18 mai 2011

Les bienfaits du café contre le cancer

Les bienfaits du café contre le cancer

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La consommation de cinq tasses de café par jour réduirait de 57 % les risques de cancer du sein. C'est le résultat d'une vaste étude menée par des chercheurs de l'institut Karolinska, à Stockholm, qui vient d'être publié dans la revue scientifique Breast Cancer Research. Après avoir analysé les données provenant de près de 6 000 femmes (2 818 malades et 3 111 témoins), les auteurs notent que cet effet bénéfique concerne celles dont le cancer est dit RE. RE pour récepteurs hormonaux des oestrogènes. Leur dosage permet de mesurer la probabilité de réponse d'un traitement hormonal. Ces récepteurs ne sont pas retrouvés dans environ un tiers des cancers du sein.

"Ces conclusions confirment celles d'études précédentes, à savoir une réduction du risque de cancer du sein, en particulier avant la ménopause et notamment chez les femmes à risque accru en raison de la présence de gènes de susceptibilité à cette maladie", explique Astrid Nehlig, directrice de recherche Inserm (U666 à Strasbourg) qui s'intéresse aux effets du café sur la santé. Selon elle, cet effet protecteur apparaît le plus souvent à partir de cinq tasses par jour. "L'intérêt de ce nouveau travail est de confirmer le fait que le café ne protège pas toutes les femmes de la même façon", insiste la chercheuse. Une différence déjà mise en évidence dans la maladie de Parkinson. Alors que ce breuvage a un rôle protecteur dose-dépendant chez les hommes, ce n'est pas le cas chez toutes les femmes. Celles qui ne prennent pas de traitement hormonal substitutif après la ménopause bénéficient du même effet protecteur du café que les hommes. En revanche, il y a une aggravation du risque chez celles qui prennent un traitement hormonal et beaucoup de café.

Antioxydants

Pour en revenir aux relations entre le "petit noir" et les tumeurs malignes, les effets positifs sont fréquents. "Une consommation moyenne de trois à quatre cafés par jour réduit de 30 % le risque de cancer du foie et une consommation élevée le fait chuter de 55 %", affirme Astrid Nehlig. D'autre part, cette boisson diminue de plus de 60 % le risque d'évolution de la cirrhose vers le cancer. Le café a également un effet protecteur au niveau du cancer colorectal, de celui de l'endomètre (réduction jusqu'à 80 %) et de certaines tumeurs cérébrales, les gliomes (baisse de 50 à 60 % pour 5 tasses par jour). Enfin, des travaux effectués sur des souris (buvant de l'eau contenant de la caféine) et des cellules de peau humaine placées en culture montrent que la caféine a un effet protecteur vis-à-vis des mélanomes, ces cancers de la peau provoqués par les rayons UV du soleil.

Les chercheurs ne parviennent pas à expliquer totalement ces effets bénéfiques. Il faut dire que le café renferme, en dehors de la caféine, plus de 800 composés différents. C'est aussi la boisson la plus riche en antioxydants. 

 

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Source : http://www.lepoint.fr/

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17 mai 2011

Emploi : changer l’image du cancer…

Changer l’image du cancer…

« Faire évoluer le regard de la société sur les personnes atteintes de cancer » : c’est l’objectif de la nouvelle campagne annoncée ce mardi par Nora Berra, Secrétaire d’Etat à la Santé. Un objectif évidemment très ambitieux, particulièrement pour ce qui touche à l’emploi. C’est là une préoccupation majeure des patients… et les collectivités (d’état ou territoriales) ne donnent pas toujours un exemple en accord avec leurs prêches…

D’après un récent sondage Viavoice réalisé pour l’Institut Curie auprès d’un échantillon représentatif de la population française, 85% des interviewés considèrent comme une priorité la réduction des discriminations envers les personnes ayant été traitées pour un cancer. Ce pourcentage montre bien que la population générale est consciente des difficultés rencontrées par les malades…

Il faut dire que les exemples de discriminations ne manquent pas. « D’une manière générale, la moitié des réclamations qui nous parviennent est liée à l’emploi », explique le porte parole de la HALDE, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité. En 2009, cela représente environ 7 000 dossiers. Et plus de 20 000 depuis 2005. « Nous n’avons pas de statistiques précises quant aux discriminations spécifiquement liées à un cancer », précise-t-il. En règle générale toutefois, les discriminations qui motivent « ces réclamations (s’exercent) à l’embauche, (ou s’opposent) à l’accès à certains concours administratifs ou au déroulement de carrière, notamment dans la fonction publique ». Et cela, qu’elles concernent la couleur de la peau, le handicap ou la maladie…

La fonction publique est loin d’être exemplaire, comme le montrent des textes pas si anciens … Un arrêté du Garde des Sceaux en date du 26 septembre 2006, soumettait ainsi l’admission dans le corps d’encadrement et de commandement des personnels de l’administration pénitentiaire à des conditions précises d’aptitude physique à. Le texte en question (article 1er, alinéa 2-4) stipulait que les candidats au concours ne devaient « être atteints d’aucune affection médicale évolutive ouvrant droit à un congé de longue maladie ou de longue durée ». Une « affection médicale évolutive » par exemple, c’est un cancer

« Est-ce que je dois le dire ou pas… »

« Sur saisine de la HALDE, cet arrêté sera annulé le 6 juin 2008 par le Conseil d’Etat », enchaîne Me Emmanuel Daoud, avocat au cabinet Vigo (Paris). « Le Conseil a jugé que l’on ne pouvait exclure par principe des personnes atteintes d’une affection médicale évolutive. Il convient donc que l’examen de la compatibilité de l’état de santé avec la fonction envisagée soit opéré au cas par cas. Cette décision du Conseil d’Etat, qui repose sur le principe de l’égalité de tous devant la loi et de l’égalité d’accès à la fonction publique , n’a pas été remise en cause à ce jour  ».

L’étude « au cas par cas » de chaque dossier ne va pas sans poser de délicats problèmes d’interprétation… C’est ainsi qu’en janvier 2007, une aide soignante, diabétique de type 2 s’était vu refuser sa titularisation au prétexte qu’elle avait été jugée « inapte à ses fonctions » pour cause de maladie. Cette jeune femme, qui exerçait dans le cadre d’un établissement hospitalier public de Rennes. n’avait fait l’objet d’aucun arrêt pour maladie en 3 ans ! Quelques mois plus tard en avril 2008, les juges du tribunal de Rennes annuleront la décision de l’hôpital, jugée « infondée et injustifiée »…

A l’association Jeunes Solidarité Cancer, les remontées concernant ce genre de procédures ne sont pas si rares. Marie-Aude Sevaux, sa présidente, évoque le cas parmi d’autres, d’un adhérent jugé inapte pour des « raisons assez floues », à passer le concours d’admission de la gendarmerienationale. Elle poursuit : « cette problématique liée à l’emploi figure au cœur des préoccupations des jeunes patients atteints d’un cancer ou qui en ont été atteints. D’ailleurs, avant de passer un concours administratif ou de postuler à tel ou tel emploi, la grande question que tous se posent encore aujourd’hui, c’est : ‘Est-ce que je dois le dire ou pas’. » C’est le signe que le combat pour l’égalité est loin d’être gagné. Reste à voir si la campagne gouvernementale bouleversera le cours des choses, au moins dans la fonction publique…

 

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Source : Ministère de la Santé et Institut national du Cancer (InCA), mai 2011 – Interview de Me Emmanuel Daoud, 13 mai 2011 – Interview de Marie-Aude Sevaux, 17 mai 2011 – Interview du porte-parole de la HALDE, 17 mai 2011 – Rapport annuel 2010 de la HALDE – Sondage Viavoice pour l’Institut Curie, réalisé par téléphone les 3 et 4 mars 2011 auprès de 1007 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus et les 31 mars et 1er avril 2011 auprès de 1006 personnes représentatif de la population française de 18 ans- 

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26 avril 2011

Cancer

Le Défenseur des enfants prône les unités adolescents

Dans un ultime rapport, le Défenseur des enfants, Dominique Versini, fait 15 propositions sur la prise en charge des enfants et adolescents atteints de cancers.

D’ici au 1er mai, l’institution indépendante disparaîtra pour se fondre dans le vaste ensemble du Défenseur des droits. Pour son dernier rapport, Dominique Versini s’est penchée sur les cancers des enfants, qui touchent chaque année 1 700 moins de 15 ans et 700 adolescents de 15 à 19 ans et représentent la deuxième cause de mortalité chez les moins de 14 ans et la troisième cause chez les 15-18 ans.

En matière de prise en charge des cancers des enfants et adolescents, « les politiques publiques et les nouveaux droits des malades ont permis des améliorations importantes », souligne le rapport. Trente centres spécialisés en cancérologie pédiatrique ont été identifiés par les agences régionales de santé (ARS) et 7 organisations interrégionales de recours en oncologie pédiatrique ont été retenues par l’Institut national du cancer (INCa), qui construit actuellement un programme d’amélioration de la prise en charge de ces jeunes patients cancéreux. Car « la place des adolescents et jeunes adultes reste mal définie » en oncologie. « Il n’est pas rare qu’un adolescent âgé de 16 ans et plus soit admis et traité dans un service d’oncologie adulte répondant à son type d’atteinte ». Cela est « en général mal vécu par le jeune comme par sa famille », souligne le rapport, qui encourage la création d’unités d’adolescents. À ce jour, seul l’Institut Gustave-Roussy (Villejuif) dispose d’un secteur dédié aux adolescents mais « d’autres réflexions ou expériences sont en cours », note le Défenseur des enfants.

Principes et réalités.

En matière de scolarisation des enfants malades durant la période d’hospitalisation, la plupart des hôpitaux sont dotés d’un service scolaire composé d’enseignants détachés du primaire, permettant « d’assurer assez convenablement la scolarité primaire et même certains cours du début du collège ». En revanche, « très peu d’enseignants du secondaire sont détachés en milieu hospitalier » et « de nombreuses incertitudes concernent la pérennité de ces postes ». Pour combler en partie ce manque, « des associations interviennent en complément et en accord avec le personnel de l’Éducation nationale ». Entre les périodes d’hospitalisation, avec la scolarisation à domicile, la situation reste plus préoccupante.

Quant au soutien aux familles, si de nombreuses aides et prestations sont apportées aux parents (congé de présence parentale, allocation journalière de présence parentale, allocation d’éducation de l’enfant handicapé, congé de soutien familial, congé de solidarité familiale…), ces derniers restent aujourd’hui pris dans un « imbroglio de papiers et de démarches » qui compliquent l’accès à ces dispositifs.

Le Défenseur conclut ce rapport par une série de 15 propositions. Parmi lesquelles, « renforcer le nombre d’infirmiers d’annonce, de psychologues cliniciens et d’assistante socio-éducatives », « développer de nouvelles stratégies antidouleur disponibles », « développer des temps de pédopsychiatres formés à l’oncopédiatrie » ou « instaurer un référent formé et dédié au traitement des dossiers d’enfants atteints de cancer dans les CAF et les MDPH ». Reste à savoir si ces recommandations seront par la suite relayées du côté du Défenseur des droits.

 

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› DAVID BILHAUT sur http://www.lequotidiendumedecin.fr/

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16 avril 2011

cancer et maladies ophtalmiques

Une découverte majeure à Toulouse pour lutter contre le cancer

Cancer et maladies ophtalmiques

Une équipe de recherche basée à Toulouse et à Paris a fait la découverte d'un anticorps qui concentre beaucoup d'espoir dans la lutte contre le cancer.

« Il est trop tôt pour dire que ce sera le remède miracle contre le cancer ; mais ça marche d'ores et déjà sur les modèles animaux » explique Philippe Le Bouteiller, directeur de recherche au centre de physiopathologie de Toulouse Purpan. La découverte qu'il a réalisée en collaboration avec Armand Bensussan, directeur du centre de recherche sur la peau (Paris) et une équipe de scientifiques de tous bords a de quoi faire rêver : au moyen d'un anticorps spécifique, l'anti-CD160, il deviendrait possible d'asphyxier des tumeurs cancéreuses, en bloquant le développement erratique de vaisseaux sanguins autour de ces dernières. « La chimiothérapie restera toujours de mise avec ce traitement, mais elle sera, considérablement réduite en dosage, si les essais cliniques s'avèrent, dans un futur proche, concluants ».

Reste à effectuer une batterie de tests, afin d'évaluer les effets secondaires, la toxicité du médicament et le dosage optimal : « Contre le cancer, on est toujours sur un arbitrage entre les bénéfices et les risques », indique le professeur. « Tout cela va prendre de nombreuses années avant que les premiers patients puissent être traités ».

La découverte, et ses applications attirent d'ores et déjà d'importants soutiens financiers : « Les industriels sont prêts à investir pour aller jusqu'aux essais cliniques. On a vraiment l'espoir que ça marche ». L'équipe de recherche a par ailleurs reçu le soutien de la Ligue contre le Cancer et de Rétina France.

En cas de succès, cette nouvelle thérapie permettrait non seulement de soigner un large spectre de cancers, mais aussi un certain nombre de pathologies ophtalmiques et rétinopathiques dans lesquelles intervient un développement anormal des vaisseaux sanguins.

 

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Source : http://www.ladepeche.fr/

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08 avril 2011

CANCER & ALCOOL

Un cancer masculin sur 10 est attribué à l’alcool

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« Près d’un cancer sur 10 (9,6 %) chez l’homme et 3 cancers sur 100 chez la femme peuvent être attribués à une consommation d’alcool, actuelle ou ancienne », révèle l’étude de Madlen Schütze (Institut allemand de nutrition humaine, Potsdam-Rehbruecke) et coll. publiée en ligne par le « British Medical Journal » (BMJ).

À partir de l’étude EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition), les chercheurs ont analysé les données de près 364 000 personnes dans huit pays européens : France, Italie, Espagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Grèce, Allemagne, Danemark. Dans les deux sexes, les cancers les plus fréquemment observés sont ceux des voies aéro-digestives supérieures (44 % chez l’homme, 25 % chez la femme) avant le cancer du foie (33 % et 18 %) et le cancer colorectal (17 % et 4 %). Le pourcentage de cancers du sein qui peuvent être attribués à l’alcool s’élève, lui, à 5 %.

Par ailleurs, entre 40 et 98 % des cancers liés à l’alcool surviennent pour une consommation supérieure aux normes recommandées par la plupart des institutions sanitaires. En Europe, cette consommation suit un gradient Nord-Sud : le Danemark et l’Allemagne sont les 2 pays qui ont le plus souvent déclaré une forte consommation actuelle et la Grèce ou l’Espagne les pays où existe la plus forte proportion de participants ayant déclaré n’avoir jamais consommé ou avoir arrêté.

Compte tenu de ces nouvelles données, Madlen Schütze estime que « beaucoup de ces cancers pourraient être évités si la consommation était limitée à deux verres d’alcool par jour chez l’homme et à 1 verre chez la femme ». Et d’ajouter : « Bien plus encore de cas pourraient être prévenus si les gens réduisaient leur consommation en deçà de ses normes ou ne buvaient pas d’alcool du tout. »

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Source : http://www.lequotidiendumedecin.fr/

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05 avril 2011

Cancer du sein

Les femmes se font moins dépister

http://brevesante.com/wp-content/uploads/2010/10/010.jpgPour la première fois depuis la généralisation du dépistage organisé du cancer du sein en 2004, l’Institut de veille sanitaire (InVS) constate une diminution de la participation. En 2010, plus de 2 360 000 femmes de 50 à 74 ans se sont fait dépister sur les 4,7 millions d’entre elles qui en ont reçu la proposition. Soit une proportion de 52 %, en retrait par rapport au chiffre de 2009 de 52,3 %.

« Déjà, l’an dernier, nous observions une augmentation plus faible que prévue. Cette année, c’est la première diminution. Nous arrivons à un palier, et constatons une moins bonne adhésion au dépistage », commente Emmanuelle Salines, médecin de santé publique à l’InVS. La professionnelle relativise néanmoins : « Avec le vieillissement de la société, la population cible est plus nombreuse, aussi le nombre de femmes dépistées a augmenté. »

Les écarts demeurent très importants entre les régions. Si les Pays de la Loire, le Limousin, la Bretagne affichent plus de 60 % de participation, la Corse, la Guyane, l’Ile-de-France et la Provence-Alpes-Côte d’Azur sont en dessous des 45 %. Ces inégalités se retrouvent à plus fine échelle, puisque Paris reste la ville où le dépistage organisé est le plus faible (27,1 %), tandis que 5 départements (Haute-Vienne, Cher, Lot-et-Garonne, Landes et Maine-et-Loire) ont des taux compris entre 65 et 70 %.

« Historiquement, certains conseils généraux ont lancé une action de sensibilisation plus tôt et dispensé ainsi de bonnes habitudes », explique Emmanuelle Salines. « La participation dépend également du gradient social, ce qui permet de mieux comprendre le cas parisien. Ainsi, les femmes défavorisées se font rarement examiner, contrairement à celles appartenant à la classe moyenne. Les autres, à haut niveau social, préfèrent, quant à elles, le dépistage individuel et ne sont donc pas prises en compte dans ces chiffres », ajoute la médecin.

En additionnant l’estimation du nombre de femmes dépistées individuellement (environ 10 %), le taux global s’élève à 65 %. Derrière l’objectif européen de 70 %. Et surtout, avec cette baisse de 0,3 point par rapport à 2009, dans une tendance contraire à l’ambition affichée du plan Cancer 2009-2013, d’une augmentation de 15 % de la participation.

 

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Source : http://www.lequotidiendumedecin.fr/

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01 avril 2011

Fumer nuit gravement au sein.

Fumer nuit gravement au sein

palpation mammaire  Une équipe américaine a recherché les liens entre tabagisme (actif ou passif) et cancer du sein invasif chez les femmes ménopausées. Pour ce faire, cette équipe a examiné les données recueillies par la grande étude américaine Women's Health Initiative. Cette étude étudie les causes principales de maladies et de décès chez les femmes ménopausées âgées de 50 à 79 ans aux États-Unis.

Les données analysées par cette étude sont les périodes de consommation de tabac, le nombre de cigarettes fumées par jour, les expositions au tabagisme passif, etc. Sur 79 990 femmes sans antécédents de cancer qui ont été suivies, 3 520 ont déclaré un cancer du sein au cours des dix années de l'étude.

Par rapport aux femmes n'ayant jamais fumé, cette analyse indique que le risque de cancer du sein est augmenté de 9% chez les anciennes fumeuses et de 16% chez celles qui fumaient encore au moment de l'étude. En outre, ce risque serait plus élevé pour les femmes ayant fumé longtemps, de façon intense et qui ont commencé à fumer jeune ; celles ayant fumé pendant plus de 50 ans étaient les plus exposées.

De plus, cette analyse relève que les femmes qui ont commencé à fumer avant leur première grossesse ont un risque jusqu'à 33% plus élevé de souffrir d'un cancer du sein. D'autre part, les femmes qui arrêtent de fumer doivent attendre jusqu'à vingt ans après cet arrêt pour retrouver un niveau de risque comparable à celui des femmes n'ayant jamais fumé.

Le tabagisme passif semble également être un facteur de risque du cancer du sein. Ainsi, les femmes qui n'ont jamais fumé mais qui ont été exposées au tabac pendant une longue période (plus de dix ans pendant l'enfance, plus de vingt ans à la maison ou plus de dix ans au travail) auraient un risque 32% plus élevé de souffrir d'un cancer du sein que celles qui n'y ont jamais été confrontées.

Cependant, les auteurs de l'étude précisent qu'ils ne peuvent pas conclure à une augmentation du risque dans les cas où l'exposition passive à la fumée était faible. Ils indiquent qu'il convient de rester prudent sur les liens entre tabagisme passif et cancer du sein. Ces liens devront être confortés par d'autres études.

 

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Source : Luo J, Margolis KL et al : Association of active and passive smoking with risk of breast cancer among postmenopausal women: a prospective cohort study. BMJ 2011; 342:d1016.

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13 mars 2011

Cancer colorectal

Paris accueille une structure gonflable

     pour sensibiliser le grand public

La structure parisienne de gestion du dépistage des cancers, ADECA75, invite les Parisiens à visiter un côlon géant installé sur le Parvis de la gare Montparnasse (Paris 15e) du 22 au 24 mars prochains. L'objectif étant de sensibiliser petits et grands à l'importance du dépistage du cancer colorectal, mais également de les informer sur la maladie.

Véritable parcours pédagogique, le côlon géant se présente sous la forme d'un tunnel gonflable de 22 mètres de long et de 3 mètres de haut.

Cette initiative permettra aux Parisiens de découvrir l'intérieur d'un côlon, et de visualiser des polypes bénins en 3D afin de suivre leur évolution en cancer colorectal.

Les particuliers pourront également se rendre dans une seconde structure gonflable afin de rencontrer des professionnels de santé et des bénévoles de la Ligue contre le cancer pour s'informer sur le dépistage du cancer colorectal.

Le cancer colorectal est responsable de 17.000 décès chaque année en France

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Source : http://www.leparisien.fr/laparisienne/

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08 mars 2011

CancerInfo

Information claire contre le cancer
Contre le cancer rien ne vaut une information claire et loyale afin que chacun puisse prendre ses décisions et ses responsabilités. Mais cela ne va pas tout seul. Il faut du doigté, sans occulter les éléments essentiels. C’est ce qu’ambitionne Cancer Info, le portail information de l’Institut national du Cancer (INCa). En y mettant les moyens.


L’Institut National du Cancer et le Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé lancent, en partenariat avec la Ligue nationale contre le Cancer,« Cancer info » : la plateforme d’information médicale et sociale de référence sur les cancers, à destination des personnes malades et de leur entourage. Accessible par Internet, par téléphone et sous forme de guides d’information, Cancer Info apporte des réponses et accompagne les patients et leurs proches aux étapes clés de la maladie, en complément de leurs échanges avec les équipes soignantes.

Une obligation du Plan Cancer

La raison de cette démarche est qu’elle fait partie du Plan Cancer 2009-2013 ; il prévoit de mettre à porter du patient et de son entourage les informations nécessaires, tant médicales que juridiques par exemple, tout en rester pratique et conforme aux données actuelles de la science. Ce dernier objectif n’est pas le moindre à l’heure où les progrès de la recherche s’accélèrent et des études cliniques nombreuses à offrir un regain d’espoir. Le contenu a été validé selon les méthodes de la Haute Autorité en Santé (HAS) et suit les souhaits des associations de patients, surtout ceux de la Ligue contre le Cancer. Pourquoi ?

L’INCa a repris l’énorme travail d’information de la Ligue réalisé ces dernières années, en association avec la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC). Désormais, les documents de référence que étaient les Standards Options et Recommandations, les fameux SOR Patients issus de cette ancienne collaboration, ont été améliorés et seront mis à jour régulièrement par l’INCa. Tous les cancers auront leur guide d’ici à la fin du plan Cancer en cours, soit 2013. Pour l’instant ils sont 18 en ligne, téléchargeables sur le site de l’INCa, ou commandables gratuitement en version papier.

Pour ceux qui préfèrent la voix humaine, le service téléphonique Cancer Info fonctionne d’autant mieux qu’il a été repris de la Ligue et bien rodé par elle ces dernières années : 0810 810 821 (prix d’un appel local) de 9h à 19h du lundi au samedi.

L’information est un droit

Le droit à l’information des patients est prévu dans nombre de textes législatifs, réglementaires et jurisprudentiels (code de la déontologie médicale, charte du patient hospitalisé, loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de soins…). Il figure en bonne place dans les dispositifs spécifiques à l’organisation des soins en cancérologie : Plans cancer 2003-2007 et 2009-2013, dispositif d’annonce, dossier communiquant en cancérologie…

Ce droit affirmé « d’être informé sur son état de santé », celui de prendre « avec le professionnel de santé et compte tenu des informations et des préconisations qu’il fournit, les décisions concernant sa santé » et la nécessité du « consentement libre et éclairé de la personne » 2 en vue de pratiquer tout acte médical ou traitement, vont de pair avec l’évolution de la relation médecin/patient.

La «décision partagée» tend à devenir la norme, à mi-chemin entre le modèle «paternaliste» (le médecin sait ce qui est bon pour son patient qui s’en remet entièrement à lui) et le modèle  «consumériste» (le patient achète le soin comme n’importe quel autre bien, en exerçant la concurrence). Elle inclut le point de vue du patient et ses préférences dans la décision thérapeutique. C’est une relation plus égalitaire (avec la limite importante qu’une personne est malade et l’autre pas…), où la personne malade devient acteur de ses soins, en y adhérant en connaissance de cause. Ce qui suppose une bonne compréhension des enjeux par le patient.

Cette compréhension demande du temps et des réponses justes au moment juste pour tisser une relation équilibrée avec les soignants. Désormais, les patients peuvent les puiser dans  le site Cancer Info 

 

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Source/Auteur : Dr Sophie Duméry, http://www.santepratique.fr/

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Cancer du sein, reconstruire sa féminité

Cancer du sein, reconstruire sa féminité

Cancer du sein, reconstruire sa féminité

La chirurgie plastique a fait beaucoup de progrès pour restaurer la silhouette après une mastectomie. Mais le travail de reconstruction est aussi un combat personnel de réappropriation.

Toutes les femmes ayant subi une ablation du sein peuvent a priori bénéficier d’une reconstruction mammaire. Elle peut être faite immédiatement après l’opération ou en différé. Dans ce dernier cas, il est même possible d’intervenir plusieurs années après.

Une intervention prise en charge par la Sécurité sociale

Quelle que soit la technique, l’intervention est prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale, au tarif conventionné, les mutuelles pouvant compléter en cas de dépassement d’honoraires.

Les techniques chirurgicales de reconstruction continuent de se perfectionner, pour des résultats de plus en plus naturels, durables dans le temps et laissant le moins de séquelles possible.

Des opérations lourdes

Pourtant, il s’agit d’opérations lourdes, qui nécessitent en moyenne au minimum deux interventions sous anesthésie générale, entre lesquelles s’écoulent plusieurs mois : une première pour reconstruire un volume, une deuxième pour lui donner une forme la plus proche possible de l’autre sein. Parfois, une intervention sur le sein préservé est nécessaire pour harmoniser l’ensemble.

Enfin, la dernière étape se fait sous anesthésie locale afin de recréer l’aréole et le mamelon. Au total, il faut compter dix-huit à vingt-quatre mois avant d’obtenir un résultat définitif.

Trois types de techniques

Schématiquement, il existe trois types de techniques. La première, la plus simple et qui laisse le moins de séquelles, consiste à placer une prothèse en silicone sous le muscle pectoral. Cette intervention est également celle le plus couramment proposée.

Les deux autres se servent soit d’un muscle du dos (le grand dorsal), soit d’un muscle et de la peau ou de la graisse du ventre pour redonner le volume manquant. Ces deux techniques, plus lourdes, impliquent aussi une deuxième cicatrice au niveau du dos ou du ventre, là où a eu lieu le prélèvement. Mais elles donnent dans l’ensemble un résultat moins "figé" et moins sphérique que celui de la prothèse, mais aussi plus naturel et qui résiste mieux au temps.

Prendre le temps de se renseigner

La reconstruction mammaire est une démarche très personnelle. Certaines femmes y adhèrent d’emblée, d’autres ont besoin de plus de temps de réflexion ou préfèrent s’en passer. Il est conseillé de prendre au moins deux avis chirurgicaux pour être sûre de la technique choisie et du résultat à en attendre.

Rencontrer une femme qui a subi elle-même l’intervention peut être aussi très utile. Les généralistes et les gynécologues ne sont pas toujours au fait des dernières avancées chirurgicales, ce qui peut biaiser l’opinion des femmes.

"Prendre le temps de me renseigner auprès de spécialistes compétents m’a permis de mieux comprendre ce qui était faisable. Pour l’instant, la lourdeur de l’intervention m’effraie encore, je préfère attendre", note Françoise.

"Dans ma tête, on m’enlevait un sein mais on me le refaisait ensuite à l’identique. En discutant avec les chirurgiens, j’ai fini par réaliser que la reconstruction ne fait que restituer une forme. On ne me rendra jamais le sein vivant d’avant. Mais pour moi, il était inconcevable de vivre avec une silhouette amputée, alors je me suis lancée. Aujourd’hui, c’est un immense soulagement", commente Jocelyne.

Laisser agir le temps

La reconstruction n’est pourtant pas la baguette magique qui va restaurer à coup sûr sa féminité. "Ce sein reconstruit n’a pas de sensibilité, pas de vécu, et le sentiment de défiguration existe, même si l’intervention peut se faire immédiatement après l’ablation. Mais ce faux sein peut prendre vie à son tour si la femme a réussi à faire le deuil du sein perdu", constate Élise Ricadat, psychologue, co-auteur de "Après le cancer du sein, un féminin à reconstruire" aux éditions Albin Michel avec Lydia Taïeb.

Cette dernière, elle-même victime d’un cancer du sein, témoigne : "Ce sein tout neuf, je me le suis peu à peu approprié grâce au toucher, au massage, aux soins de kinésithérapie qui ont été nécessaires après l’intervention. Comme la peau, il faut que le psychisme cicatrise peu à peu de sa blessure. Aujourd’hui, ce sein réparé n’évoque plus la maladie. Il s’inscrit plutôt dans la continuité de ma vie de femme, constituée de joie et de moments plus difficiles."

Pour certaines, le deuil est laborieux et un soutien psychologique peut s’avérer nécessaire. Mais psychologues et médecins sont unanimes : dans la reconstruction de soi, le temps joue en faveur de la femme.

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Source : http://www.dossierfamilial.com/

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