la situation s’est améliorée mais
beaucoup trop lentement. Ainsi, il nous a paru nécessaire de relancer
la dynamique en témoignant une nouvelle fois des difficultés toujours
dramatiques rencontrées par les familles pour faire diagnostiquer et
accompagner les personnes autistes à tout âge de manière conforme à
leurs besoins.
Selon vous, quelles sont les problématiques
les plus urgentes auxquelles il faut répondre afin d’obtenir des
progrès significatifs ?
Un diagnostic précoce posé suivant les
critères reconnus par la communauté scientifique internationale, voilà
une première urgence. Il est révoltant que l’on continue à perdre du
temps dans la mise en place d’un accompagnement adapté parce que les
médecins sont mal formés et les parents mal aiguillés. Dans l’ouvrage,
on découvre une jeune femme de 30 ans dont le diagnostic de syndrome
d’Asperger avec X fragile vient d’être posé après que sa mère a vu une
émission de Jean-Luc Delarue… Comment cette situation est-elle encore
possible en France en 2009 ? Le diagnostic précoce est indispensable.
Autisme France fait d’ailleurs des propositions pour améliorer la
situation : par exemple, nous réclamons la diffusion à l’ensemble des
médecins généralistes et des pédiatres d’un document synthétique de
dépistages de TED (troubles envahissants du comportement). Nous
demandons aussi que toutes les équipes des CRA (centres de ressources
autisme) soient formées au dépistage et au diagnostic des TED. Le
diagnostic est indispensable quel que soit l’âge d’ailleurs et pour les
adultes non diagnostiqués, il n’est jamais trop tard pour agir.
Quel est votre message en matière de prise en charge à proprement parler ?
Là
encore, nous dénonçons un retard invraisemblable. Trop d’établissements
français ignorent encore les stratégies éducatives efficaces utilisées
partout dans le monde occidental (TEACCH, ABA, PECS). Résultat, un
décalage s’opère entre ces stratégies mises en place à la maison et
leur absence en établissement, ce qui crée des difficultés de
communication chez la personne autiste et souvent des comportements
inadaptés. Les bonnes pratiques existent déjà ici ou là : à nous de les
diffuser et de les faire diffuser, et à nous mobiliser pour qu’elles
soient appliquées.
Propos recueillis par Emilie Gilmer

Le
livre blanc de l’autisme, deuxième rapport sur les conditions de vie
des personnes autistes
10 € + 3,80 € de frais de port ou 8 € pour
colissimo suivi.
Contacter Autisme France pour les frais de port, à partir de 5 exemplaires. Pour
se procurer le guide, adressez votre règlement à :
Autisme France
lot
110/111
voie K 460 avenue de la Quiera
06370 Mouans-Sartoux

Plus d’infos : www.autismefrance.org
Maladie - Plan Autisme
Maladie - Plan Autisme : meilleur accueil, meilleurs traitement
4100
places dans des établissements seront créées sur cinq ans et de
nouvelles méthodes thérapeutiques seront expérimentées, selon ce plan
présenté vendredi par Roselyne Bachelot.
L'idée est de mieux prendre en compte les aspirations des familles.
Pour s'attaquer à l'autisme, le gouvernement a présenté vendredi matin un vaste plan d'action triennal (2008-2010). Premier objectif : améliorer l'accueil. Ce sont 4100 places, dont 1500 pour enfants, qui seront créés sur cinq ans. Le premier plan 2005-2007 avait permis la création, sur trois ans, de 2830 places, dont 1530 pour enfants.
Par ailleurs,
la création de petites unités de vie est encouragée, ainsi que
l'internat souple et les structures expérimentales de "décompression" pour les adolescents. Les établissements médico-sociaux sont appelés à adapter leur prise en charge aux "aspirations nouvelles" des familles, selon la ministre de la Santé Roselyne Bachelot et la secrétaire d'Etat à la Solidarité Valérie Létard.
Améliorer le diagnostic
Alors que les professionnels en France se divisent
sur les méthodes de prise en charge des autistes (psychiatrie ou
approche comportementale), le gouvernement souhaite recenser ce qui
existe et permettre une expérimentation de nouvelles méthodes, en
conduisant une réflexion juridique et éthique sur les droits
fondamentaux des personnes touchées par l'autisme.
L'accent
est mis aussi sur l'amélioration du diagnostic, en prévoyant des
expérimentations en régions sur des dispositifs d'annonce
personnalisée, pour lesquels un appel à projets est lancé. Les
professionnels de santé, les enseignants et auxiliaires de vie scolaire
seront formés pour mieux accueillir et accompagner les autistes, pour
lesquels seront expérimentés, dans dix départements volontaires, de
nouveaux types de lieux de vie et de travail.
Le plan prévoit enfin le renforcement des connaissances scientifiques
et de pratiques de terrain, qui feront l'objet d'un document largement
diffusé. La recherche sur l'autisme et les troubles envahissants du développement (TED) sera encouragée. Au total, le Plan Autisme coûtera 187 millions d'euros.
Dépistage oculaire
Des chercheurs de l'université canadienne McMaster ont mis au point un test permettant de diagnostiquer l'autisme chez des enfants dès l'âge de neuf mois, contre 3 ou 4 ans pour les tests actuels. Leurs travaux se basent sur l'hypothèse qu'un enfant qui interagit visuellement avec son environnement se développe normalement. Selon les chercheurs, les enfants qui souffrent d'autisme ne regardent pas les gens de leur entourage dans les yeux et leur regard ne se fixe pas sur les visages. Comme la direction du regard des enfants a été mesurée par un système informatisé de détection des mouvements oculaires, "je peux faire le test en 10 minutes et il n'est aucunement influencé par l'intuition ou le diagnostic du médecin", précise Mel Rutherford, professeur associé en psychologie à McMaster. Cette méthode a été testée sur des enfants ayant des antécédents familiaux d'autisme et d'autres n'en présentant aucun.
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