07 mai 2012

Vente en ligne de médicaments


Vers une harmonisation


Des règles européennes ?



La vente de médicaments sur Internet reste interdite en France, malgré une tentative d’évolution amorcée par Roselyne Bachelot au printemps 2010. La possibilité d’autoriser les officines françaises à commercialiser des médicaments en libre accès sur la Toile avait alors provoqué un tollé au sein de la profession. Les arguments de protestation portaient sur la remise en question du rôle de conseil du pharmacien et le risque accru de contrefaçons. Depuis deux ans, quelques pharmaciens ont cependant profité du vide juridique pour tenter l’aventure sur Internet… des initiatives généralement soldées par des condamnations de l’Ordre des pharmaciens.

Un tournant est peut-être en train de s'amorcer : le groupement pharmaceutique de l’Union européenne (GPUE), qui rassemble les organisations professionnelles des pharmaciens d’officine de 31 pays, réfléchit actuellement aux moyens d’harmoniser les règles de la commercialisation des médicaments en ligne au sein des pays membres de la communauté.
« La majorité d’entre eux a déjà accepté de vendre les médicaments OTC, voire, pour certains, tous les médicaments sur Internet », signale Alain Breckler, membre du bureau du conseil central A de l’Ordre des pharmaciens et chargé de mission Internet.

En France, la position de l’Ordre est claire : les sites Internet doivent impérativement être rattachés à une pharmacie « de brique et de mortier » et liés à un portail ordinal comme garantie de leur sérieux.

L’organisation rappelle que le code de déontologie exige du pharmacien qu’il assure dans son intégralité l’acte de dispensation du médicament et qu’il mette à disposition du patient des informations et les conseils nécessaires au bon usage du produit. La question est donc de savoir comment l’achat sur Internet pourrait véhiculer des informations sur les contre-indications des médicaments et le risque d’interaction. D’autres problèmes pratiques se posent : « Il n’y a pas de limite de vente sur Internet, alors que si on dépasse deux boîtes d’ibuprofène par exemple, il faut une ordonnance » note, par exemple, Alain Breckler. « Tant qu’Internet n’aura pas été introduit dans le code de la santé publique, la vente en ligne restera illégale » conclut l’expert.

Les discussions au sein du GPUE devraient s’achever dans les prochains mois, avec peut-être à la clef une profonde mutation des pratiques professionnelles. Rappelons toutefois que François Hollande, alors interrogé par le Quotidien du Pharmacien en tant que candidat à l’élection présidentielle, s’est dit opposé à la vente en ligne de médicaments (d’ailleurs tout comme son rival de l’époque, Nicolas Sarkozy).

Outre les contestations émanant du sérail professionnel, l’hostilité pourrait donc aussi être politique…




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30 avril 2012

Sécurité des médicaments


Sécurité des médicaments


L'Afssaps devient l'ANSM

 

L'Afssaps, très critiquée pendant l'affaire du Mediator, va être remplacée à partir de mardi par l'ANSM, l'Agence nationale de sécurité du médicament des produits de santé, pour renforcer la sécurité sanitaire.

 
La création de cette nouvelle agence du médicament a été voulue par le législateur avec l'adoption de la loi sur le renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé
La création de cette nouvelle agence du médicament a été voulue par le législateur avec l'adoption de la loi sur le renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé

« Allo l'Afssaps ? Non, ici l'ANSM. » A partir du mardi 1er mai, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) remplace l'Afssaps, éclaboussée par le scandale du Mediator. Le décret portant sur l'organisation de la nouvelle agence du médicament est paru dimanche au Journal Officiel (JO).

La création de cette nouvelle agence du médicament a été voulue par le législateur avec l'adoption de la loi sur le renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé. Dans le cadre de cette loi, datée du 29 décembre 2011, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), dont l'expertise et les missions sont « renforcées », devient l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM).

Cliquez ici !

La loi réglemente notamment les liens d'intérêt entre les professionnels de santé et l'industrie pharmaceutique. Elle renforce le suivi des médicaments par les autorités sanitaires. « Cette loi, qui refonde notre système de sécurité sanitaire, repose sur trois grands axes : la prévention des conflits d'intérêt et la transparence des décisions, un doute qui doit systématiquement bénéficier au patient, ainsi qu'une meilleure formation et information des professionnels de santé et des patients », précise le ministère de la Santé.

Un contrôle du Parlement sur la gouvernance de l'Agence

Avec ce décret, les industriels ne pourront plus être représentés dans aucune instance de l'agence sanitaire. Les pouvoirs du conseil d'administration sont étendus : il décide de la création ou non de commissions (AMM, pharmacovigilance...) et groupes de travail, fixée auparavant par des textes réglementaires. « La gouvernance de l'ANSM se fait désormais sous le contrôle du Parlement avec trois députés et trois sénateurs qui vont siéger au CA », explique le professeur Dominique Maraninchi, directeur général de l'actuelle Afssaps.

Par ailleurs, le décret prévoit la présence de personnalités étrangères dans le conseil scientifique. « La nouvelle agence va disposer d'un fonds d'intervention de 15 millions d'euros, pour lancer des programmes de recherche publique sur la sécurité d'utilisation des produits de santé(médicaments, prothèses...), indépendante de l'industrie », poursuit Dominique Maraninchi.

Selon le directeur général de la future ANSM, d'autres décrets devraient paraître prochainement, en particulier celui portant sur le contrôle a priori sur la publicité, ainsi que ceux concernant des extensions d'autorisation de mise sur le marché (AMM) temporaires et des autorisations temporaires d'utilisation (ATU) de molécules.


Actu France-Soir (Avec AFP)




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Génériques


Le « made in France »


Résiste

 

 

«  Aujourd’hui grâce aux immenses progrès des technologies et des méthodes d’analyses, nous fabriquons des génériques dans des conditions de qualité très supérieures à celles des médicaments originaux il y a 25 ans », explique Pascal Brière. Président du syndicat des génériqueurs - le Gemme - et de l’un des principaux producteurs français – Biogaran – il revient sur le rapport de l’Académie nationale de médecine qui a nourri la controverse sur ces médicaments. Paroles d’un industriel qui « en a assez que l’on dise tout et son contraire sur les génériques ».

Les auteurs du rapport de l’Académie nationale de médecine mettaient l’accent sur la provenance éloignée des génériques. « Aujourd’hui, nos médicaments sont fabriqués à 97% en Europe, dont 55% en France », rétorque Pascal Brière. Et les matières premières ? « Comme pour les médicaments princeps, il existe une tendance lourde à ce que les premières étapes de la chimie de synthèse soient délocalisées pour des raisons économiques. Les matières premières proviennent en partie d’Inde mais aussi, et essentiellement, d’Europe. Espagne et Italie en tête. » Autrement dit, le phénomène de mondialisation des principes actifs concerne l’ensemble des médicaments.

Des médicaments contrôlés comme les autres.

Le Pr Dominique Maraninchi directeur général de l’AFSSaPS, rappelait récemment que « les génériques ne sont pas des médicaments au rabais ». Et Pascal Brière de confirmer, en soulignant « qu’ils sont contrôlés de la même façon que les princeps. Avec les mêmes exigences ». L’objectif est-il de rassurer les patients ? Oui bien sûr… mais pas seulement. « Certains pharmaciens même, se mettent à douter à force d’entendre tout ce qu’il se dit sur le sujet ».

Un rôle économique et social.

Au-delà des seules considérations sanitaires et réglementaires, Pascal Brière insiste aussi sur le « rôle social » du médicament générique made in France. « Ce n’est pas la chimie qui emploie le plus de main d’œuvre. C’est la fabrication pharmaceutique. Et ça aujourd’hui, à 55% pour ce qui nous concerne, c’est réalisé en France ».

Aller plus loin : 

- Définition du générique : Article L5121-1 Code de la Santé Publique ; 
- Lire l’intégralité du Rapport de l’Académie nationale de médecine ; 
- télécharger le guide de bonnes pratiques de fabrication des médicaments (Ministère de la Santé/AFSSaPS) 
- télécharger le livret de l’AFSSaPS intitulé : Ce que vous devez savoir sur les médicaments génériques 
- http://www.medicamentsgeneriques.info/ (site du Gemme).

 



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Source : Interview de Pascal Brière, 6 avril 2010 – Libération, 5 mars 2012 – Rapport de l’Académie nationale de médecine, 14 février 2012 – AFSSaPS, site consulté le 10 avril 2012 - Destination Santé SAS 

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26 avril 2012

Les antidépresseurs

 

Les antidépresseurs font


Plus de mal que de bien


Estiment des chercheurs


 


Les antidépresseurs semblent faire plus de mal que de bien, selon les auteurs d'une étude canadienne publiée dans la revueFrontiers in Psychology qui examine l'impact de ces médicaments sur l'organisme dans son ensemble.

"Nous devrions être beaucoup plus prudents en ce qui concerne l'utilisation répandue de ces médicaments", dit le biologiste évolutionniste Paul Andrews de l'Université McMaster (Hamilton, Ontario).

Les antidépresseurs visent à soulager les symptômes de la dépression en augmentant les niveaux du neurotransmetteur sérotonine dans le cerveau où il régule l'humeur. Mais, soulignent les chercheurs, la plus grande proportion de sérotonine produite par l'organisme est utilisée à d'autres fins, dont la digestion, la formation de caillots sanguins dans les sites des plaies, la reproduction et le développement.

Les antidépresseurs, ont constaté le Pr Andrews et ses collègues, ont des effets négatifs pour la santé sur presque tous les processus régulés normalement par la sérotonine, incluant ces risques:

- problèmes de développement chez les nourrissons
- problèmes de la fonction sexuelle et du développement des spermatozoïdes chez les adultes
- problèmes digestifs comme la diarrhée, la constipation, l'indigestion et les ballonnements
- saignements anormaux et accidents vasculaires cérébraux (AVC) chez les personnes âgées.

Les auteurs ont analysé trois récentes études qui montrent que les personnes âgées qui prennent des antidépresseurs sont plus susceptibles de décéder que celles qui n'en prennent pas, même en tenant compte dans l'analyse d'autres variables importantes. Ce taux plus élevé de décès montre que l'effet global de ces médicaments sur l'organisme est plus dommageable que bénéfique, concluent-ils.

"La sérotonine est une ancienne substance (du point de vue de l'évolution, ndlr). Elle régule intimement plusieurs processus différents, et quand vous interférez avec ceux-ci vous pouvez vous attendre, dans une perspective évolutionniste, que cela cause du tort", dit Andrews.

"Ce qui a manqué dans les débats sur les antidépresseurs est une évaluation globale de tous ces effets négatifs par rapport aux bénéfices potentiels", dit-il. "La plupart des éléments sont disponibles depuis des années mais personne ne s'est penché sur cette question fondamentale", ajoute-t-il.

Dans une étude précédente, Andrews et ses collègues ont montré que même en ce qui concerne la fonction pour laquelle ils sont indiqués, les antidépresseurs augmentent le risque de récidive de dépression.

Alors que même la fonction prévue des antidépresseurs est en question, il est important de porter un regard critique sur leur utilisation continue, estime le chercheur.

Voyez également

 

 

 

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Psychomédia avec source: McMaster University.

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06 avril 2012

La collecte de médicaments

 

La collecte de médicaments


Non utilisés (MNU) en hausse


Ne pas laisser de médicaments périmés dans son armoire à pharmacie, éviter de jeter les flacons entamés aux ordures, rapporter les boîtes et autres fioles ouvertes mais pas intégralement consommées : autant de gestes qui semblent en passe de devenir des réflexes chez les Français. Ainsi, ils sont désormais 75 % à déclarer rapporter régulièrement leurs médicaments non utilisés (MNU) en pharmacie, contre 72 % en 2011. Cette progression se retrouve par ailleurs dans les résultas en hausse enregistrés par l’organisation Cyclamed chargée du recyclage des produits ainsi rapportés aux officines. En 2011, sa collecte a été accrue de 9 % par rapport à 2010, représentant 14 565 tonnes collectées. Ces plaquettes et autres flacons sont ensuite éliminés dans les 52 incinérateurs sélectionnés pour leur conformité aux normes environnementales et recyclés sous forme de chaleur et électricité. En effet, depuis quelques années, ces produits ne peuvent plus être utilisés à des fins humanitaires. Soulignons enfin que des marges de progression existent encore mais que certaines régions se montrent plus performantes que d’autres, notamment le Limousin, la Picardie ou encore la Champagne Ardenne.



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http://www.jim.fr/

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02 avril 2012

La morphine


La morphine, un jour


Sans effets secondaires ?


La morphine est utilisée depuis plusieurs siècles pour soulager les douleurs intenses. Ses propriétés antidouleur sont toutefois accompagnées d’effets secondaires importants. La morphine mime l’action de molécules produites naturellement par le cerveau (les endorphines). Pourquoi alors a-t-elle des effets secondaires aussi délétères ?

L’explication vient d’être apportée par l’équipe de Sébastien Granier, chercheur à l’Institut de génomique fonctionnelle (Inserm/CNRS/Universités de Montpellier 1et 2) et ses collaborateurs américains. La structure 3D des récepteurs du cerveau sur lesquels se fixent la morphine ou les endorphines, est probablement différente selon que l’une ou l’autre des molécules s’y fixe.

La réponse de l’organisme, va, de fait, être totalement modifiée. Grâce à cette découverte, les chercheurs espèrent réussir à conserver les effets bénéfiques de la morphine sans pour autant induire d’effets secondaires. Ces travaux réalisés sont publiés dans la revue Nature datée du 21 mars 2012

L’opium, produit naturel extrait du pavot (Papaver somniferum), est une des plus anciennes drogues connues par l’Homme pour ses propriétés psychotropes, sédatives et analgésiques. Ces effets sont induits par son composant majeur, la morphine, qui est largement utilisée de nos jours en clinique pour soulager la douleur.

 L’action de la morphine est relayée par les récepteurs µ-opiacés exprimés à la surface des cellules du système nerveux central. Ces récepteurs font partie d’une superfamille de protéines, les récepteurs couplés aux protéines G (RCPG) qui sont la cible d’environ 30 % des médicaments actuellement sur le marché.

 Au niveau moléculaire, la morphine, en se liant aux récepteurs µ-opiacés, mime l’action de molécules produites naturellement dans le cerveau : les endorphines. Cependant son utilisation en clinique est limitée par deux effets. D’une part, le développement d’un phénomène de tolérance oblige à augmenter la dose de morphine au fur et à mesure des injections répétées pour obtenir le même effet thérapeutique. D’autre part, la consommation de morphine entraine un phénomène de dépendance comme la drogue (l’héroïne, forme acétylée de la morphine, étant l’exemple le plus édifiant). De plus, la morphine provoque de graves effets secondaires : dépression respiratoire, constipation, dépendance physique et psychique. Ces effets délétères s’expliquent notamment par le fait que la morphine déclenche une réponse cellulaire différente de celle induite par les endorphines. La morphine et les endorphines se liant au même récepteur, ces deux molécules stabiliseraient les récepteurs µ-opiacés dans des conformations spatiales distinctes à l’origine des différences de réponses biologiques.

« Dans le but de développer des molécules conservant les effets bénéfiques de la morphine sans pour autant induire d’effets secondaires, il est donc indispensable de comprendre les bases structurales de l’action de la morphine et des opiacés en général » explique Sébastien Granier, chercheur à l’Inserm et principal auteur de ce travail.

 Le travail réalisé par Sébastien Granier et l’équipe de Brian Kobilka à Stanford, a permis de résoudre la structure tridimensionnelle du récepteur µ-opiacé lorsqu’il est associé à une molécule présentant une structure chimique proche de celle de la morphine.

La structure 3D ainsi visualisée montre que la zone spécifique du récepteur où se lie la molécule opioïde est largement ouverte vers le milieu extérieur, ce qui explique la rapidité d’action de ces composés.

Cette structure révèle aussi une caractéristique très importante dans le fonctionnement de ce récepteur : la formation d’un dimère (1) de récepteur. « C’est la toute première fois que nous réussissons à visualiser la structure 3D d’un tel complexe pour cette famille de récepteur » ajoute le chercheur. Cette structure d’un dimère de récepteurs µ-opiacés ouvre de nouvelles pistes pour étudier ce phénomène et mieux comprendre ces implications fonctionnelles.

 La résolution de la structure 3D du récepteur µ-opiacé, clé du traitement de la douleur et des addictions, pourrait à terme mener à la conception de nouveaux médicaments analgésiques dépourvues d’effets secondaires.

 

 Note 

(1) Molécule issue de « l’association » de deux molécules identiques

 

 

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Source :Inserm http://www.24hsante.com/

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28 mars 2012

une morphine sans effet secondaire


La piste d’une morphine


Sans effet secondaire

 

 

Une équipe française semble avoir compris pourquoi la morphine donne des effets secondaires alors que les endorphines n’en donnent pas. La structure en 3D des récepteurs est en effet probablement différente selon la molécule qui s’y fixe. Cette découverte permet d’envisager un jour une morphine sans effet secondaire.

Petit rappel : l’opium, produit naturel extrait du pavot (Papaver somniferum), est l’une des plus anciennes drogues connues pour ses propriétés psychotropes, sédatives et analgésiques. Ces effets sont liés à son composant majeur, la morphine.

L’action de la morphine, on le sait, est relayée par les récepteurs opiacés mu exprimés à la surface des cellules du système nerveux central. Ces récepteurs font partie d’une superfamille de protéines, les récepteurs couplés aux protéines G (RCPG) qui sont la cible d’environ 30 % des médicaments actuellement sur le marché.

En se liant aux récepteurs mu, la morphine mime l’action des endorphines, molécules naturellement produites par le cerveau. Pourtant, divers facteurs limitent son utilisation en clinique :

– le développement d’un phénomène de tolérance oblige à augmenter les doses au fur et à mesure des administrations pour obtenir le même effet thérapeutique ;

– la consommation de morphine entraîne un phénomène de dépendance, comme la drogue (l’exemple le plus édifiant est celui de l’héroïne, forme acétylée de la morphine) ;

– la morphine provoque des effets secondaires importants : dépression respiratoire, constipation, dépendance physique et psychique.

Les effets délétères de la morphine s’expliquent notamment par le fait qu’elle déclenche une réponse cellulaire différente de celle induite par les endorphines. La morphine et les endorphines se lient aux mêmes récepteurs mais elles stabiliseraient les récepteurs mu dans des conformations spatiales différentes, d’où des différences de réponses biologiques.

Le travail réalisé par l’équipe de Sébastien Granier (INSERM/CNRS/Université de Montpellier 1 et 2), en collaboration avec des chercheurs américains, a permis de résoudre la structure tridimensionnelle du récepteur mu lorsqu’il est associé à une molécule présentant une structure chimique proche de celle de la morphine.

La structure révèle une caractéristique très importante dans le fonctionnement de ce récepteur : la formation d’un dimère de récepteur.« C’est la toute première fois que nous réussissons à visualiser la structure 3D d’un tel complexe pour cette famille de récepteur », explique Sébastien Granier. Cette structure d’un dimère de récepteur mu ouvre de nouvelles pistes pour étudier ce phénomène et mieux comprendre ces implications fonctionnelles.

La résolution de la structure 3D du récepteur mu pourrait à terme mener à la conception de nouveaux médicaments analgésiques dépourvus d’effets secondaires.



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http://www.lequotidiendumedecin.fr/

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Les somnifères

 

Les somnifères


Pourquoi faut-il


Les éviter à tout prix


Les Français sont les plus réputés dans la prise de somnifères et il est même possible de penser qu’ils en abusent. Pourtant, il existe beaucoup de risques sur l’utilisation systématique de ce genre de médicaments. Mais en quoi est-ce dangereux pour la santé ?

Il faudra repérer des solutions qui aident à dormir, sans exposer l’organisme à des risques majeurs.

En savoir plus sur les dangers des somnifères

Un somnifère, comment ça fonctionne ?

Un somnifère est un hypnotique facilitant l’arrivée du sommeil. Il aide le corps à s’endormir et à contribuer au maintien du sommeil, si leur effet d’agit suffisamment longtemps.

Les barbituriques sont les plus anciens somnifères et les benzodiazépines, les plus utilisées. Leur action sur le récepteur de l’acide gamma aminobutyirique leur confère leurs propriétés anxiolytique, sédative, myorelaxante, anticonvulsive et antiépileptique. Enfin, les antihistaminiques hypnotiques sont utilisés dans le traitement des allergies et pour les propriétés sédatives.

Dans certains cas, des hypnotiques ne sont pas nécessaires, car certains produits peuvent avoir des effets sédatifs, facilitant le sommeil, et ce sont les « sédatifs », tout simplement. Ils sont utilisés à titre calmant et apaisant et c’est en soulageant la nervosité qu’ils aident à retrouver le sommeil.

Parfois, leur effet non souhaité peut engendrer une somnolence.

Utilisation de somnifères : quels risques ?

L’utilisation systématique de somnifères peut engendrer des risques sur l’organisme, notamment concernant les benzodiazépines. L’amnésie antérograde représente le premier, mais il y a aussi les sensations d’ébriété, le somnambulisme, la fatigue, la céphalée et l’effet de rebond.

L’accoutumance est souvent accompagnée d’une augmentation des doses, ce qui est déjà un signe de dépendance. C’est un danger pour l’organisme et elle se manifeste quand les médicaments pour dormir sont utilisés sur une trop longue période.

Les barbituriques hypnotiques sont les principaux responsables de la toxicomanie sur le long terme. C’est une dépendance psychique et physique, entrainant un syndrome de sevrage à l’arrêt du médicament. Leurs effets sont également graves s’il y a interaction avec des contraceptifs oraux, des anticoagulants oraux, des antiépileptiques, etc.

Quelles alternatives au somnifère ?

Pour éviter les effets secondaires des somnifères ou les risques de dépendance, le mieux sera d’avoir recours à des alternatives telles que les produits naturels. Ceux-ci aident l’organisme à dormir sans s’exposer à des risques majeurs.

Les médicaments homéopathiques pour dormir font partie des solutions naturelles permettant d’éviter les effets néfastes. Certains sont à la fois des médicaments contre la fatigue et/ou d’autres symptômes liés au manque de sommeil. La Passiflore, utilisée en phytothérapie, est connue pour être un antidépresseur naturel aux propriétés calmantes et sédatives.

Le Night Calm constitue le premier produit naturel pour dormir, à base de plantes telles que la griffonia, la citronnelle et la valériane. Le 5-HTP est responsable de la conversion de la sérotonine en mélatonine, régulant le sommeil et il est issu de la Griffonia. Les deux autres principes actifs (la valériane et la citronnelle) sont utilisés pour lutter contre le stress et l’anxiété.

Le Somnatrol est également à base de valériane et est utilisé pour les effets calmants dans le traitement de l’insomnie.

Après l’adoption de ces produits naturels, un sommeil reposé peut être retrouvé.

 

 

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http://stopinsomnie.com/

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16 mars 2012

140 médicaments


140 médicaments


Ne sont plus remboursés


140 médicaments ne seront plus remboursés

Depuis le 1er mars, 140 spécialités pharmaceutiques supplémentaires sont ajoutées à la liste des médicaments déremboursés par l’Assurance maladie, pour « service médical rendu insuffisant », après avis de la Haute autorité de santé (HAS).

Parmi les médicaments les plus vendus, le Vastarel (trimétazidine), et ses nombreux génériques (40 au total), sont radiés de la liste des médicaments remboursables. Vasodilatateurs utilisés dans le traitement de la crise d’angine de poitrine, des vertiges, des acouphènes et de troubles du champ visuel, ils sont déremboursés, « compte tenu d’une quantité d’effet faible ou mal établie et des risques de survenue d’effets indésirables, » souligne la Haute autorité de santé (HAS).

Le Tanakan, Ginkogink, Tramisal, Vitalogink (à base de Gingko biloba), utilisés dans les artériopaties et le syndrome de Raynaud notamment, sont déremboursés « car l’efficacité des vasodilatateurs n’apparaît pas établie. »

L’Adartel, dans le traitement des jambes sans repos, est déremboursé pour les mêmes raisons.

Le Nootropyl (et ses génériques) pris dans le traitement d’appoint de la dyslexie chez l’enfant, ne semble plus - compte tenu des données cliniques actuelles et malgré une longue période de commercialisation -, faire apparaître d’efficacité. Et, il présente « des effets indésirables : nervosité, troubles gastro-intestinaux. » L’HAS, suivant les recommandations de l’OMS, oriente vers l’éducation spécialisée dans la prise en charge des troubles dyslexiques.

Enfin, le Ropinirole (et ses 29 présentations) ne conserve qu’une seule indication thérapeutique pour laquelle il est pris en charge par l’Assurance maladie : le traitement de la maladie de Parkinson.

Vous pouvez consulter les avis détaillés

 sur le site de la HAS

Liste complète des médicaments visés dans les annexes aux arrêtés du ministère de la Santé du 24 janvier 2012, J.O. du 27.



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http://www.dossierfamilial.com/

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13 mars 2012

MÉDICAMENTS

 
Seuls 8% des Français


Leur font tout


A fait confiance

 


Et 76% plutôt confiance, selon ces résultats de l’Observatoire sociétal du médicament, sur le rapport des Français aux médicaments, publié au 12 mars par les Entreprises du Médicament (Leem). Il semblerait donc que si globalement la confiance des Français dans les médicaments résiste aux récentes affaires, le « plutôt » soit la position de prudence adoptée par un Français sur 3. Des Français qu’on retrouve toujours très confiants pour leurs traitements en leur médecin et leur pharmacien, mais très inquiets, sur de nombreux points, sur l’avenir du système de santé.

Globalement la confiance subsiste chez la majorité des Français (84%, +2 points) et seulement 16% déclarent (-1 point) qu’ils ne leur font pas confiance. Les moins de 25 ans en particulier apparaissent moins confiants (76%), au contraire des 60 ans et plus avec 26% de « tout à fait confiance ».

Quand ils les utilisent, les Français leur font encore plus confiance, car ils les connaissent mieux. C’est le cas de 94% dont 19% de tout à fait confiants vs 8% pour les médicaments en général. C’est le fait d’une efficacité, déclarée spontanément par 44% des Français et reconnue par 93% d’entre eux. Le contrôle du médicament, tout comme la qualité du professionnel qui le prescrit ou le dispense, sont des conditions nécessaires pour lui accorder sa confiance, pour près d’un Français sur 3. Ainsi la prescription elle-même est gage de confiance, pour preuve 95% des Français font confiance aux médicaments sur ordonnance vs 70% à l’automédication. Idem pour leur prise en charge (94% des Français font confiance aux médicaments remboursés vs 77% aux non remboursés), le concept du Service Médical Rendu serait-il déjà ancré dans les mentalités ? Idem pour le mode de prise, la piqure reste symbole d’efficacité !

Si la confiance dans les médicaments est à peu près identique dans tous les pays, comprise entre 84% et 93% dans 6 pays couverts par l’Observatoire, la France reste un peu plus suspicieuse: 84% en Suède et en France, 85% aux Etats-Unis, 90% en Espagne, 92% en Allemagne et 93% au Royaume-Uni.

Les « coupables » sont les effets indésirables, très médiatisés sur les dernières affaires, et qui refroidissent –dans leur confiance- les 16% de Français qui n’ont pas confiance. Effets secondaires, allergies, dangers sont spontanément évoqués par les participants. 90% des usagers sont conscients des risques et 42% tout à fait d’accord. 70% pensent même que tous les médicaments ont des effets secondaires même si seuls 33% les ont déjà souvent ressentis. Une efficacité et des effets en question pour les génériques vs leurs homologues princeps, source de doute encore pour 31% d’entre nous.

Au-delà du médicament, le système de santé. Il reste source d’inquiétudes pour une majorité de Français, à de nombreux endroits, comme le déficit de la sécurité sociale (94%) ou le déficit public (93%), l’augmentation du tarif des mutuelles (95%), le coût des nouveaux traitements (91%) et la contrefaçon de médicaments (90%). La pénurie de médecins inquiète aussi, 92% des Français.  
Les Français consomment trop de médicaments et 9 sur 10 le reconnaissent, en général. Car quant il s’agit de nous-même nous ne sommes que 14% à le penser…La responsabilité des médecins est mise en cause par 59% des Français pour cette surconsommation et pour plus d’un Français sur 3 en raison d’une information jugée insuffisante.

78% des Français vont donc chercher des informations supplémentaires sur la notice (59%), sur Internet (53%) et auprès du pharmacien (43%).



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Source : Leem - http://www.santelog.com/index.php

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