santé mentale (Montréal)
Des mesures pour les personnes
itinérantes ayant des problèmes
de santé mentale (Montréal)

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, en présence du maire de Montréal, Gérald Tremblay, a annoncé vendredi le 25 mai des mesures pour l'amélioration des services aux "personnes itinérantes ou présentant des problèmes de santé mentale
" à Montréal.
Une équipe de soutien en urgence psychosociale sera mise en place, de concert avec le Centre de santé et de services sociaux Jeanne-Mance et le Service de police de la ville de Montréal.
Tous les jours, de 16 heures à minuit, cette équipe constituée d'un intervenant social et d'un policier qui circuleront dans le même véhicule, appuyera les patrouilleurs qui le demanderont lors de leurs interventions et dirigeront la personne en crise vers la ressource, du réseau public ou communautaire, pouvant le mieux lui venir en aide.
Deux équipes de suivi intensif dans le milieu seront implantées afin d’aider des personnes présentant des troubles mentaux graves, qui peuvent parfois être devenues itinérantes ou se diriger vers la rue. Une équipe sera implantée au Centre de santé et de services sociaux de la Montagne, en collaboration avec le Centre universitaire de santé McGill et l’Hôpital St.Mary, et l'autre au Centre de santé et de services sociaux Lucille-Teasdale, en collaboration avec l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.
Les services seront dispensés par des équipes interdisciplinaires composées de psychiatres, d’infirmières, d’intervenants psychosociaux et de pairs aidants.
Deux unités d’hébergement de longue durée en santé mentale, pouvant accueillir 31 personnes, seront aménagées au Centre d’hébergement de Louvain du Centre de santé et de services sociauxd’Ahuntsic et Montréal-Nord.
Ces mesures, estime le ministre, devraient permettre d'avoir une approche davantage santé et moins judiciaire. "Souvent, la clientèle qui est itinérante, pour à peu près 50 %, c'est d'abord des problèmes de santé mentale. Et pour un autre 40 à 45 %, c'est un problème de toxicomanie. Donc, si on ne met pas en place des services pour la santé mentale et la toxicomanie et qu'on considère plutôt ça comme des cas à être judiciarisés, je pense qu'on fait fausse route, tant pour le patient que pour la population et le système de santé et le système judiciaire
", a-t-il dit en conférence de presse. Ces services représentent un investissement de plus de 5 millions $ annuellement dont 4,25 est fourni par Québec.
Par ailleurs, mentionnons que le Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) organise le 27 mai une manifestation nationale pour la défense des logements sociaux.
Psychomédia avec sources: Communiqué du ministre de la santé et des services sociaux, 98,5 FM.
risque élevé de fait de violence
Le handicap expose
A un risque élevé
De fait de violence
Dans le monde, environ 15 % des adultes ont un handicap, et ces personnes ont plus de risque d’être victimes de violence. L’étude publiée dans « The Lancet » précise par ailleurs que celles qui souffrent d’une maladie mentale sont particulièrement vulnérables. Les auteurs ont analysé et compilé des données de 21 études menées, entre le 1er janvier 1990 et le 17 août 2010, en Australie, au Canada, en Nouvelle-Zélande, à Taïwan, en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Afrique du Sud. Les données de 21 557 adultes handicapés ont ainsi été analysées.
La prévalence des faits de violence (physique, sexuel ou conjugal) contre les personnes atteintes d’une maladie mentale est évaluée à 24,3 %, alors qu’elle est de 6,1 % pour les personnes qui souffrent d’un handicap intellectuel et 3,2 % pour celles qui souffrent de troubles non spécifiques. L’étude souligne que les difficultés relationnelles sont inhérentes aux maladies mentales, ce qui accroît la vulnérabilité des personnes qui souffrent de ces pathologies.
Une étape vers la prévention
Les auteurs insistent sur le fait que les études qu’ils ont analysées ont des faiblesses méthodologiques, et qu’il existe des différences entre les handicaps et les violences qui y sont étudiés. La plupart des études se sont focalisées sur les maladies mentales, alors que d’autres types de handicap ont été négligés. Les chercheurs déplorent aussi que trop peu d’études se soient intéressées au fait de savoir si c’est le handicap ou la violence qui est apparue en premier.
Pour les auteurs, cette étude est une première étape pour la prévention de la violence. Selon eux, la proportion d’individus avec un handicap directement touchés par la violence ou qui vivent dans la peur d’en être victimes, est susceptible d’être beaucoup plus élevé que leurs estimations. Les études inclues dans leurs travaux sont issues de six pays à revenu élevé et d’un pays à revenu moyen. Les données manquent pour la plupart des régions du monde, et particulièrement dans les pays à faible et moyen revenu, alors qu’ils ont souvent un taux plus élevé de violence que les pays développés et que les services pour les personnes handicapées sont inadaptés.
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l’autisme touche plus les garçons
Pourquoi l’autisme
touche plus
les garçons que les filles ?
L’autisme, ce trouble du développement qui entraîne des déficits dans le comportement social et la communication, touche quatre fois plus de garçons que de filles. En raison de ce déséquilibre extrême, certains scientifiques avancent que les hormones sexuelles peuvent être impliquées dans la maladie. Maintenant, les chercheurs ont identifié pour la première fois un gène qui pourrait aider à expliquer l’écart entre les sexes, à la base de certains symptômes de l’autisme commun.
En 2010, la biologiste Valérie Hu de la George Washington UniversityMedical Center et ses collègues ont découvert que le cerveau de personnes atteintes d'autisme a de faibles niveaux d'une protéine produite par un gène appelé orpheline récepteur alpha (RORA). Maintenant ils rapportent dans une étude publiée dans PLoS ONE, que ce gène interagitavec certains types d'oestrogène et de testostérone dans le cerveau.
Hu et son équipe ont examiné les cellules neurales dans leur laboratoire. Ils ont constaté que RORA contrôle la production d'une enzyme appelée aromatase, ce qui convertit la testostérone en oestrogène. Mais dans leurs tests, la présence de testostérone rend le gène RORA moins actif, conduisant à une baisse de l'aromatase et une accumulation de testostérone. L'œstrogène a eu l'effet inverse. Dans le cerveau, l'équilibre des hormones sexuelles régule l'activité RORA et maintient les niveaux d'hormones stables, mais tout déséquilibre peut être aggravé par cette boucle.
Ensuite, les chercheurs ont confirmé que le tissu cérébral d’autiste contenait en effet de faibles quantités de la protéine et de l'aromatase RORA. Les auteurs suggèrent qu'une carence en ces molécules entraîne la spirale, résultant en une accumulation de testostérone qui peut causer l'autisme. Chez la plupart des femmes, des niveaux plus élevés d'oestrogène pourraient les protéger.
NB : N'oublions pas
l'anorexie touche surtout les filles. y a-t-il un rapport ?
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http://www.carevox.fr/
Mais où sont les sous ?
Plan Santé mentale II
Mais où sont les sous ?
« L’enjeu majeur de ce nouveau plan est de prévenir les ruptures dans les parcours de vie des personnes concernées, quel que soit leur lieu de vie, y compris celles en grande précarité ou en milieu pénitentiaire », indique un communiqué du ministère de la Santé. La version définitive de ce plan dévoilé mercredi est quasiment identique au document de travail soumis à concertation fin janvier et dont le « Quotidien » s’est fait l’écho. Ce plan se décline en quatre axes stratégiques : prévenir et réduire les ruptures au cours de la vie de la personne, selon les publics et les territoires, entre la psychiatrie et son environnement sociétal, entre les savoirs. Présenté comme un plan « nouvelle génération », il ne comporte pour le moment aucun financement contrairement au premier plan santé mentale 2005-2008 qui avait engagé 475 millions de crédits en fonctionnement et 750 millions en crédits en investissement. Ce second plan n’est pour l’heure qu’un ensemble de grands principes que les agences régionales de santé (ARS) et « les acteurs de terrain » auront à mettre en musique selon les spécificités locales. « Les ARS ont ainsi à décliner le plan en mesures opérationnelles dans les 26 projets régionaux de santé (…). Les administrations centrales et opérateurs nationaux seront également invités à faire connaître la façon dont ils intégreront le plan dans leur propre feuille de route d’ici juillet 2012 », précise le ministère. L’ensemble de ces contributions sera annexé au plan. La Direction générale de la santé (DGS) pilotera le plan au niveau national « afin de s’assurer de sa bonne mise en œuvre par les administrations et les ARS et de la définition des indicateurs de suivi ». Un premier bilan sera établi en 2016. Entre-temps, une conférence de suivi sera organisée chaque année sous la présidence des ministres de la Santé et des Solidarités.
L’incantation ne suffit pas.
De leur côté, les professionnels restent pour l’heure sceptiques vis-à-vis du nouveau plan. Si l’Union nationale des cliniques psychiatriques (UNCPSY) « souscrit à (ses) orientations », son président, le Dr Olivier Drevon, s’alarme « d’une absence totale de volet économique et de pistes de financement, qui permettraient la mise en œuvre effective des mesures proposées ». Bien que l’UNCPSY ne soit « pas hostile à cette démarche compte tenu des observations, par ailleurs faites, concernant le volume et l’opacité des dépenses associées à la maladie mentale (…), un rappel des engagements concernant la mise en œuvre de la tarification à l’activité pour la psychiatrie apparaîtrait comme une annonce a minima ». Pour le Dr Alain Vaissermann, président du Comité d’action syndicale de la psychiatrie (CASP), la question des moyens se pose. « Une partie de la profession avait réclamé un budget spécifique à la psychiatrie à l’intérieur de l’ONDAM. Or ça non plus on ne l’a pas dans ce plan. C’est l’une des raisons d’ailleurs pour laquelle nous avions réclamé une grande loi de santé mentale », ajoute-t-il. « Dans un contexte économique que personne n’ignore, aucun engagement n’est pris dans ce plan pour modifier vraiment le cours des choses », déplore la Fédération d’aide à la santé mentale-Croix-Marine. « L’incantation ne suffit pas. On peut ainsi évoquer la collaboration avec les autres professionnels de santé mais il ne s’agira que d’un vœu pieux si rien n’est fait pour harmoniser la densité médicale et paramédicale sur l’ensemble du territoire », considère la fédération dans un communiqué.
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http://www.lequotidiendumedecin.fr/
Plan santé mentale
Le gouvernement
Lance un nouveau
Plan santé mentale
A deux mois
Des élections
A deux mois de l'élection présidentielle, la secrétaire d'Etat à la santé Nora Berra a présenté, mercredi 29 février en conseil des ministres, un nouveau plan de santé mentale qui s'attache à fixer les objectifs de prise en charge des patients souffrant de troubles psychiques pour les années 2011 à 2015. Un plan qui concerne " la vie des patients dans son ensemble ", insiste-t-elle, et non seulement les hospitalisations. "Il faut prévenir et éviter les ruptures de soins, mais aussi toutes les ruptures dans l'accompagnement social", ajoute-t-elle.
Sans grande surprise ni ambition, ce plan tente de répondre au manque de lisibilité et de coordination de l'offre de soins pointé par le Haut conseil à la santé publique et la Cour des comptes. Cette dernière, dans un rapport publié en décembre 2011 évaluant le plan de santé mentale 2005-2011, avait jugé que le recours à l'hôpital restait trop excessif, faute de développement des prises en charge extérieures.
Le nouveau plan prône le développement d'alternatives à l'hospitalisation dans les zones trop peu pourvues, qui sont souvent celles "suréquipées en structures d'hospitalisation complète, qui doivent donc être transformées". L'accent est mis sur l'accès au logement, mais aussi leur maintien, car les hospitalisations répétées peuvent provoquer la perte de leur domicile par les malades. L'idée est d'améliorerl'offre de "logement accompagné", comme les appartements associatifs pour éviterl'isolement et la rupture des liens sociaux. L'accès aux soins des sans domiciles fixes devra par ailleurs être facilité grâce à des équipes mobiles psychiatrie-précarité notamment. Chaque Agence régionale de santé (ARS) devra faire un bilan des structures et outils existants sur son territoire, et décliner le plan selon ses besoins. Mais dans le document, pas un mot sur les moyens.
En janvier, avant même la publication du plan, le Syndicat des psychiatres des hôpitaux s'était alerté, y voyant "un simple assemblage de thèmes et de recommandations régulièrement déclinées depuis quinze ans sans qu'il soit donné réellement les moyens de les mettre en œuvre". Le syndicat doutait que de"simples orientations stratégiques adressées aux ARS" puissent bâtir une"politique de santé mentale". Autre point qui risque de mécontenter les médecins,"le rôle du secteur et ses missions n'est pas clarifié", estime Michel Priantafyllou, vice-président du Syndicat des psychiatres d'exercice public. Le secteur de psychiatrie est la zone d'intervention des équipes soignantes (hôpital et centres médico-psychologiques). Il en existe plusieurs par départements et la profession craint sa remise en cause. L'idée, selon le document, est d'en "dépasser certaines limites (inégalités territoriales, méconnaissance des autres acteurs du territoire) ", et d'instaurer une prise en charge en "complémentarité et coopération avec les autres acteurs" comme les médecins libéraux. Le secteur demeure donc, mais n'est plus le seul territoire de référence.
"SOINS SANS CONSENTEMENT"
La question est toutefois posée de l'avenir du plan en cas de changement de majorité. François Hollande a annoncé une nouvelle loi sur la santé mentale, souhaitant "mettre un terme à la déshérence dont souffre " la psychiatrie."J'aimerais bien savoir ce qu'il compte mettre dedans", réagit Nora Berra, puisque, explique-t-elle, l'intervention d'un juge pour les hospitalisations sans consentement, rendue obligatoire par le Conseil constitutionnel, a été incorporée dans la loi de juillet 2011, et que l'amélioration de l'organisation de l'offre de soins est l'objet du plan.
Cette loi de 2011 a instauré également des "soins sans consentement" en ville ou en journée à l'hôpital, alors que la prise en charge sous contrainte était jusque-là réservée à l'hôpital. La profession, qui critiquait une focalisation du texte sur la question de la sécurité, réclame toujours une loi plus globale qui redéfinirait les missions et l'organisation de la psychiatrie.
>>> Lire notre article du 21 décembre 2011 "Plus que d'une pénurie de lits, la psychiatrie souffre d'une mauvaise organisation"
Laetitia Clavreul
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http://www.lemonde.fr/
La violence reste marginale
La violence reste marginale
Chez les itinérants atteints
De maladie mentale

Dans le contexte du décès récent d'un sans-abri à la suite d'une altercation avec deux agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), la Fondation des maladies mentales du Québec tiens à rappeler que, malgré la sévérité des troubles mentaux qui affectent une portion importante de la population itinérante des milieux urbains, seule une très faible proportion des personnes atteintes affiche un comportement violent.
Chez les personnes souffrant de maladie mentale grave, comme la schizophrénie, le trouble délirant ou une variante de ces affections psychotiques, "les comportements violents sont souvent le résultat de leur inaptitude à se structurer ou encore une manifestation de leur peur irrationnelle
", souligne la Fondation.
"Malheureusement, au sein du circuit de l'itinérance, qui comprend la criminalité mineure et les services psychiatriques, une rupture dans les traitements prodigués aux personnes atteintes ainsi que l'absence de prise en charge prolongée sont des phénomènes courants
", déplore la Fondation.
Cette dernière estime que des initiatives qui réussissent à limiter une bonne partie des comportements antisociaux, telles que le Projet chez soi et le Programme d'accompagnement Justice - Santé mentale, devraient être poursuivies et intensifiées. Le Projet chez soi, parrainé par la Commission nationale de la santé mentale, encadre de 200 à 300 patients psychiatriques de la région montréalaise.
La Fondation des maladies mentales rappelle enfin l'importance de venir en aide à une personne atteinte de maladie mentale en situation de crise, en composant le 911.
Dans un communiqué publié plus tôt cette semaine, la Ville de Montréal pressait le gouvernement du Québec de mieux répondre aux besoins en santé mentale de la population itinérante. Elle formulait six propositions concrètes afin d'améliorer la situation.
Communiqué de la Fondation des maladies mentales
Site internet de la fondation
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Source : Psychomédia
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Quand la maladie n’est pas seule…
Quand la maladie
N’est pas seule…
Chez les patients bipolaires, les spécialistes doivent aussi prendre en compte ce qu’ils appellent des troubles associés, ou encore des comorbidités. Or les troubles anxieux, les addictions à l’alcool ou aux substances psychoactives, la prise de poids excessive augmentent la sévérité de la maladie.
Cette affection, qui touche en France plus de 600 000 personnes, est caractérisée par une alternance de phases dépressives et de phases maniaques. « Entre les épisodes, le patient est considéré comme indemne de tout trouble psychiatrique majeur », nous explique le Pr Chantal Henry, psychiatre à l’hôpital Albert Chenevier (Groupement hospitalier Henri Mondor de Créteil), Or ce n’est pas le cas. « En dehors de ces phases, il peut souffrir de ce que nous appelons des troubles associés ».
Par ailleurs, plus la prise en charge aura été tardive, plus les risques de complications seront importants. « Parmi ces troubles, il y a des troubles psychiatriques, dont les plus fréquents sont représentés par les addictions au sens très large du terme, notamment avec l’alcool et le cannabis. Mais il y a également les troubles anxieux et les troubles du comportement alimentaire. Les patients présentent beaucoup plus de comorbidités somatiques (c’est-à-dire de maladies organiques, n.d.l.r.). La majorité voit augmenter ses facteurs de risque cardiovasculaires. Ils ont davantage de problème de diabète de type 2, d’hypertension artérielle, d’excès de cholestérol… »
Une espérance de vie plus réduite
Pour atténuer ou supprimer leurs symptômes hypomaniaques, de nombreux patients fument du cannabis. De toutes les maladies mentales le trouble bipolaire est le plus corrélé aux abus de substances. Pour le Dr Chantal Henry, le patient bipolaire est également, davantage exposé aux risques évoqués plus haut. « De nombreuses études ont montré qu’au-delà des facteurs qui pourraient être expliqués par le fait qu’ils fument plus ou boivent plus, les malades souffrent davantage de pathologies somatiques que la population générale. Et cela n’a rien à voir avec leur hygiène de vie : problèmes articulaires, migraines, maladies cardiovasculaires. Cela concourt à réduire de 10% l’espérance de vie des patients bipolaires, hors suicide. »
Enfin la sévérité des troubles associés va dépendre aussi, du moment où le malade sera diagnostiqué. Et donc pris en charge. « Plus on laisse évoluer la pathologie sans traitement, plus on risque de voir ces troubles se dégrader ». Chez les bipolaires, le risque de maladies cardiovasculaires est multiplié par deux en comparaison avec la population générale. « Nous avons constaté que l’incidence de l’obésité était plus élevée chez ces malades. Elle s’établit à 16% alors que l’incidence moyenne en France est de 10%. C’est pourquoi il est également nécessaire de se préoccuper des troubles associés », conclut le Dr Catherine Henry.
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Destination Santé SAS
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Comprendre la déficience mentale
Qu'est ce que la
Déficience mentale ?
Il existe plusieurs définitions de la déficience mentale, dont celle de la Classification Internationale des Handicaps (C.I.H.), celle du Guide Barème et celle des Associations représentant les personnes handicapées mentales :
- La Classification Internationale des Handicaps utilise le terme de "déficience de l’intelligence" : "Perturbations du degré de développement des fonctions cognitives telles que la perception, l’attention, la mémoire et la pensée ainsi que leur détérioration à la suite d’un processus pathologique".
- Le Guide barème utilise le terme de "handicap mental" distingué de ceux de "handicap physique" ou de "maladie mentale" : "Toute perte de substance ou altération d’une fonction ou d’une structure psychologique, physiologique ou anatomique".
- Source
- Votre enfant est différent, UNAPEI, 1993 : "Guide à l’attention des parents de jeunes enfants handicapés mentaux".
- UNAPEI : une personne handicapée est une personne à part entière, à l fois ordinaire et singulière.
Elle est ordinaire, parce qu'elle connaît les besoins de tous, elle dispose des droits de tous et elle accomplit les devoirs de tous.
Elle est singulière, parce qu'elle est confrontée à plus de difficultés que les autres citoyens, et qui sont la conséquence d'une ou plusieurs déficiences.
Ainsi, le handicap mental se traduit par des difficultés plus ou moins importantes de réflexion, de conceptualisation, de communication et de décisions. Ces difficultés doivent être compensées par un accompagnement humain, permanent et évolutif, adapté à l'état et à la situation de la personne.
- Source
- Dossiers sur les handicaps. Revue Déclic.
Quelles différences avec la Maladie Mentale ?
Il y a très souvent confusion entre handicap mental et maladie mentale.
Union Nationale des Amis et Famille de Malades Mentaux (UNAFAM) : "La personne malade mentale souffre de troubles d'origines diverses qui entachent son mode de comportement d'une façon momentanée ou durable, et inégalement grave".
UNAPEI : "La personne malade mentale est marquée par une perturbation de ses facultés mentales susceptible d'être guérie ou réduite au moyen d'une thérapie adaptée".
Sources
- Handicap et maladie mentale/Romain Liberman - PUF, 1988 : "Approche historique et sociologique du handicap et de la maladie mentale.
Quelles sont les origines de la déficience mentale ?
- A la conception : maladies génétiques, aberrations chromosomiques, incompatibilité sanguine...
- Pendant la grossesse : radiation ionisante, virus, médicaments, parasites, alcool, tabac...
- A la naissance : souffrance cérébrale du nouveau né, prématurité...
- Après la naissance : maladies infectieuses, virales ou métaboliques, intoxications, traumatismes crâniens, accidents du travail ou de la route, noyades, asphyxies...
- Sources
- - L’enfant handicapé mental - Antoine et Janine Galland - Éditions Nathan 1993 : "guide pratique pour élever un enfant handicapé mental de la naissance à l’âge adulte".
- Le handicap mental chez l’enfant/François Chapireau, Jacques Constant, Bernard Durand - Éditions ESF, 1997 : "à partir de la méthode de Wood, ce livre apporte un éclairage historique, une approche clinique et se prononce sur les choix des politiques de santé".
- Le handicap dit mental/André Michelet et Gary Woodill - Éditions Delachaux et Niestlé, 1993 : "synthèse sur la recherche et l’évolution de la définition du handicap mental".
- Retards et troubles de l’intelligence de l’enfant/Roger Misès, Roger Perron, Roger Salbreux - Éditions ESF, 1994 : "présentation des connaissances sur le handicap mental (épidémiologie, causes, clinique, annonce, éducation, famille, développement de l’enfant,…)".
- Une vie à vivre avec les personnes handicapées mentales/José Davin, Esther Delvin, Viviane Le Polain de Waroux : "ce sont toutes les questions de la vie quotidienne qui se trouvent présentés dans cet ouvrage".
- Qui sommes-nous ?/ Roland Lièvremont : "un éducateur parle des personnes handicapées mentales".
- Les personnes handicapées mentales. Revue Réadaptation n°396, 1993).
Quels sont les besoins spécifiques des personnes handicapées mentales ?
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La déficience mentale induit, comme compensation, une "aide à la décision" ou "aide à faire ses choix" ou "aide à la conduite de sa vie" qu'apporte un accompagnement ou soutien humain adapté. La prise en charge de cette compensation relève des obligations de la société au titre de la solidarité. D'un point de vue social, le handicap consiste dans la limitation du libre exercice des rôles sociaux individuels : exercer une profession et un rôle familial, se former, aller et venir, choisir son lieu de résidence... |
Pour la personne concernée, la déficience mentale entraîne la nécessité de disposer d’un accompagnement et d’un soutien adaptés à ses besoins et à son degré de handicap.
Différents services sociaux, médicaux, éducatifs et scolaires sont conçus pour répondre aux besoins spécifiques de la personne handicapée mentale : prévention, diagnostic, intervention précoce, aide aux parents et aux familles, éducation, enseignement, formation professionnelle, hébergement, intégration sociale, loisirs, formation, économie, protection juridique, information du public.
La zoothérapie est d'un très grand apport dans l'épanouissement et le développement de la personne handicapée mentale. Si cela vous intéresse n'hésitez pas à me consulter par courriel.
Il est nécessaire de rappeler que, malgré le manque de place d’accueil et de soutien et certaines attitudes de rejet, la personne atteinte d’un handicap mental a les besoins, dispose des droits et accomplit les devoirs de toutes personnes. En plus, elle connaît un ou plusieurs handicaps (physiques et/ou sensoriels venant s’ajouter au handicap mental) qui la conduisent à avoir besoin d’une compensation qu’il appartient à la collectivité de lui garantir au titre de la solidarité nationale.
Quelle est la représentation des personnes handicapées mentales ?
L’Union Nationale des Associations de Parents et Amis de Personnes Handicapées Mentales (UNAPEI) est une fédération d’Associations locales (APEI), départementales (ADAPEI), régionales (URAPEI). Elle a été créée en 1960.
Les Associations qu’elle fédère accueillent, écoutent, apportent soutiens, solutions et conseils. Elles créent et gèrent près de 2700 établissements et services spécialisées dans l’accueil et l’accompagnement de 180 000 personnes handicapées mentales (enfants et adultes).
L’UNAPEI a pour objectif de faire reconnaître la dignité des personnes handicapées mentales. Elle défend leurs intérêts et ceux de leurs familles.
Afin d’atteindre ses objectifs, elle agit auprès du Gouvernement, des assemblées parlementaires, des administrations, des collectivités locales, des organismes sociaux, des institutions européennes et internationales.
La Classification Internationale des Handicaps (déficiences, incapacités et désavantages) comporte trois classifications distinctes et indépendantes, chacune se référant à un niveau spécifique des conséquences des maladies :
- les déficiences relatives à toute altération du corps ou de l'apparence physique, ainsi qu'à une anomalie organique ou fonctionnelle, qu'elle qu'en soit la cause ;
- les incapacités qui reflètent les conséquences de déficiences en termes d'activité fonctionnelle de l'individu ;
- les désavantages qui se rapportent aux préjudices résultant pour l'individu de sa déficience ou de son incapacité.
Le Guide Barème d'évaluation des déficiences et des incapacités des personnes handicapées est un document destiné aux Commissions Départementales de l'Éducation Spéciale (CDES) et aux Commissions Techniques d'Orientation et de Reclassement Professionnel (COTOREP). Ces commissions l'utilisent pour évaluer les déficiences d'une personne handicapée, enfant ou adulte, et les conséquences et répercussions sur sa vie sociale et professionnelle, ainsi que sur son entourage. Il permet de déterminer le taux d'incapacité de la personne concernée pour une période donnée, à l'issue de laquelle ce taux sera réexaminé en tenant compte des évolutions possibles
Visitez également le site de l'UNAPEI qui sera en mesure de vous transmettre toutes informations.
Il existe aussi plusieurs autres organismes. Je vous invite à visiter leurs sites internet
à la page des liens.
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Un livre blanc pour garantir
Un livre blanc pour garantir
Le droit au travail
Des personnes handicapées mentales

«Conscient que le droit au travail effectif des personnes handicapées mentales est l'affaire de tous», l'Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei) a décidé d'initier une démarche d'écoute et de participation mobilisant les experts de son mouvement, afin d'assurer l'élaboration d'un livre blanc pour garantir et développer le droit au travail des personnes handicapées mentales.
L'ouvrage, présenté le 4 novembre 2011, pose les bases des actions à mener pour répondre à la diversité des profils des personnes handicapées mentales qui peuvent travailler et sécuriser leurs parcours professionnels, que ce soit en établissement et service d'aide par le travail (Esat), en entreprise adaptée ou en entreprise ordinaire. Il met en avant des propositions concrètes pour une activité professionnelle réussie. «Face aux contraintes économiques et budgétaires actuelles fortes», il a pour ambition de réaffirmer les principes liés au travail des personnes handicapées mentales et de mobiliser l'ensemble des parties prenantes politiques, civiles et économiques pour une meilleure contribution à leur insertion professionnelle.
Fruit de dix-huit mois de travaux enrichis d'une centaine d'entretiens de fonds avec des décideurs du secteur et des avis d'experts, il intègre à la fois l'expression nouvelle des besoins de la personne autour de plus d'individualisation et d'ouverture sur l'extérieur, mais aussi le contexte économique mondial, et le besoin d'être plus efficace grâce à l'innovation, la créativité et la mutualisation des compétences «L'Unapei a choisi de proposer un livre blanc évolutif, qui puisse se nourrir et s'enrichir des contributions de tous, sur le sujet de discussion et de réflexion qu'est le droit au travail des personnes handicapées mentales. Dans ce contexte, l'Unapei lance un appel pour que des engagements réciproques puissent être pris pour un droit effectif au travail des personnes handicapées mentales», a déclaré Christel Prado, présidente de l'Unapei, le 4 novembre.
Le livre blanc présente d'abord six principes fondamentaux, qui guident l'avenir du droit au travail des personnes en situation de handicap mental :
- les personnes handicapées ont droit à un travail adapté,
- certaines personnes handicapées doivent pouvoir bénéficier d'une alternative au droit au travail,
- le travail est une composante du projet de vie,
- le droit au travail passe par l'individualisation des parcours,
- le droit au travail est indissociable d'un accompagnement adapté,
- le droit au travail est inscrit dans la gouvernance associative.
Il dégage ensuite six visions d'avenir pour conforter et développer le droit au travail :
- accompagner les personnes vers de nouveaux horizons professionnels,
- développer les apprentissages professionnels et la formation,
- construire des stratégies économiques en phase avec les projets associatifs,
- ajuster la compétence associative,
- coopérer et mutualiser les coûts,
- se faire connaître et reconnaître.
Enfin, il identifie neuf préconisations ou pistes d'actions majeures pour favoriser l'accès au travail des personnes handicapées mentales :
- la création d'une mission d'appui à la gouvernance dans le secteur Travail pour un meilleur positionnement des associations,
- une recherche-action pour développer de nouvelles formes de travail,
- le développement de modules de sensibilisation et de formation pour faire évoluer les pratiques des acteurs de l'accompagnement,
- la création d'un centre de ressources formation pour valoriser et adapter les compétences des personnes handicapées,
- le montage de pôles régionaux des compétences professionnelles pour faciliter la formation des éducateurs et encadrants,
- la création d'un observatoire de veille et de prospective des métiers pour explorer tous les potentiels d'activité,
- la mise en place d'une mission d'appui au développement économique pour aider au développement des établissements,
- la mise en oeuvre d'une mission d'appui au développement de réseaux pour faciliter la mutualisation et la coopération,
- la réalisation d'une campagne de communication et de lobbying pour faire reconnaître le travail des personnes handicapées mentales.
Pour vous le procurer
- Adhérents : 10 € + 2 € de frais de port
- Non-adhérents : 15 € + 2 € de frais de port
- Télécharger un bon de commande
Information éditeur : Unapei, novembre 2011 - ISBN 2-35001-025-2, 74 pages. Responsable de la rédaction : Aude Bourden ; Conseil éditorial : Etienne Guillermond ; Conception graphique : Lauriane Amirault ; Photos : Maryvonne Arnaud.
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Source : http://www.gazettesantesocial.fr/
Plan santé mentale
Plan santé mentale
Les quatre axes du gouvernement
Les membres du comité d’orientation se sont réunis lundi après-midi au ministère de la Santé pour discuter d’un document de travail qui fixe le cap souhaité par le gouvernement pour le plan Santé mentale. Attendu pour le mois de décembre, ce plan ne devrait pas excéder les 15 pages (contre près d’une centaine pour le précédent plan 2005-2008). « Prévenir et réduire les ruptures pour mieux vivre avec des troubles psychiques », tel est le titre encore provisoire suggéré dans le document de travail ministériel. Quatre grands axes stratégiques y sont présentés. Le premier aborde la prévention et la réduction des ruptures durant la vie du malade. Il s’agit notamment d’« améliorer l’accès de la personne aux soins psychiatriques et somatiques dont elle a besoin », de « favoriser la réhabilitation psychosociale », d’« améliorer la continuité des soins et de l’accompagnement aux différents âges de la vie de la personne », sa qualité de vie et son accès aux droits. Le soutien aux aidants constitue une autre priorité de ce premier axe. Le deuxième axe ambitionne de « prévenir et réduire les ruptures selon les publics et les territoires ». Y seront entre autres inscrits, une meilleure répartition de l’offre de soins dans sa proximité et sa variété, la fin des « points noirs » en matière d’hospitalisation psychiatrique, l’adaptation de l’offre aux populations ayant des besoins spécifiques (prisonniers, sans-abri, handicapés), ainsi qu’une information beaucoup plus lisible sur les dispositifs de prise en charge.
Sortir des conflits d’école.
Le troisième axe arrêté par le ministère vise à la réduction et à la prévention des ruptures entre la psychiatrie et son environnement sociétal (représentations sociétales de la psychiatrie, relations avec la justice…). « Les représentations négatives des troubles mentaux, de la psychiatrie, des handicaps psychiques nuisent à la santé publique, en tant qu’elles retardent bien souvent la demande d’aide et le recours aux soins. Elles peuvent aussi mettre en échec les programmes d’accès au soin, de prise en charge et d’accompagnement, mais aussi isoler et faire souffrir les personnes et leurs proches », souligne le ministère.
Le quatrième et dernier axe s’attache à « prévenir et réduire les ruptures entre les savoirs ». Il s’agit ici de « sortir des conflits d’écoles », entre les différentes approches thérapeutiques, « toutes utiles et complémentaires ». À l’issue de la réunion de lundi, les membres du comité d’orientation du nouveau plan doivent faire part de leurs commentaires sur ces grands axes arrêtés par le gouvernement. S’ensuivront quatre autres réunions de travail – une par axe – qui permettront d’aboutir à la rédaction du plan à partir du mois de décembre.
› DAVID BILHAUT
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Source : http://www.lequotidiendumedecin.fr/






