Personnes âgées
Attention au mésusage
De certains médicaments

Un nombre important de personnes âgées prennent trop de traitements ou des médicaments inappropriés, avec des risques d’effets indésirables graves pouvant aller de la chute à l’hémorragie digestive. Des chercheurs de l’Inserm ont fait le point dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur à partir des données de remboursement de l’Assurance maladie et publié leurs résultats dans la Revue d’Epidémiologie et de Santé Publique.
Les personnes âgées présentent des changements physiologiques liés à l’âge dont il faut tenir compte au moment de la prescription d’un médicament ; modification de l’absorption et de l’excrétion de la molécule, pathologies multiples, etc. Ces modifications les rendent plus vulnérables à certains traitements. Or, ces personnes reçoivent souvent un nombre important de médicaments en raison d’un état de santé qui tend à se dégrader. En France, la moyenne est de cinq molécules différentes par jour chez les plus de 80 ans.
Mieux évaluer les pratiques
Cet usage entraîne des situations à risque, voire des accidents chez un certain nombre de patients. Près de 3,6% des hospitalisations sont liées à un mauvais usage des médicaments, toute population confondue, avec un taux accru chez les séniors. A ce titre, la Haute Autorité de Santé a mis en place en 2006 un programme d’amélioration de la prescription chez le sujet âgé afin de diminuer ces risques, de favoriser le bon respect des traitements et d’éviter les prescriptions inutiles. Pour évaluer les pratiques dans le temps et l’efficacité de la prévention, des indicateurs sont aujourd’hui nécessaires. Les données de remboursement de l’Assurance maladie pourraient constituer l’un de ces indicateurs. Des chercheurs de l’Inserm l’ont évalué dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Connaître la consommation médicamenteuse chez les plus de 70 ans
Les chercheurs se sont intéressés aux patients de 70 ans et plus et ont analysé la prise de plusieurs classes de médicaments pouvant présenter un danger potentiel : les psychotropes, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les anti-vitamines K et les antiagrégants plaquettaires. Pour cela, l’Assurance maladie a fourni les données de remboursement pour ces médicaments chez les patients âgés. Cela ne présage pas de leur consommation réelle, mais d’une utilisation très probable. Les auteurs ont ensuite étudié plusieurs situations à risque comme l’excès de traitements, les prescriptions inappropriées ou encore l’absence de coprescriptions nécessaires.
Un mésusage fréquent chez les personnes âgées
Les résultats montrent que parmi les prescriptions potentiellement inadaptées, l’absence de coprescription d’un protecteur gastrique avec un anti-inflammatoire non stéroïdien est très fréquente (28,1 %), ainsi que les traitements au long cours par benzodiazépines (21,5 %), la prescription de benzodiazépines à demi-vie longue plus lentes à s’éliminer (14,9 %) ou encore les traitements au long cours par AINS (11,6 %). Ces derniers peuvent provoquer des hémorragies digestives notamment après 65 ans. La prise doit donc être ponctuelle pour soulager une douleur et doit impérativement s’accompagner d’un protecteur gastrique, apparemment oublié dans plus de 28 % des ordonnances.
Quant aux benzodiazépines, elles sont souvent utilisées en cas d’anxiété et de dépression. Ces molécules s’accumulent davantage dans l’organisme avec l’âge et entraînent un risque accru de chute aux conséquences souvent graves chez la personne âgée.
Globalement, les auteurs notent que ces prescriptions potentiellement inadaptées augmentent significativement avec l’âge, sont plus élevés chez les femmes et les personnes souffrant d’affection de longue durée mais sont de fréquence variable au sein des départements étudiés.
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Source : Inserm - http://www.24hsante.com/
Jardin et coll. Prescriptions médicamenteuses potentiellement inadaptées chez les personnes âgées : une étude en Provence-Alpes-Côte d’Azur à partir des données de remboursements de l’Assurance maladie. Revue d’Epidémiologie et de Santé Publique 60 (2012) 121–130
S'informer pour protéger
sa santé pendant la retraite
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Dans les limites et conditions prévues aux Conditions Générales du contrat La Complémentaire Santé de La Banque Postale. Voir conditions de La Complémentaire Santé de La Banque Postale sur labanquepostale.fr (**)
(*) Coût d'un appel local depuis un poste fixe.
(**) Coût de connexion selon le fournisseur d'accès.
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Les personnes âgées
L'adaptation de leur logement et un parcours de santé spécifique devraient leur permettre de rester chez elles et de faire des économies.
Quitter son domicile, c'est aussi abandonner ses souvenirs, ses voisins, souvent son quartier. © SUPERSTOCK/SUPERSTOCK / SIPA
Le chiffre est sans appel : 90 % des Français préfèrent adapter leur logement plutôt que d'intégrer une maison de retraite, selon un sondage OpinionWay (réalisé auprès de 1 006 individus représentatifs de la population du 22 au 23 mars 2012, pour l'Observatoire de l'intérêt général). Un autre chiffre vient enfoncer le clou : adapter son logement revient a minima à 4 280 euros, alors que le coût moyen mensuel d'une maison de retraite est de 2 200 euros. Il faut y ajouter ce qui n'est pas chiffrable : la perte de ses souvenirs, accumulés au fil des ans, souvent l'éloignement de ses voisins et amis, de son quartier.
Dans la même enquête, 69 % des personnes interrogées disent ne pas pouvoir assumer le coût d'un hébergement médicalisé. C'est pourquoi Muriel Boulmier, présidente du groupe de travail Évolutions démographiques et vieillissement, du Comité européen de coordination de l'habitat social, préconise, entre autres, un réaménagement des aides publiques et du dispositif fiscal, à dépense budgétaire constante : "Souvent inabordable pour une personne seule, le maintien à domicile peut se révéler une manne d'économies pour la dépense publique. Si la prise de conscience collective naissante s'accompagne d'une mutualisation des moyens publics (santé, logement, cohésion sociale), l'économie réalisable pour la dépense publique apparaîtra clairement. En effet, bien que majoritairement propriétaires, les personnes âgées n'ont pas pour autant les moyens d'assumer cette dépense, ou son reste à payer, aides publiques déduites."
Ni une maladie ni un handicap
Un message d'autant plus important que nous sommes en période électorale et que, pour la première fois en France, la majorité des voix exprimées à l'élection présidentielle le sera par des électeurs de plus de 50 ans. En effet, près d'un quart de la population française a plus de 60 ans aujourd'hui, et le nombre d'individus de plus de 75 ans a progressé de 45 % en 20 ans. Or les professionnels, du milieu sanitaire et social comme du secteur des assurances, caisses de retraite et mutuelles, s'accordent à dire que la vieillesse n'est ni une maladie ni un handicap et que la place des personnes âgées n'est pas à l'hôpital. Bref, qu'il faut réserver les établissements spécialisés et hôpitaux, coûteux pour l'État comme pour les familles, aux derniers moments de la vie.
C'est dans ce contexte que les candidatures de sept agences régionales de santé (Bourgogne, Bretagne, Ile-de-France, Limousin, Lorraine, Pays de la Loire et Provence-Alpes-Côte d'Azur) viennent d'être retenues pour les expérimentations sur les parcours de santé des personnes âgées en risque de perte d'autonomie. Menées pendant cinq ans (dès cette année), elles doivent permettre de fluidifier les parcours de soins, de façon à éviter des hospitalisations et à améliorer les conditions de sortie de l'hôpital des personnes âgées. Elles s'appuieront notamment sur des dérogations tarifaires pour les professionnels libéraux. Dix à vingt projets, prolongeant des actions déjà existantes, devraient être financés pour une enveloppe totale d'un million d'euros.
Enfin, demain, samedi 7 avril, ce sera la Journée mondiale de la santé. À cette occasion, l'Organisation mondiale de la santé appelle à agir d'urgence pour faire en sorte qu'avec le vieillissement rapide de la population mondiale les personnes arrivent à un âge avancé dans le meilleur état de santé possible. Ces prochaines années, pour la première fois, le monde comptera davantage de personnes âgées de plus de 60 ans que d'enfants de moins de 5 ans. D'ici à 2050, 80 % de la population âgée de la planète vivra dans des pays à revenus faibles ou moyens. C'est maintenant qu'il faut y penser.
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DROGUES
DROGUES
L’usage du CANNABIS explose chez les seniors
Jusqu'à aujourd’hui, l'usage de drogues illicites était jugé comme peu courant chez les personnes âgées ou d’âge mûr, mais, en Angleterre, cet usage aurait a été multiplié par 10 depuis 1993. Il pourrait même devenir plus fréquent que l’utilisation de certains médicaments. Cette nouvelle recherche publiée le 5 avril dans la revue Age and Ageing constate l’augmentation considérable de la consommation de cannabis mais aussi des amphétamines, de la cocaïne et du LSD des 50-64 ans. Un phénomène qui devrait s’accentuer sur les 2 prochaines décennies.
L'étude a analysé des données sur la consommation de drogues illicites à partir d’enquêtes auprès de ménages britanniques dont une enquête nationale, la plus récente, portant sur 2.009 personnes âgées de 65 ans et 1.827 personnes âgées de 55 à 65 ans.
Le cannabis est la drogue la plus fréquemment utilisée.
- L'usage du cannabis à vie est rapporté par 1,7% 65 ans et plus et 11,4% des 50-64 ans.
- En milieu urbain, ici au centre de Londres, ces taux atteignent 9,4% et 42,8% respectivement.
- La consommation récente de cannabis (dans les 12 derniers mois) est rapportée par 0,4% des 65 ans et plus et 1,8% des 50-64 ans.
- Ces habitudes de consommation de cannabis à l'âge mûr marquent une augmentation rapide chez les 50-64 ans,
- quant à l'usage à vie, il est multiplié par 10 environ et passe de 1,0% en 1993 à 11,4% en 2007.
- Idem pour l'usage récent, multiplié par 10, de 0,2% en 1993 à 2,0% en 2007.
L’usage des autres drogues illicites reste sensiblement moins fréquent mais on note une augmentation considérable des amphétamines avec un usage récent encore rare.
Une nouvelle « tendance » pour les 2 prochaines décennies : L’auteur principal de l'étude, le professeur Robert Stewart, du King 's College London, commente: «Ce document confirme un phénomène longtemps soupçonné, mais jamais étudié, à savoir l'usage de plus en plus fréquent de drogues illicites par les générations plus âgées au cours des 2 prochaines décennies. Il y a également extrêmement peu de données sur les effets sur la santé de drogues comme le cannabis chez les personnes âgées ».
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Source: Age and Ageing online April 5, 2012 doi:10.1093/ageing/afs020 «Prevalences of illicit drug use in people aged 50 years and over from two surveys” http://www.santelog.com/index.php
L'accessibilité
L'accessibilité
De la salle de bain
Pour les seniors
Et les handicapés
Facile d’accès mais également facile à nettoyer, la salle de bains aménagée idéale se doit de proposer un espace de manœuvre maximal. Afin d’opter pour la conception la plus efficace et la plus pratique possible, il est important de réfléchir à un ensemble de questions concernant les attentes des futurs utilisateurs, le nombre de ces derniers mais il s’agit surtout de prendre en compte l’espace disponible pour le rentabiliser au maximum. En somme, réfléchir à l’accessibilité d’une salle de bain pour handicapés et 3ème âge, c’est avant tout repenser les gestes du quotidien et évaluer les besoins.
La sécurité avant tout !
En premier lieu, la question de la sécurité est à mettre en avant. En effet, les personnes à mobilité réduite doivent pouvoir profiter de leur salle d’eau sans se mettre en danger. Or, les chutes dans les salles de bains sont fréquentes. Pour éviter tous les incidents, notamment à la sortie de la baignoire ou de la douche, il est important de poser au sol un revêtement souple mais surtout antidérapant. Dans la mesure du possible, les tapis de sortie de bain doivent être évités car en plus de constituer un obstacle pour certains utilisateurs, ils favorisent les chutes. Enfin, des barres d’appuis peuvent être installées dans la salle de bains en fonction des besoins des utilisateurs. Placées à des endroits stratégiques, elles permettent de soutenir la personne et de l’aider à garder l’équilibre. Elles seront particulièrement utiles au niveau des toilettes, si ces derniers se trouvent dans la salle de bains.
Bien prévoir les circulations
En plus de ces éléments de sécurité, un espace de manœuvre suffisant doit être aménagé. Il est essentiel pour la sécurité mais surtout pour le bien-être de la personne et devra être suffisant devant tous les points importants de la salle de bains, comme la douche ou le lavabo, notamment lorsque la personne concernée évolue en fauteuil roulant ou à l’aide d’un déambulateur, voire en étant accompagnée d’une tierce personne.
Minimiser l'effort
La douche et/ou la baignoire doivent être pensées en fonction de la place disponible mais également des capacités physiques de l’utilisateur. Pour un effort minimal, toutes les commandes (robinets, pommeau de douche) devront être accessibles, notamment dans la douche. Enfin, que l’on choisisse une douche ou une baignoire, on pourra faire le choix d’y installer un tapis antidérapant pour éviter tous les risques de chutes ou de glissements.
La baignoire
Prendre un bain chaud dans une vraie baignoire a beaucoup de vertus. Ce moment privilégié permet notamment de se détendre, de profiter d’un instant de calme mais cela permet également de soulager des tensions et des douleurs musculaires. Or, beaucoup renoncent à ce plaisir à cause de leur mobilité réduite. Aujourd’hui, cela est loin d’être une fatalité car les baignoires adaptées sont nombreuses sur le marché. En premier lieu, on choisira obligatoirement une baignoire présentant un fond bien plat pour éviter les chutes. Si le modèle est équipé de barres d’appui directement intégrées dans la structure, c’est encore mieux. En règle générale, deux types de bain handicapé ou senior sont proposés : les modèles équipés de mécanismes et les modèles à porte. Les baignoires à porte sont particulièrement appréciées par les personnes âgées qui ne peuvent plus enjamber une baignoire. Les autres modèles fonctionnent grâce à des mécanismes qui permettent d’aller dans l’eau et d’en sortir même quand on est privé de motricité.
La douche
Les personnes qui préfèrent les douches pourront également profiter d’un large choix de douche sur mesure particulièrement adaptée. On préférera évidemment les douches spacieuses qui permettent une grande liberté de mouvements. Si le ou les utilisateurs ne peuvent se tenir debout, des bancs ou des sièges de douche peuvent être installés et offriront une assise confortable et pratique à la fois. Dans tous les cas, attention à l'installation de la douche, ces éléments devront être très solidement ancrés à la structure. Si la douche est également utilisée par des personnes sans handicaps, ces sièges pourront être rabattables.
Le meuble vasque, pas un point de détail !
Outre ces éléments, le meuble-lavabo est également un élément important qui devra, lui aussi, être aménagé. Pour les personnes de petite taille, celles qui ne peuvent rester longtemps debout ainsi que celles qui se déplacent en fauteuil roulant, un lavabo bas et peu profond est recommandé. Il est également nécessaire de prévoir un espace sous le meuble pour les jambes. Dès lors, il faudra opter pour une tuyauterie décalée en arrière et non pas placé sous le lavabo, comme sur les modèles standard. Pour plus de facilité, un robinet à détection de mouvements peut être installé. Enfin, si espace de rangement il y a, tous les tiroirs devront s’ouvrir en grand et ne pas être trop profonds ou trop hauts afin que le contenu soit facilement visible et donc, facilement accessible. Il est également important de penser aux prises de courant qui doivent elles aussi être accessibles aux utilisateurs, quels que soient leur mode de déplacement et leur hauteur.
Un éclairage à détection de mouvements
En dernier lieu, les possibilités d’éclairage doivent également être accessibles à tous les utilisateurs et font partie de ces petits détails qui, au quotidien, font toute la différence. Les interrupteurs devront donc être à une hauteur suffisante. Dans d’autres cas, on préférera tout simplement installer un éclairage qui fonctionnera à l’aide d’un détecteur de mouvements, une des solutions les plus pratiques. Il pourra être complété par des zones bénéficiant d’un éclairage spécifique (au niveau de la douche, du lavabo).
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http://www.navi-mag.com/
Personnes âgées
Conseils pour
Un hiver bien
Au chaud

Les températures sont en forte baisse. Comme les nourrissons, nos aînés sont particulièrement vulnérables au froid. Petit rappel de quelques notions… de bon sens.
Le danger réside dans les fortes amplitudes thermiques. Si les personnes âgées y sont plus sensibles que les autres, c’est notamment en raison d’une diminution de leur masse musculaire qui constitue un isolant thermique naturel, mais aussi parce qu’elles ont une moins bonne perception du froid.
Si vous êtes dans ce cas, ou si vous connaissez une personne âgée à la santé précaire (parent, grands-parents, voisin…), veillez à ce qu’elle adopte quelques attitudes de précaution :
Mettez-lui de côté de la nourriture, de l’eau, les médicaments qui lui sont nécessaires. Arrangez-vous pour qu’elle ait toujours une lampe électrique à portée de main, en cas de brusque dégradation du temps et de coupure d’électricité ;
Veillez à ce que les grilles d’aération de son logement ne soient pas obstruées. C’est indispensable pour éviter tout risque d’intoxication au monoxyde de carbone ;
Prévenez les services municipaux pour que votre proche bénéficie d’une aide en cas de besoin ;
Dites-lui d’écoutez la radio afin qu’elle demeure informée des conditions météorologiques en temps réel.
En cas de sortie…
S’il est vraiment nécessaire de sortir – pour se rendre à un rendez-vous médical par exemple :
Accompagnez-la ;
Evitez-lui toute exposition prolongée au froid de l’extérieur, et préférez les sorties en journée plutôt que le soir ;
Conseillez-la sur la tenue « anti-froid » idéale : celle-ci doit être faite de couches de vêtements superposées, éventuellement associées à un coupe-vent imperméable. Et surtout : bonnet, écharpe et gants sont indispensables. Pour les chaussures, visez « pratique » : elles doivent confortables pour éviter d’avoir les pieds serrés, et surtout… antidérapantes.
Même à la maison, veillez à ce que tout soit fait pour les maintenir bien au chaud. Des vêtements couvrants – quand on reste assis, on se refroidit vite… - et une nourriture suffisante et bien adaptée. N’oubliez pas enfin que contrairement à l’alcool, le thé, les tisanes et toutes les boissons chaudes peuvent les aider à se réchauffer.
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Personnes âgées
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Conseils pour un
Hiver bien au chaud

Les températures sont en forte baisse. Comme les nourrissons, nos aînés sont particulièrement vulnérables au froid. Petit rappel de quelques notions… de bon sens.
Si vous êtes dans ce cas, ou si vous connaissez une personne âgée à la santé précaire (parent, grands-parents, voisin…), veillez à ce qu’elle adopte quelques attitudes de précaution :
Mettez-lui de côté de la nourriture, de l’eau, les médicaments qui lui sont nécessaires. Arrangez-vous pour qu’elle ait toujours unelampe électrique à portée de main, en cas de brusque dégradation du temps et de coupure d’électricité ;
Veillez à ce que les grilles d’aération de son logement ne soient pas obstruées. C’est indispensable pour éviter tout risque d’intoxication au monoxyde de carbone ;
Prévenez les services municipaux pour que votre proche bénéficie d’une aide en cas de besoin ;
Dites-lui d’écoutez la radio pour demeurer informée des conditions météorologiques en temps réel.
S’il est vraiment nécessaire de sortir – pour se rendre à un rendez-vous médical par exemple :
Accompagnez-la ;
Evitez-lui toute exposition prolongée au froid de l’extérieur, et préférez les sorties en journée plutôt que le soir ;
Conseillez-la sur la tenue « anti-froid » idéale : celle-ci doit être faite de couches de vêtements superposées, éventuellement associées à un coupe-vent imperméable. Et surtout : bonnet, écharpe, et gants sont indispensables. Pour les chaussures, visez « pratique » : elles doivent confortables pour éviter d’avoir les pieds serrés, et surtout… antidérapantes.
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ÂGE et CONDITION PHYSIQUE
Ces chercheurs de l’Inserm (Université de Bourgogne) nous apprennent, sur la base des résultats du marathon de New York, que les meilleurs marathoniens de plus de 65 ans et marathoniennes de plus de 45 ans ne cessent d’améliorer leur performance depuis 30 ans. Ces conclusions publiées dans Age, la revue de l’American Aging Association et relayées par le New York Times laissent espérer que ces marathoniens d’un certain âge n’ont pas encore atteint les limites de la performance.
Les chercheurs Romuald Lepers et Thomas Cattagni, ont analysé l’évolution de la participation et des performances des coureurs âgés de 20 à 80 ans au marathon de New York, au cours de ces 30 dernières années. Au-delà, les chercheurs constatent une forte augmentation de la participation des athlètes de plus de 40 ans au marathon de New York qui atteint 53% chez les hommes pour la décennie 2000–2009 et de 24 à 40% pour les femmes.
Et ils vont plus vite
Les performances chronométriques montre également qu’alors que la moyenne des temps réalisés par les 10 meilleurs athlètes hommes et femmes des catégories d’âge inférieures à 60-64 ans n’a pas changé au cours des 30 dernières années, les temps réalisés par les plus âgés ont nettement diminué: Pour un marathon de 3h50min, les hommes de la catégorie 65-69 ans ont gagné 8 minutes entre les décennies 1980–1989 et 1990–1999, et 7 min entre les décennies 1990–1999 et 2000–2009. La performance moyenne des 55–59 ans s’est améliorée de 33 min entre les décennies 1980–1989 et 1990–1999 (sur un temps de course moyen de 4h20min).
Hommes, femmes, une « forme » et un déclin similaire ?
Le communiqué de l’Inserm précise que l’écart de performance entre les hommes et les femmes s’est stabilisé quel que soit l’âge, ce qui suggère que le déclin des fonctions physiologiques avec l’âge est similaire quel que soit le sexe. Les mécanismes par lesquels l’activité physique agit de façon bénéfique sur le ralentissement des processus liés au vieillissement restent à explorer.
L’exercice physique, le secret du "bien vieillir"
"L’amélioration des performances peut s’expliquer par l’augmentation du nombre de participants observé dans ces catégories d’âge, mais aussi par l’intérêt croissant que porte cette population aux bénéfices de l’activité physique pour sa santé et son bien-être", conclut Romuald Lepers, spécialisé dans l’étude de la plasticité de la fonction motrice au cours du vieillissement.
Sources:
Communiqué Inserm et Age “Do older athletes reach limits in their performance during marathon running?” (Visuel © mezzotint_fotolia - Fotolia.com, vignette Fondation Arthritis)
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Ça fait quoi d'être vieux ?
Ça fait quoi d'être vieux ?

Au Salon des services à la personne, à Paris, un simulateur de vieillesse permet de se mettre dans la peau d'une personne âgée. Des gestes simples deviennent vite compliqués.
Le simulateur de vieillesse est constitué de lunettes qui altèrent la vue et de prothèses ralentissants les mouvements.
En premier lieu, plusieurs paires de lunettes sont à essayer. La première simule une cataracte. On y voit comme au travers d'un papier-calque. Autant dire mal. La deuxième reproduit l'effet d'un glaucome : le champ de vision est totalement rétréci. « Si on tend la main à une personne atteinte de glaucome, elle ne peut pas la voir. En plus d'altérer la vision, cette maladie est un facteur de stress », explique Jean-Paul Lechien, président de l'Ipad, (Institut de prévention des accidents domestiques), citant l'exemple d'« une photo déplacée sur un meuble par une femme de ménage et qu'une vieille dame ne voit plus. Du coup, elle pense l'avoir égarée. » Enfin, les lunettes simulant la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l'âge) permettent une vision uniquement périphérique.
« C'est horrible, horrible ! » lance Priscilla, assistante sociale et visiteuse du Salon, qui vient d'essayer les lunettes. Jean-Paul Lechien lui fait ensuite enfiler des prothèses sur les mains, les avant-bras et les jambes, destinées à simuler des maladies touchant les articulations, comme l'arthrose. Ses pouces sont désormais inutilisables et sa motricité est subitement diminuée. Chaque geste devient pénible et lent.
« Seule dans mon monde »
Invitée à trouver 65 centimes dans un porte-monnaie pour payer un commerçant, la jeune femme s'y reprend à plusieurs fois, tout en faisant tomber des pièces qu'elle ne parvient pas à ramasser. Se coiffer, refaire ses lacets ou enjamber une baignoire sont des gestes coûteux, voire irréalisables. Pour s'asseoir, Priscilla n'a pas d'autre choix que de se laisser tomber sur sa chaise. « Pour boire, il faut pencher la tête. Pour manger, on en met forcément partout », dit-elle, affublée de ses prothèses et lunettes. « Je me sens toute seule, dans mon monde. » Et Jean-Paul Lechien de souligner : « Et encore, vous n'avez pas de problèmes d'audition ! »
« Tant qu'on n'est pas dans leur situation, on ne peut pas se rendre compte des difficultés que rencontrent les personnes âgées dans la vie courante », estime Jocelyne, qui a également testé lunettes et prothèses.
Le simulateur de vieillesse, qui s'adresse notamment au personnel des maisons de retraite, d'hôpitaux gériatriques ou aux DRH - « Puisqu'on est amené à travailler de plus en plus tard » -, « doit leur permettre de mieux comprendre certains comportements, explique Jean-Paul Lechien. Par exemple, ce n'est pas étonnant si certaines vieilles dames demandent à aller chez le coiffeur deux fois par mois, même quand elles ont peu de moyens, ou qu'elles renoncent à un bon restaurant parce qu'elles savent que les minutes passées à monter et descendre d'une voiture vont être un calvaire. »
L'autre objectif du simulateur est d'améliorer la prévention. Après l'avoir testé, il est en effet plus facile de déceler qu'une personne souffre d'une cataracte ou d'un glaucome. Pour Jean-Paul Lechien, « cela permet donc aussi de valoriser le travail de ceux qui s'occupent des personnes âgées ».
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Source : http://www.sudouest.fr/
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Conseils spécial seniors
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Pour éviter les chutes
Passé un certain âge, les chutes sont fréquentes, alors qu’elles sont le plus souvent évitables. Pis, une grande partie de ces chutes entraîne un handicap, ce qui signifie aussi souvent entrée en institution. Passé 65 ans, un senior sur trois chute au moins une fois dans l’année. Au-delà de 80 ans, c’est une personne sur deux qui chute au moins une fois chaque année. Or les chutes s’accompagnent souvent d’une fracture, imposant un passage aux urgences, suivi d’une hospitalisation, puis d’une mise en institution.
Quelques chiffres
- Chaque année, 450.000 seniors font une chute nécessitant un passage aux urgences.
- 40% des personnes âgées hospitalisées pour une chute finissent en institution.
- 8 chutes sur dix surviennent au domicile.
La bonne nouvelle est que la majorité de ces chutes sont évitables. Suivez le guide.
Mais pourquoi les seniors chutent-ils si souvent ?
C’est qu’avec l’âge, la vue diminue, tandis que l’équilibre devient incertain : diminution de la perception sensorielle, de la coordination, troubles de la motricité, moteurs, dysfonctionnement de l’oreille interne (organe de l’équilibre), arthrose, prise de médicaments (somnifères…), diminution de la force musculaire, etc.
Au final, de très nombreuses conditions médicales sont réunies, mais que l’on peut aussi prendre en charge ou prévenir.
- Faire contrôler sa vue régulièrement en consultant un ophtalmologiste.
- Dépister les troubles de l’équilibre en consultant son médecin traitant.
- Diagnostiquer l’ostéoporose et traiter cette maladie qui augmente le risque de fracture.
- Traiter l’arthrose et autres rhumatismes qui entravent les mouvements.
- Pratiquer régulièrement une activité physique adaptée à ses possibilités.
- S’alimenter de façon équilibrée, et si nécessaire prendre des compléments de calcium et de vitamine D.
- Surveiller son poids et sa taille.
Réaménager son domicile pour prévenir les risques de chutes
Puisque les chutes surviennent majoritairement au domicile, il est indispensable de réaménager son intérieur.
- Enlevez les meubles et les bibelots encombrants. Dégagez les couloirs et les endroits de passages obligés.
- Remplacez les tapis glissants par des tapis antidérapants.
- Faites poser des barres d'appui dans les toilettes et dans la salle de bains.
- Multipliez les sources d'éclairage pour limiter au maximum les zones d'ombre.
- Installez une veilleuse entre la chambre et les toilettes.
- Rangez les fils électriques afin de ne pas risquer de vous prendre les pieds dedans.
- Rangez les objets dont vous avez régulièrement besoin à portée de main afin de ne pas avoir à grimper sur un escabeau pour les attraper.
- Au jardin, veillez à enrouler et à ranger systématiquement le tuyau d’arrosage.
- Investissez dans des outils de jardinage avec un bras à rallonge pour éviter de grimper et faites appel à un tiers pour les travaux qui ne sont plus à votre portée.
- Toujours au jardin, vérifiez régulièrement l’absence d’obstacles dans les allées (branches, pots de fleurs, jouets du chien).
Encore quelques conseils anti-chute
- Apprenez à votre chien à ne pas rester dans vos jambes.
- Évitez de sortir à l’extérieur, et même dans votre jardin, à la nuit tombante, à moins de disposer d’un éclairage extérieur digne de ce nom.
- Portez des chaussures en bon état, qui maintiennent bien le pied et la cheville et dont les semelles sont antidérapantes.
- Vérifiez aussi régulièrement l’état de vos chaussons qui doivent remplir les mêmes conditions que les chaussures : bon maintien du pied et non glissants au sol.
- Vérifiez régulièrement avec votre médecin si les médicaments que vous prenez sont toujours opportuns.
- En l’absence de conjoint ou de proche capable de donner l’alerte si vous chutez, équipez-vous d’une téléassistance : pendentif ou montre disposant d’un bouton pour prévenir les urgences.
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Source : http://www.e-sante.fr/





