Suivi régulier avec votre médecin
Il est souvent difficile d'identifier avec exactitude
la cause de la douleur et, même lorsqu'il y a un diagnostic précis,
différents patients peuvent réagir de manière différente
aux médicaments. Il se peut que votre médecin essaie divers traitements
dans l'espoir d'atteindre le résultat souhaité. Cela ne signifie
pas qu'il avance " à tâtons ". Parfois, certains traitements
ne fonctionnent pas au début, mais doivent être essayés pendant
plusieurs semaines pour que leur effet se ressente et qu'il soit possible d'évaluer
leur potentiel de soulagement. Dans d'autres cas, les médicaments font
effet au début, mais cet effet diminue ensuite. Un essai logique et systématique
des diverses options vous offre de meilleures chances de succès plutôt
qu'une approche consistant à changer régulièrement de médecin.
Il
peut falloir du temps pour que des professionnels de santé et des patients
développent une relation de confiance mutuelle, et l'entente entre différentes
personnes n'est pas toujours parfaite. Vous avez probablement déjà
enduré beaucoup. Parfois, les gens sont déçus et en colère
parce que leur douleur est persistante. Les professionnels de santé sont
également déçus parce que les efforts qu'ils déploient
pour traiter la douleur ne sont pas toujours couronnés de succès.
La communication peut parfois être difficile, ce qui peut engendrer des
malentendus. Essayez d'établir une relation loyale avec les professionnels
de santé qui travaillent avec vous. Ils sont là parce qu'ils vous
croient ; ils comprennent le fait que vous souffriez et souhaitent vous aider.
Essayez de ne pas solliciter de conseils de sources trop nombreuses. Vous observerez
que cela conduit à des conseils contradictoires, et cela peut être
déroutant. Les médecins, comme tout le monde, ont chacun leur propre
méthode de travail. Certains peuvent avoir une formation orientée
sur certaines techniques. Si un médecin spécialisé dans le
traitement de la douleur estime que vous pourriez bénéficier d'un
traitement qu'il ne prodigue pas, il pourra vous recommander à un autre
spécialiste. De même, si vous estimez que vous pourriez bénéficier
d'un traitement spécifique, n'hésitez pas à examiner cette
possibilité avec votre médecin. Certaines personnes souffrant de
douleur chronique ne savent plus quoi faire pour trouver une solution et sont
prêtes à " essayer n'importe quoi ". Dans certains cas,
des gens dépensent beaucoup d'argent sans aucune chance réaliste
de succès. De plus, quel que soit le degré de votre douleur, un
mauvais traitement pourrait la rendre encore pire. Essayez de suivre les conseils
que vous donne le médecin du centre antidouleur, en particulier en ce qui
concerne les médicaments que vous prenez.
Choisir
une approche multidisciplinaire pour vous aider à maîtriser votre
douleur pourra être utile. Les
centres antidouleur organisent généralement des programmes de
traitement de la douleur allant dans ce sens.
Enfin, appréciez et profitez des petites choses de la vie, ainsi que des
moments, heures, jours et semaines que vous vivez sans douleur.
Si votre traitement actuel ne permet pas de contrôler efficacement votre douleur ou s'il provoque des effets indésirables gênants, il est important que vous parliez à votre médecin des options de traitement ou que vous preniez rendez-vous dans le centre antidouleur le plus proche de chez vous.
Source : Moins souffrir
Maîtriser la douleur chronique
Pour reprendre le contrôle de votre vie, il est important que vous appreniez à maîtriser la douleur chronique. Même si votre douleur ne peut pas être complètement éliminée, il est possible d'en réduire le niveau, et surtout d'améliorer votre qualité de vie.
Pour ce faire, vous pouvez avoir besoin d'une approche
multidisciplinaire pour lutter contre la douleur chronique. De nombreuses personnes
souffrant de douleur chronique ont essayé toutes les interventions médicales
sans succès notable ; cependant, ces thérapies sont parfois plus
efficaces lorsqu'elles sont utilisées ensemble dans un environnement
contrôlé.
Un centre de traitement de la douleur chronique offre des programmes spéciaux
grâce auxquels une personne peut apprendre à maîtriser sa
douleur et recevoir un traitement pour rétablir sa qualité de
vie et reprendre des activités, même si la douleur elle-même
n'est pas complètement soulagée. Ces programmes sont plus courants
aux États-Unis, mais ils commencent à apparaître également
en Europe.
Le traitement est réalisé par une équipe de professionnels
de santé qui, ensemble, examinent toute la gamme de facteurs qui peuvent
contribuer à la douleur chronique.
Cette équipe de professionnels
de santé peut comprendre :

Si votre traitement actuel ne permet pas de contrôler efficacement votre douleur ou s'il provoque des effets indésirables gênants, il est important que vous parliez à votre médecin des options de traitement ou que vous preniez rendez-vous auprès dans le centre antidouleur le plus proche de chez vous.
Source : Souffrir moins
Réseau antidouleur
Pour trouver le traitement adapté à votre
douleur, il faut souvent faire appel à une équipe de médecins
spécialisés.
Un centre de traitement de la douleur chronique offre un milieu dans lequel
une personne peut apprendre à maîtriser la douleur chronique et
recevoir un traitement. Le traitement est réalisé par une équipe
de professionnels de santé qui, ensemble, examinent toute la gamme de
facteurs qui peuvent contribuer à la douleur chronique.
Cette équipe de professionnels
de santé peut comprendre :
- Anesthésiste
- Neurologue
- Interniste
- Médecin généraliste
- Spécialiste de médecine physique
- Psychologue ou psychiatre
- Kinésithérapeute pour améliorer et entretenir la force, la fonction et la mobilité
D'autres spécialistes, tels que des dentistes
pour traiter une douleur faciale ou des spécialistes de médecine
complémentaire pour améliorer la relaxation, peuvent faire partie
d'un centre de traitement de la douleur chronique. Ces spécialistes se
réunissent pour partager des informations et assurer la coordination
des soins.
Parfois, les centres antidouleur organisent des programmes spéciaux pour
aider les patients à reprendre le cours normal de leur vie et les aider
à vivre de façon plus active et productive, même s'il n'y
a pas de solution immédiate pour résorber la douleur même.
Si vous avez besoin d'aide pour trouver un spécialiste du traitement
de la douleur, demandez à votre médecin pour obtenir des informations sur le centre antidouleur spécialisé
le plus proche de chez vous. Pour commander la brochure d'information Moins
Souffrir, cliquez
ici.
Centres antidouleur - Alsace
Départements : 67 - 68
HÔPITAL CIVIL
Centre de traitement de la douleur
1, place de l'Hôpital
67000 STRASBOURG CEDEX
Tél. 03 88 11 64 83
HÔPITAL HAUTEPIERRE
Centre d'Etude et de Traitement de la Douleur
1, avenue Molière
67098 STRASBOURG
Tél. 03 88 12 76 13
Clinique St Anne
consultation anti douleur
182 route de la Wantzenau
67000 STRASBOURG
Tel. 03 88 45 81 40
CH Louis Pasteur
Consultation de la douleur
Avenue de la Liberté
68000 COLMAR CEDEX
Tél. 03 89 12 48 89
HÔPITAL ÉMILE MULLER
Service de traitement de la douleur
20, avenue du Dr René Laennec
68090 MULHOUSE
Tél. 03 89 64 62 15
Centres antidouleur - Lorraine
Départements : 54 - 55 - 57 - 88
HOPITAL CENTRAL
Service de traitement de la douleur
29, avenue du Mal de Lattre de Tassigny
54000 NANCY CEDEX
Tél. 03 83 85 22 56
CENTRE ALEXIS VAUTRIN
Centre anti douleur
Avenue de Bourgogne
54000 VAND?UVRE LES NANCY CEDEX
Tél. 03 83 59 84 88
CLINIQUE DE GENTILLY
Consultations anti douleur
rue Marie Marvingt
54000 NANCY
Tél. 03 83 93 50 55
CH DE VERDUN
Consultation anti douleur
2 Rue d'Anthouard
55107 VERDUN cedex
03 29 83 84 85
HOPITAL BELLE ISLE
Service de traitement de la douleur
2, rue Belle Isle
57000 METZ CEDEX
Tél. 03 87 34 10 00
HOPITAL STE BLANDINE
Centre de traitement de la douleur
3 rue du Cambout
57000 METZ
Tél. 03 87 39 47 25
CHR Hôpital Bon Secours
1 Place Philippe de Vigneules BP 81065
57038 Metz Cedex
Tél. 03 87 55 30 69
CHR Hôpital Bel Air
1 rue du Friscaty BP 60327
57126 Thionville Cedex
Tél. 03 82 55 82 55
HOPITAL DU PARC
Consultations de la douleur
1, rue de l'Hôpital
57206 SARREGUEMINES CEDEX
Tél. 03 87 95 88 02
HOSPITALOR
Consultations anti douleur
57600 FORBACH
Tél. 03 87 84 91 91
CHG JEAN MONNET
Consultation de la douleur
3, avenue R Schuman
88021 EPINAL
Tél. 03 29 68 73 05
Centres antidouleur - Rhône Alpes
Départements : 01 - 07 - 26 - 38 - 42 - 69 - 73 - 74
CH BOURG
Hopital Fleyriat
Route de Paris
01012 BOURG EN BRESSE
Tél. 04 74 45 46 47
CH OYONNAX
188 Rue Anatole France
01108 OYONNAX
Tél. 04 74 73 10 01
CH PRIVAS
2 Ave Pasteur
07007 PRIVAS
Tél. 04 75 20 20 00
CH D'Annonay - Urgences
07100 Annonay
Tél. 04 75 67 35 95
CH AUBENAS
Avenue de Bellande
07205 AUBENAS
Tél. 04 75 35 60 60
CH VALENCE
Service d'Anesthésiologie du Dr LE MAGNY
179, bd du Maréchal Juin
26000 VALENCE
Tél. 04 75 75 72 87
CH MONTELIMAR
Quartier Beausseret
26200 MONTELIMAR
Tél. 04 75 53 40 00
CH Crest
BP 510
26401 Crest
Tél. 04 75 25 37 00
HOPITAL ALBERT MICHALLON
Centre anti douleur
BP 217
38043 GRENOBLE
Tél. 04.76.76.52.13
CLINIQUE MUT. DES EAUX CLAIRES
Unité des douleurs
8-12, rue du Dr Calmette
38043 GRENOBLE CEDEX 1
CH Lucien Hussel
Mont Salomon BP 127
38209 Vienne
Tél. 04 74 31 33 50
RESEAU VOIRONNAIS
BP 57
38210 TULLINS
Tél. 04 76 07 30 89
HOPITAL RHUMATOLOGIQUE
Route de Chamrousse
38410 URIAGE
Tél. 04 76 76 48 00
HOPITAL BELLEVUE
Service de Neurochirurgie
17, boulevard Pasteur
42000 SAINT-ETIENNE CEDEX
Tél. 04 77 42 77 23
Clinique Mutualiste
3 Rue le Verrier
42013 St-Etienne
Tél. 04 77 12 12 12
Centre stéphanois Hopital Nord
42270 St Priest en jarez
Tél. 04 77 82 80 00
CH ROANNE
28 Rue de Charlieu
42328 ROANNE
Tél. 04 77 44 36 94
CLINIQUE NOUVELLE DU FOREZ
Route Nouvelle
42600 MONTBRISON
Tél. 04 77 96 86 00
CH MONTBRISON
Ave des Monts du Soir
42605 MONTBRISON
Tél. 04 77 96 78 00
HOPITAL EDOUARD HERRIOT
Unité Enfant / Adulte
Place d'Arsonval
69003 LYON
tél. 04 72 11 10 22
HOSPICES CIVILES DE LYON
Hopital Neurocardiologique
59, bd Pinel
69003 LYON
Tél. 04 72 40 72 40
HOPITAL PIERRE WERTHEIMER
Centre anti-douleur
59, bd Pinel
69003 LYON
Tél. 04 72 68 49 13
HOPITAL DES CHARMETTES
39, rue Viabert
69006 LYON
Tél. 04 72 74 61 03
CENTRE HOSPITALIER ST JOSEPH ST LUC
Centre anti douleur
9, rue du Pr Grignard
69007 LYON CEDEX 07
CLINIQUE DE LA SAUVEGARDE
Service de Neurochirurgie
Avenue David Ben Gourion
BP9016
69009 LYON CEDEX 09
Tél. 04 78 64 58 64
CENTRE DE CONSULTATIONS
Evaluation et consultation de la douleur
25, avenue des Sources
69009 LYON
Tél. 04 72 20 28 38
HOPITAL DES CHARPENTES
27, rue Gabriel Péri
69100 VILLEURBANNE
Tél. 04 72 43 20 05
CLINIQUE DE RILLIEUX
Avenue Ben Gourion
69140 RILLIEUX PAPE
Tél. 04 72 01 38 01
HOPITAL DES ARMEES DESGENETTES
108, bd Pinel
69275 LYON CEDEX
Tél. 03 04 72 36 60 67
CH LYON SUD
69310 PIERRE BENITE
Tél. 04 78 86 10 01
CENTRE MEDICO-CHIRURGICAL DE READAPTATION LES MASSUES
92, rue Edmond Locard
69322 LYON CEDEX
Tél. 05 04 72 38 48 58
CLINIQUE DE LA SAUVEGARDE
25, avenue des Sources
69338 LYON CEDEX
Tél. 08 04 72 20 28 28
CH ST LUC ST JOSEPH
9, rue du Pr. Grignard
69365 LYON CEDEX
Tél. 05 04 78 61 88 19
CENTRE LEON BERARD
28, rue Laennec
69373 LYON CEDEX
Tél. 04 78 78 26 57
HOPITAL GERIATRIQUE DU VAL D'AZERGUES
6, lieu dit Bourg
69380 ALIX
Tél. 04 72 54 19 04
CENTRE MEDICAL DE L'ARGENTIERE
L'Argentière
69610 AVEIZE
Tél. 04 74 26 41 41
CH DE VILLEFRANCHE SUR SAONE
BP 436
69655 VILLEFRANCHE SUR SAONE
Tél. 04 74 09 29 29
CH DE GIVORS
9, rue du Pr. Flermming
69701 GIVORS
Tél. 04 78 07 30 30
CLINIQUE DU DR CLERET
8, rue Burdin
73000 CHAMBERY
Tél. 04 79 75 10 10
CH CHAMBERY
7, square Massalaz
73011 CHAMBERY CEDEX
Tél. 04 79 96 50 50
CENTRE LE ZANDER
10, promenade du Serrioz
73100 AIX LES BAINS
Tél. 04 79 61 41 33
CH D'AIX LES BAINS
49, avenue du Grand Port
73106 AIX LES BAINS CEDEX
Tél. 04 79 88 61 61
CH ST JEAN DE MAURIENNE
81, rue du Dr Grange
73300 ST MAURIENNE
Tél. 04 79 20 60 20
CLINIQUE GENERALE
4, chemin Tour de la Reine
74000 ANNECY
Tél. 04 50 33 04 04
CH D'ANNECY
1, avenue Tresum
BP 2333
74011 ANNECY CEDEX
Tél. 04 50 88 33 33
CH DE RUMILLY
23, rue du Général de Gaulle
74150 RUMILLY
Tél. 04 50 01 80 00
CH THONON
3, avenue de la Dame
74200 THONON LES BAINS
Tél. 04 50 83 20 00
CENTRE MEDICAL DE PRAZ COUTANT
171, route Praz Coutant
Plateau d'Assy
74480 PASSY
Tél. 04 50 47 41 00
Les différents types de douleur
La douleur appartient généralement à une des deux catégories suivantes :
La douleur nociceptive est causée
par une lésion des tissus. Elle se décrit généralement
comme une douleur vive, sourde ou pulsatile. Elle peut être due à
une pathologie bénigne, des tumeurs ou à des cellules cancéreuses
qui grossissent et colonisent des membres à proximité du siège
du cancer. Elle peut également provenir d'un cancer qui a gagné
les os, les muscles ou les articulations, ou qui a causé le blocage d'un
organe ou de vaisseaux sanguins.
La douleur neuropathique se produit lorsqu'un nerf est endommagé.
Les nerfs raccordent la moelle épinière au reste du corps et permettent
au cerveau de communiquer avec la peau, les muscles et les organes internes.
Les neuropathies douloureuses peuvent être causées par des déséquilibres
nutritionnels, l'alcoolisme, des toxines, des infections, ou l'auto-immunité,
ou bien résulter de maladies telles qu'une insuffisance rénale
. Elle peut être causée par une tumeur exerçant une pression
sur un nerf ou un groupe de nerfs. Elle est souvent décrite comme une
sensation de brûlure ou de lourdeur, ou comme un engourdissement le long
du nerf affecté.La cause de la neuropathie est inconnue dans environ
un tiers des cas.
Le mal de dos et les douleurs aux jambes chroniques
Le mal de dos et les douleurs chroniques dans les jambes de type sciatique se
décrivent comme une douleur ressentie dans le dos et aux jambes pouvant
résulter de maladies rachidiennes, telles que la discopathie dégénérative,
la fibrose épidurale, les séquelles d'un échec chirurgical
rachidien, une hernie discale lombaire, l'arachnoïdite, l'ostéoporose
ou le canal lombaire étroit.
Le mal de dos se situe souvent dans la région lombaire, mais elle peut
se propager vers les cuisses, les mollets et les pieds. Les zones affectées
peuvent être sensibles ou douloureuses au toucher et la douleur peut s'accentuer
avec les mouvements. Ce type de douleur peut être ressenti comme une douleur
vive, une sensation de coupure, de brûlure ou comme des courbatures musculaires.
Les symptômes vont d'une légère gêne à une
douleur complètement handicapante.
Le Syndrome algodystrophique
Le syndrome algodystrophique se développe généralement
dans la main ou le pied suite à une blessure (telle une fracture osseuse),
ou à une intervention chirurgicale impliquant une lésion nerveuse.
Le syndrome algodystrophique décrit deux symptômes douloureux connus
sous les termes d'algodystrophie sympathique réflexe (syndrome algodystrophique
de type I) et de causalgie (syndrome algodystrophique de type II).
Le symptôme prédominant est une douleur extrême, souvent
décrite comme une brûlure. Les autres symptômes peuvent comprendre
une sensibilité au toucher, des transformations cutanées, un gonflement,
une atonie et une fonction limitée de la main ou du pied.
Les Neuropathies douloureuses
Les neuropathies douloureuses sont un ensemble de troubles neurologiques résultant
de lésions nerveuses qui produisent une douleur chronique intense. Les
nerfs raccordent la moelle épinière au reste du corps et permettent
au cerveau de communiquer avec la peau, les muscles et les organes internes.
Les neuropathies douloureuses peuvent être causées par des déséquilibres
nutritionnels, l'alcoolisme, des toxines, des infections, ou l'auto-immunité,
ou bien résulter de maladies telles qu'une insuffisance rénale
ou un cancer. La cause de la neuropathie est inconnue dans environ un tiers
des cas.
Les symptômes courants sont la douleur, une sensation de brûlure,
une atonie ou un engourdissement. Ces symptômes apparaissent le plus souvent
dans les mains ou les pieds. Le traitement se concentre sur la maladie ou la
condition sous-jacente si celle-ci est connue.
Si vous souffrez de douleur chronique, discutez de vos options thérapeutiques avec votre médecin ou prenez rendez-vous dans le centre anti-douleur spécialisé le plus proche.
Source : Moins souffrir
Qu'est-ce que la douleur ?
Cette question est souvent posée par les personnes qui souffrent de douleurs et il est parfois difficile d'y répondre. Nous savons que la douleur est généralement un signal qu'envoie notre corps pour avertir d'un dysfonctionnement, mais parfois le système d'avertissement lui-même est défectueux et émet une alerte inutile ou disproportionnée par rapport au trouble signalé. En fait, une alarme douloureuse est parfois déclenchée en l'absence de maladie ou de lésion réelle.
La douleur peut être une amie ou une ennemie. La cause la plus courante de douleur est la détection par le corps d'une lésion tissulaire ou d'un trouble. Pour la plupart des douleurs courantes, l'intensité correspond à peu près au trouble physique. Si la douleur est alarmante ou intense, il est conseillé de consulter un médecin dès que possible. Certaines personnes souffrent de douleurs récurrentes, comme des maux de tête ou une dysménorrhée, qu'elles ont appris à reconnaître comme bénignes, voire comme une simple gêne. Quand l'alerte à la douleur devient forte, surtout si vous n'en connaissez pas la cause, le système d'alarme est en train de remplir sa fonction?prenez-le au sérieux.
De simples lésions peuvent s'enflammer ou s'infecter, ce qui a tendance à prolonger la douleur. Les lésions tissulaires profondes, telles qu'une entorse, ont également tendance à durer plusieurs jours ou semaines plutôt que quelques heures. De simples analgésiques, tels que l'aspirine, sont généralement sûrs et efficaces pour le traitement de ces douleurs. Lorsqu'ils sont pris pendant plusieurs semaines consécutives, ces médicaments présentent cependant un risque cumulé d'effets indésirables graves, tout particulièrement de troubles gastriques et intestinaux. D'autres solutions sont disponibles.
Il n'existe pas de durée spécifique au
terme de laquelle une douleur à court terme devient chronique. Cela dépend
des circonstances données. De façon générale, vous
souffrez de douleur chronique si celle-ci dure depuis plus de six mois et qu'elle
n'est pas soulagée par des soins médicaux ou chirurgicaux.
La douleur chronique peut également être un état permanent,
comme les dorsalgies et les douleurs aux jambes (douleurs ressenties dans le
dos et les jambes pouvant être dues à des maladies rachidiennes),
le syndrome algodystrophique (qui se développe généralement
dans un pied ou une main après une blessure telle une fracture osseuse),
une douleur ressentie après une intervention chirurgicale (qui peut entraîner
la lésion d'un nerf) ou une neuropathie douloureuse (troubles neurologiques
résultant de lésions nerveuses qui produisent une douleur
chronique
intense).
Prévalence de la douleur chronique
Bien que des données épidémiologiques complètes
ne soient pas disponibles pour l'Union Européenne, il est clair que
la douleur chronique est largement répandue. Il est estimé
qu'elle affecte environ 70 millions de personnes en Europe occidentale.
Plusieurs études communautaires récentes ont révélé
que 50 % des adultes étudiés souffraient d'un ou de plusieurs
types de douleur à tout moment1. Dans une proportion importante des sujets étudiés, la douleur était chronique et intense,
le nombre augmentant considérablement dans les groupes plus âgés.
Les états de douleur chronique les plus répandus, comme les
douleurs lombaires, l'arthrose et les maux de tête récurrents (dont la migraine), sont si courants qu'ils sont souvent perçus comme
normaux et faisant inéluctablement partie de la vie. Bien que peu de personnes meurent de douleur, nombreuses sont celles qui meurent dans
la douleur et encore plus nombreuses celles dont la vie n'est que douleur.
Si vous souffrez de douleur chronique, discutez des vos options thérapeutiques avec votre médecin ou prenez rendez-vous dans le centre antidouleur spécialisé le plus proche de chez vous.
1Ces données ont été tirées du site de l'EFIC (Fédération Européenne des associations internationales pour l'etude de la douleur - www.efic.org
Source : Moins souffrir
37 ans de DOULEURS !
L'histoire de Jerry Lewis
Cet article raconte l'histoire d'un patient qui bénéficie de la
neurostimulation dans le cadre du traitement de sa douleur. www.moinssouffrir.com
a invité ce patient à partager son histoire en toute sincérité.
Lors de votre lecture, n'oubliez pas que ces expériences sont propres à un patient donné. Les progrès varient, tout e monde n'a pas la même réaction.
Une vie à dispenser la joie, une vie dans la douleur
" J'ai souffert de la douleur tous les jours pendant 37 ans, dit le célèbre
artiste Jerry Lewis ". " La douleur était toujours présente : pendant les Téléthons, les concerts, les spectacles. Quand j'étais sur scène, l'adrénaline prenait le dessus. Mais après la dernière révérence, l'intensité de ladouleur était telle que je devais me faire aider pour rejoindre ma loge ".
Agé maintenant de 76 ans, Jerry Lewis a passé sa vie à nous faire rire avec ses gaffes maladroites et ses tours les plus fous. (Il a réalisé lui-même la plupart de ses cascades.) Nous avons particulièrement apprécié la comédie acrobatique qui l'a rendu si populaire. Malheureusement il en a payé le prix.
En 1965, après 65 films, de toutes les souffrances que Jerry avait imposé à son corps pendant toutes ces années, la plus importante fut un atterrissage forcé sur un câble métallique qui lui a abîmé la colonne vertébrale. "J'ai su que quelque chose s'était produit ce jour-là, car je me suis senti
entièrement paralysé en dessous de la taille", se souvient-il.
Aucun espoir à l'horizon ?
Pendant des décennies, Jerry a consulté un médecin après l'autre dans le monde entier afin de soulager sa douleur intense. Les antalgiques étaient inefficaces ou causaient des effets indésirables gênants, telles que la nausée et l'insomnie. Les injections de médicaments dans sa colonne vertébrale ont perdu de leur efficacité. " Les médecins m'ont dit que je devais vivre avec la douleur ", dit Jerry " Je l'ai entendu si souvent, sans jamais pouvoir l'accepter. " Jerry a pris des narcotiques pour soulager sa douleur et, pendant 13 ans, il a été dépendant à l'oxycodone et à l'aspirine.
Bien que Jerry n'ait jamais arrêté de travailler, surtout à son ?uvre de charité, cela lui était pénible. Outre la consultation de nombreux médecins, Jerry a fréquenté
es stations thermales et les kinésithérapeutes, ainsi que tout professionnel susceptible de pouvoir soulager sa douleur. Rien ne l'a aidé au-delà du court terme.
En 1997, le chirurgien orthopédiste de Jerry lui a recommandé le Docteur Joseph Schifini, spécialiste de la douleur et anesthésiste. Les injections d'antalgiques dans la hanche et le dos de Jerry ont été efficaces au début, mais elles ont commencé à perdre de leur efficacité. Le Dr Schifini lui a alors prescrit différents antalgiques. Ces derniers étaient modérément efficaces contre la douleur et causaient des troubles gastro-intestinaux, des nausées et de la transpiration. Une intervention chirurgicale au dos (une laminectomie) a soulagé la douleur de Jerry mais seulement pendant environ six semaines.
Une souffrance sans fin
Jour et nuit Jerry était encore tourmenté par la douleur. En février 2002, il ne pouvait pas faire plus de quelques pas à la fois et son sommeil était perturbé. " J'ai reçu toutes les piqûres, essayé toutes les méthodes pour maîtriser la douleur", dit-il.
Jerry a aussi contracté une maladie pulmonaire et sa douleur, rendant ses mouvements difficiles, en a retardé la guérison.
" La douleur chronique présente un autre danger : le désespoir ", dit Jerry. "Le désespoir accompagne la douleur chronique comme un partenaire. " Jerry atteint un stade où il envisageait
e suicide. " J'étais prêt à rentrer dans un semi-remorque ou un réacteur ou à me faire exploser la cervelle", dit-il.
" Je ne pensais pas pouvoir supporter une journée de plus. "
Le Dr. Schifini et Jerry eurent plusieurs discussions au sujet de l'aggravation de la douleur de Jerry. " Jerry en était au stade ou plus rien ne marchait pour lui " , dit le Dr. Schifini. "L'étape logique
suivante paraissait être la neurostimulation. "
Neurostimulation (stimulateur contre la douleur)
La neurostimulation consiste en un dispositif amovible qui envoie une stimulation électrique de basse tension contrôlée ave là la moelle épinière par l'intermédiaire d'un fil médical isolé appelé " électrode " qui est placé avec précaution. L'électrode est reliée à un stimulateur implantable comportant une pile et un circuit électronique. La stimulation empêche les messages de douleur de parvenir au cerveau. Au lieu de souffrir de douleur, le patient ressent un " picotement ".
Il existe deux types de systèmes de neurostimulation: un système entièrement implantable et un système à alimentation externe. Les deux sont parfois appelés stimulateurs contre la douleur.
Toutes les parties du système entièrement implantable sont placées sous la peau et la plupart des personnes ne les remarquent pas. Le système comprend un programmateur externe qui permet aux patients d'ajuster leur thérapie. La stimulation peut être augmentée ou réduite selon le besoin afin d'obtenir un soulagement optimal de la douleur. Le système de neurostimulation à alimentation externe utilise une pile qui se porte hors du corps, ainsi qu'un récepteur et une sonde implantés.
100 % de soulagement
À la mi-avril 2002, Jerry a subi un " test " de neurostimulation pour que le Dr. Schifini puisse déterminer si cette thérapie lui convenait. La procédure consistait à placer une électrode provisoire de neurostimulation dans la zone intermédiaire de la moelle épinière de Jerry. L'électrode était reliée à un neurostimulateur externe provisoire qui fut attaché sur le côté du corps de Jerry. Le test a été couronné de succès. " Il a connu un soulagement total de sa douleur " dit le Dr. Schifini. " De légères stimulations ont été envoyées par l'électrode pendant une période d'essai de quatre jours qui s'est déroulée chez lui. " " Jerry
m'appelait tous les jours pour me dire qu'il voulait un système permanent", a affirmé le Dr. Schifini en riant.
Le 20 avril, un chirurgien a implanté un système de neurostimulation permanent dans le corps de Jerry Lewis. La procédure était similaire à celle du test de neurostimulation, mais cette fois les médecins ont implanté tout le système - y compris le neurostimulateur - sous la peau de Jerry (sous la peau de l'abdomen). Jerry ne prend aucun autre antalgique et ne souffre pas d'effets indésirables, bien que ceux-ci soient possibles. Des risques d'infection existent à cause de l'implantation chirurgicale du système. Des complications liées à l'appareil, tel un déplacement de l'électrode interrompant le soulagement de la douleur, existent également.
" Le jour de l'implantation, j'ai dit quatre fois à mon aide ménagère que je n'avais pas mal ! " déclara Jerry avec joie. " Je revivais. Je ne peux pas mieux l'exprimer. Chaque matin, je me lève en me disant : Dieu merci, je peux ouvrir les yeux sans douleur. "
"Avant l'implantation, Jerry était incapable de participer à une kinésithérapie ou toute activité avec sa famille", dit le Dr. Schifini. "Jerry a repris une physiothérapie et une rééducation et il tolère mieux les activités de la vie de tous les jours ". " Maintenant qu'il ne souffre plus de douleur, il peut se concentrer sur son autre état médical qui est de guérir ses poumons", dit le Dr. Schifini. " Sans ses
problèmes pulmonaires, il serait le Jerry Lewis que tout le monde connaît.
"
Qu'a fait Jerry après l'implantation ? S'est-il envolé pour New York ? Paris ? " J'ai fait des châteaux de sable sur la plage avec ma fille", déclare Jerry avec satisfaction.
Jerry a maintenant de nombreux souvenirs à créer et recréer, surtout avec sa fille de dix ans, Danielle (Danny). Pendant plusieurs années, elle courait du bus scolaire jusqu'à la porte d'entrée et Jerry la soulevait dans les airs en riant. Sa douleur soudaine avait mis fin à cette tradition.
Après l'implantation, Jerry a appelé Danny pour lui dire que l'opération avait réussi. Elle a répondu : " Alors, tu peux me prendre dans tes bras maintenant !" Quand elle est revenue à la maison, Jerry se tenait dans l'allée alors que Danny courait vers lui et il l'a prise dans ses bras. " Pas un ? il du voisinage
n'est resté sec " dit Jerry. " Je suis sérieux quand je dis que ce neurostimulateur est mon cordon ombilical qui me relie à une nouvelle vie."

