Le baclofène
Le baclofène contre l'alcoolisme
Toléré au cas par cas par l'Afssaps

L’Afssaps, l'agence sanitaire française, vient de reconnaître que le baclofène pourrait procurer des bénéfices dans le traitement contre l’alcoolisme. En attendant les résultats d’un test clinique qui devrait prochainement commencer, elle avoue ne pas remettre en cause sa prescription au cas par cas.
« L’efficacité du baclofène dans la prise en charge de l’alcoolodépendancen’est pas démontrée à ce jour », souligne l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Dans un nouveau point d’information, elle évoque cependant pour la première fois, un « bénéfice clinique chez certains patients ». Pour en savoir plus, elle a aussi autorisé le lancement d’un essai clinique de grande ampleur.
« Une étude observationnelle récente, a montré des données d’efficacité (abstinence ou réduction de la consommation compulsive) chez certains patients », précise l’Agence. Elle ajoute toutefois que les données actuellement disponibles « ne permettent pas d’établir des recommandations consensuelles sur l’utilisation de ce produit ».
C’est pourquoi l’Afssaps vient d’autoriser la mise en place d’un « premieressai clinique en milieu ambulatoire » afin de démontrer l’efficacité du baclofène, comparativement à un placébo, sur la consommation d’alcool. Leprotocole intégrera 320 patients pris en charge par des médecins addictologues. L’objectif sera également de déterminer, à terme, la dose de baclofène possédant « une efficacité et une tolérance acceptable ».


L'alcoolisme est une addiction très forte contre laquelle les thérapies présentent une efficacité relative. Le baclofène convaincra-t-il l'Afssaps ? © mjafardo, Fotopédia, cc by nc nd 2.0
Baclofène : l’Afssaps méfiante sur les doses
En revanche, l’Afssaps ne met pas en cause l’utilisation et la prescription du baclofène à l’échelle individuelle. Elle préconise un recours « au cas par cas» et « une adaptation posologique individuelle » pour limiter les effets indésirables.
En effet, les doses de baclofène prises dans le cadre d’un sevragealcoolique sont souvent supérieures à celles recommandées dans le cadre de son autorisation de mise sur le marché (AMM). Rappelons que le baclofène est une molécule autorisée sur le marché depuis 1975. À l’origine, elle est indiquée dans le traitement des contractures musculaires involontaires, d’origine cérébrale ou survenant au cours d’affections neurologiques, telles que la sclérose en plaques ou certaines maladies de lamoelle épinière.
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http://www.futura-sciences.com/fr/sante/
Boire de l’alcool au long cours
Boire de l’alcool au long cours
Un facteur de risque de surcharge abdominale ?
L’impact de la consommation d’alcool sur l’accumulation de graisse abdominale est peu connu. Il a été fréquemment observé une augmentation de la prévalence de l’adiposité abdominale chez les forts buveurs, en particulier de bière. Mais certaines études n’ont pas confirmé ces données. D’autres ont abouti à des conclusions différentes suivant le sexe, le type de boisson consommée et les régions géographiques considérées. Une analyse réalisée dans la cohorte européenne EPIC enrichit les données sur l’effet potentiel de l’alcool sur la graisse abdominale.
La consommation d’alcool a été évaluée rétrospectivement à l’aide de questionnaires, à différents âges de la vie (20 ans, 30 ans, 40 ans, 50 ans) et lors du recrutement des sujets dans l’étude (quantité moyenne d’alcool consommée au cours des douze derniers mois). Ainsi, huit groupes de sujets ont été constitués : les abstinents, les anciens buveurs et six catégories de buveurs selon la consommation moyenne évaluée en g/j (de moins de 6 g/j à plus de 96 g/j).
Après ajustement sur les principaux facteurs confondants (âge, centre, tabagisme, niveau d’activité physique, apport calorique, poids, taille, maladies chroniques, prise d’un traitement de la ménopause, nombre de grossesses), une relation positive était observée entre la consommation d’alcool et le tour de taille ou le rapport taille/hanche. Bien que cette relation soit déjà significative pour le vin, elle semblait plus forte pour la bière. La relation positive existait déjà pour des consommations légères à modérées d’alcool. De façon concordante, le risque d’obésité abdominale était positivement associé à la consommation d’alcool. Ainsi, par rapport aux abstinents, ce risque était augmenté respectivement de 6 %, de 20 % et de 40 % pour une consommation « légère à modérée » (12 à 24 g/j d’alcool), « modérée à élevée » (24-60 g/j) et « franchement élevée » (>60 g/j).
Il faut préciser qu’en valeur absolue, l’augmentation de tour de taille associée à l’augmentation de la consommation d’alcool parait minime puisqu’elle est de l’ordre du centimètre, entre les abstinents et les plus grands consommateurs d’alcool. Toutefois, selon les auteurs, la relation positive alcool-tour de taille constatée, si elle s’avérait causale, pourrait avoir une signification clinique importante, au niveau de la population.
En clair, selon ces résultats, boire de l’alcool tout au long de la vie, même modérément, doit être considéré comme un facteur de risque de développer une surcharge abdominale !
Dr Boris Hansel
Bergmann MM et coll. The association of lifetime alcohol use with measures of abdominal and general adiposity in a large-scale European cohort. Eur J Clin Nutr 65: 1079-1087; advance online publication, May 11, 2011; doi:10.1038/ejcn.2011.70 - Source : http://www.jim.fr/
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Guérir de l'alcoolisme
Guérir de l'alcoolisme
Le témoignage d'un médecin
« J'étais désespéré ». Guéri de son alcoolisme par un médicament, le baclofène, le docteur Olivier Ameisen, professeur de cardiologie, milite pour le faire mieux connaître et admettre.

Le docteur Olivier Ameisen sur la terrasse du Bellevue
Souriant et disert, le docteur Olivier Ameisen est l'un des invités vedettes du colloque européen et international THS (Toxicomanies-Hépatites-Sida) qui se tient jusqu'à aujourd'hui au Bellevue. Son livre « Le dernier verre » (Denoël) a connu un incroyable succès, suscitant, en un mois, une soixantaine d'articles dans la presse, et de nombreuses émissions de radio et de télévision lui ont été consacrées.
Dans ce livre, ce professeur de cardiologie à l'université de l'État de New-York raconte comment, issu d'une brillante famille d'origine juive polonaise, bachelier à 16 ans, pianiste dons les dons furent remarqués par Arthur Rubinstein en personne, il souffrit, très jeune, de timidité et d'anxiété. « Je n'avais aucune estime de moi ».
Dégringolade
À 30 ans, alors qu'il enseignait déjà aux États-Unis, après avoir cherché, en vain, dans une psychothérapie, le remède à son mal, il crut trouver dans l'alcool pris avec mesure « l'effet de détente » lui permettant d'être plus à l'aise en société. « Mais de la tolérance on passe à la dépendance et à l'addiction. » À l'origine, il buvait seulement le week-end et puis, très vite, le whisky ou la vodka sont devenus ses compagnons de tous les jours.
Dans les années 90, l'éminent cardiologue a compris qu'il était devenu alcoolique. Entre 1997 et 2003, il a participé à environ 5 000 réunions des Alcooliques Anonymes, absorbé tous les médicaments alors sur le marché, suivi plusieurs cures de désintoxication. En vain. « J'étais désespéré ». Et ce fut la dégringolade, dans tous les sens du terme. Des chutes répétées lui occasionnèrent fractures de l'épaule gauche, de trois côtes, du nez. Et des crises de delirium tremens. « J'ai failli mourir, confie-t-il. Mais ce que je redoutais le plus, ce n'était pas la mort, c'était de me retrouver tétraplégique après une nouvelle chute. »
Et puis, un jour, en surfant sur Internet, il est tombé sur un article parlant du baclofène comme un relaxant musculaire. Olivier Ameisen s'est dit aussitôt : « Peut-être pourra-t-il aussi soulager mon anxiété ». Il a commencé, après avoir établi un protocole, à s'administrer des doses croissantes de ce médicament.
Jusqu'au 14 février 2004 où, dans un café, il a vu son voisin boire de l'alcool sans en éprouver la moindre envie. Même chose le lendemain et le surlendemain. « J'ai compris que j'étais guéri ». Depuis huit ans, le docteur Ameisen n'a plus bu une goutte d'alcool. Et, conscient des dégâts causés par l'alcoolisme, il a voulu faire profiter de sa découverte communauté médicale, publiant plusieurs articles dans des revues spécialisées. Mais il s'est heurté au scepticisme et à l'hostilité de la Société française d'alcoologie. Impossible d'obtenir des essais cliniques. « Les médecins alcoologues, dans le monde entier, ont une attitude pragmatique, sauf en France où elle est dogmatique », affirme-t-il.
Effets secondaires ?
L'argument selon lequel le baclofène aurait des effets secondaires indésirables, le docteur Ameisen le balaie d'un revers de main ! « En quarante ans d'utilisation, on n'en a jamais trouvé. C'est un médicament utilisé en neurologie pour des troubles bénins et comme un traitement de confort. » L'absence d'autorisation de mise sur le marché (qu'on appelle AMM dans le jargon médical) ne lui paraît pas non plus un argument valable. « Le baclofène est déjà sur le marché depuis quarante ou cinquante ans. Ce qu'on demande, c'est simplement une extension d'autorisation pour l'alcoolisme. »
Et il constate, là encore, que l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) est la seule, au monde, à avoir froncé les sourcils au sujet de ce médicament. « C'est une attitude franco-française ».
Mais ce qui le console, c'est de savoir qu'en France, plus de 50 000 patients sont déjà traités au baclofène. « Comme les alcoologues ne voulaient pas en entendre parler, les patients sont allés voir les médecins généralistes qui, eux, pour la plupart, n'hésitent pas à le prescrire. » Et deux associations se sont constituées pour promouvoir le baclofène : Aube, constituée de médecins et de malades, et l'Association baclofène, de création plus récente.
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Source : http://www.sudouest.fr/
La bière et ses effets
Elle a aussi des vertus santé !
La bière, tout comme le vin, aurait des vertus insoupçonnées : pour le sommeil, pour le coeur, pour les os... Elle ne ferait pas grossir, et elle est diurétique !
Le point
La bière faciliterait le sommeil
Pourquoi la bière favoriserait le sommeil : Le houblon pourrait avoir des vertus sédatives parce qu'il contient de la lupuline. Cette substance aurait des propriétés calmantes, antidépressives et anti nervosité.
Les preuves scientifiques : Même si elle n'est pas forcément violente, l'action sédative et hypnotique du houblon - surtout l'huile essentielle - a été vérifiée chez la souris (1). On reconnaît d'ailleurs au houblon et à la bière des vertus apaisantes depuis toujours. Au Moyen-Age, on les utilisait pour améliorer l’humeur. On recommandait même l’utilisation d’oreillers garnis de la plante contre les problèmes d’insomnie.
Quelle est la consommation idéale ? Pas plus de deux demis (50cl) par jour en moyenne pour les femmes et de trois (75cl) pour les hommes. Au-delà de cette limite, vous prenez des risques pour votre santé !
La bière : des vertus diurétiques
Pourquoi la bière est diurétique : On dit souvent que la bière est diurétique, et à raison ! Hypothèse : Les résines de houblon présentes dans la boisson pourraient stimuler le fonctionnement des reins, facilitant l'élimination de l'excédent d'eau, des toxines et des déchets retenus dans le corps. Mais la bière (comme tout alcool) diminue par ailleurs la production d'ADH, hormone empêchant l'élimination de l'eau. Enfin, elle contient beaucoup d'eau (90%), ce qui décuple son effet diurétique.
Les preuves scientifiques : "L'effet du houblon n'est pas prouvé scientifiquement. Mais si on augmente les apports liquides, on urine plus !", explique le Dr Vaquette, médecin nutritionniste.
Quelle est la consommation idéale ? Si ces effets sont bien réels, la bière n'est pas un médicament. Pas d'abus. En clair : pas plus de deux demis (50cl) par jour en moyenne pour les femmes et trois pour les hommes. Au-delà de cette limite, vous prenez des risques pour votre santé. Pensez à boire de l'eau en parallèle pour éviter la déshydratation
La bière bénéfique pour le coeur ?
Pourquoi la bière serait bénéfique au coeur : L'éthanol, contenu dans toutes les boissons alcoolisées diminuerait le "mauvais cholestérol" et favoriserait (2) la production du "bon cholestérol", minorant ainsi les risques d'infarctus et de maladies cardiovasculaires.
Les preuves scientifiques : Une étude réalisée en République Tchèque (3), et publiée en 2000 dans un journal médical britannique, a démontré que la consommation régulière et modérée de bière pourrait, comme celle de vin, avoir des effets protecteurs sur le coeur. Réalisée sur des hommes de 25 à 64 ans, ayant déjà été victimes d'un infarctus, l'étude a prouvé que ceux qui avaient consommé de la bière de façon régulière et modérée (pas plus de 3 demis - 75 cl - par jour) avaient un risque d'attaque inférieur à celui des non buveurs. Attention, l'étude a aussi montré que les effets protecteurs étaient nuls chez les individus qui consommaient en excès.
Quelle est la consommation idéale ? Pas plus de deux demis (50cl) par jour en moyenne pour les femmes et trois pour les hommes. Au-delà de cette limite, vous prenez des risques pour votre santé
La bière ne fait pas grossir !
Pourquoi la bière ne ferait pas grossir : Parce que contrairement aux idées reçues, la bière ne ferait pas grossir. De tous les alcools, c'est l'un des moins caloriques. Un demi de bière (25 cl) contient environ 100 kcal, quand 8 cl de whisky en apportent environ 200, et 25 cl d'Orangina 118 kcal.
En plus de ses faibles apports en calories, la bière faciliterait la sensation de satiété.
Il semblerait que l'effet bedonnant de la boisson soit surtout lié au régime alimentaire de ses amateurs et à leurs habitudes... et non au breuvage lui-même. En effet, lorsque l’on boit en mangeant, l’organisme élimine d'abord l’alcool, ce qui repousse de plusieurs heures la combustion des acides gras et favorise la formation de dépôts graisseux.
Les preuves scientifiques : Une étude scientifique (4) réalisée durant 6 semaines à Grenoble sur 24 femmes, de 18 à 40 ans, aurait montré qu'une consommation modérée et régulière de bière, ne semblait pas avoir d'impact sur la prise de poids. Pendant la durée de l'étude, la moitié du groupe n'a bu que de l'eau et l'autre moitié 25 cl de bière à chaque repas, midi et soir. Dans les deux groupes, le poids et les mensurations des femmes sont restés stables.
Quelle est la consommation idéale ? 100 kcal, c'est peu pour une boisson alcoolisée, mais c'est toujours 100 kcal de plus qu'un verre d'eau ! La bière ne fait pas grossir, à condition d'en consommer avec modération ! Pas plus de deux demis (50 cl) par jour pour une femme, et trois pour un homme (c'est d'ailleurs la recommandation santé, au-delà l'alcool devient nocif).
La bière bonne pour les os ?
Pourquoi la bière serait bénéfique aux os : La bière est riche en silicium, une substance qui accroît le développement des tissus osseux, et qui permettrait de prévenir certaines maladies, comme l'ostéoporose (déminéralisation osseuse fréquente chez la femme dès la cinquantaine). Elle contient également des phytoestrogènes (hormones végétales) qui pourraient avoir les mêmes effets.
Les preuves scientifiques : Une étude réalisée pas des chercheurs du Department of Food & Technologie (5), de l'université de Californie, publiée en 2009, montre que la bière contient un niveau élevé de silicium. De plus, les bières fabriquées avec du malt d'orge auraient une teneur en silicium plus importante que les bières faites avec du malt de blé. Une autre étude, réalisée en Californie en 2009, sur la masse musculaire d'un groupe de femmes âgées en moyenne de 43 ans, a montré que celles consommant de la bière avaient les os les plus denses. Les chercheurs pensent également que les phytoestrogènes présents dans la bière pourraient être en cause...
Quelle est la consommation idéale ? Le silicium et les phytoestrogènes seraient bons pour les os chez la femme notamment, mais on en trouve ailleurs que dans la bière. On peut aussi en consommer dans les céréales complètes, les cartilages de viande, et dans certaines eaux minérales (Arvie, Badoit). Dans tous les cas, pas plus de deux demis (50cl) par jour pour une femme, et trois pour un homme
Bière : des bienfaits contre le diabète ?
Pourquoi la bière aurait des propriétés anti diabète : Le diabète de Type 2 (celui qui survient après 45 ans, dit "gras") se caractérise par un accroissement du risque cardiovasculaire. Or la bière, justement, pourrait avoir des vertus contre les maladies cardiovasculaires, donc limiter les risques liés à ces maladies...
Les preuves scientifiques : elles sont à l'étude, il n'y a pour l'instant aucune preuve avérée ou en tout cas aucune corrélation scientifiquement démontrée.
Toutefois, selon le Dr Ivo De Leeuw, professeur belge spécialiste du diabète : "les personnes diabétiques qui boivent quelques verres d'une boisson alcoolisée par jour réduisent leur risque de décès prématuré pour cause d'affection cardiaque." (Interview sur Vivat.be, 2009)
Quelle est la consommation idéale ? Pas plus de deux demis (50cl) par jour en moyenne pour les femmes et trois demis (75 cl) pour les hommes. Au-delà de cette limite, vous prenez des risques pour votre santé
La bière favorise-t-elle la lactation ?
Pourquoi la bière favoriserait la lactation ? Dans certaines cultures, on pense qu'une consommation modérée de bière peut contribuer à l'allaitement maternel. Cet effet serait dû à l'action des polysaccharides de l'orge, qui favoriseraient la lactation.
Mais attention ! Les polysaccharides de l'orge présents dans la bière, sont indépendants de l'alcool. On peut donc tout aussi bien consommer de la bière sans alcool, évitant par-là même les risques liés à la consommation d'alcool et l'allaitement.
Les preuves scientifiques : Une étude réalisée par l'université de Munich en Allemagne (6) a montré que les polysaccharides de l'orge favorisent la lactation. Cependant, l'effet combiné de l'alcool et de ces composants n'étant pas démontré comme plus performant, les chercheurs recommandent évidemment aux femmes allaitant de préférer la bière sans alcool. En effet, une autre étude (7), réalisée à Philadelphie aux Etats-Unis, a montré que la consommation d'alcool pendant l'allaitement, provoquait un transfert du produit alcoolique sur le lait maternel, et donc à une consommation d'alcool par l'enfant, pouvant provoquer chez lui des troubles moteurs.
Quelle est la consommation idéale ? Même si la bière a des effets sur la lactation, pas d'alcool chez les femmes enceintes !
La bière, des vertus anti cancer ?
Pourquoi la bière aurait des vertus anti cancer : Certains composants de la bière, provenant du malt et du houblon, pourraient avoir des effets préventifs contre le cancer. En effet, la bière contient des flavonoïdes comme le xanthohumol et l'isoxanthohumol, connus pour leurs vertus anti-tumorales.
Les preuves scientifiques : Une étude européenne (8) a montré que la bière contient des composants reconnus depuis une dizaine d'années pour leurs effets anti-cancer. Cependant, de nombreux travaux démontrent aussi que l'alcool augmente les risques tumoraux. La consommation d'alcool excessive est connue par ailleurs pour accroître les risques de tumeur de l'oesophage, de l'estomac du foie et du sein (9).
Quelle est la consommation idéale ? Pas plus de deux demis (50cl) par jour en moyenne pour les femmes et trois pour les hommes. Au-delà de cette limite, vous prenez des risques pour votre santé
Levure de bière : en compléments alimentaires !
La levure de bière peut être consommée sous forme de compléments alimentaires. Elle ne contient évidemment pas d'alcool et elle est riche en minéraux, en vitamines et en acides aminés utiles pour combler des déficits nutritionnels, surtout dans le cadre d'un régime faible en apports caloriques.
Les vitamines B qu'elle contient sont connues pour leur effet bénéfique sur la digestion et le transit intestinal. La vitamine B1 aide à la digestion des glucides et à régulariser l'appétit. La vitamine B3 est indispensable au bon fonctionnement du système digestif, et la B6 est nécessaire aux enzymes qui participent au métabolisme des graisses, des protéines et des sucres.
La levure de bière est aussi connue pour ses vertus beauté. Elle favorise la repousse des ongles et des cheveux.
On peut la trouver sous forme de gélules ou en flocons à saupoudrer sur les laitages ou les salades.
Avant de vous complémenter, demandez conseil à votre médecin
Autres vertus de la bière
Pour nettoyer les plantes : pour netoyer vos plantes vertes, vous pouvez en essuyer les feuilles avec un chiffon mouillé de bière, pour leur redonner brillance et vitalité.
Pour éliminer les limaces : disposez un petit bol de bière à l'extérieur : les limaces y seront vite attirées.
Pour nettoyer l'étain : la bière peut servir de nettoyant pour vos objets en étain.
pour laver le coton noir et lui rendre l'effet neuf : ajoutez un petit verre de bière dans l'eau de rinçage.
pour les crêpes : dans vos préparations, remplacez un tiers de la quantité de lait par la même quantité de bière, vos crêpes seront plus légères !
La bière : un peu d'alcool, des sucres et beaucoup d'eau !
La composition de la bière :
l'eau (à 90%)
l'alcool (environ 5%; selon la bière)
le houblon (qui lui donne son goût amer et la conserve)
le malt (sucre à fermenter provenant des céréales, le plus souvent on utilise de l'orge)
des sucres (autour de 3%) : sous forme de maltose, maltotriose et dextrine provenant de l'orge
des protéines (entre 3 et 5%): sous forme d'acides aminés
les vitamines du groupe B : B1, B2, B6, B9, B12
les sels minéraux : phosphore, calcium, potassium, magnésium, sodium
La bière est un alcool !
Au-delà de cette limite, vous prenez des risques pour votre santé :
Pas plus de 2 demis (50cl) par jour en moyenne pour les femmes
Pas plus de 3 demis (75cl) par jour en moyenne pour les hommes
Un verre standard = un demi de bière (25cl) = une unité d'alcool soit 10g d'alcool ;
1g d'alcool = 7 calories
L'alcool est un accélérateur de cancer:
Au-delà de 2 demis (50cl) par jour pour les femmes et 3 demis (75cl) par jour pour les hommes, vous augmentez vos risques de :
cancers (bouche, gorge, oesophage, foie)
maladies cardiovasculaires dont l'hypertension artérielle
cirrhoses du foie, pancréatite
maladies du système nerveux (névrite, atteinte de la mémoire)
troubles psychiques (anxiété, irritabilité, insomnie, dépression)
Pour la femme enceinte, l'alcool est tolérance zéro : risque de malformations.
Pour la femme allaitante, la bière dite sans alcool n'est pas conseillée car elle contient quand même de l'alcool a minima.
N'oubliez pas que vous prenez des risques liés aux effets immédiats de l'alcool :
accident de la circulation, du travail, de la vie courante...
L'alcool est hypoglycémiant et pris à jeun, il peut entraîner des troubles du comportement et des malaises graves (comas chez les diabétiques).

Sources :
(1) Phytothérapie, la santé par les plantes, Paul Goetz, Vidal, 2007
(2) Specific Binding of Ethanol to Cholesterol in Organic Solvents, Vladimir A. Daragan, Alexei M. Voloshin, Svetlana V. Chochina, Teodor N. Khazanovich, W. Gibson Wood, Nicolai A. Avdulov and Kevin H. Mayo, Biophysical Journal, Volume 79, Issue 1, July 2000, Pages 406-415
(3) Does moderate alcohol drinking decrease the incidence and mortality rate in ischemic heart disease?, Samánek M, Cas Lek Cesk. 2000 Dec 6;139(24):747-52.
(4) Effets de la consommation de bière sur le poids et la prise alimentaire de jeunes femmes en bonne santé, C. Alamowitch Hôpital Bichat Paris, X. Pelletier, Optimed, JM Borys, Centre Kennedy, FRANCE
(5) Effect of beer drinking on ultrasound bone mass in women, PEDRERA-ZAMORANO Juan D. ; LAVADO-GARCIA Jesus M. ; RONCERO-MARTIN Raul ; CALDERON-GARCIA Julian F. ; RODRIGUEZ-DOMINGUEZ Trinidad ; CANAL-MACIAS Maria L., Nutrition (Burbank, Los Angeles County, Calif.) A. 2009, vol. 25, n° 10, pp. 1057-1063 [7 pages] [bibl. : 61 ref.]
(6) Beer and breastfeeding. Koletzko B, Lehner F. Div. Metabolic Diseases and Nutrition, Dr. von Haunersches Kinderspital, University of Munich, Germany. Adv Exp Med Biol. 2000;478:23-8.
(7) Alcohol Res Health. 2001;25(3):230-4. Alcohol's effect on lactation. Mennella J. Monell Chemical Senses Center, Philadelphia, Pennsylvania, USA.
(8) Beer constituents as potential cancer chemopreventive agents, GERHÄUSER Clarissa ; GESCHER Andreas (Editeur scientifique), European journal of cancer (1990) A. 2005, vol. 41, n° 13, pp. 1941-1954 [14 pages] [bibl. : 116 ref.]
(9) Wine, liquor, beer and risk of breast cancer in a large population, YAN LI ; BAER David ; FRIEDMAN Gary D. ; UDALTSOVA Natalia ; SHIM Veronica ; KLATSKY Arthur L. , European journal of cancer (1990) A. 2009, vol. 45, n° 5, pp. 843-850 [8 pages] [bibl. : 31 ref.]
LOI HÔPITAL
ACHAT D’ALCOOL
les jeunes devront justifier de leur âge
Les
débats autour du projet de loi Hôpital, patients, santé, territoires
abordaient vendredi 5 juin plusieurs aspects de la politique de
prévention et de santé publique à l’égard des jeunes et, en
particulier, la vente d’alcool au public jeune. Désormais les
commerçants seront en droit de demander à l’acheteur justification de
son âge « par un document officiel », c’est-à-dire une pièce
d’identité.
En préalable, plusieurs parlementaires ont mis en avant la montée des comportements à risques chez les jeunes, traduisant le développement d’un véritable problème de santé publique et mentale. Quelle prévention et quel dépistage précoce pour ces troubles psychiques chez les jeunes ? Que fait-on en matière de santé scolaire ? Quelle offre de soins propose-t-on au public jeune ? « Les jeunes ne sont pas dépendants à l’alcool ou au tabac simplement par ce qu’on les y encourage » a déclaré l’un des parlementaires, « il faudrait aussi chercher à comprendre les difficultés voire les drames auxquels certains jeunes sont confrontés ». L’offre de soins en regard de ce nouveau problème de santé publique a été jugée insuffisante.
Les jeunes consomment pourtant de plus en plus, plus de la moitié des jeunes déclarent avoir déjà bu 5 verres ou plus d’alcool dur en une soirée, le nombre d’hospitalisations de jeunes pour ivresse a été multiplié par 4 en 5 ans, 70 % des garçons déclarent avoir déjà bu jusqu’à l’ivresse, en une année (de 2002 à 2003), l’augmentation de la consommation des jeunes avoisinerait les 10%…
La très forte tendance à l’augmentation de la consommation d’alcool par les jeunes a été rappelée au Sénat, avec ses nouvelles pratiques telles que le binge drinking ou le speed drinking mais également sous l’influence des incitations d’une nouvelle offre plutôt récente de produits alcoolisés comme les premix, lancés depuis 1996 ou les alcopops (2 millions de litres vendus en 2003, consommation multipliée par 10 en 2004). L’augmentation de prix appliquée à ces différents produits n’a pas modifié la tendance. Les pratiques de certains alcooliers ont également été mises en accusation telles que l’organisation de réunions festives où les échantillons d’alcool sont fournis gratuitement, l’animation prise en charge par le fabricant, des réductions offertes, en bref beaucoup est fait par les industriels pour initier les jeunes aux alcools durs.
La ministre de la santé Roselyne Bachelot a souhaité répondre en présentant une stratégie en 3 points, interdiction, prévention et information, prise en charge et a souhaité recadrer le débat en reprécisant qu’une loi n’intègre que les mesures de prohibition. « Ces mesures ne constituent pas l’essentiel des mesures prises par l’Etat pour lutter contre l’alcoolisme des jeunes » : Consultation de prévention mise en place pour détecter des comportements addictifs, élaboration de référentiels avec les professionnels de santé, accueil dans des centres spécialisés, campagnes de santé publiques réalisées par l’INPES et rénovées pour correspondre à ces nouveaux modes de consommation, le Ministre a souhaité se défendre d’une politique réduite à l’interdiction.
Autant de justifications pour voter cet amendement qui désormais prévoit que le commerçant peut exiger, en cas de vente d’alcool, que le client fasse la preuve de son âge par un document officiel, c’est-à-dire une pièce d’identité. Jusqu’alors cette possibilité n’était ouverte au commerçant que dans le cas d’un règlement par chèque.
Source : Sénat- Séance du 6 juin-Loi HPST
( Vignette et visuel INPES : http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1123.pdf)
Une «cuite» de temps à autre augmenterait???
Une «cuite» de temps à autre augmenterait le risque d’infarctus

Les études sont formelles : boire jusqu’à 2 verres d’alcool par jour a des bienfaits pour la santé et protège des maladies cardiovasculaires. Et si je ne bois pas de la semaine et que je garde mes 14 verres pour le samedi, ça marche aussi ? Non, ça ne marche pas ! C’est même l’effet inverse qui se produit : une augmentation du risque d’infarctus.
Le docteur Laura Sundell et ses collègues de l’Institut national de santé publique d’Helsinki ont suivi près de 16.000 adultes âgés de 25 à 64 ans dont ils ont surveillé la consommation d’alcool. Les chercheurs ont ainsi défini différentes catégories de buveurs : les gros buveurs qui consomment près de 30 verres par semaine pour les hommes et près de 17 verres par semaine pour les femmes mais aussi les « cuitards », définis comme ceux à qui il arrive de boire plus de 6 verres d’un coup pour un homme et 4 verres d’un coup pour une femme.
Pendant 10 ans les
chercheurs ont surveillé l’état de santé des volontaires, notamment
leur santé cardiovasculaire. Les auteurs se sont alors aperçus que ceux
qui prenaient des cuites avaient près de 40 % de risque en plus de
souffrir d’un infarctus par rapport à ceux qui ne prenaient jamais de
cuite, et ce même à consommation globale d’alcool égale.
Les chercheurs soulignent
que même ceux qui prennent rarement des cuites voient leur risque
d’infarctus augmenter. Pourquoi une consommation massive et rapide
d’alcool augmente-t-elle le risque d’infarctus ? La réponse n’est pas
encore très claire mais les chercheurs soulignent qu’une telle
consommation augmente la pression sanguine et les troubles du rythme
cardiaque.
Source

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Le « vrai » Red Bull autorisé en France
Le « vrai » Red Bull autorisé en France : une défaite pour le principe de précaution ?
C’est la fin d’un bras de fer avec les autorités françaises qui dure depuis près de 14 ans. Jusque-là interdite dans notre pays pour des raisons de santé publique, la boisson énergétique Red Bull contenant de la taurine -et non de l’arginine- est désormais autorisée. Et fait inattendu, le feu vert a été donné par Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi.
Publiée ce matin dans les colonnes du Figaro, l’information nous a été confirmée à la fois par les collaborateurs de Christine Lagarde et par la société Red Bull. Un protocole a été signé vendredi par les deux parties, stipulant l’autorisation de commercialiser le Red Bull à la taurine en France.
Cette décision a été prise « en concertation interministérielle, avec des représentants du ministère de la Santé », nous assure-t-on à Bercy. « Le ministère de la Santé a bien été sollicité » rétorque Géraldine Dalban-Moreynas, collaboratrice de Roselyne Bachelot. « Mais par mesure de précaution, nous avons émis un avis réservé ».
L’argument de santé publique n’a donc pas convaincu. Il se base pourtant sur trois avis émis par l’Agence française de Sécurité sanitaire des Aliments (AFSSA) au cours des cinq dernières années. Dans ceux du 5 mai 2003 et du 30 janvier 2006, l’Agence soulignait notamment que « les données expérimentales toxicologiques ne permettent pas de se prononcer sur l’innocuité » du produit. « Elles apportent à contrario des éléments de suspicion de toxicité rénale pour la D-glucuranolone, et d’effets neuro-comportementaux indésirables de la taurine. L’effet de la taurine sur la glande thyroïde mériterait aussi d’être approfondi ».
Boisson déconseillée aux enfants et aux femmes enceintes
Dans son dernier avis, en date du 9 novembre 2006, l’AFSSA ajoutait que dans « certaines situations d’emploi de la boisson (activité sportive, prise concomitante d’alcool) sont associées d’une part à un risque cardiovasculaire à l’exercice, et d’autre part à un risque de perception amoindrie des effets liés à l’alcool ». Depuis ? « Nous n’avons pas émis de nouvel avis sur le sujet » nous a-ton expliqué à l’AFSSA. « Nous n’avons pas été sollicités ».
Très modeste victoire pour la santé publique : « C’est nous qui avons demandé que des avertissements spécifiques soient affichés sur les canettes ». ajoute Géraldine Dalban-Moreynas. « Des plaquettes d’information seront également distribuées » .
Les canettes de la boisson énergétique devront ainsi porter les mentions suivantes : Déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes » et « A consommer avec modération ». Le Red Bull à la taurine va donc progressivement remplacer la version à l’arginine, autorisée depuis le 2 avril. Cette dernière « ne sera plus importée en France à partir du 15 juillet », précise enfin le service communication de la société autrichienne.
Source : Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, 19 mai 2008 – Ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, 19 mai 2008, AFSSA, 19 mai 2008 - Red Bull, 19 mai 2008
Comment vivre avec un alcoolique ?
| La
famille, les proches d'une personne en proie à des problèmes d'alcool,
se sentent bien souvent démunies face à une telle dépendance et ses
conséquences. Comment réagir ? |
![]() |
| Michel Craplet |
| Psychiatre et alcoologue. Il est également l'auteur de “Passion alcool”. |
| Pourquoi l'entourage souffre-t-il également ? | |||
| L'alcoolisme
est un drame pour la personne concernée, mais également pour ses
proches qui se retrouvent, bien malgré eux, entraînés dans cette
spirale infernale. Ils subissent eux aussi les conséquences médicales
et sociales de cette dépendance. | |||
| Quelle attitude adopter ? | |||
| En
règle générale, les proches n'ont qu'une envie : aider celui qui sombre
dans l'alcool à en sortir. Mais en dépit de toute leur bonne volonté,
ils adoptent bien souvent une attitude qui est plus nocive qu'efficace.
Conseils, moralisation, jugements, menaces, chantages, mesures
coercitives telles que jeter toutes les bouteilles... ne feront
qu'entraîner une exacerbation des habitudes du buveur ou de la buveuse. | |||
| Est-ce une bonne chose pour la famille de se faire aider ? | |||
| Ce
que vivent les proches d'une personne alcoolique est souvent très
douloureux. Il faut qu'ils aient un endroit où déverser leur
souffrance, où ils puissent exprimer leur peine, leur rancœur, leurs
incertitudes, leurs colères. | |||
Livres :
• “Passion alcool” de Michel Craplet
• “Se libérer de ses dépendances” de P. Senk et F. de Gravelaine
L’alcool tue encore trop en France
5000 personnes meurent chaque année des conséquences de l’alcool
La journée de clôture des
Etats généraux de l'alcool a lieu aujourd’hui à la Grande Arche de la
Défense à Paris. L’occasion pour LJS.com de rappeler quelques données
concernant l’alcool.
Les études montrent qu’à
petite dose, l’alcool est bénéfique contre les maladies
cardio-vasculaires. Mais consommé en excès, c’est-à-dire plus de 3
verres par jour chez les hommes et 2 verres par jour chez les femmes,
l’alcool est un facteur de risque de mortalité très important. Avec 45
000 décès chaque année, ce serait la deuxième cause de mortalité
évitable après le tabagisme. « Notre pays connaît la surmortalité
masculine liée à l’alcool la plus élevée d’Europe, de 30% supérieure à
la moyenne des pays de l’Union » a déclaré Xavier Bertrand, le ministre de la santé.
Cancer de la bouche, de la
gorge, de l’œsophage, du foie, du sein, maladies cardio-vasculaires,
maladies du foie (cirrhose) et accidents de la route sont les
principales causes des décès imputables à l’alcool soit 14% des décès
masculins et 3% des décès féminins. Et ce n’est pas tout puisque 5
millions de personnes auraient des problèmes médicaux, psychologiques
ou sociaux liés l’alcool et entre 2 et 3 millions en seraient
dépendants.
L’alcool n’est pas qu’un problème d’adulte puisque consommé durant la
grossesse, il est responsable du « syndrome d’alcoolisation fœtale »
(SAF) qui toucherait entre 700 et 3000 enfants sur 750 000 naissances.
Les enfants atteints de SAF souffrent d’anomalies faciales, de retards
de croissance et de déficit intellectuel. C’est la première cause non
génétique de handicap mental chez l’enfant.
Par ailleurs, la
consommation d’alcool augmente chez les jeunes. En 2003, les jeunes
garçons de 17 ans étaient 21,3% à consommer régulièrement de l’alcool
contre seulement 16% en 2000. Quant à elles, les jeunes filles étaient
7,5% en 2003 contre 5,5% en 2000.
Les Français occupent la
11ème place mondiale des plus gros consommateurs d’alcool et la 2ème
place des plus gros consommateurs de vin qui reste la boisson la plus
consommée (60% des différents types d’alcools).
Pourtant la consommation
baisse depuis 40 ans. Entre 1961 et 2003, elle est passée de 17,7 à 9,3
litres d’alcool pur par an et par habitant. La part du budget alcool
dans les ménages représente aujourd’hui 8,9% contre 12,4% en 1960.
Source : © LeJournalSanté.com
Etats généraux sur l’alcool
Etats généraux sur l’alcool : les débats en région
Les Etats généraux sur l’alcool se déroulent en régions durant les mois de septembre à novembre. Pour y participer, vous pouvez vous inscrire sur le site internet dédié à l’évènement.
Ces Etats généraux visent à informer le citoyen et à ouvrir le débat avant la redéfinition d’une politique de santé par les pouvoirs publics. Des fiches d’information sont ainsi disponibles en ligne sur les enjeux sanitaires, économiques et sociaux liés à la consommation d’alcool (alcool et cancer, alcool et sécurité routière, alcool et violence...).
La synthèse nationale des Etats généraux élaborée sous l’autorité du Comité national d’orientation, sera remise au ministre de la santé et des solidarités le 5 décembre et rendue publique sur internet. Cette restitution prendra en compte les synthèses provenant des 26 débats publics en région ainsi que les discussions sur les forums thématiques du site Internet.
Sites internet publics sélectionnés
- Site des Etats généraux sur l’alcool
- Rapport sur la perspective d’organisation d’Etats généraux de la lutte contre l’alcoolisme
Bibliothèque des rapports publics - La Documentation française
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054004445/index (...)
- Loi relative à la politique de santé publique
Panorama des lois - Vie-publique.fr
http://www.vie-publique.fr/actualite/panorama/texte-vote/loi-relative-p (...)
- La Loi relative à la lutte contre le tabagisme et l’alcoolisme : rapport d’évaluation
Bibliothèque des rapports publics - La Documentation françai
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/004000708/index (...)
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