06 mai 2012

Troubles du sommeil


Troubles du sommeil


 l’hôpital veille


 
Dans le service d’Explorations fonctionnelles du système nerveux.
Dans le service d’Explorations fonctionnelles du système nerveux. 

Les facteurs d’insomnie sont légion dans notre société. Les consultations dédiées aux troubles du sommeil ne désemplissent pas. À Montpellier, l’unité spécialisée de l’hôpital présente des listes d’attente de quatre mois pour une consultation, six pour des examens plus approfondis.

Au CHU de Nîmes, une ex de l’unité montpelliéraine, la neurologue Béatrice Abril, affectée au service d’explorations fonctionnelles du système nerveux, vient d’ouvrir une consultation. Une nouvelle prestation de l’hôpital local appelée à se développer. L’activité d’enregistrement du sommeil, en ambulatoire, doit débuter à l’automne. La prise en charge sera plus poussée encore à l’horizon de deux ans, avec le projet d’un centre du sommeil.

"Pression au travail, stress, alimentation..."

"Les problèmes de troubles du sommeil sont majeurs aujourd’hui , estime le Dr Abril. Les causes sont nombreuses : pression au travail, stress, alimentation, outils informatiques et télé.... Les patients sont en majorité des femmes et la moyenne d’âge tourne autour de 40 ans. Mais on a aussi un certain nombre d’adolescents."

En consultation, le patient souffrant d’insomnie, en quête de sevrage aux somnifères ou présentant des problèmes de récupération, est d’abord soumis à la question. Le neurologue interroge sur ses habitudes de vie et les manifestations de l’insomnie : consommation d’excitants, usage des écrans télé, informatique, ressentis au travail, périodes de veille, etc.

Une fois chez lui, le patient consigne pendant trois semaines les paramètres de sa vie au quotidien et de ses nuits agitées. "Souvent, le fait de poser par écrit met en évidence aux yeux du patient ses problèmes", rapporte le Dr Abril.

La 2e consultation est un débriefing. "Dans la majorité des cas, surtout en deçà de 50 ans, des solutions sont trouvées." Pour les autres, il faudra pousser les examens (enregistrement de l’activité cérébrale, des paramètres respiratoires et des mouvements périodiques des jambes) pour déterminer si le problème de récupération est en fait en lien avec une pathologie respiratoire, neurologique ou psychiatrique.




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http://www.midilibre.fr/

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23 avril 2012

Comment choisir son oreiller


Comment choisir


Son oreiller en fonction


De sa position de couchage ?


 

L’oreiller, souvent négligé par ses utilisateurs, est pourtant l’accessoire primordial d’un sommeil confortable. Une mauvaise position pendant le sommeil peut provoquer des tensions, douleurs cervicales, migraines et céphalées. La Maison de l’Oreiller nous confie quel type d’oreiller choisir en fonction de sa position de couchage.

Les professionnels de la santé préconisent d’ailleurs l’alternance en position sur le côté et sur le dos. La pire étant sur le ventre…

Si vous dormez sur le côté : Bonne nouvelle, c’est la position de couchage idéale ! Très relaxante pour le dos, elle est encore améliorée si vous dormez en chien de fusil, les jambes légèrement repliées.
> Choisissez un oreiller en fonction de son épaisseur par rapport au point d’appui de votre épaule. Objectif : l’épaisseur de votre oreiller devra vous permettre d’aligner votre colonne vertébrale.

Si vous dormez sur le dos : Seul inconvénient de cette position : elle favorise les ronflements… Sinon, elle est favorable à votre dos.
> L’idéal est d’opter pour un oreiller ergonomique mais pas trop épais, pour ne pas « tordre » pendant la nuit votre colonne vertébrale.

Si vous dormez sur le vente : C’est la plus mauvaise position pour le dos ! Même si cela ne paraît pas si simple, essayez d’en changer en vous forçant à vous couchez sur le ventre ou sur le dos.
> Si vous n’y arrivez pas, optez pour un oreiller fin et moelleux. Les oreillers ergonomiques ou trop volumineux sont à proscrire dans ce cas !

A noter : la Maison de l’Oreiller propose une application très simple permettant de choisir l’oreiller qui convient à chacun. Après une étude de votre position de couchage, de votre morphologie, et du type de confort souhaité, l’application vous dévoilera votre profil et vous proposera une sélection d’oreillers sur-mesure. Pour faire le test, suivez le lien suivant : http://www.lamaisondeloreiller.com/choisir-son-oreiller.html

Morgane Boileau



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 Source : la Maison de l’Oreiller - http://www.24hsante.com/

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17 avril 2012

Bien dormir, c’est bien vivre

 

Bien dormir,

 

C’est bien vivre

 

Les troubles du sommeil bien souvent, trouvent leur origine dans des facteurs que nous pouvons gérer et modifier. L’objectif est d’éviter autant que possible le recours aux somnifères, et de privilégier des solutions alternatives : nutrition, phytothérapie… Explications du Dr François Duforez, médecin du sommeil et du sport à l’Hôtel-Dieu de Paris.

Les clés du « bien-dormir » reposent principalement sur des conseils de bon sens :

- Un environnement optimal. « La température de la chambre ne doit pas dépasser les 18-19 degrés. Isolez-vous aussi des sources lumineuses. Et évitez le bruit, bien-sûr », précise François Duforez.

- Une literie de qualité. « Nous voyons de plus en plus de patients consulter avec des douleurs au niveau des points de pression, du dos, des hanches, des épaules… » Ces douleurs sont trop souvent le fait d’une literie trop ancienne, ou mal adaptée : trop ferme ou au contraire, trop molle.

- De la régularité. Respectez des horaires réguliers pour le lever et le coucher.

- Du sport oui, mais au moins 4 heures avant le coucher pour « Laisser le temps à votre organisme de se refroidir ».

Et l’alimentation ? Et les plantes ? Pour certains toutefois, le strict respect de ces règles ne suffit pas. Et aujourd’hui, ils désirent retrouver un sommeil de qualité sans forcément recourir à des médicaments. Côté nutrition, le Dr Duforez leur conseille de diminuer les apports en certains protides au repas du soir : viandes, œufs, poissons, fromages à pâte dure ne sont pas vraiment bienvenus. « Ce sont des précurseurs de la tyrosine qui produisent de la dopamine, de la noradrénaline et qui stimulent la vigilance ». Au dîner, misez plutôt sur les sucres lents. »

Pour des troubles du sommeil légers, le rituel de la tisane peut être une solution intéressante. « Les principes actifs de certaines plantes favorisent l’endormissement et la qualité du sommeil. C’est le cas de l’aubépine, de la valériane, de la passiflore ». En cas de troubles plus importants, ces plantes peuvent être prescrites par votre médecin, de manière individualisée, sous forme de préparation magistrale à base d’extraits de plantes fraîches standardisés. L’avantage de la préparation magistrale est qu’elle est adaptée aux besoins spécifiques de chacun par rapport aux plantes utilisées et à leur dosage. Parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien.

De manière générale, François Duforez estime qu’il est tout à fait possible « de régler beaucoup de troubles du sommeil en suivant tous les conseils d’hygiène de vie, en recourant à la phytothérapie, en s’attachant à des techniques de respiration, de décontraction musculaire pour chasser le stress. L’objectif, c’est d’être actif et de comprendre qu’un bon sommeil dépend en grande partie de l’hygiène de vie ». Et pour en savoir plus sur l’intérêt des plantes et consulter un phytothérapeute, rendez-vous sur le site de l’Institut européen des Substances végétales, à l’adresse : www.iesv.org.

 

 

 

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Source : Interview du Dr François Duforez, 23 mars 2012, site de l’Institut national du sommeil et de la vigilance consulté le 26 mars 2012. - Destination Santé SAS 

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16 mars 2012

Quels moyens prendre?

 

Un Français sur 3


Souffre d'insomnie 


Quels moyens prendre?



Un Français sur 3 rapporte des troubles du sommeil au moins 3 nuits par semaine et un sur 5 est concerné par l'insomnie chronique, selon une étude de l'Institut de veille sanitaire (InVS), rendue publique à l'occasion de la Journée nationale du sommeil et dont les résultats complets seront publiés dans un prochain numéro du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).

Plus de 12.600 personnes ont répondu à un questionnaire dans le cadre de cette étude épidémiologique lancée en 2008.

L’insomnie est le plus fréquent des troubles du sommeil. Elle recouvre les difficultés d’endormissement, les réveils nocturnes fréquents ou un réveil trop précoce avec l'incapacité de se rendormir, ou encore un sommeil non récupérateur.

Les troubles du sommeil concernent plus souvent les femmes que les hommes (39% comparativement à 29%) et sont plus fréquents avec l'âge (44% des personnes de plus de 75 ans, 22% des 16-24 ans). Chez plus de 80% des personnes concernées, ces troubles sont chroniques (durée de plus de trois mois).

Chez les moins de 25 ans, l'insomnie prend le plus souvent la forme de difficultés d'endormissement alors que les réveils nocturnes fréquents sont le symptôme le plus présent chez les aînés.

Le syndrome d'apnées obstructives du sommeil est "méconnu et sous-diagnostiqué", selon l'InVS. Seuls 2,4% des personnes déclare un tel syndrome diagnostiqué alors que 4,9% en présentent des symptômes évocateurs, c'est-à-dire des ronflements associés à des apnées constatées et une somnolence diurne.

Les résultats, estime l'InVS, "montrent une prise en charge insuffisante des problèmes de troubles de sommeil".

Prise en charge, soulignons-le toutefois, qui consiste le plus souvent en une prescription de somnifères (hypnotiques) et d'anxiolytiques dont des études récentes ont montré des risques d'effets secondaires indésirables très sérieux.

Il vaut nettement mieux explorer les moyens de modifier son mode de vie et de diminuer les sources de stress.

Voyez 

 

 

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Psychomédia avec source: InVS

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Sommeil


Chassez les écrans


De la chambre


Un Français sur trois dormirait seulement 5 à 6 heures par nuit. A l’occasion de la 12e Journée nationale du Sommeil qui se déroule ce vendredi, lInstitut national du Sommeil et de la Vigilance (INSV), alerte sur l’usage des écrans (télévision, ordinateur, tablette…). Et leur impact sur la qualité et la durée de nos nuits.

Les Français en dette de sommeil déclarent qu’ils dormiraient plus s’ils le pouvaient. « C’est une situation préoccupante », souligne le Pr Damien Léger, président de l’INSV. Lequel est à l’origine d’une enquête réalisée sur le sujet auprès de 1010 Français. « De très nombreuses études ont montré les effets délétères de ce manque de sommeil à long terme : altérations cardiovasculaires, fatigue musculaire, troubles immunitaires, prise de poids, diabète, troubles mentaux ».

A l’occasion de cette journée, l’INSV met surtout en garde el grand public sur l’usage des écrans,. le soir avant de s’endormir. Les jeunes (18-24 ans) sont les plus concernés et en moyenne leur temps de sommeil est de seulement 5h40 par nuit. Cette dette s’explique par un coucher tardif associé à des difficultés d’endormissement. Ces dernières sont dues aussi bien à l’excitation physique provoquée par l’activité sur internet (ou de la télévision) qu’à la luminosité de l’écran. Laquelle retarde l’horloge biologique. C’est pourquoi les spécialistes dusommeil insistent sur la nécessité de ne faire entrer dans la chambre aucune technologie susceptible de maintenir l’éveil.

 

 

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Source : Enquête InVS/MGEN « Sommeil et performance au quotidien », janvier 2012, réalisée par Opinionway auprès d’un échantillon, de 1 010 personnes représentatives de la population française - Institut national du Sommeil et de la Vigilance, MGEN, 16 mars 2012 - Destination Santé SAS

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Troubles du sommeil


Troubles du sommeil 


Une prise en charge


Somnolente


Selon l’Institut de Veille sanitaire (InVS) « en France, une personne sur 5 est concernée par l’insomniechronique ». Par ailleurs, le syndrome d’apnée du sommeil (SAS) est largement sous-diagnostiqué. De manière générale ces troubles, associés à une détérioration de la qualité de vie, sont insuffisamment pris en charge.

En 2008, le programme d’actions sur le sommeil 2007-2010 de l’InVS a permis de mettre en place une étude épidémiologique visant à quantifier la fréquence et la gravité des troubles du sommeil. Ce travail s’est particulièrement intéressé aux insomnies chroniques et aux syndromes d’apnée dusommeil. Il s’est appuyé sur un questionnaire, élaboré par des cliniciens, auquel 12 636 personnes âgées de plus de 16 ans ont répondu.

Un sondé sur trois déclare avoir des troubles du sommeil au moins 3 nuits par semaine. Ces troubles concernent plus majoritairement les femmes que les hommes (39% des réponses contre 29%). Ils sont par ailleurs plus fréquents parmi les plus âgés. Ainsi 44% des plus de 75 ans déclarent-ils éprouver une insomnie chronique, contre seulement 22% des 16-24 ans.

Le SAS quant à lui, est nettement méconnu et sous-diagnostiqué. Rappelons qu’il se caractérise par des arrêts répétés de la respiration pendant le sommeil. Il peut être à l’origine de maladies cardiovasculaires, de diabète et de somnolence diurne. Selon le travail de l’InVS, seuls 2,4% des participants à l’enquête déclarent souffrir d’un SAS. Or pratiquement 5% d’entre eux en présentent les symptômes !

Enfin l’enquête révèle l’insuffisance de la prise en charge de l’ensemble de ces troubles. Concernant l’insomnie et malgré son impact sur la qualité de vie, elle motive une consultation médicale dans seulement 30% des cas. Pire, seuls 15% des patients souffrant de SAS se sont rendus dans un centre spécialisé sur le sommeil.

Aller plus loin 

 Consultez l’intégralité de l’étude de l’InVS sur les troubles du sommeil.

 

 

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Source : InVS, 15 mars 2012 - Destination Santé SAS 

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13 mars 2012

Troubles du sommeil


Troubles du sommeil 


La grande enquête



A l’heure actuelle, seuls 20 % des troubles du sommeil seraient diagnostiqués et pris en charge. A l’occasion de la journée du sommeil le 16 mars prochain, répondez à notre enquête en exclusivité avec le Réseau Morphée, et l’association Sommeil & Santé, pour mieux connaître les difficultés des malades !

Près d’un tiers des Français souffrent régulièrement de troubles du sommeil. Il s’agit en majorité d’insomnies (10 à 15 % de la population) et de somnolence diurne excessive (4% des personnes). Malgré cette forteprévalence, les pathologies du sommeil sont encore largement sous-diagnostiquées. On estime que seulement 20 %[1] des malades seraient correctement diagnostiqués et pris en charge
 
Parmi les raisons expliquant ce faible taux de prise en charge, figure une sensibilisation insuffisante du grand public. Pourtant, un trouble du sommeil non diagnostiqué constitue un risque potentiel pour la personne qui en souffre comme dans le cas d’apnées du sommeil ou le risque de somnolence au volant responsable de plusieurs milliers de morts chaque année.
 
A l’occasion de la Journée Nationale du Sommeil, le 16 mars 2012 prochain, de nombreux professionnels de la santé se mobiliseront partout en France. A cette occasion, à partir du 6 mars, les associations RéseauMorphée et Sommeil & Santé, en partenariat avec CareVox, site de santé grand public participatif, vous proposede participer à une grande enquête sur les troubles du sommeil.
 
L’objectif est de mieux connaître les difficultés que vous avez rencontrées si vous souffrez ou avez souffert de troubles du sommeil. Cette enquête ne prend que quelques minutes, et grâce à vos réponses, nous pourrons sensibiliser les différents acteurs aux améliorations à mettre en place et faire prendre conscience qu’il s’agit d’une problématique majeure de santé publique.


Je participe à l’enquête !

 
D’avance, merci pour votre participation,
 
Pierre Grandel, Président Association Sommeil & Santé www.sommeilsante.asso.fr
Docteur Sylvie Royant-Parola, Présidente du Réseau Morphéewww.reseau-morphee.org
Laure Poissonnier, rédactrice en chef du site CareVoxwww.carevox.fr
 
PS : N’hésitez pas à relayer l’enquête auprès de vos amis souffrant de problèmes de sommeil !
 

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28 février 2012

Sommeil

 

Les hypnotiques


augmenteraient


le risque de décès

 


Une étude américaine rapporte que les hypnotiques induiraient une augmentation de la mortalité : même lorsqu’ils sont pris très occasionnellement, ces derniers augmenteraient le risque de mort précoce et de cancers. Utilisés pour induire et/ou maintenir le sommeil, ces médicaments font figure deblockbusters et les Français en sont des utilisateurs intensifs.

Publié par le British Medical Journal ‘Open’, le travail de Daniel F Kripke et ses collaborateurs a été mené sur 10 500 volontaires âgés en moyenne de 54 ans. Ils ont été suivis durant deux ans et demi, période au cours de laquelle ils ont pu recourir – régulièrement ou occasionnellement – à un ou des médicaments hypnotiques : des benzodiazépines, ou d’autres hypnotiques tels que le zolpidem, l’eszopiclone ou le zaleplon, mais aussi des barbituriques ou des sédatifs antihistaminiques. Une très large variété donc, de « médicaments pour dormir »…

Cet important groupe de patients a été comparé à une seconde cohorte, composée de 23 500 sujets qui ne prenaient aucun médicament pour dormir. Ces volontaires présentaient les mêmes caractéristiques d’âge, de sexe et d’hygiène de vie que la population étudiée. Leur état de santé, leur poids et leur origine ethnique ont également été pris en compte. La seule différence entre les deux groupes résidait donc dans la consommation de médicaments hypnotiques.

Plus la prise de somnifères croît, plus les risques de mortalité et de cancer augmentent

« A partir de (seulement, n.d.l.r.) 18 prises de ces médicaments sur une année, le risque de décès prématuré est multiplié par 3,5 » soulignent les auteurs. Il augmenterait avec la quantité d’hypnotiques consommés. En effet, entre 18 et 132 prises par an, le risque de décès serait quadruplé voire quintuplé au-delà de ce chiffre. Les utilisateurs d’hypnotiques « à hautes doses » verraient également leur risque de cancers –tous types confondus- accru de 35 %.

A prendre avec des pincettes

Ces résultats toutefois, doivent être interprétés avec prudence. Les auteurs eux-mêmes font valoir que leurs travaux n’indiquent en aucun cas « un lien de cause à effet » entre la prise d’hypnotiques et l’augmentation des risques.

Neurologue et directeur du laboratoire du sommeil au CHU de Montpellier, le Pr Yves Dauvilliers partage cette prudence. Il regrette notamment que « les auteurs ne précisent pas la pathologie sous-jacente ayant conduit à la prise de traitements, une insomnie primaire, une insomnie avec dépression, une insomnie avec anxiété…. Qu’en est-il de la somnolence associée ? Ces éléments sont majeurs pourtant pour préciser la responsabilité respective des médicaments ». Reste de plus à déterminer dans ce travail les causes de mortalité chez les sujets exposés aux hypnotiques !

A ses yeux, ces résultats « constituent néanmoins un argument supplémentaire pour réévaluer régulièrement le rapport bénéfice/risque de ces molécules dans la prise en charge des troubles chroniques du sommeil ».

Pour aller plus loin 

- Insomnie, insomnie quand tu nous tiens... : lisez le dossier de Destination  santé sur les insomnies et leur prise en charge ; 
- Benzodiazépines : pour un sevrage en douceur.

 


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Source : BMJ Open 2012 ; 2 :e000850 doi:10.1136/bmjopen-2012-000850, Daniel F. Kripke et al, Hypnotics’ association with mortality or cancer : a matched cohort study – le 27 février 2012 - Destination Santé SAS

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22 février 2012

Les troubles du sommeil


Les troubles du sommeil



favorisent la fibromyalgie.


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La fibromyalgie est une pathologie fréquente, touchant entre 3 à 5 % de la population adulte, avec une nette prédominance féminine. Pourtant sa physiopathologie reste incertaine, et l’étiologie inconnue. Au cours de la fibromyalgie, les troubles du sommeil sont fréquents (insomnie, réveils nocturnes, …) et le sommeil peu réparateur. Dans certaines études l’architecture du sommeil est perturbée, lors de l’enregistrement polysomnographique. Enfin, des sujets privés expérimentalement de sommeil paradoxal développent une hyperalgésie généralisée par réduction de l’inhibition de la douleur, pouvant rappeler la fibromyalgie. Faut-il pour autant faire des troubles du sommeil une cause de fibromyalgie ? C’est ce que les auteurs de cette étude ont cherché à mettre en évidence.

Il s’agit d’une étude prospective de 12 350 femmes initialement indemnes de fibromyalgie, ou d’une autre affection rhumatologique, et ne prenant pas d’hypnotique. Les sujets étaient interrogés sur leurs troubles du sommeil, leur tabagisme, leur niveau d’éducation. Les troubles du sommeil étaient évalués en intensité sur une échelle à 5 niveaux (jamais, parfois, souvent, presque toutes les nuits). Les participantes ont été pesées et toisées. Une nouvelle évaluation a été faite à 10 ans environ, et le diagnostic de fibromyalgie retenu si un médecin avait fait ce diagnostic pendant cette période de suivi

A l’inclusion, 3,2 % des femmes déclaraient avoir des troubles du sommeil.

A 10 ans, 327 avaient développé une fibromyalgie. Avoir des troubles du sommeil était statistiquement associé à ce diagnostic ((p<0,001) (risque relatif [RR] 3,43 ; intervalle de confiance à 95 % [IC95 %] : 2,26-5,19).

Ainsi, les troubles du sommeil multiplient par 2 environ le risque de développer une fibromyalgie à 10 ans (RR 1,98 ; IC95 % : 1,58-2,49). Ce risque à tendance à augmenter avec l’intensité des troubles du sommeil (effet dose). Dans cette étude, deux tiers des patientes atteintes de fibromyalgie ont finalement des troubles du sommeil.

Au total, il s’agit de la première étude prospective démontrant l’association entre les troubles du sommeil avec un possible effet dose, et le développement d’une fibromyalgie à 10 ans. Il faut maintenant entreprendre d’autres études pour savoir si le traitement de ces troubles du sommeil peut avoir un impact préventif sur l’apparition des fibromyalgies.



Dr Laurent Laloux

Mork PJ et coll. : Sleep problems and risk of fibromyalgia : longitudinal data on an adult female population in Norway. Arthritis Rheum., 2012 ; 64 : 281-284



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http://www.jim.fr/

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11 février 2012

Aide au sommeil


Aide au sommeil



Aide au sommeil par SeyhianSarro



En arrière plan, de manière quasi inaudible, des battements binéraux ont été placés afin d'induire un sommeil profond particulièrement régénérant. Afin de pouvoir bénéficer de l'effet de ces battements binéraux, il est indispensable d'écouter le fichier audio avec un casque stereo. 

Celles et ceux qui souffrent d'insomnies tireront le plus grand bénéfice d'une écoute quotidienne de l'exercice, en le pratiquant chaque soir au moment du coucher. 

Téléchargement du fichier audio (mp3) : http://moourl.com/a2cwg

D'autres méditations guidées à télécharger gratuitement sur http://www.bodhiyuga.net


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