21 février 2012

Cirrhose

 

Cirrhose 



Chercher un cancer



Par échographie



Tous les six mois


 
Le cancer primitif du foie se développant presque toujours sur un foie cirrhotique, les recommandations sont de faire une échographie hépatique tous les six mois afin de le dépister à un stade curable.

Chaque année en France, on dénombre 6 000 nouveaux cas de cancer du foie. Ce cancer, qui touche 0,7 % de la population adulte, représente la troisième cause de mortalité par cancer dans notre pays. Neuf fois sur dix, il se développe sur un foie cirrhotique. Lorsqu’il est diagnostiqué à un stade symptomatique, il est presque toujours incurable. C’est dire tout l’intérêt d’un dépistage précoce. Chez qui et comment faire ce dépistage ? Une séance de l’Académie de médecine a été consacrée au développement des connaissances sur ce cancer. Et, dans ce cadre, parmi les moyens d’améliorer le pronostic, a été souligné le rôle du dépistage.

1) Population concernée par ce dépistage : les personnes porteuses d’une cirrhose hépatique.

2) Les traitements existent. Il s’agit de la chirurgie et des agents physiques par voie percutanée. Ces moyens permettent d’agir efficacement à condition que la lésion soit reconnue à un stade initial de son évolution.

3) Une échographie tous les six mois permet de reconnaître le cancer à un stade curable. À l’unanimité, les instances scientifiques et académiques recommandent ce dépistage du cancer du foie par échographie semestrielle. Mais son application reste insuffisante.

4) « Une véritable mobilisation des médecins, spécialistes et surtout généralistes, est nécessaire pour obtenir, par ce dépistage simple, non invasif et peu onéreux, une amélioration du pronostic », indique un communiqué de l’Académie de médecine.


 Dr EMMANUEL DE VIEL

 

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17 février 2012

Après-CANCER

 
 
Après-CANCER
 



Les femmes fument plus, boivent plus et font moins d’exercice

 

American Journal of Clinical Oncology

Les survivantes du cancer du col de l'utérus prennent plus de poids, boivent plus et fument plus que les autres femmes, nous apprend cette étude américaine. Alors que la population des femmes touchées par un cancer augmente, ces conclusions publiées dans l’édition du de l'American Journal of Clinical Oncology, encouragent à profiter de la fenêtre d’opportunité, à l’issue du traitement, pour mettre en place des interventions d’éducation thérapeutique et de mode de vie, pour améliorer la qualité de vie et limiter le risque de récidive.

L’étude a été menée par des chercheurs du Moffitt Cancer Center à Tampa (Floride), et de la Clinique Mayo à Rochester Minnesota auprès de 19.948 femmes âgées de 35 ans et plus, se présentant pour une mammographie de dépistage du cancer du sein. Les chercheurs ont comparé leurs réponses à celles de 2.713 survivantes du cancer. Les deux groupes ont été comparés sur leurs habitudes tabagiques, leur consommation d'alcool, leur activité physique, leur poids et la prise de vitamines.

Les chercheurs constatent que,

  • ·         les femmes ayant eu un cancer ont des taux plus élevés de tabagisme par rapport à celles qui n’en n’ont pas eu (6.3% vs. 5.5%),
  • ·         les femmes ayant eu un cancer sont plus susceptibles de consommer de l'alcool tous les mois ou plus fréquemment. Les jeunes femmes survivantes de cancer s’avèrent les consommatrices d'alcool les plus fréquentes.
  • ·         Les femmes ayant eu un cancer sont moins susceptibles de s'engager dans la pratique d’un exercice physique (56.5% vs. 63.3%). Indépendamment des antécédents de cancer, ce sont les femmes les plus âgées qui sont les plus susceptibles de se livrer à la pratique d’une activité physique modérée,
  • ·         Les femmes ayant eu un cancer sont plus susceptibles de prendre du poids que les autres femmes sur une période de référence des 5 dernières années, et tout particulièrement les femmes ayant eu un cancer du col,
  • ·         les femmes ayant eu un cancer sont plus susceptibles de prendre plus de 3 vitamines.
  • ·         Les femmes ayant eu un cancer sont plus susceptibles évaluent leur état de santé général comme mauvais. Seules 13.6% (vs. 21.5%) jugent leur état de santé comme excellent.

"Ces résultats suggèrent de nombreuses interventions sur des facteurs de risque évitables auprès des femmes qui ont eu le cancer ", conclut l’auteur de l'étude, le Pr Sarah M. Rausch, psychologue clinicien et directeur du Département médecine intégrative au Moffitt. "Les différences dans les comportements de santé entre les survivantes du cancer et les autres femmes, ouvre une fenêtre pour l’éducation du patient pour promouvoir un mode de vie sain et prévenir la récidive du cancer."

D’autres études, comme la nôtre, montrent que les survivantes du cancer ne sont pas en aussi bonne santé que le grand public, concluent les auteurs.



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Source: American Journal of Clinical Oncology 35(1):22-31, February 2012. doi: 10.1097/COC.0b013e318200598e“Health Behaviors Among Cancer Survivors Receiving Screening Mammography”  http://www.santelog.com/index.php

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16 février 2012

Cancers

 

Les Espaces de Rencontre


et d’Information ont 10 ans

 

« Accueillir, écouter, informer et échanger » sur la maladie cancéreuse et ses traitements. Ce sont sont les missions assignées auxEspaces de Rencontre et d’Information (ERI). Les premiers ont été créés il y a déjà 10 ans au sein de l’Institut de cancérologie Gustave Roussy (IGR) de Villejuif (94). Il y en a aujourd’hui 35, répartis dans toute la France.

Les ERI sont nés d’une « demande forte des patients : disposer d’un lieu, au sein de l’hôpital, pour l’écoute et une information délivrée par un non-soignant », rappelle l’IGR. « Le patient y trouve les moyens de prendre une part plus active dans la gestion de sa maladie. Cet espace lui permet d’accomplir la transition entre le monde du soin et la vie quotidienne », explique Giulietta Poillertat, déléguée de la missionactions pour les malades de la Ligue contre le Cancer. Cette association est à l’origine du premier ERI, fondé en mars 2001 dans le cadre d’un partenariat avec le laboratoire Sanofi et l’IGR.

Les patients et leurs proches y sont accueillis sans rendez-vous, par un professionnel non-soignant. Celui-ci est par ailleurs titulaire d’un Diplôme d’études supérieures d’Université (DESU) en Information, médiation et accompagnement en santé. « Si la demande d’information est généralement le motif initial de la visite, le besoin d’écoute est également très important », note l’IGR. En toute confidentialité, chacun peut trouver là une oreille attentive et des informations sur la maladie, ses traitements, leurs effets secondaires… et naturellement toutes sortes de conseils.

Depuis 2006, un second ERI a été ouvert au sein de l’IGR, spécialement dédié au service de pédiatrie. Le succès de ces espaces consacrés aux malades du cancer a inspiré la création de lieux similaires pour d’autres pathologies, dans la région parisienne. Ils ont été baptisés Maisons d’Information Santé (MIS).

ERI ou MIS, ces lieux neutres situés hors du parcours de soin, « jouent un rôle dans la remontée de la parole des patients pour un ajustement des pratiques des professionnels de santé », conclut l’IGR.

Aller plus loin


- Consultez la liste des ERI ; 
- Consultez la liste des MIS.

 

 

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Source : Institut Gustave Roussy, La ligue contre le cancer, Sanofi France, 8 février 2012

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15 février 2012

Cancer du sein

 

Une aide contre 


Les bouffées


De chaleur

 

Que peut-on proposer aux femmes traitées pour un cancer du sein qui souffrent de bouffées de chaleur et de sueurs nocturnes ? Une étude britannique montre qu’une thérapie cognitivo-comportementale peut apporter un bénéfice.

Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes (BCSN) touchent entre 65 et 85 % des femmes traitées pour un cancer du sein, notamment du fait des traitements qui compromettent la fonction ovarienne. Ces manifestations peuvent avoir des conséquences néfastes sur la qualité de vie, l’humeur et le sommeil. L’hormonothérapie substitutive est en générale contre-indiquée en cas de cancer du sein car elle peut accroître le risque de récurrence. Des traitements non hormonaux ont été proposés : clonidine, gabapentine, inhibiteur de la recapture de la sérotonine ; une amélioration légère à modérée (15 à 58 %) des BCSN a été rapportée. Quant aux traitements non médicamenteux (vitamines, dispositifs magnétiques, acupuncture), les résultats sont soit non concluants, soit non statistiquement significatifs.

C’est dans ce contexte qu’a été développée une thérapie cognitivo-comportementale (TCC) basée sur la psychoéducation, la respiration et la relaxation. Cette approche est basée sur un modèle qui considère que certains facteurs provoquent ou entretiennent les BCSN : anxiété, stress, croyances négatives, pensées catastrophiques, comportements d’évitement. Selon un essai pilote chez 17 patientes, la TCC est suivie d’une diminution du score de fréquence des BCSN problématiques. Ce qui a conduit à la mise en place de l’essai MENOS 1 randomisé et contrôlé : 47 femmes dans le groupe TCC (groupes de 12 à 20 personnes) et 49 dans le groupe traitement usuel. Ont été mesurés la fréquence subjective des BCSN, le score de BCNS problématiques et la conductance cutanée sternale.

Les participantes assignées au groupe TCC ont suivi une session chaque semaine pendant six semaines.

Résultat : les femmes du groupe TCC étaient moins affectées par leurs symptômes à 9 et 26 semaines. En revanche, la mesure de la conductance cutanée sternale montre que la TCC n’a pas réduit la fréquence des BCSN.

Pour les auteurs, la TCC de groupe semble être un traitement sûr et efficace chez les femmes qui ont des BCSN problématiques après traitement pour un cancer du sein, avec des bénéfices additionnels sur l’humeur, le sommeil et la qualité de vie. Pour un éditorialiste, « les résultats de cette étude constituent de solides arguments sur lesquels baser des recommandations pour utiliser des techniques de restructuration dans la prise en charge des symptômes de ménopause chez les survivantes d’un cancer du sein ».

› Dr EMMANUEL DE VIEL

 

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11 février 2012

Le jeûne s’invite dans le cancer

 

Le jeûne s’invite



Dans le cancer


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Une étude sur des lignées cellulaires et chez la souris montre que le jeûne peut ralentir la croissance et la dissémination des tumeurs et qu’il potentialise les effets de la chimiothérapie.

On savait déjà qu’une courte période de jeûne peut protéger des cellules normales des souris (et peut-être même des patients) contre les effets toxiques de chimiothérapies.

Il était important de connaître les effets du jeûne sur les cellules cancéreuses. Pour cela, des chercheurs ont entrepris des études, d’une part, sur des lignées cellulaires tumorales, d’autre part chez des souris porteuses de cancers.

Des lignées de cellules cancéreuses (5 lignées murines, 13 humaines) ont été incubées dans du sérum provenant soit de souris sous-alimentées soit de souris à jeun depuis deux jours. Résultat : le jeûne sensibilise la majorité des lignées à la doxorubicine et au cyclophosphamide.

Chez des souris porteuses de tumeurs sous-cutanées de cancer du sein, de mélanome ou de gliome, le jeûne sans chimiothérapie peut ralentir dans certains cas la croissance tumorale aussi efficacement que deux cycles de chimiothérapie. L’effet thérapeutique du jeûne est toutefois plus important lorsqu’il est associé à la chimiothérapie ; de plus, il permet d’administrer aux souris des doses supérieures, normalement létales, de chimiothérapie.

Des essais cliniques de phase I portant sur des jeûnes de courte durée, deux jours avant et un jour après la chimiothérapie, ont déjà commencé aux États-Unis (Mayo Clinic et Los Angeles) et aux Pays-Bas. Ces essais portent sur des patients atteints de cancers du sein, de l’ovaire ou des voies urinaires. Les résultats de ces travaux (qui portent uniquement sur la sécurité puisqu’il s’agit de phases I) seront connus dans deux à trois mois.

 

 

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06 février 2012

Un nouveau souffle


Cancer du sein


Un nouveau souffle


Pour le dépistage


Organisé


Depuis 2004, la France a mis en place un dépistage organisé du cancer du sein afin de permettre à toutes les femmes de 50 à 74 ans d’accéder à une prise en charge précoce et de qualité. Ce dispositif national coexiste avec un dépistage individuel. Il ne bénéficie, huit ans plus tard, qu’à la moitié des femmes concernées. Les recommandations que publie aujourd’hui la Haute Autorité de Santé, à la demande de la Direction générale de la santé, visent à améliorer cette situation.

 Malgré une nette augmentation depuis 2004, la participation au dépistage organisé (DO) du cancer du sein reste inférieure à l’objectif cible de 80% au niveau national et varie très fortement selon les départements. En France, les femmes de 50 à 74 ans ont la possibilité de réaliser une mammographie de dépistage soit à la demande du médecin, voire à leur propre initiative, dans le cadre du dépistage dit individuel (DI), soit dans le cadre d’un programme mis en place par l’Etat, sur invitation par courrier, c’est le dépistage organisé (DO). La moitié seulement des 4,3 millions de femmes concernées chaque année se fait dépister via le dépistage organisé du cancer du sein et environ 10% dans le cadre du dépistage individuel.

 Le dépistage organisé est d’une qualité supérieure au dépistage individuel

Dans son rapport publié aujourd’hui, la HAS fonde ses recommandations sur un principe : dès lors que les femmes, clairement informées des avantages et inconvénients, souhaitent se faire dépister, elles doivent bénéficier des meilleures garanties de qualité. Le contrôle des mammographes et l’évaluation des pratiques professionnelles s’appliquent, comme pour tout examen radiologique, en dépistage individuel comme en dépistage organisé. Mais ce dernier présente des garanties supplémentaires dans son cahier des charges :

- la seconde lecture des mammographies qui identifie 9% des cancers dans le dépistage organisé, soit environ 1 300 cancers chaque année ;
- l’agrément et la formation continue spécifique des radiologues ;
- l’égal accès au dépistage pour toutes les femmes garanti par le système d’invitation systématique ;
- l’assurance qualité et le suivi des résultats.

 Par ailleurs, la HAS relève que le dépistage individuel s’accompagne fréquemment d’échographies « en excès » susceptibles de générer des sur-diagnostics voire des sur-traitements, que ce dépistage n’est pas pris en charge à 100% comme l’est le dépistage organisé et qu’il fait souvent l’objet de dépassements d’honoraires à la charge des femmes.

 La HAS privilégie le dépistage organisé et identifie plusieurs leviers

Pour ces raisons, la HAS plaide pour que le dépistage organisé devienne progressivement la modalité unique de dépistage du cancer du sein pour les femmes de 50 à 74 ans. En l’état actuel des choses, la HAS ne recommande pas le déremboursement des mammographies réalisées dans le cadre du dépistage individuel afin d’éviter une démobilisation des femmes. Elle propose plutôt la mise en œuvre de mesures incitatives fortes en faveur du dépistage organisé auprès des femmes et des professionnels de santé.

 · Renforcer la place des professionnels de santé

Avec les radiologues, les médecins généralistes et les gynécologues sont les contacts privilégiés des femmes. Ils doivent devenir acteurs à part entière du dépistage organisé. La HAS recommande de les associer étroitement aux étapes d’invitation et de suivi des résultats du dépistage. Elle préconise, par exemple, que les médecins prescrivent directement et systématiquement des mammographies de dépistage organisé plutôt que des mammographies de dépistage individuel.

 · Etendre la gratuité à l’échographie médicalement justifiée dans le dépistage organisé

La HAS recommande que l’échographie immédiate réalisée quand elle est nécessaire selon les indications du cahier des charges du dépistage organisé puisse être prise en charge à 100%, ce qui n’est pas le cas actuellement.

 · Informer les femmes de la qualité supérieure du dépistage organisé

Il importe de compléter le niveau de connaissance et d’information des femmes de manière personnalisée, c’est-à-dire avec les messages les plus adaptés à leurs caractéristiques et à leurs habitudes vis-à-vis du dépistage (non participantes, pratiquant le DI, etc.).

 En conclusion, pour la HAS, le dépistage organisé offre la possibilité d’inscrire les femmes dans un véritable parcours de prévention qui optimise le nombre d’actes diagnostiques dans le temps. Ainsi, les mesures incitatives préconisées doivent permettre d’améliorer la participation des femmes au dépistage et garantir ainsi un accès plus équitable à la prévention pour toutes les femmes entre 50 et 74 ans.

 

 

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Source : HAS

 

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« Pourquoi du comment »


Cancer


« Pourquoi du comment »


Expliqué en vidéo

 

A l’occasion de la journée mondiale du cancer, le 4 février 2012, l’Institut Curie lance « Chez Marie », une (première) série de vidéos pour expliquer le cancer au grand public.

Parce que le cancer est un problème de santé publique majeur, parce qu’il suscite de nombreuses questions, « Chez Marie » est une série de vidéos pédagogiques initiée par l’Institut Curie pour répondre aux questions du public sur cette pathologie.

Comment une cellule devient cancéreuse ? Comment la tumeur fait son nid dans l’organisme ? Quel traitement pour quel cancer ? Qu’est-ce que la radiothérapie ? Quels sont les traitements de demain ? autant de questions auxquelles répondent des spécialistes de l’Institut Curie dans des vidéos accessibles à tous, didactiques et illustrées, d’une durée d’environ 4 minutes.

Un souci pédagogique historique

La volonté de transmettre et de partager les savoirs est présente de longue date à l’Institut Curie. En 1907, Marie Curie créait une coopérative d’enseignement avec des collègues de la Sorbonne, dont Jean Perrin et Paul Langevin, pour assurer à ses filles et aux enfants du personnel de son laboratoire des cours élémentaires de physique-chimie qui reposaient sur l’expérimentation et le questionnement : les Leçons de Marie Curie. Sans oublier que Marie Curie a été la première femme professeure à la Sorbonne en 1908.

C’est toujours avec cet objectif de diffusion des connaissances et d’enseignement que l’Institut Curie accueille chaque année quelque 500 étudiants et doctorants. Ils bénéficient ainsi d’un environnement scientifique et médical de qualité et d’un accompagnement personnalisé.

Aujourd’hui, dans la continuité des Leçons de Marie Curie, les vidéos « Chez Marie » donnent la parole aux soignants ou chercheurs de l’Institut Curie sur des questions de sciences, de médecine pour la première série, mais par la suite il sera aussi question d’histoire des sciences, de sujets de société… dans un langage accessible à tous. A vos écrans !

Voir les vidéos

 

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Source : Institut Curie


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04 février 2012

Cancer du sein

 


Le dépistage


Organisé


Va être relancé

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La Haute Autorité de Santé veut promouvoir le dépistage organisé du cancer du sein, qui concerne les femmes âgées de 50 à 74 ans. Elle affirme qu'il est plus efficace et moins coûteux que le dépistage individuel.

La Haute Autorité de Santé (HAS) veut relancer le dépistage organisé du cancer du sein. Ce dernier fonctionne au ralenti : le nombre de participantes dépasse à peine la moitié des femmes concernées, celles âgées de 50 à 74 ans. Avec 53.000 nouveaux cas attendus en 2012, le cancer du sein reste le premier cancer chez la femme, responsable de 11.000décès par an. 

Tous les deux ans 

Depuis 2004, la France a mis en place un programme de dépistage, dit «organisé», du cancer du sein pour les femmes entre 50 et 74ans, sans symptômes apparents, ni antécédent de cancer du sein. Elles sont invitées, tous les deux ans, à se rendre chez un radiologue agréé pour une mammographie prise en charge à 100% par l'Assurance-maladie. Singularité française, coexiste avec ce programme national, une pratique de dépistage dit «individuel»: les femmes réalisent une mammographie sur prescription d'un médecin, le plus souvent un gynécologue. En 2010, 52% des quelque 4,3millions de femmes concernées ont été examinées grâce au dépistage organisé (entièrement gratuit) et environ 10% dans le cadre du dépistage individuel. «Nous ne recommandons pas d'emblée le déremboursement du dépistage individuel», a souligné le PrJean-Luc Harousseau, car une mesure aussi brutale ferait courir le risque que «les femmes ne fassent pas de dépistage du tout». «Le dépistage organisé est supérieur en termes de qualité et de sécurité des patientes et également en coût-efficacité», a toutefois martelé le président de la HAS. Concrètement, les médecins prescriraient directement et systématiquement, pour les femmes âgées de 50à 74ans, des mammographies de dépistage organisé plutôt que des mammographies de dépistage individuel. 

Double lecture

Autre élément invoqué en faveur du dépistage organisé: les images réalisées sont analysées, une seconde fois, par un radiologue différent de celui qui a pratiqué l'examen. Cette «double lecture de rattrapage» permet de diagnostiquer environ 1.300 cancers chaque année. Depuis 2004, 15millions de mammographies ont été réalisées dans le cadre du dépistage organisé et 100.000 cancers détectés, «dont une majorité de petite taille», donc de meilleur pronostic, a souligné le Pr Agnès Buzyn, présidente de l'Institut national du cancer. La Haute Autorité de Santé souhaite, par ailleurs, que l'échographie, réalisée dans certains cas comme examen complémentaire à la mammographie, soit prise en charge à 100% dans le cadre du dépistage organisé, ce qui n'est pas le cas actuellement. http://www.has-sante.fr



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Cancer


Un documentaire sur


Les progrès


De la recherche


Dans le cadre de la Journée mondiale contre le cancer qui a lieu ce samedi 4 février, les acteurs de la lutte contre cette terrible maladie proposent un webdocumentaire intitulé Recherche sur les cancers ": tout s’accélère. Un document à vocation pédagogique pour faire le point sur les dernières nouveautés dans les thérapies contre la première cause de mortalité dans le monde.

Un documentaire sera disponible sur les sites Internet de l’Association pour la recherche sur le cancer (Arc), de l’Inserm, de l’Institut national du cancer (Inca) et sur www.recherche-tout-saccelere.fr dès le 4 février 2012.

Cet outil multimédia interactif met en lumière les axes de recherche actuels les plus prometteurs, avec pour fil rouge les avancées concourant au développement d’une approche individualisée du traitement des cancers. Outil grand public à vocation pédagogique, il présente l’originalité de mettre en lien le travail des chercheurs et la réalité du cancer telle qu’elle est vécue par les malades.

L’interface du webdocumentaire est construite à partir de témoignages d’anciens malades, points d’entrée des chapitres, vers des interviews de chercheurs et de médecins, illustrées de reportages sur leurs lieux de travail.

Une œuvre de vulgarisation

L’ensemble est organisé en quatre parties correspondant aux champs d’application majeurs de la recherche : comprendre, soigner, accompagner et enfin, prévenir et détecter. L’objectif : incarner de façon tangible, pour un public non spécialiste, les progrès à l’œuvre aujourd’hui et envisageables demain, et contribuer ainsi à modifier l’image de la maladie.

Le cancer, enjeu majeur de santé publique, fait en effet partie de nos vies. On estime à 365.500 le nombre de nouvelles personnes touchées en France en 2011. Mais aujourd’hui aussi, plus d’une personne sur deux guérit de sa maladie. Et plus de 3.300 chercheurs et techniciens travaillent quotidiennement sur les différents aspects de la recherche au service d’avancées se traduisant notamment par un accès de plus en plus rapide à des traitements de plus en plus individualisés.

Le cancer, une maladie de mieux en mieux cernée

Il y a quarante ans, on découvrait que les cellules cancéreuses présentent des anomalies de leurs gènes, le plus souvent survenues au cours de la vie de l’individu. Restaient à décrypter ces anomalies. Si le séquençage du génome humain terminé dans les années 2000 a nécessité une dizaine d’années, aujourd’hui, grâce aux progrès techniques, il ne faut pas plus de quelques jours pour séquencer le génome d’une tumeur. Les chercheurs sont unanimes : la recherche en cancérologie a fait des bonds de géant ces dernières années et continue de s’accélérer.

Les cellules cancéreuses diffèrent des cellules saines parce qu'elles se multiplient de manière incontrôlable. Il suffit de quelques mutations génétiques pour que la machinerie s'emballe.

Les cellules cancéreuses diffèrent des cellules saines parce qu'elles se multiplient de manière incontrôlable. Il suffit de quelques mutations génétiquespour que la machinerie s'emballe. 

Des thérapies contre le cancer plus personnalisées

Des anomalies génétiques identiques peuvent être retrouvées dans les cellules cancéreuses de patients dont les cancers touchent des organes différents. À l’opposé, les altérations peuvent être très différentes chez des patients atteints d’un même cancer. Ces anomalies qui peuvent souvent être détectées par des tests biologiques deviennent des cibles potentielles pour les traitements médicamenteux : on parle alors de thérapies ciblées.

Aujourd’hui en France, 28 laboratoires régionaux proposent pour l’ensemble des patients qui le nécessitent des tests permettant d’adapter leurs traitements aux caractéristiques des tumeurs. Les thérapies ciblées sont utilisées dans plusieurs types de cancers mais principalement dans lecancer du sein, le cancer du poumon et le cancer colorectal, et dans certaines leucémies et cancers rares. Véritables illustrations des bénéfices de la recherche, les thérapies ciblées constituent ainsi des traitements sur mesure adaptés aux caractéristiques de la tumeur des patients.

Un meilleur accompagnement des patients

Une personne malade est une personne qu’il faut accompagner, dans son parcours de soin, à l’hôpital, lors de son retour à la maison et tout au long de sa réinsertion professionnelle. Les chercheurs en sciences sociales s’intéressent ainsi à la qualité de vie sociale et psychique des personnes touchées par la maladie et de leurs proches.

Surmonter la détresse, apprivoiser la maladie et ensuite reprendre le cours de la vie sont des étapes importantes du parcours du patient. La recherche s’intéresse à ces différentes étapes ainsi qu’à la place du malade et à l’image de la pathologie dans notre société pour apporter aux professionnels des éléments de compréhension et favoriser un meilleur accompagnement.

Des diagnostics à des stades plus précoces

En amont de la maladie, les chercheurs se concentrent aussi sur la façon de mieux cerner et comprendre les facteurs de risque de cancer, de mieux informer la population pour inviter à des changements de comportements individuels plus favorables à la santé (arrêt du tabac, baisse de la consommation d’alcool, pratique de l'activité physique et équilibre de l’alimentation, limitation des expositions solaires…). Elle s’intéresse aussi aux modes de détection des cancers permettant un diagnostic précoce et donc une prise en charge plus efficace.

Si la recherche progresse, c’est également parce que les équipes mutualisent leurs moyens pour parvenir à des résultats rapides et probants. Depuis plusieurs années, une meilleure coordination et structuration de la recherche entre les différents acteurs, publics et privés, institutionnels et associatifs, concoure à une performance nouvelle. De nombreux partenariats rendent ainsi possible l’accès des innovations thérapeutiques de très haut niveau technique au plus grand nombre. Cette priorité des chercheurs est fortement soutenue par la volonté des pouvoirs publics exprimée dans le Plan cancer 2009-2013.

 

Le documentaire <em>Recherche sur les cancers : tout s’accélère</em> est diffusé sur Internet à partir du 4 février. Cette maladie a causé la mort de 7,6 millions de personnes dans le monde en 2008 selon l'OMS, soit 13 % de la mortalité mondiale. Certaines projections prévoient 13 millions de morts en 2030. Sauf si la recherche trouve la solution... © Wellcome Images, Flickr, cc by nc nd 2.0

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03 février 2012

Cancer du sein


Cancer du sein


la HAS veut relancer

 

le dépistage organisé

 

Mis en place en France, en 2004, ledépistage organisé du cancer du sein fonctionne au ralenti. Le nombre de participantes dépasse à peine la moitié des femmes concernées, celles âgées de 50 à 74 ans. Pour améliorer la prise en charge par ce dispositif national, la Haute Autorité de Santé (HAS) émet plusieurs recommandations.

Aujourd’hui en France, toutes les femmes, y compris celles concernées par le dépistage organisé, peuvent avoir recours au dépistage individuel. Dans ce dernier cas, la mammographie est réalisée à leur propre demande ou celle de leur médecin. La HAS « plaide pour que le dépistage organisévdevienne progressivement la modalité unique de dépistage du cancer du sein pour les femmes de 50 à 74 ans ».

L’objectif fixé dans le dernier Plan Cancer 2009-2013 est atteindre dans les deux ans, les 65% de participation. Or, il n’est aujourd’hui que de 52,1%. Sans pour autant recommander le déremboursement des mammographies réalisées dans le cadre du dépistage individuel, la HAS propose une série de mesures dont elle espère qu’elles seront incitatives :

- « Renforcer la place des professionnels de santé. » Les radiologues, les médecins généralistes et les gynécologues devraient pouvoir « prescrire directement et systématiquement des mammographies devdépistage organisé » à leurs patientes. Aujourd’hui, les praticiens ne le font que pour le dépistage individuel ;

- « Etendre la gratuité à l’échographie médicalement justifiée dans le dépistage organisé. » Cet examen médical, qui est parfois nécessaire après une première mammographie, devrait être « pris en charge à 100%, ce qui n’est pas le cas actuellement », suggère la HAS ;

- « Informer les femmes de la qualité supérieure du dépistage organisé. » Pour ce faire, la HAS suggère l’envoi de « messages plus adaptés aux caractéristiques et aux habitudes vis-à-vis du dépistage » des femmes concernées.

Pourquoi choisir le dépistage organisé ?

La HAS insiste sur les raisons de préférer le dépistage organisé :

- Il offre une « seconde lecture des mammographies qui identifient 9% des cancers, soit environ 1 300 chaque année » ; 
- Toutes les femmes entre 50 et 74 ans bénéficient d’un « égal accès au dépistage organisé par le système d’invitation systématique » ; 
- Enfin, ce dépistage donne « l’assurance qualité et le suivi des résultats ».

Par ailleurs, la HAS relève enfin que « le dépistage individuel s’accompagne fréquemment d’échographies « en excès » susceptibles de générer des sur-diagnostics voire des sur-traitements ». En outre, « il n’est pas pris en charge à 100% comme l’est le dépistage organisé et il fait souvent l’objet de dépassements d’honoraires à la charge des femmes », conclut-elle.

En France, 52 588 nouveaux cas de cancer du sein - le plus fréquent chez la femme - ont été dépistés en 2010. Chaque année, ils sont à l’origine de plus de 10 000 décès, faisant de cette maladie la première cause de mortalité par cancer chez la femme.

Aller plus loin 

- consultez le questions/réponses de la HAS intitulé Participation au dépistage du cancer du sein : Recommandations de la HAS pour les femmes de 50 à 74 ans ; 
- consultez le site de l’Assurance-maladie : Le dépistage du cancer du sein

 

Source : HAS, 3 février 2012

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Posté par JennyPOETESSE à 19:32 - - Commentaires [0]


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