DÉPRESSION
Vous déprimez?
Alors marchez!
Mental Health and Physical Activity

Marcher, aller se promener serait un excellent moyen de lutter contre la dépression selon cette étude menée par des chercheurs des universités de Stirling et d'Edimbourg publiée dans l’édition du 4 avril de la revue Mental Health and Physical Activity. Balade en groupe ou en solo ou même marche d’intérieur sur tapis roulant parviennent à réduire de manière significative les symptômes de la déprime.
Si les études disponibles suggèrent déjà que l'activité physique peut être utile pour réduire les symptômes de la dépression, aucune étude n’avait encore examiné spécifiquement les bienfaits de la marche pour la dépression.
Ces chercheurs écossais ont mené une recherche systématique de toutes les études médicales pertinentes sur le sujet puis consolidé leurs résultats. 8 études ont été jugées comme pertinentes portant, au total, sur 341 personnes. Les 8 études différaient cependant sur les types de programmes de marche évalués, sous surveillance ou pas, à l’extérieur ou à l'intérieur comme par exemple, sur un tapis roulant, en groupe ou en solo.
Un impact significatif : Dans l'ensemble, les résultats combinés de ces études suggèrent que la marche réduit significativement les symptômes de dépression. De plus, la marche est une forme d'activité physique que la plupart des gens peuvent pratiquer en toute sécurité et à moindre coût. Les résultats des différentes études, si concordants sur ce point, s’avèrent très variables. Mais quel que soit le groupe d’études prises en compte, ou le mode d’analyse, les auteurs arrivent toujours à une conclusion d’efficacité. Même la marche d’intérieur apparaît comme bénéfique.
Les chercheurs concluent donc que la marche réduit significativement les symptômes de la dépression mais que d’autres études doivent encore préciser les fréquence, intensité, durée d’un programme de marche « idéal ».
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Source: Mental Health and Physical Activity, Available online April 4 2012 doi.org/10.1016/j.mhpa.2012.03.002, Walking for depression or depressive symptoms: a systematic review and meta-analysis. (Visuel © Galyna Andrushko - Fotolia.com) http://www.santelog.com/index.php
Liens entre émotions positives et dépression
Différences culturelles

Les pensées positives sont considérées aidantes pour surmonter la dépression, renforcer la résilience en période de crise et améliorer globalement la santé mentale. Mais des chercheurs en psychologie de l'Université de Washington suggèrent, dans une étude publiée dans la revue Emotion, qu'elles peuvent ne pas avoir cet effet dans toutes les cultures.
Ils ont mené cette étude avec 633 étudiants de niveau collégial, immigrants asiatiques, Américains d'origine asiatique et Américains d'origine européenne.
Chez les participants euro-américains, il y avait une forte corrélation: plus ils exprimaient d'émotions positives, moins ils déclaraient de dépression ou de stress. La corrélation était plus subtile pour les Américains d'origine asiatique. Et pour les Asiatiques, il n'y avait pas de corrélation entre les émotions positives et les niveaux de dépression et de stress.
Les Asiatiques interprètent les émotions positives et y réagissent différemment en ce qui concerne la santé mentale. Après avoir remporté un prix, par exemple, une réponse typique serait: «Je suis tellement heureux que j'ai peur." Le prix déclencherait des sentiments de bonheur combinés avec une préoccupation que les autres puissent être jaloux.
Ce mélange d'émotions est fréquent chez les Asiatiques, dit la chercheuse, et il peut être façonné par les croyances bouddhistes selon lesquelles le bonheur conduit à la souffrance ou est impossible à obtenir.
"Le bonheur signale que quelque chose de négatif va se passer, le bonheur est éphémère", dit-elle. De même, les attitudes yin-yang peuvent susciter une vision selon laquelle la vie est un équilibre naturel du bien et du mal.
L'étude suggère, considèrent les auteurs, que les psychothérapies mettant l'accent sur les émotions positives, qui peuvent soulager le stress et la dépression chez les populations occidentales, peuvent ne pas fonctionner pour les Asiatiques.
Ces résultats ont, par exemple, des implications en ce qui concerne l'aide aux Japonais dans le contexte des catastrophes naturelles (tremblement de terre et tsunami) et de la crise nucléaire, soulignent-ils.
- "Nous devons être prudents par rapport à la transposition de thérapies occidentales", dit Janxin Leu, coauteure. "Je crains qu'une thérapie qui se fonde sur les émotions et les pensées positives ne soit pas efficace et puisse même nuire chez des patients asiatiques." Les psychothérapies de pleine conscience, qui encouragent à porter attention au positif et au négatif et à remarquer que les deux disparaissent, devraient fonctionner mieux, dit-elle.
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Des exercices simples aident à augmenter
le bonheur et diminuer la dépression
En psychologie scientifique, on croyait jusqu'à récemment, explique Martin Seligman, figure importante du courant de la psychologie positive, que les exercices et approches pour améliorer le niveau de bonheur de façon durable étaient inefficaces. On croyait en un niveau de bonheur prédéterminé par les gènes et l'éducation qui pouvait varier légèrement mais avait toujours tendance à revenir au niveau déterminé.
Cette dernière vision expliquerait pourquoi les gagnants à la loterie reviennent éventuellement à leur disposition antérieure par rapport à l'argent par exemple et que les gens devenant paraplégiques reviennent aussi éventuellement à peu près au même niveau de bonheur qu'ils avaient avant leur accident.
Les exercices suggérés pour augmenter le bonheur de façon durable abondent toutefois. Seligman et ses collègues en ont recensé plus d'une centaine.
Ils ont testé rigoureusement plusieurs de ces exercices auprès d'étudiants et de psychothérapeutes les utilisant auprès de leurs clients afin de vérifier si certains d'entre eux augmentaient vraiment le bonheur.
Étant donnés les témoignages encourageants de soulagement durable de la dépression et de bien-être amélioré, les chercheurs ont entrepris une étape de vérification selon les normes scientifiques. Pour ce, les participants sont assignés au hasard à un groupe mettant en pratique des exercices ou à un groupe contrôle recevant un traitement placebo afin de comparer les résultats.
Environ 500 personnes ont participé à une expérience qui consistait simplement, après une batterie de tests, en une semaine d'exercices supervisés à partir du web (aucune intervention humaine). Les gens étaient retestés répétitivement concernant leur bien-être durant les six mois suivants.
Trois exercices étaient testés
- écrire trois choses qui ont bien été dans la journée et pourquoi, remarquer sa propre contribution à ce qui a bien été
- écrire un témoignage de gratitude et le remettre personnellement
- utiliser ses plus grandes forces personnelles de façon nouvelle afin de passer des moments agréables (un test permettait aux participants d'identifier leurs forces personnelles)
Les recherches se poursuivent pour tester d'autres exercices
Une recherche a vérifié l'effet du premier exercice (identifier trois choses ayant bien été dans la journée) auprès de personnes sévèrement déprimées. Après 15 jours seulement, 92% se disaient plus heureuses, avec une moyenne de diminution de 50% des symptômes de dépression. Ce qui se compare avantageusement, précise le chercheur, avec la psychothérapie et les antidépresseurs.
D'autres expériences, comparant l'effet des antidépresseurs, de la psychothérapie et de la psychologie positive comme traitement de la dépression confirmeraient les avantages de cette dernière approche.
Dans l'ensemble, résume le chercheur, il y a de bonnes évidences que plusieurs exercices augmentent le bonheur et diminuent la dépression. La théorie selon laquelle chacun a un niveau de bonheur déterminé s'avère fausse, estime-t-il.
Concernant l'impact des exercices sur les personnes en dépression, la psychothérapie est traditionnellement, commente le chercheur, un endroit pour parler de ses difficultés. La psychothérapie du futur, dit-il, pourrait aussi être un endroit pour parler des émotions positives, des forces et des façons de construire davantage de sens dans sa vie.
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PsychoMédia avec source:
BBC News: Staying happier for longer by Martin Seligman
Épuisement professionnel et dépression peuvent être distingués par la salive et le sang
Des analyses du sang et de la salive permettraient de distinguer l'épuisement professionnel (burn-out) de la dépression, selon une étude canadienne publiée dans la revue Psychoneuroendocrinology.
Les niveaux de cortisol, une hormone du stress, sont souvent élevés chez les personnes qui souffrent de dépression, alors qu'ils tendent à être bas chez celles souffrant d'épuisement professionnel (ainsi que chez celles atteintes de fibromyalgie et du syndrome de fatigue chronique). Pour ces dernières, le traitement par antidépresseurs, qui réduisent le niveau de cortisol, pourrait ainsi être une erreur, indiquent les auteurs de l'étude.
Un surplus de cortisol ou une insuffisance peuvent être nocifs pour la santé mentale et physique.
Pour l'épuisement professionnel, il n'y a pas de consensus sur les critères diagnostiques et il existe un chevauchement des symptômes avec la dépression (fatigue, humeur dépressive, perte d'intérêt, problèmes de sommeil, pertes de mémoire,...). Une signature possible de l'épuisement professionnel pourrait être la diminution de la production de cortisol et des dérèglements des systèmes physiologiques qui interagissent avec cette hormone.
Les effets du stress chronique et des niveaux déséquilibrés de cortisol sur les systèmes biologiques reliés sont désignés par le terme charge allostatique. Ces effets sont reliés aux risques de diabète, de maladie vasculaire cardiaque et de problèmes immunitaires. Un indice de charge allostatique peut être établi par différents facteurs comme l'insuline, le sucre, le cholestérol, la protéine C réactive (indicateur d'inflammation), le fibrinogène (facteur de coagulation) et la tension artérielle.
L'allostasie désigne, comparativement à l'homéostasie, un niveau de variabilité (qui peut s'éloigner de la normale sans atteindre des seuils cliniques) dans le maintien de la stabilité de différents systèmes de l'organisme.
Sonia Lupien de l'Université de Montréal et Robert-Paul Juster du Centre de recherche Fernand-Seguin ont mené cette étude avec 30 personnes d'âge moyen qui ont rempli des questionnaires sur leurs niveaux de stress et leurs symptômes de dépression et d'épuisement professionnel. Une quinzaine de biomarqueurs ont été analysés à partir d'échantillons de sang et de salive.
Les personnes qui avaient rapporté des symptômes de stress chronique ou d'épuisement présentaient de faibles niveaux salivaires de cortisol et un indice élevé de charge allostatique. Alors que la dépression n'était pas liée à cette dernière.
Cette étude s'inscrit dans le cadre de travaux plus vastes qui visent à développer la médecine personnalisée dans le domaine de l'épuisement.
Les personnes atteintes d'épuisement professionnel reçoivent, le plus souvent, un diagnostic de dépression majeure ou de trouble de l'adaptation, celui d'épuisement professionnel ne figurant pas dans le manuel de référence pour les troubles psychiatriques, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM).
Voyez également
Quelles sont les réponses de l'organisme au stress et à la relaxation?
Des changements de mode de vie comme traitement de la dépression, de l'anxiété et d'autres troubles mentaux
DOSSIER Psychomédia : La dépression
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Psychomédia avec sources:
Université de Montréal, Le Devoir
Tous droits réservés
Un secret de la dépression dans l’hippocampe
Des chercheurs de l’université de Yale ont découvert dans l’hippocampe un mécanisme clé responsable du comportement dépressif, révélant une cible thérapeutique prometteuse pour développer une nouvelle classe d’antidépresseurs.
ON SAIT que les études chez les patients dépressifs ont montré des changements d’architecture cellulaire de plusieurs régions cérébrales limbiques, notamment une atrophie des neurones pyramidaux de l’hippocampe et une réduction du volume de cette région. Duric et coll. ont analysé le profil d’expression génomique du tissu hippocampique post mortem de 21 patients diagnostiqués avec une dépression majeure, et l’ont comparé à celui de 18 témoins. Ils ont découvert une expression plus que doublée de la MKP-1 (mitogen-activated protein kinase [MAPK] phosphatase-1) dans les régions hippocampiques étudiées des patients dépressifs, en comparaison des témoins.
La MKP-1 appartient à une famille de protéines qui agissent comme un régulateur négatif clé de la cascade MAPK, une voie de signal majeure impliquée dans la plasticité, la fonction et la survie des neurones.
Les chercheurs montrent que l’exposition de rats au stress chronique, qui les amène à avoir des comportements dépressifs, provoque effectivement une augmentation de la MKP-1 dans certaines régions de l’hippocampe ; inversement, l’administration de fluoxétine chez ces rats bloque la survenue des symptômes dépressifs induits par le stress et normalise l’expression de la MKP-1 dans l’hippocampe.
Lorsque les chercheurs transfèrent par vecteur viral (AAV) le gène MKP-1 dans l’hippocampe des rats non stressés, afin d’y élever expérimentalement l’expression de la MKP-1, les rats développent des symptômes dépressifs similaires aux effets du SCI.
Enfin, des souris KO dépourvues de MKP-1 sont normales en l’absence de stress et sont résistantes aux symptômes dépressifs induits par le SCI.
« La résistance au stress observée chez les souris KO (MKP-1 -/-) indique que le blocage pharmacologique de MKP-1 pourrait produire une réponse résiliente ou antidépressive au stress, ou majorer la réponse à d’autres classes d’antidépresseurs », déclarent les chercheurs.
› Dr VÉRONIQUE NGUYEN
« Nature Medicine », 17 octobre 2010, Duric et coll., DOI: 10.1038/nm.2219
Source : Quotimed
La dépression chez l'adulte
Contrairement à la déprime passagère, la dépression est un état de
profonde détresse qui dure. Elle se caractérise par l'association
durable de plusieurs symptômes comme une modification importante de
l'humeur (tristesse permanente), une perte de motivation, une
souffrance parfois insupportable et un ralentissement des gestes de la
vie courante. Toutes les activités deviennent pesantes ; ce que l'on
aimait faire auparavant ne présente plus aucun intérêt. La personne
malade a un sentiment d'inutilité et d'impuissance, avec des idées
morbides, voire suicidaires.
La dépression perturbe le fonctionnement de l'organisme (sommeil,
alimentation, concentration, sexualité) et a des répercussions sur la
vie sociale, familiale et professionnelle. La dépression peut aussi
prendre des formes masquées ; les troubles psychiques existent, mais
sont très discrets. Ils sont en quelque sorte cachés par des symptômes
physiques plus évidents.
Maladie aux multiples facettes, la dépression est parfois difficile à
déceler. La personne qui en souffre refuse de voir ses symptômes, ou en
sous-estime l'importance. Elle ne veut pas se plaindre, se dit que « ça
va passer ». C'est la raison pour laquelle l'entourage peut jouer un
rôle primordial dans le diagnostic de la maladie.
Certains changements peuvent alerter : la personne n'a plus envie de
pratiquer des activités qui lui plaisaient auparavant, ne fait plus de
projets, est d'humeur instable, peut faire preuve d'une agressivité
inhabituelle ou présente des difficultés de concentration.
Elle dort moins ou au contraire beaucoup plus, mange très peu ou
grignote sans arrêt, est constamment fatiguée. Des idées sombres sont
énoncées : « Je suis dans une impasse, je n'y arriverai jamais, j'ai
tout raté dans ma vie, je porte la poisse, je rends les autres
malheureux ... » Si ce discours revient sans cesse, il faut absolument
inciter la personne à consulter.
Parfois, la dépression prend des formes dites « masquées ». Elle se
traduit par des manifestations physiques difficiles à associer, dans
l'esprit de la personne qui en souffre, avec l'image qu'elle se fait de
la dépression : troubles du sommeil, fatigue, agitation, maux de dos ou
de ventre, troubles digestifs, vertiges, maux de tête.
Les symptômes de la dépression
|
| Modifications de l'humeur |
Troubles de la pensée |
Manifestations physiques |
Cafard
Tristesse permanente pendant au moins deux semaines
Envie incontrôlable et fréquente de pleurer
Irritabilité
Perte totale d'intérêt pour les activités ordinairement agréables
|
Baisse de l'estime de soi
Sentiment de culpabilité
Anxiété ou inquiétude excessive
Difficultés de concentration
Pertes de mémoire
Incapacité à prendre des décisions
Pensées morbides qui reviennent souvent
|
A gitation ou ralentissement des gestes du quotidien
Perte d'énergie
Fatigue
Sommeil perturbé (insomnie ou envie de dormir excessive)
Perte ou augmentation de l'appétit
Troubles digestifs et maux de ventre
Maux de tête
Diminution du désir sexuel
Douleurs diffuses
Mal de dos
|
Source
La dépression chez
l'enfant et l'adolescent
Des symptômes de dépression peuvent se manifester chez les enfants, et
surtout chez les adolescents. Chez ces jeunes patients, un diagnostic
de dépression justifie systématiquement une prise en charge
psychothérapeutique. Dans certains cas particulièrement sévères, un
recours aux médicaments antidépresseurs peut être justifié.
La dépression de l'enfant
La dépression n'épargne pas les enfants, même
petits. Néanmoins elle reste rare (environ
0,5 % des enfants, le plus
souvent des garçons). Chez les enfants, la maladie peut se manifester
par une irritabilité, de l'agressivité, une excitation débordante, ou
encore une tendance à l'isolement ou une perte d'intérêt pour le jeu.
Ces symptômes surviennent le plus souvent de manière soudaine et
persistent durablement. La vie familiale et scolaire peut en être
fortement perturbée.
La dépression de l'adolescent
L'adolescence est une période perturbée et
perturbante : acceptation des transformations de son corps, renoncement
au monde de l'enfance, découverte de la sexualité, rejet de l'image
parentale, etc. Ce passage à l'âge adulte, naturellement chaotique, se
fait parfois dans une douleur extrême et peut déboucher sur une
véritable dépression. On estime qu'environ 3 % des adolescents
connaissent une période de dépression, et que deux tiers d'entre eux
sont des filles.
La dépression de l'adolescent prend souvent une forme masquée et peut,
si on ne la repère pas à temps, se révéler brutalement par une
tentative de suicide. Sept cents adolescents se suicident chaque année
en France et le suicide est la seconde cause de mortalité chez les 15 à
24 ans. La maladie peut s'exprimer par des comportements provocants :
abus de drogues ou d'alcool, fugues, délinquance, désinvestissement
scolaire soudain, automutilation, troubles alimentaires (anorexie,
boulimie). Les filles se plaignent plutôt de troubles somatiques (maux
de ventre, insomnie, maux de dos) alors que les garçons ont tendance à
souffrir d'agressivité ou de comportements asociaux. L'entourage adulte
(parents, professeurs) ne pense pas forcément à une dépression, et peut
mettre ces manifestations sur le compte d'une crise d'adolescence
particulièrement intense.
D'autres troubles doivent amener à consulter un médecin comme une
réticence à parler, un absentéisme scolaire, des troubles du sommeil,
des pleurs incontrôlés ou des idées noires récurrentes.
Les jeunes qui ont connu un ou plusieurs épisodes dépressifs seront
plus exposés à ces troubles à l'âge adulte, surtout si la dépression
n'a pas été correctement traitée à l'adolescence.
Comment soigne-t-on la dépression chez les jeunes patients ?
Lorsqu'une dépression est diagnostiquée chez un
enfant ou un adolescent, le traitement consiste d'abord en la mise en
place de mesures de soutien psychothérapeutique (familial ou
individuel). Il peut également se révéler nécessaire de modifier
l'environnement de l'enfant (par exemple le changer d'école) s'il est
malheureux là où il est.
Depuis quelques années, une polémique existe au sujet de l'usage des
médicaments antidépresseurs chez les jeunes patients, et en particulier
les adolescents. En effet, les études ont montré que les médicaments
utilisés contre la dépression peuvent, chez ce type de patient,
augmenter le risque de comportement suicidaire ou hostile (colère,
agressivité, opposition systématique aux adultes, par exemple). Les
autorités de santé françaises ont émis des recommandations claires sur
l'usage de ces médicaments :
* Chez les enfants, le traitement doit être avant tout
psychothérapeutique et les médicaments sont réservés aux cas
exceptionnellement sévères où les symptômes nuisent au bon déroulement
de la psychothérapie.
* Chez les adolescents, le traitement psychothérapeutique
systématiquement mis en place peut s'accompagner d'un traitement à
l'aide de médicaments si la dépression est sévère et durable ou si la
psychothérapie ne suffit pas à soulager rapidement les symptômes.
En 2006, les autorités sanitaires européennes se sont prononcées pour l'usage de la fluoxétine (Fluoxétine Génériques, Prozac)
chez les enfants de plus de huit ans en association avec une
psychothérapie, lorsque les symptômes dépressifs persistent malgré le
suivi par un psychothérapeute. Cette recommandation a reçu l'aval des
autorités françaises en février 2008.
Dans tous les cas, le traitement antidépresseur doit être prescrit par
un pédopsychiatre et l'enfant ou l'adolescent doit être étroitement
surveillé par ses proches et un médecin pendant les premières semaines
de traitement. Cette surveillance a pour but de dépister précocement
certains effets indésirables des antidépresseurs qui pourraient avoir
des conséquences dramatiques : insomnie, anxiété, irritabilité,
agitation, nervosité ou idées suicidaires.
Source
Obésité: deux découvertes vers de
potentielles cibles
pour des médicaments
Deux recherches ayant identifié de potentielles cibles pour des
médicaments pour la perte de poids sont actuellement rapportées.
Une première recherche, parue dans le Journal of Pharmacology and Experimental
Therapeutics, a identifié deux protéines qui ont pour fonction de permettre à
l'estomac de s'élargir selon la quantité de nourriture prise
Les chercheurs, Brian King et Andrea
Townsend-Nicholson de l'Université College London, croient que ces
protéines pourraient constituer une cible pour de futurs médicaments
contre la prise de poids qui viseraient à limiter l'expansion de
l'estomac afin de réduire le volume des repas. Un tel médicament aurait
ainsi une fonction similaire aux chirurgies bariatriques qu'il pourrait
éventuellement remplacer. Les chirurgies bariatriques constituent
actuellement, rappellent les chercheurs, le moyen le plus efficace pour
perdre du poids de façon importante.
Une deuxième recherche, suédoise, rapportée dans la revue américaine PLoS ONE, a
identifié une protéine (appelée TRAP pour phosphate d'acide tartrique résistant)
responsable de la formation de nouvelles cellules graisseuses.
Sur des souris, l’administration de protéines TRAP induisait une augmentation du
nombre de cellules graisseuses.
Par ailleurs, une étude auprès de quatorze participantes
montrait que les personnes souffrant d'obésité présentent des niveaux
plus élevés de cette protéine, ce qui pourrait précipiter la prise de
poids.
Cette découverte ouvre la voie, considèrent le professeur Göran Andersson et son
équipe, à un nouveau traitement de l'obésité basé sur l'inhibition de l'effet de
la protéine.
PsychoMédia avec source: Science Daily
Voyez également:
Obésité et chirurgie bariatrique: conséquences sur la santé mentale
DOSSIER: Médicaments pour la perte de poids
Poids, les médicaments peuvent favoriser le maintien des comportements malsains
DOSSIER: Comment perdre du poids sainement
Pour vous exprimer sur ce sujet, visitez nos FORUMS
Perdre du poids
PsychoMédia
- Publié le 07 mars 2008
La dépression et l'anxiété liées au surpoids et au tabagisme
Les personnes qui souffrent de dépression ou d'anxiété ont plus tendance à être
obèses ou à fumer selon une étude nationale américaine publiée dans le journal
General Hospital Psychiatry.
"La relation entre obésité et dépression est plausible pour plusieurs raisons",
commente Tara Strine, chercheure aux Centers for Disease Control and Prevention et
auteure principale de la recherche
“Certaines personnes qui ont un surpoids peuvent devenir déprimées à cause des
attitudes sociétales envers l'obésité. Par ailleurs, alors que la dépression peut
amener une perte d'appétit et de poids chez certaines personnes, d'autres mangent
plus et prennent du poids".
Cette recherche compilait les données d'une enquête téléphonique auprès
de plus de 200.000 adultes. L'enquête vérifiait si les répondants
étaient actuellement en dépression ou avaient déjà eu un diagnostic de
dépression ou d'anxiété ainsi que le tabagisme, le poids, l'activité
physique et la consommation d'alcool.
Environ 8.7% des répondants rapportaient être en dépression au moment de
l'enquête, 15.7% avaient déjà eu un diagnostic antérieur de dépression et 11.3%
avaient déjà eu un diagnostic d'anxiété.
Les répondants avec un diagnostic actuel ou passé de dépression avaient 60% plus
de probabilité d'être obèses et deux fois plus de probabilité de fumer que ceux n'ayant jamais
été en dépression.
Ceux avec un trouble anxieux avaient 30% plus de chance d'être obèses et deux fois
plus de fumer.
Les participants ayant déjà eu un diagnostic de dépression ou de trouble anxieux
étaient également plus susceptibles d'être physiquement inactifs et de rapporter
des épisodes d'hyperphagie boulimique ou de consommation excessive d'alcool.
Les maladies chroniques et la dépression coexistent souvent, les premières alimentant la
deuxième et inversement, commente l'auteure.
Voyez également:
Obésité et dépression: un cercle vicieux
Manger pour des raisons émotives rend difficile le contrôle du poids
L'hyperphagie, trouble alimentaire plus fréquent que l'anorexie et la boulimie
DOSSIER: Dépression
DOSSIER: Anxiété et troubles anxieux
DOSSIER: Comment perdre du poids sainement
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Dépression,
Anxiété,
Perdre du poids et
Toxicomanies.
PsychoMédia
- Publié le 07 mars 2008
Drogue de Cymbalta Antidepresant
L'autre nom : Yentreve, hcl de chlorhydrate de duloxetine
Quel est médicament/antidépresseur de Cymbalta ?
Cymbalta,
un nom de marque d'Eli Lilly pour une drogue appelée le duloxetine, est
dans une classe des drogues connues sous le nom d'inhibiteurs duels de prise.
Cymbalta médicalement formulé comme chlorhydrate de Duloxetine est un
nouvel antidepressent révolutionnaire. Ce qui est intéressant est que
c'est SNRI (inhibiteur de prise de sérotonine et de noradrénaline) dans
lequel précédemment seulement Effexor était la seule
drogue approuvée par le FDA il cette classe. Actuellement très peu
d'études d'efficacité sont disponibles pour le cymbalta.
Utilisations et avantages de Cymbalta :
Cymbalta offre le soulagement des symptômes émotifs et physiques qui sont associés à la dépression.
Cymbalta est indiqué pour le traitement du désordre dépressif
principal, aussi bien que pour la gestion de la douleur neuropathic
périphérique diabétique (DPNP). Un nouvel antidépresseur a appelé des
symptômes améliorés par duloxetine de fibromyalgia -- un trouble
musculo-squelettique chronique et douloureux chez les femmes.
Quelle est l'information la plus importante que je devrais connaître Cymbalta ?
Vous
pouvez avoir un plus grand risque de pensées ou de comportement
suicidaires au début du traitement avec une drogue d'antidépresseur, en
particulier si vous êtes en-dessous de 18 ans de. Discussion avec votre
docteur au sujet de ce risque. Tandis que vous prenez Cymbalta vous
devrez être dirigés pour empirer des symptômes de la dépression et/ou
des pensées suicidaires pendant les premières semaines du traitement,
ou de toutes fois que votre quantité est changée. Dans plus de toi
observant pour des changements de vos propres symptômes, votre famille
ou d'autres des caregivers devrait être alertes avec les changements de
votre humeur ou symptômes. Votre docteur devra vous examiner avec les
visites régulières pour assurer au moins les 12 premières semaines du
traitement.
Éviter d'utiliser d'autres médecines qui
reviennent à toi somnolent (comme la médecine froide, la drogue de la
douleur, les relaxers du muscle, la médecine pour des saisies, toute
autre drogue pour la dépression ou le souci). Ils peuvent ajouter à la
somnolence provoquée par Cymbalta.
Contacter votre
docteur promptement si vous avez non spécifié après des effets
secondaires, en particulier si elles sont de nouveaux symptômes ou si
elles s'aggravent : changements d'humeur, de souci, d'attaques de la
panique, d'ennui dormant, d'irritabilité, d'agitation, d'agressivité,
d'agitation sérieuse, de manie (hyperactivité et/ou physique mentales),
de pensée de suicide ou étant blessée. Ne pas prendre Cymbalta aussi
bien que le thioridazine (Mellaril), ou un inhibiteur d'oxydase de la
monoamine (MAOI) comme l'isocarboxazid (Marplan), le phenelzine
(Nardil), le rasagiline (Azilect), le selegiline (Eldepryl, Emsam), ou
le tranylcypromine (Parnate). Vous devez attendre au moins pendant 14
jours après l'arrêt d'un MAOI avant toi peut prendre Cymbalta. Après
que vous cessiez de prendre Cymbalta, vous devez attendre au moins
pendant pendant 5 jours avant que vous commencez à prendre un MAOI.
Cymbalta
peut causer les effets secondaires qui peuvent détériorer votre pensée
ou réactions. Attention faite si vous menez ou faites tout qui exige de
toi d'être réveillé et alerte.
Comment travaux de drogue de Cymbalta ?
Travaux
de Cymbalta à aider à reconstituer l'équilibre de deux produits
chimiques naturels dans le cerveau et le corps : sérotonine et
nopépinéphrine. La recherche suggère que ces produits chimiques jouent
un rôle dans la dépression et la douleur neuropathic périphérique
diabétique (DPNP). L'inhibiteur duel de prise signifie -- il signifie
simplement une drogue qui affecte le reuptake de deux
neurotransmetteurs au lieu d'une.
Effets secondaires
diminués pour cette classe de drogue (SNRI et SSRI) rapportée. Aucun
gain de poids. Des effets d'antidépresseur devraient être atteints
après une semaine. Les gens qui sont allergiques au chlorhydrate de
duloxetine ou aux autres ingrédients dans Cymbalta ne devraient pas le
prendre. Si vous prenez le thioridazine ou si vous prenez ou avez
récemment pris un type d'antidépresseur appelé un inhibiteur d'oxydase
de monoamine (MAOI), vous ne devriez pas prendre Cymbalta. Trouver les effets secondaires liés à Cymbalta.
Comment prendre Cymbalta :
Prendre
cette médecine comme dirigée. Ne pas cesser de prendre cette médecine
abruptement sans consulter votre docteur. Cymbalta vient dans une
capsule et peut être pris une fois par jour. La dose quotidienne
recommandée pour Cymbalta est le magnésium 60. Elle est évident comme
si le syndrome de discontinuation pour Cymbalta (chlorhydrate de
duloxetine) pourrait être aussi dur que cela d'Effexor (venlafaxine).
Ainsi si vous devez cesser de prendre, faire attention et tellement
lentement.
Quels sont les autres types de drogues qui agissent l'un sur l'autre avec le médicament de Cymbalta ?
Indépendamment
des inhibiteurs de MAO, il y a une grande variété de drogues que vous
pouvez ou ne pouvez pas pouvoir mélanger au médicament de Cymbalta. Ces
drogues peuvent inclure :
- Un antibiotique de quinolone tel que le trovafloxacin (Trovan), le ciprofloxacin (Cipro), l'ofloxacin (Floxin) etc.
- Un
antidépresseur tricycique tel que l'amitriptyline (Elavil),
l'imipramine (Tofranil), le doxepin (Sinequan), le nortriptyline
(Pamelor) etc.
- Un anti-arrhythmique tel que le flecainide (Tambocor) ou le propafenone (Rythmol) etc.
- Une
phénothiazine telle que le chlorpromazine (Thorazine), le fluphenazine
(Prolixin), le mesoridazine (Serentil), le perphenazine (Trilafon), la
prochlorpérazine (Compazine) etc.
- Un inhibiteur sélectif de reuptake de
sérotonine (SSRI) comme le fluoxetine (Prozac, Sarafem), le paroxetine
(Paxil, Pexeva), le fluvoxamine (Luvox) etc.
- Venlafaxine qui le plus généralement est connu comme Effexor.
Cymbalta et grossesse
Cymbalta
jusqu'à ce que généralement ne soit pas maintenant prescrit aux femmes
enceintes. Cymbalta est une drogue de la classe C, qui signifie qu'elle
peut et sera passée sur votre bébé et lui ou elle pourrait développer
des conditions médicales en conséquence. Beaucoup de femmes deviennent
enceintes en prenant Cymbalta et leurs médecins choisissent typiquement
de les prendre outre de la drogue pendant le troisième trimestre, quand
les complications médicales surgissent habituellement en raison de
prendre cette drogue. Cymbalta est également connu pour être passé par
les mères que les médecins de lait de sein par conséquent suggèrent de
s'abstenir à prendre la drogue tout en allaitant au sein un enfant en
bas âge.
Précautions à considérer en prenant Cymbalta
- Vous
devriez discuter votre santé globale avec votre docteur de prescription
en considérant Cymbalta, car elles devront mesurer les risques et les
avantages liés à votre prendre cette drogue particulière.
- Comme aucune drogue, Cymbalta ne peut pas
n'être exact pour chacun, ainsi votre docteur avec toi devra travailler
ensemble pour décider si c'a raison pour toi.
- Si vous avez pris un type drogue de MAOI
telle que Marplan, Nardil, ou Parnate en quelques semaines vous devriez
attendre pendant quelque temps jusqu'à ce que vous commenciez à prendre
Cymbalta. La majorité de personnes ne sont pas sur un type drogue de
MAOI, ainsi il est probable que soit la précaution ne s'applique pas à
toi, mais si elle vous fait et votre docteur prend cet avertissement
sérieusement.
- Les complications très sérieuses
surgissent souvent quand des types de MAOI et de SNRI de drogues sont
mélangés, et les complications peuvent être mortelles.
- Vous devriez mentionner toutes les drogues
que vous avez été en ligne pour les trois derniers à six mois avant de
commencer Cymbalta. Beaucoup de gens ne se rendent pas compte que
beaucoup de drogues restent dans le système pour des jours ou même des
semaines après qu'elles soient discontinuées, ainsi il est très
important de parler à votre docteur pour être sûr que vous ne
souffrirez d'aucune combinaison peu judicieuse de drogue.
- Vous devriez dire à votre docteur si vous
souffrez de n'importe quelles conditions médicales, même si elle ne
semble pas se relier à votre dépression ou neuropathie de quelque
façon.
- Vous devriez particulièrement mentionner
le rein ou l'affection hépatique, diabète, glaucome étroit d'angle,
hypertension, saisie, désordre bipolaire, des pensées suicidaires, ou
si vous buvez l'alcool régulièrement. Ces conditions ne signifient pas
nécessairement que vous ne pouvez pas prendre Cymbalta ; il peut juste
signifier que votre docteur devra prescrire plus soigneusement et
surveiller votre santé étroitement.
Que est-ce que je devrais éviter tout en prenant Cymbalta ?
Éviter de boire l'alcool tout en prenant Cymbalta. L'alcool peut
augmenter le risque de dommages à votre foie. Éviter d'utiliser
d'autres médecines qui reviennent à toi somnolent (comme la médecine
froide, la drogue de la douleur, les relaxers du muscle, la médecine
pour des saisies, toute autre drogue pour la dépression ou le souci).
Ils peuvent ajouter à la somnolence provoquée par Cymbalta. Cymbalta
peut causer les effets secondaires qui peuvent détériorer votre pensée
ou réactions. Attention faite si vous menez ou faites tout qui exige de
toi d'être réveillé et alerte.
Que si prenez-vous à surdosage d'antidépresseur de Cymbalta ?
Une
attention médicale de recherche immédiatement. Pour non des urgences,
entrer en contact avec votre centre de commande local ou régional de
poison.
Ce que si vous prennent s'ennuyait de la dose de Cymbalta ?
Prendre
votre prochaine dose dès que vous vous rappellerez. S'il est temps pour
votre prochaine dose, sauter la dose manquée et aller de nouveau à
votre programme régulier. Ne pas prendre une double dose pour compenser
manqué.
Comment stocker le médicament de Cymbalta :
Garder
ce médicament dans le récipient qu'il est entré, étroitement fermé, et
hors de l'extension des enfants. La stocker à la température ambiante
et loin de la chaleur excessive et de l'humidité (pas dans la salle de
bains). Jeter n'importe quel médicament qui est périmé ou n'a plus eu
besoin. Parler à votre pharmacien au sujet de la disposition appropriée
de votre médicament.
Comment la drogue de Cymbalta est fournie :
Cymbalta® (chlorhydrate de duloxetine) Retarder-libèrent des capsules sont disponible dans 20, 30, et 60 forces de magnésium.
Pour plus d'information sur la médecine de Cymbalta :
Cymbalta parfois traitait des désordres d'inquiétude.
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