26 avril 2012

Une nouvelle drogue détectée


Une nouvelle drogue


Détectée quasiment


Chaque semaine


En Europe


 
En 2011, 49 nouvelles substances psychoactives ont été notifiées par le système d’alerte rapide de l’Union Européenne, soit le nombre de substances le plus élevé jamais signalé en une seule année constatent l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) et l’agence Europol dans un rapport commun.

« La rapidité de l’apparition des nouvelles drogues sur le marché défie les procédures établies pour surveiller la consommation de nouvelles substances psychoactives, trouver des réponses et assurer un contrôle », soulignent l’OEDT et Europol dans un rapport annuel. En 2011, 49 nouvelles substances psychoactives ont été officiellement notifiées pour la première fois par l’intermédiaire du système d’alerte rapide de l’Union Européenne, soit près d’une nouvelle substance déclarée par semaine. « Ceci représente le nombre de substances le plus élevé jamais signalé en une seule année, en augmentation par rapport à 2010 (41 substances) et 2009 (24 substances », indiquent les agences.

Cette tendance à la hausse est en partie imputable à l’amélioration des capacités des systèmes nationaux d’alerte. « Tous les nouveaux composés signalés en 2011 étaient d’origine synthétique », note le rapport. Les deux tiers émanant de deux grands groupes de produits : les cannabinoïdes de synthèses (23 substances) et les cathinones de synthèse (8 substances).

Le reste des nouvelles drogues recensées inclut des phénéthylamines (5 substances), des aminoalkylbenzofurannes (2 substances), un thiophène analogue de la méthamphétamine (méthylthienylpropamine), un aminoindane (5-IAI), un pipéridine substitué (4-benzylpiperidine). Sont également retrouvés des médicaments, leurs métabolites ou précurseurs ou encore des molécules qui miment l’effet de médicaments connus comme les benzodiazépines ou le méthylphénidate (Ritaline).

5 % des jeunes en consomment

La progression du nombre de ces drogues s’explique également par la facilité avec laquelle ces substances peuvent être trouvées sur internet. Le nombre de boutique en ligne proposant au moins une substance ou un produit psychoactif vendus comme « euphorisants légaux » est passé de 314 en janvier 2011 à 690 en janvier 2012. « Actuellement, on trouve des drogues vendues dans des emballages attrayants sur la toile, dans les boîtes de nuit ou sur le coin d’une rue », évoque Wolfgang Götz, directeur de l’OEDT.

« Quelle que soit la source, il faut savoir que les personnes qui consomment cette gamme croissante de poudres, pilules et mixtures jouent un jeu dangereux, sans connaître les substances que ces produits contiennent ni les dangers qu’ils peuvent représenter pour la santé », ajoute-t-il. D’après une enquête Eurobaromètre menée en 2011, 5 % des jeunes de 15 à 24 ans affirment avoir déjà consommé des euphorisants légaux. Les personnes interrogées affirment s’être procurées ces substances par l’intermédiaire d’amis (54 %), lors de fêtes ou dans des boîtes de nuit (37 %), dans des boutiques spécialisées (33 %) ou sur Internet (7 %).




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15 novembre 2011

La polyconsommation de drogues prédomine en Europe

La polyconsommation

 

De drogues

 

Prédomine en Europe

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Apparente baisse de popularité de la cocaïne, stabilisation de la consommation du cannabis, rebond de l’ecstasy, émergence rapide de nouvelles drogues et interaction croissante entre marchés des euphorisants légaux et drogues illicites, telles sont les principales tendances mises en évidence par l’OEDT dans son rapport annuel.

« Le marché de la drogue est en évolution de plus en plus rapide », toujours « prompt à s’adapter aux menaces et aux opportunités », constate Wolfgang Götz, directeur de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies. Dans son rapport 2011, l’OEDT voit dans l’émergence rapide de nouvelles substances psychoactives non contrôlées (euphorisants légaux), « un défi croissant tant en Europe qu’à l’échelle internationale ».

Le système européen d’alerte précoce (EWS) a identifié depuis le début de l’année 39 substances nouvelles (contre 41 en 2009). Plus de 150 substances sont désormais surveillées par l’EWS. « Les fournisseurs d’euphorisants légaux gardent toujours une longueur d’avance sur les contrôles en proposant rapidement de nouvelles alternatives lorsqu’une substance est interdite. » Et ce jeu du chat et de la souris se déroule aussi dans le domaine des précurseurs (produits chimiques entrant dans la fabrication des drogues illicites), constate l’OEDT. Ceci explique notamment le regain de la teneur de MDMA dans les comprimés d’ecstasy grâce au recours des fabricants à ces nouveaux précurseurs (dont le safrole). Dans certains pays européens, les opiacés de synthèse commencent même à supplanter l’héroïne sur le marché. « Actuellement en Europe, 5 % environ de toutes les personnes admises en traitement (20 000 patients) déclarent comme drogue principale un opiacé autre que l’héroïne », note l’OEDT. Au total, plus de 1,3 million de consommateurs réguliers d’opiacés sont recensés dans les pays de l’Union européenne et en Norvège.

« Plus de 7 600 surdoses mortelles ont été signalées dans l’UE et en Norvège en 2009, impliquant pour la plupart les opiacés (…). Mais ces décès par surdose pourraient n’être que la partie émergée de l’iceberg », prévient le rapport. Entre 10 000 et 20 000 usagers d’opiacés à problème pourraient décéder chaque année en Europe, « principalement de surdose mais aussi d’autres causes (maladies, suicide, traumatismes…) », estime l’observatoire.

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Approche globale.

S’agissant de la cocaïne, 4 millions d’Européens ont consommé de ce produit au cours des 12 derniers mois. Dans son rapport, l’OEDT entrevoit une baisse de popularité de la cocaïne sur le Vieux Continent. Parmi les cinq pays enregistrant les niveaux de consommation les plus élevés, le Danemark, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni déclarent un recul de consommation de cette drogue au cours des 12 derniers mois chez les jeunes adultes de 15 à 34 ans. Outre une prise de conscience croissante des problèmes liés au produit, « l’impact financier d’une consommation régulière de cocaïne peut diminuer l’attrait de cette substance (vendue entre 50 et 80 euros le gramme) dans les pays où l’austérité est à l’ordre du jour », commente l’OEDT.

Avec quelque 22,5 millions de consommateurs au cours des 12 derniers mois, le cannabis reste la substance illicite la plus populaire en Europe. Néanmoins, la tendance générale à la baisse ou à la stabilisation de la consommation de cannabis chez les jeunes adultes se confirme. « Il se peut que la baisse de la consommation de tabac (dans certains pays) exerce une influence sur les tendances de l’usage de cannabis en Europe, où ces substances sont généralement consommées ensemble », suggère l’OEDT. Une chose semble entendue, il n’existe pas de lien entre les modifications législatives récentes en matière de drogue et les niveaux de consommation de cannabis, relève le rapport.

D’une manière générale, l’OEDT constate que la polyconsommation de drogues licites et illicites est devenue le mode de consommation dominant en Europe. Or, « un cadre politique global sur la consommation de substance psychoactives fait toujours défaut dans la plupart des États membres », note l’observatoire.

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› DAVID BILHAUT

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Source : http://www.lequotidiendumedecin.fr/

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08 avril 2011

Le cannabis, révélateur de troubles psychiques

Le cannabis, révélateur de troubles psychiques

cannabis  En France, le cannabis est la drogue illicite la plus consommée : environ 3,9 millions de personnes seraient consommatrices (Ministère de l’Intérieur, données 2009). À l’âge de 16 ans, les jeunes Français seraient même les premiers consommateurs d’Europe. Cette consommation de plus en plus précoce préoccupe les autorités.

Depuis plusieurs années, les médecins soupçonnent un lien entre consommation de cannabis et apparition de troubles psychiques chez les adolescents prédisposés à ces troubles. Une méta-analyse (analyse croisée de données issues de différentes études) australienne fait aujourd'hui le point sur les connaissances sur ce sujet.

Les auteurs ont comparé 8.167 consommateurs de substances psychoactives à 14.352 personnes d'âge similaire et n’en consommant pas. Pour chaque groupe, les auteurs ont recherché la présence et l’âge d’apparition de symptômes de psychose (maladie mentale qui entraîne, par périodes, une incapacité à discerner le réel de l’irréel, comme par exemple la schizophrénie).

Selon cette analyse croisée, parmi les personnes qui développent des signes de psychose, celles qui consomment régulièrement du cannabis présentent leurs premiers symptômes 2,7 ans plus tôt, en moyenne, que celles n'en consommant pas. Ainsi, l'usage du cannabis semble effectivement accélérer l'apparition de troubles psychotiques chez les personnes prédisposées (mais il n'existe pas d'évidence montrant qu'elle augmenterait le risque de psychose chez les personnes non prédisposées). Cet effet accélérateur n'a pas été observé avec la consommation d'autres substances, par exemple l'alcool.

 

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Source : Large M et al. : Cannabis Use and Earlier Onset of Psychosis: A Systematic Meta-analysis. Arch Gen Psychiatry, 2011. http://www.eurekasante.fr/

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10 février 2011

les projets pour les jeunes drogués

La Fondation de France soutient les projets pour les jeunes drogués

 

 

W A la difficulté d’entrer dans la vie d’adulte, les adolescents répondent souvent par une quête de plaisir, de sensations nouvelles et parfois vertigineuses. Les jeunes consommateurs de substances psychoactives mettent ainsi à mal leur capacité à s’autonomiser, à se projeter et à s’estimer eux-mêmes. L’entourage, les parents en particulier, se sent alors désorienté et démuni. Trop longtemps considérés par les professionnels comme gênants dans le cadre de la prise en charge, les parents sont aujourd’hui perçus comme de possibles alliés, incontournables dans l’accompagnement et le soin de leur enfant. Cet appel à projets a pour objectif de favoriser le soin et l’accompagnement : des familles de jeunes consommateurs ; des jeunes parents en difficulté avec leurs propres consommations ; des adolescents dont les parents sont consommateurs.

Sont concernés par ces aides : les centres de soins en addictologie, les services hospitaliers proposant des consultations spécialisées, les maisons des adolescents, les espaces santé jeunes, tout autre organisme des secteurs sanitaire, social, éducatif ou judiciaire.

- Date limite de dépôt des lettres de candidature : 21 mars 2011.

L’appel à projets et la lettre de candidature sont téléchargeables sur : www.fondationdefrance.org


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Source : http://www.addictmag.info/leblogdesaddictions/

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11 décembre 2010

Drogue et adolescents

      Contre la drogue chez les adolescents

        Une campagne qui vise les parents

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En France, près de 4 millions de personnes sont des expérimentateurs de drogues et 42 % des jeunes de 17 ans ont déjà consommé du cannabis.

POUR LUTTER contre ce phénomène, une campagne mettant en avant le rôle des parents et de l’entourage dans la prévention de l’usage de drogues chez les adolescents sera lancée lundi par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) et le ministère du Travail et de la Santé.

« Contrairement à certaines croyances, c’est le maintien d’un lien fort entre les parents et les adolescents, qui permet à ces derniers de devenir autonomes. Or, face à l’usage de drogues des jeunes, les parents se sentent souvent démunis et impuissants. Ils banalisent ou surdramatisent la situation et finissent par perdre le contact avec leurs enfants », a souligné Nora Berra, secrétaire d’État à la Santé, en présentant la campagne.

D’après un sondage réalisé pour l’INPES et la MILDT, 21 % des parents ne parlent jamais des dangers liés à la consommation de drogue et 22 % ne rappellent jamais que c’est interdit. De leur côté, 37 % des jeunes de 15-24 ans déclarent que leur mère ne prend pas le temps, ou seulement parfois, de discuter seule avec eux (50 % pour les pères). Or, pour éviter que leurs enfants consomment de la drogue, c’est l’attitude contraire que devraient adopter les parents. Mais certains parents ont besoin d’être aidés, de prendre confiance en eux. Selon le sondage, un parent sur cinq a déjà utilisé ou souhaiterait utiliser une aide à la parentalité. Et un tiers ne se sentent pas soutenus par les professionnels dans leur rôle de parents. « Pourtant, des structures et des réseaux d’écoute, d’aide et de lutte contre la toxicomanie des adolescents existent. Mais il faut améliorer leur visibilité », note la secrétaire d’État.

C’est l’objet de la campagne, intitulée « Contre les drogues, chacun peut agir » (3e volet du plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008-2011), qui cible les adultes, l’entourage et notamment les parents d’adolescents. Elle comprend trois spots mettant en scène des adolescents face à des situations à risque d’usage de drogues, qui seront diffusés du 13 décembre au 3 janvier à la télévision, et trois annonces qui seront visibles dans la presse (féminine, TV et d’actualité) du 15 décembre au 3 janvier.

Enfin, la brochure « Cannabis, les risques expliqués aux parents » actualisée sera diffusée à plus de 100 000 exemplaires dans des structures dédiées aux jeunes (centres d’examens et de santé, maison des adolescents…) et aux professionnels amenés à être en contact avec eux (psychologues, médecins…). Elle permettra d’apporter aux parents des informations sur les risques de la consommation de cannabis, en termes de santé et de développement de l’adolescent. Mais aussi, de les aider à aborder cette question avec leurs enfants.

http://medias.lepost.fr/ill/2008/07/02/h-20-1217783-1215005176.jpg


› HÉLIA HAKIMI PRÉVOT

lequotidiendumedecin

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30 août 2010

Méfiance news drogue

Méfiance, nouvelle drogue

Méfiance pour la méphédrone, une nouvelle drogue

En relatant l’observation d’une jeune fille de 15 ans intoxiquée par de la méphédrone, les auteurs soulignent l’importance de ne pas méconnaître en clinique cette nouvelle drogue, pourvoyeuse de potentielles complications neurologiques.

LA JEUNE FILLE est arrivée aux urgences d’un hôpital britannique accusant un malaise général, avec une altération de l’état mental assorti de nausées et vomissements. L’interrogatoire rapporte la notion d’une soirée entre amis la veille avec consommation d’une substance poudreuse blanche associée à de l’alcool. À l’entrée, la patiente est somnolente avec un score de Glasgow à 11. Sa tension est à 105/58 mmHg, le pouls à 54/min, le rythme respiratoire à 15/min, la température auriculaire est à 36 °C. Le reste de l’examen clinique est normal et le scanner cérébral ne montre rien de particulier. À la ponction lombaire, on relève une élévation de la pression du LCR à 350 mmHg, qui cependant ne montre pas d’anomalies biologiques.

Les tests sanguins révèlent une hyponatrémie profonde à 118 mmol/l. Les autres résultats sont : potassium à 4,5 mmol/l, bicarbonates à 23 mmol/l, urée à 3,3 mmol/l, créatinine à 46 micromol/l et glycémie à 5,3 mmol/l. L’osmolalité sérique est basse, à 256 mmol/l, tandis que l’osmolalité urinaire est haute, à 742 mmol/kg.

Suspectant une intoxication, une chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse est demandée sur les urines de la patiente. Elle revient positive sans équivoque pour les métabolites de la méphédrone et négative pour les opioïdes, la méthadone, les barbituriques, la cocaïne, les cannabinoïdes, l’alcool, les benzodiazépines et les amphétamines y compris l’ecstasy. L’analyse de la poudre blanche confirme d’ailleurs la présence de méphédrone.

Un diagnostic présomptif d’hyponatrémie hypo-osmotique euvolémique avec encéphalopathie et augmentation de la pression intracrânienne est posé.

La prise en charge consiste en une restriction liquidienne sous surveillance rapprochée.

L’équilibre hydro-électrolytique se restaure en 24 heures et la jeune fille récupère une vigilance normale, sans désorientation ni anomalies neurologiques focales, si ce n’est une légère dysphasie et une amnésie antérograde.

Une IRM cérébrale réalisée 3 jours après l’admission montre des anomalies du signal sous-corticales multifocales. Deux mois après, la patiente a totalement récupéré.

La méphédrone est un dérivé synthétique de la cathinone, une monoamine alcaloïde trouvée dans la plante Catha edulis, le « khat », une plante stimulante qui se mâche au Moyen-Orient. La méphédrone est une drogue de synthèse, vendue sur Internet, qui inquiète la communauté scientifique. Une morbidité et des décès lui sont imputés. Elle est interdite depuis le 16 avril 2010 en Grande-Bretagne et dans d’autres pays d’Europe : Danemark, Suède, Allemagne, Norvège… Le 11 juin 2010, elle a été classée comme stupéfiant en France.

« On ne connaît pas bien ses mécanismes d’action, les signes cliniques ni les effets neurotoxiques potentiels. » Sa structure chimique fait supposer une stimulation des transmetteurs monoaminergiques. Les toxicomanes témoignent d’effets proches de la cocaïne ou de l’ecstasy, plus forts, avec des lendemains plus pénibles.

« Nous pensons que la méphédrone, comme l’ecstasy, provoque une sécrétion d’ADH (hormone antidiurétique) à médiation sérotoninergique, ce qui est responsable chez la patiente de l’hyponatrémie et de l’altération de l’état mental. »

Dr BÉATRICE VUAILLE

« The Lancet », vol. 376, 28 août 2010, p. 742.

Quotimed.com

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11 août 2010

consommation de drogues

               Consommation

                     Drogues

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Débat autour de l’ouverture de salles de consommation de drogues

L’ouverture de salles de consommation pour les usagers de drogue, fait actuellement débat en France. Cela constituerait un progrès sanitaire et social, loin de la caricature qu’en font ses détracteurs, a expliqué mardi Pierre Chappard, coordonnateur d’un collectif d’associations de réduction des risques.

Lundi, 14 députés UMP ont co-signé un texte contre les « salles de shoot », alors que la ministre de la Santé Roselyne Bachelot avait annoncé à Vienne en juillet son intention d’ouvrir une « concertation » sur ce sujet à la suite d’une recommandation de l’Inserm, favorable au projet.

Ce matin, sur RTL, Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille, a affirmé que « ça mérite d’ouvrir un débat parce que c’est vrai que (dans) la lutte contre la drogue et contre la toxicomanie, on doit utiliser tous les outils qui nous permettront de réussir ».

Qu’est-ce qu’une salle de consommation de drogues ?

Un tel lieu « est extrêmement cadré, des professionnels - médecins, infirmiers, assistants sociaux, éducateurs - sont là pour conseiller et orienter les usagers de drogue : ce n’est pas un coffee-shop ! On n’y achète pas de drogue, on ne peut pas y consommer de boissons alcoolisées ! », fait valoir Pierre Charpard.

« Ces salles permettent d’agir sur la consommation et d’enclencher la prévention contre la transmission de maladies (hépatites, VIH) et les overdoses. Les études internationales des pays où cela est mis en place prouvent que ça attire les usagers les plus précaires. C’est une porte d’entrée vers le soin, ça ne pousse pas plus à la consommation », a-t-il poursuivi.

L’expérience menée dans plusieurs pays européens

L’association Elus, santé publique et territoires (ESPT), qui compte une soixantaine de villes adhérentes de gauche (Paris, Lille, Nantes, La Rochelle) comme de droite (Marseille, Le Havre), conduit actuellement un séminaire sur le sujet et a déjà auditionné en avril de nombreux experts et acteurs de terrain, et visité la salle de consommation de Bilbao (Espagne). Une restitution des travaux sera faite le 24 septembre.

« Les expériences à l’étranger (huit pays ont déjà développé de telles salles, ndlr) sont globalement très positives », a insisté Laurent El Ghozi, président de l’ESPT. « Il s’agit de fournir aux élus de quoi se forger une opinion au-delà de l’ignorance et des a priori idéologiques qui disent ''ça favorise la consommation’', ''c’est une démission devant ce fléau’' », a-t-il argué, faisant allusion à la lettre de 14 députés UMP.

Source : http://www.ouest-france.fr/

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11 juin 2010

La méphédrone

La méphédrone classée comme stupéfiant

mephedrone  Le ministère de la Santé a décidé de classer la méphédrone (4-méthylmethcathinone) comme stupéfiant (arrêté publié au « Journal officiel » de ce vendredi), comme le recommande l’OMS et comme l’ont déjà fait plusieurs pays européens.

La méphédrone est une drogue de synthèse dérivée de la cathinone, principale substance active des feuilles de khat, plante d’Afrique utilisée pour ses propriétés stimulantes. La présence de ce produit, consommé notamment pour ses effets stimulants et entactogènes, a été relevée pour la première fois en 2008 en Finlande. Il semble circuler aujourd’hui dans toute l’Europe, sa diffusion ayant été facilitée par Internet, où il est vendu en tant « qu’engrais pour plantes », « sels de bains » ou « produit utilisé pour la recherche », ou même présenté, notamment dans les forums, comme une alternative « légale » à la cocaïne – ce qui ne sera donc plus le cas.

La prise de méphédrone est généralement suivie d’une phase de « descente », décrite parfois comme violente, associée à des maux de tête, des crises d’angoisse et de paranoïa. Sont également observés des nausées, des vomissements, des hallucinations, une irritation nasale, une constriction des vaisseaux périphériques et un bruxisme.

La méphédrone est en cause dans au moins un décès, enregistré en Suède en 2008. Et elle est suspectée d’être à l’origine de plusieurs morts en Grande-Bretagne.

En France, les premiers signalements d’effets liés à la consommation de méphédrone datent de la fin 2009-début 2010.

Quotimed.com

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13 janvier 2010

DROGUES ET ADOLESCENCE

        DROGUES À 17 ANS

Quelle consommation dans votre région ?

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Si l’on fume, du tabac, de la même manière sur l’ensemble du territoire, on ne boit pas de l’alcool ou on ne consomme pas le cannabis dans les mêmes proportions dans toutes les régions de France. C’est une exploitation par région et par substance que publie au 12 janvier, l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT) à partir des données de la 6ème  enquête ESCAPAD 2008. Réalisée lors de l’Appel de Préparation À la Défense, cette enquête fournit une image des usages de substances psychoactives à la fin de l’adolescence.

L'enquête ESCAPAD est organisée lors d'une Journée d'appel de préparation à la défense (JAPD). La dernière enquête, menée en 2008, permet :

* une exploitation régionale et d'accéder à 21 fiches régionales.

* d’apprécier, pour les différentes régions, les niveaux et les évolutions des principaux indicateurs

Tabac - Usage quotidien,

Alcool - Usage régulier,

Ivresses - Répétées,

Cannabis - Usage régulier

ESCAPAD a déjà permis de mesurer à partir de données sur 39.542 jeunes de 17 ans, des évolutions importantes : Au plan national, une stabilité voire une baisse des usages d’alcool, de tabac mais aussi de cannabis et une progression des expérimentations de produits plus rares comme la cocaïne.

Une exploitation régionale des usages de drogues à 17 ans, en complément de l’analyse globale : Les indicateurs relatifs à la consommation de substances psychoactives sont étudiés et comparés pour 21 régions métropolitaines hors Corse. Des spécificités régionales marquées au niveau des consommations d’alcool et de cannabis sont marquées mais des usages du tabac plutôt uniformes sur l’ensemble du territoire. Une troisième étude des comportements de consommation qui confirme donc l’existence de spécificités régionales sans qu’il ne se dégage pour autant une véritable cohérence géographique.

Quelques exemples : Ainsi, les régions Poitou-Charentes et Languedoc-Roussillon affichent des niveaux d’usages de tabac quotidien, d’alcool régulier, de cannabis régulier et d’ivresses répétées supérieurs au reste du territoire. Le Nord-Pas-de-Calais, l’Île de France et la Lorraine présentent à l’inverse au moins trois niveaux de ces consommations inférieurs à ceux des autres régions. 5 régions s’avèrent sur-consommatrices de tabac, la Basse-Normandie, le Poitou-Charentes, le Languedoc- Roussillon, l’Aquitaine et la Haute- Normandie. Le Sud, quant à lui est plus régulièrement consommateur de cannabis. Enfin, le Languedoc-Roussillon et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur se distinguent par une surexpérimentation de trois produits, cocaïne, ecstasy et poppers.

Source : OFDT, Accéder à l’ensemble des données  www.drogues-dependance.fr

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24 octobre 2009

Trois fois plus de fumeurs à des fins médicales - OTTAWA -

Trois fois plus de fumeurs de pot sous les conservateurs

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Il semblerait qu’il soit plus
simple d’obtenir l’autorisation
de fumer de la marijuana
à des fins thérapeutiques. 

OTTAWA | (Agence QMI) Le nombre de personnes qui ont reçu l'autorisation de fumer de la marijuana à des fins médicales a triplé au cours des trois dernières années sous le règne des conservateurs.

Au dernier recensement officiel effectué en juin par Santé Canada, 4029 personnes avaient été autorisées à posséder de la marijuana en vertu du Règlement sur l'accès à la marijuana à des fins médicales, 2841 à faire pousser leurs propres plants et 481 à faire pousser des plants pour quelqu'un d'autre (grâce à une permission spéciale).

En février 2006, seuls 1273 Canadiens disposaient de tels permis.

L'Ontario est la province au premier rang avec 1631 consommateurs légaux, suivie de près par la Colombie- Britannique à 1008. Le Manitoba, l'Alberta et le Nouveau-Brunswick ont accordé le moins d'autorisations et seulement 39 personnes ont le droit d'en consommer à Terre-Neuve.

Russell Barth, un résidant d'Ottawa qui fume de la marijuana légalement afin de soulager ses symptômes de trouble de stress post-traumatique et de fibromyalgie, est heureux de constater que le nombre d'utilisateurs autorisés est à la hausse, mais il croit cependant que le total officiel ne représente qu'une fraction de la population qui consomme du pot à des fins médicales.

Plusieurs patients ne demandent même pas de permis à cause de la paperasse accablante ou parce qu'aucun médecin n'accepte de signer leurs demandes.

Même quand les patients disposent d'une autorisation officielle, ils ont de la difficulté à dénicher de la marijuana à prix abordable et de bonne qualité. Ils doivent aussi trouver le moyen de la transporter et de la fumer où ils en ont besoin.

«C'est scandaleux. C'est de la discrimination systématique», dit-il.

Santé Canada accorde des permis aux personnes qui souffrent de maladies graves ou dégénératives telles que la sclérose en plaques, le cancer, l'arthrite, l'épilepsie et le VIH/sida.

M. Barth affirme que le projet de loi C-15, présenté par les conservateurs, risque d'avoir un impact négatif sur les utilisateurs de marijuana médicale en rendant l'accès plus dispendieux et moins sécuritaire.

Santé Canada s'approvisionne en marijuana et en semences auprès de l'entreprise Prairie Plant Systems Inc. Les consommateurs autorisés ont le choix d'acheter la marijuana du gouvernement ou de la faire pousser euxmêmes, mais M. Barth qualifie la réserve fédérale de «foin».

Blair Longley, chef du Parti marijuana du Canada, croit que le pot devrait être légal pour tous les Canadiens qui veulent en fumer, qu'ils soient malades ou en parfaite santé.

Il interprète cependant l'augmentation du nombre de permis accordés comme un signe que les médecins commencent enfin à reconnaître ses propriétés médicinales.

«Quand le programme a été mis sur pied, il fallait presque prouver qu'il ne nous restait que six mois à vivre pour avoir le droit d'en fumer, dit-il. Aujourd'hui, c'est plus généralisé et plus facile à obtenir pour des problèmes comme la migraine et l'arthrite

Source

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Une louve fibropensive & fibropoésies
http://www.mesimplants.com/images/FlecheRouge.gif http://symphoniedesmots.canalblog.com/

http://www.mesimplants.com/images/FlecheRouge.gif Mon livre d'or

WebLyonnais.com l'annuaire web de Lyon et sa région

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