11 mai 2012

Vers un vaccin universel


Vers un vaccin universel


Contre la grippe


Grâce au H1N1 ?


La vaccination contre la grippe concerne principalement un public plus fragile : jeunes enfants, personnes âgées, mais aussi personnes diabétiques ou souffrant de maladies respiratoires. © Pascal Dolémieux, Sanofi Pasteur, Flickr, cc by nc nd 2.0

La vaccination contre la grippe concerne principalement un public plus fragile : jeunes enfants, personnes âgées, mais aussi personnes diabétiques ou souffrant de maladies respiratoires. 
 
 

Le vaccin contre la grippe H1N1 protégerait également contre différentes souches de la grippe, saisonnières ou pandémiques. Face à ce virus apparu en 2009 dans l’espèce humaine, notresystème immunitaire ciblerait alors une région invariante d’un virus à l’autre, ce qui nous préserverait de la maladie. Une bonne nouvelle… qu’on connaissait déjà en grande partie !

Chaque année, la grippe tue à grande échelle. En moyenne, l’épidémiesaisonnière rend gravement malades entre 3 et 5 millions de personnes à travers le monde, faisant entre 200.000 et 500.000 victimes. Les scientifiques cherchent donc à préserver la population en développant chaque année un nouveau vaccin.

Celui-ci pousse le système immunitaire à cibler une portion d’une protéinevirale, appelée hémagglutinine. Cette région est facile d’accès pour lesanticorps car elle est externalisée : c’est grâce à elle que le virus peut s’attacher à une cellule avant de l’infester. Mais elle mute très régulièrement et change se structure, si bien que d’une saison à l’autre, le système immunitaire doit se renouveler. Les vaccins aussi.

Un seul vaccin contre plusieurs virus de la grippe

Les scientifiques tentent d’établir un vaccin universel, qui pourrait orienter les anticorps vers des portions plus stables de l’hémagglutinine. Des chercheurs de l’université de Colombie-Britannique (Canada) annoncent avoir fait une découverte qui rend cette performance plausible.

Dans la revue Frontiers in immunology, ils montrent que le vaccin contre lagrippe A (H1N1) est capable de stimuler une réponse immunitaire assez large pour contrôler les virus de plusieurs souches grippales différentes, aussi bien la grippe saisonnière que les variants épidémiques, comme lagrippe aviaire H5N1.

L'épidémie de grippe A(H1N1) a fait environ 14.000 victimes en 2009. Le virus se constitue d'un brin d'ADN bien à l'abri au centre de la particule, mais aussi de protéines antigéniques : l'hémagglutinine et la neuraminidase
L'épidémie de grippe A(H1N1) a fait environ 14.000 victimes en 2009. Le virus se constitue d'un brin d'ADN bien à l'abri au centre de la particule, mais aussi de protéines antigéniques : l'hémagglutinine et la neuraminidase. 

Les anticorps reconnaissent alors la région basale de l’hémagglutinine, qui ne peut évoluer du fait de son importance cruciale : elle permet au virus de pénétrer à travers la cellule par fusion des membranes. Ainsi, cette portion de la protéine se trouve très bien conservée d’une souche à l’autre, et le système immunitaire, en étant capable de la reconnaître, devient apte à combattre efficacement les différentes formes virales.

Les propriétés du vaccin contre la grippe H1N1 déjà connues

La nouvelle est réjouissante. Mais pas totalement inédite. Une étude publiée début 2011 dans le Journal of Experimental Medicine aboutissait globalement aux mêmes conclusions, mais portait sur la souris. Deux années plus tôt, des scientifiques avaient déjà remarqué que les personnes infectées par le virus pandémique H1N1 présentaient naturellement uneimmunité forte contre plusieurs souches grippales.

La piste d’un vaccin universel contre la grippe est donc toujours en cours d’exploration, mais un tel produit n’est pas encore à portée de main. John Schrader, auteur de cette étude, pense déjà à une autre solution. Il propose de créer un mélange de virus grippaux issus du monde animal n'ayant jamais circulé chez l’Homme car il pense que cela aboutirait au même effet protecteur que celui constaté dans son expérience. Il espère qu’un jour, on ne parlera plus de la grippe que dans les livres d’histoire.




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27 avril 2012

La vaccination


La vaccination,


Aussi pour les ados


 

Actuellement en France,seul un adolescent sur trois serait à jour de ses vaccins ! A l’occasion de la Semaine de la vaccination, le Dr Georges Picherot, chef du Service clinique médicale pédiatrique au CHU de Nantes, nous explique sur quels leviers agir pour améliorer cette situation.

La trop faible couverture vaccinale des adolescents, en France, explique en partie l’épidémie de rougeole qui frappe le pays depuis 3 ans. « Nous sommes aujourd’hui à un taux de couverture pour les deux doses, qui est trop faible pour aboutir à une diminution de la circulation du virus », explique le Dr Picherot. Résultat, près de 15 000 cas ont été enregistrés en 2011, contre seulement 40 en 2008…

Depuis le début de cette année, 228 cas ont été notifiés dont 8 pneumopathies graves. Selon l’Institut de Veille sanitaire (InVS), « près de 50% des cas enregistrés en 2010 concernaient les 15 ans ou plus, alors que c’est dans cette tranche d’âge que les complications sont les plus fréquentes et les plus sévères ». Par ailleurs souligne le Dr Picherot, « la majorité des cas chez les adolescents s’explique par un défaut de vaccination ». Si notre retard dans le domaine de la vaccination anti-rougeoleuse est considérable, ce n’est pas là malheureusement, le seul point sur lequel un effort majeur est nécessaire…

« Expliquer à quoi servent les vaccins

Concernant la coqueluche par exemple, notre spécialiste tire là encore les mêmes conclusions. « Seuls 30% des adolescents ont fait leur rappel vaccinal. Ils constituent un réservoir pour la propagation de la coqueluche, en particulier chez les nourrissons ». Enfin la vaccination contre le cancer du col de l’utérus doit être améliorée en France. Seulement 39% des jeunes filles qui avaient 14 ans début 2011 ont débuté un schéma vaccinal.

Selon le Dr Georges Picherot, plusieurs freins s’opposent à la vaccination des adolescents. « Pourtant ces derniers ne sont pas opposés à ce geste. Mais ils manquent d’autonomie par rapport à leur santé. Ils ont par ailleurs très peu de rencontres médicales, en moyenne deux par an. C’est le chiffre le plus faible de toute la vie. Et le dernier frein est lié à l’attitude des parents. Soit ils sont opposés à la vaccination, soit ils n’y pensent pas, s’imaginant que la vaccination concerne uniquement les nourrissons ».

C’est pourquoi les spécialistes du vaccin insistent sur plusieurs messages clefs. « Il est essentiel d’expliquer à quoi servent les vaccins. Ces derniers doivent par ailleurs faire l’objet de discussions dans toute rencontre médicale », conclut Georges Picherot.

 


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Source : Interview du Dr Georges Picherot, 18 avril 2012 - Destination Santé SAS 

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Santé


Rougeole, coqueluche,


N'oubliez pas les vaccins


L'année dernière, 61 cas de rougeole ont été constatés dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Comme la coqueluche, cette maladie peut avoir de graves conséquences

Le Dr Caroline Laffort: « Il faut en parler au médecin. »

Le Dr Caroline Laffort: « Il faut en parler au médecin.

Des maladies comme la rougeole et la coqueluche peuvent s'avérer redoutables pour les nourrissons comme pour les adultes. Or, de nombreuses personnes omettent de se faire vacciner, ou d'effectuer les indispensables piqûres de rappel.Un manque d'attention qui préoccupe les professionnels de santé. Comme c'est le cas de Caroline Laffort, pédiatre au centre hospitalier de Pau.

Arrivée par l'Est de la France, une épidémie massive de rougeole est constatée depuis 2008, rappelle-t-elle. La bactérie se transmet essentiellement par les gouttelettes de salive. « On considère à tort cette maladie comme bénigne. Elle l'est dans la plupart des cas. Mais elle amène aussi un malade sur trois à l'hôpital, en touchant des personnes de tous âges. Certaines de ses formes peuvent s'avérer plus graves pour les adultes : pneumopathies, risques neurologiques, complications pulmonaires. Chaque année, dix décès surviennent dans notre pays. »

Si la rougeole se vaccine à partir de l'âge d'un an, il est indispensable de recevoir une deuxième dose de vaccin pour être immunisé contre elle. « C'est ce que font 80 % des gens. Mais ce chiffre est insuffisant. Pour faire disparaître la maladie, la couverture vaccinale doit être de 95 %. La Finlande y est parvenue ». Dès lors, un conseil : « Quand on va chez le médecin, il faut en parler. » Le vaccin n'existant que depuis trente ans, les adolescents et les jeunes adultes sont les premiers concernés par le problème. Sachant que les personnes qui ont déjà contracté cette maladie sont immunisées à vie.

Une toux dont on se méfie

La coqueluche, elle, constitue la première cause de mortalité des nourrissons de moins de trois mois. Dans huit cas sur dix, leur contamination est provoquée par leurs parents ou leurs grands-parents. Chez les adultes, elle se traduit par « une toux quinteuse, asphyxiante et horriblement fatigante ».

Or, contrairement à d'autres maladies le vaccin et ses rappels doivent intervenir tout au long de la vie : à deux, trois, quatre mois puis 18 mois après la naissance, une nouvelle fois à l'adolescence, et par la suitetous les dix ans chez l'adulte. Faute de suivre ces précautions, l'immunité disparaît.

Là encore, le problème est sensible chez les adolescents et les jeunes adultes qui arrivent « à un âge où l'on va moins chez le médecin », ou qui attribuent par exemple leur toux à la cigarette. Dès lors, mieux vaut être vigilant.

Pratique : Un adulte sur deux n'a pas de carnet de santé. Un carnet de vaccination électronique peut être obtenu sur le site mesvaccins.net




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http://www.sudouest.fr/

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26 avril 2012

Exclusif


Exclusif 


Près des trois quarts des professionnels de santé souhaiteraient que le ROR devienne un vaccin obligatoire


A l’occasion de la semaine européenne de la vaccination lancée le 21 avril et qui se déroule jusqu’à vendredi, l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (INPES) a mis en ligne sur son portail un « argumentaire » à destination des professionnels de santé afin qu’ils puissent plus facilement répondre aux questions de leurs patients au sujet de la vaccination ROR (Rougeole oreillons rubéole). Ce document reprend les interrogations les plus fréquemment soulevées par les patients en la matière et qui sont parfois animées par une certaine défiance. Parmi elles, figure la nécessité d’élucider la raison pour laquelle le vaccin ROR n’est pas obligatoire ? L’INPES propose aux professionnels de santé d’orienter leur réponse vers un rappel historique : « A la fin des années 1960, il a été jugé préférable que la population participe aux décisions concernant sa santé. Aucun des nouveaux vaccins n’a été rendu obligatoire pour la population générale depuis la vaccination contre la poliomyélite en 1964. Les autorités de santé émettent en revanche des recommandations mises à jour chaque année dans le calendrier vaccinal » peut-on lire dans cet argumentaire.

Vaccin contre le ROR : tout le monde dirait oui

Si l’on en croit d’autres informations proposées par l’INPES dans le cadre de la semaine de la vaccination, les autorités n’auraient jamais eu à regretter d’avoir renoncé à l’autoritarisme en la matière. Le dossier de presse de l’organisme évoque en effet un sentiment d’adhésion quasiment plébiscitaire des Français à la vaccination par le ROR. « Au sein de la population générale, 99 % des personnes interrogées sont favorables au vaccin ROR et seulement 1 % se déclarent spontanément opposé au vaccin ROR (…). Les médecins généralistes sont très majoritairement favorables à la vaccination contre la rougeole (97 %). Ces opinions s’accompagnent de propositions très fréquentes aux parents d’enfants de un à deux ans (88 % déclarent la proposer systématiquement) ».

Un vaccin parfaitement accepté mais très imparfaitement utilisé

Ces chiffres pourraient ne laisser aucun doute sur l’acceptation du vaccin ROR en France et sur sa massive utilisation. Las, d’autres indices, présents dans le même dossier de presse, dessinent une situation bien plus contrastée. En 2011, 15 000 cas de rougeole ont été recensés en France (contre moins d’une cinquantaine en 2008). Sept cent quatorze cas de pneumopathies graves, seize complications neurologiques et six décès ont été par ailleurs déplorés. La raison en est simple : la couverture vaccinale des Français est insuffisante. Ainsi, à titre d’exemple on rappellera que seuls 86 % des adolescents de quinze ans ont reçu les deux doses de vaccin ROR quand une couverture vaccinale optimale doit atteindre 95 %. 

Moins d’un quart des professionnels de santé ne souhaitent pas que le ROR soit obligatoire

Face à cette situation, de nombreuses voix se sont élevées ces derniers mois pour suggérer de rendre la vaccination par le ROR obligatoire. L’idée a ainsi été portée dès l’été dernier par l’Académie de pharmacie et a été reprise en mars dans un rapport de l’Assemblée nationale diligentée par le gouvernement. Cette position est par ailleurs partagée par une majorité de professionnels de santé comme le révèle le sondage réalisé sur JIM du 12 au 24 avril. Ainsi, le fait de rendre le vaccin ROR obligatoire a suscité l’adhésion de 74 % des professionnels de santé, tandis que 23 % se sont déclarés opposés à une telle mesure et 3 % ont indiqué qu’il était difficile de se prononcer. Ces résultats témoignent non seulement de la grande confiance des professionnels de santé dans la vaccination mais plus encore de leur conviction que sans des dispositifs plus contraignants il sera difficile d’atteindre une couverture optimale. En tout état de cause ne semblent-ils pas considérer que les considérations quant au libre choix des malades doivent ici peser plus lourdement que la protection de la santé publique.

Obligatoire, et alors ?

On le sait, cette option ne semble pas devoir être retenue par les pouvoirs publics. A l’heure de présenter les grandes lignes de son programme national d’amélioration de la politique vaccinale, le secrétaire d’Etat à la Santé, Nora Berra a en effet écarté, il y a un mois, cette possibilité. Tout en reconnaissant que la distinction entre « vaccinations obligatoires» et « vaccinations recommandées » laisse suggérer à tort que ces dernières seraient « facultatives », Nora Berra avait en effet indiqué être « beaucoup plus prudente » sur le sujet que les députés. Si cette réponse suggère que le refus de rendre obligatoire le ROR relève certainement d’une argumentation juridique, on pourra également porter au crédit de la position ministérielle qu’il n’est pas certain qu’une obligation de vaccination permette d’obtenir des résultats nettement meilleurs. Ainsi, alors qu’il demeure pour sa part obligatoire, le schéma complet de six doses de DTP n’a été bien reçu que par 85,3 % des 11/13 ans.


Aurélie Haroche



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http://www.jim.fr/

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24 avril 2012

Mobilisation générale


Mobilisation générale


Pour la vaccination

 

Majoritairement favorables aux vaccins, les Français ont régulièrement besoin de piqûres de rappel !

Environ 86 % des personnes ayant eu la rougeole n'étaient pas vaccinées et 11 % n'avaient reçu qu'une seule injection.

Environ 86 % des personnes ayant eu la rougeole n'étaient pas vaccinées et 11 % n'avaient reçu qu'une seule injection. 

 

Les vaccins sauvent de très nombreuses vies... à la seule condition d'être correctement effectués et régulièrement renouvelés. Or, si les jeunes enfants sont relativement bien suivis dans ce domaine en France, il n'en est pas de même au moment de l'adolescence ni à l'entrée dans l'âge adulte. D'où l'intérêt de la semaine de la vaccination, du 21 au 27 avril (elle va se dérouler simultanément dans plus de 100 pays). En France, le ministère de la Santé et l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé coordonnent de nombreuses actions dans les 26 régions.

En pratique, de nombreux vaccins nécessitent des rappels réguliers pour rester efficaces, notamment celui contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP) ou celui contre la coqueluche. De plus, les changements de comportement liés à l'adolescence et à l'âge adulte (sexualité, profession, vie en groupe) font naître des risques nouveaux (comme l'hépatite B ou les infections par les papillomavirus humains). Enfin, les jeunes adultes sont souvent au contact de personnes fragiles, comme les femmes enceintes ou les nourrissons chez qui la coqueluche ou la rubéole posent un véritable problème. Il est donc important que jeunes et futurs parents soient vigilants aux rappels, c'est la meilleure façon de protéger leur entourage.

Risques

L'exemple de la rougeole illustre parfaitement les conséquences d'un défaut de couverture vaccinale. L'épidémie, qui a commencé en 2008 dans notre pays, atteint les enfants, mais aussi les adolescents et les jeunes adultes. Elle est la conséquence directe d'un niveau insuffisant de couverture vaccinale : environ 86 % des personnes ayant eu la rougeole n'étaient pas vaccinées et 11 % n'avaient reçu qu'une dose de vaccin, alors que deux sont nécessaires. Depuis son commencement, 22 000 cas de rougeoles ont été déclarés à l'Institut de veille sanitaire. Pour la seule année 2011, il y a eu près de 15 000 cas, dont 16 ont entraîné des complications neurologiques, 714 des pneumopathies graves et 6 le décès du patient. La moitié des malades avaient 16 ans et plus. Depuis le 1er janvier de cette année, près de 230 cas ont déjà été signalés. Or, il n'est pas trop tard pour se faire vacciner jusqu'à l'âge de 30 ans et ainsi en finir avec la rougeole.

La varicelle, habituellement bénigne chez l'enfant, est potentiellement très grave lorsqu'elle touche les nouveau-nés, les adolescents et les jeunes adultes. Les complications (pneumopathies, encéphalites) chez ces derniers sont plus fréquentes. On estime qu'environ 3 à 4 % des adultes en France n'ont jamais été exposés à cette maladie et sont donc particulièrement à risque. La vaccination est recommandée chez les 12/18 ans sans antécédents certains de varicelle et chez certaines populations à risque (dont les femmes en âge de procréer).

Enfin, la vie en collectivité expose particulièrement les adolescents et jeunes adultes à certaines maladies transmises par voie aérienne, comme les infections à méningocoque. La contamination nécessite un contact rapproché, prolongé et répété. Mais les infections à méningocoque sont très graves et souvent mortelles sans traitement. Les spécialistes estiment que cette bactérie est présente (dans l'arrière-gorge) chez environ 10 % de la population en France, sans pour autant entraîner de maladie. Chaque année, environ 700 cas sont recensés en France, surtout chez les enfants de moins de 5 ans, les adolescents et les jeunes adultes. C'est pourquoi, depuis 2010, la vaccination contre le méningocoque C est fortement recommandée pour tous les nourrissons, ainsi que pour les jeunes jusqu'à 24 ans.



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http://www.lepoint.fr/

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12 avril 2012

Vaccins


Les nouvelles


Recommandations


2012


Vaccins : les nouvelles recommandations 2012

Les recommandations vaccinales pour 2012 ont été rendues par le Haut conseil de la santé publique (HCSP). Il rappelle les vaccinations applicables de la naissance à 65 ans et donne de nouveaux conseils sur la grippe saisonnière et la tuberculose.

En matière de grippe saisonnière, les femmes enceintes – à tout moment de la grossesse – et les personnes obèses (IMC égale ou supérieure à 40 kg/m2) sont ajoutées à la liste des sujets éligibles au vaccin. Pour calculer votre IMC, utilisez notre simulateur.

Annoncé par le Haut conseil de la santé publique (HCSP), un nouveau vaccin antigrippal administré par voie nasale appelé « Fluenz » pourrait, à l’automne 2012, être utilisé chez les enfants et adolescents déjà fragilisés par une maladie cardiaque, neurologique ou immunitaire. 

La tranche d’âge des 24 mois à 17 ans révolus serait concernée lors de leur première vaccination antigrippale. Le spray faciliterait la couverture vaccinale de ces enfants à risques.

Une incertitude pèse toutefois sur sa commercialisation en France, au moment de la campagne vaccinale anti-grippe, fin septembre : en cause, un conditionnement actuel inadapté par lot de 10 boites (et non individuel), indique le laboratoire Astra Zeneca qui commercialise le produit aux Etats-Unis. Un nouveau conditionnement individuel serait peut-être nécessaire avant sa mise en vente en France.

En ce qui concerne la tuberculose et l’hépatite B, le HCSP recommande que tous les nouveaux nés soient vaccinés, dès la maternité, en Guyanne et à Mayotte.

Pour toutes  les autres vaccinations, rougeole, coqueluche, varicelle, etc, une meilleure couverture vaccinale est fortement demandée pour les enfants, adolescents et jeunes adultes. L’épidémie de rougeole qui sévit depuis 5 ans témoigne d'une couverture vaccinale encore insuffisante.

Les immunodéprimés ou aspléniques - les personnes infectées par le VIH, transplantées, sous chimiothérapie, etc - font l’objet d’un tableau de vaccination spécifique.

Votre médecin traitant, sur présentation de votre carnet de santé, peut vous guider dans les vaccinations à effectuer.

Les tableaux récapitulatifs de toutes les vaccinations recommandées sont publiés dans le Bulletin hebdomadaire de l'INVS daté du 10 avril 2012.


VISUEL FLUENZ 1

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http://www.dossierfamilial.com/

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08 avril 2012

un vaccin intramusculaire


Asthme allergique 


Bientôt un vaccin


Intramusculaire efficace ?



Bientôt, un vaccin pourrait limiter, si ce n'est guérir, l'asthme allergique, une maladie qui touche plus de 4 % de la population mondiale. Si la plupart du temps elle n'est pas grave, elle est toujours pénible à vivre au quotidien, et exige beaucoup de vigilance vis-à-vis de l'allergène responsable. © Pascal Dolémieux, Sanofi Pasteur, Flickr, cc by nc nd 2.0

En mettant au point un vaccin intramusculaire à base d’ADN inclus dans un nanovecteur, des chercheurs sont parvenus à éliminer l’allergie aux acariens chez des souris. Une très faible dose d’ADN ayant été utilisée, la technique pourrait être applicable à l’Homme. Les essais cliniques sont déjà envisagés.

L'asthme est une maladie chronique inflammatoire et respiratoire causée par une réactivité anormale contre des allergènes de l’environnement. Parmi les nouvelles pistes actuellement en développement, la vaccination est l’une des approches prometteuses. Dans une publication à paraître dans la revueHuman Gene Therapy, les chercheurs de l’Inserm et du CNRS (Université de Nantes) décrivent un vaccin novateur contre un des allergènes les plus rencontrés chez les patients asthmatiques. L'administration directe du vaccin dans le muscle d’une souris asthmatique grâce à un nanovecteur réduit significativement l'hypersensibilité à l’allergène et la réponse inflammatoire associée.

L'asthme allergique est une maladie respiratoire chronique affectant 300 millions de personnes dans le monde. Le nombre d'individus asthmatiques a doublé ces dix dernières années et près de 250.000 personnes meurent prématurément chaque année en raison de cette affection. Dans la majorité des cas, l'asthme est causé par une réactivité anormale à des substances de l’environnement appelées allergènes. D’un point de vue physiologique, cette hypersensibilité se traduit par une inflammation importante au niveau des bronches et des bronchioles des individus. Leur capacité à respirer correctement est alors altérée.

L'éternuement est l'une des manifestations qui permet à l'organisme de se débarrasser d'une molécule allergène qui passe dans les voies nasales.
L'éternuement est l'une des manifestations qui permet à l'organisme de se débarrasser d'une molécule allergène qui passe dans les voies nasales. © James Gathany, Wikipédia, DP

Travailler à partir de l’ADN d’un allergène

Le traitement actuel consiste à administrer des corticoïdes qui traitent lessymptômes et suspendent temporairement la maladie sans toutefois la guérir. Un traitement alternatif et pérenne de l'asthme allergique est basé sur un protocole d'immunothérapie spécifique communément appelé « désensibilisation ». L'administration répétée de doses croissantes d'allergène vise à diminuer l’hypersensibilité et réduire les symptômes lors d’une exposition ultérieure. Néanmoins, l’efficacité de ce protocole reste limitée et très variable selon les patients.

Les chercheurs ont donc imaginé une technique de vaccination basée sur l’ADN de la substance allergisante. « Plutôt que d’administrer des extraits d’allergènes de manière répétée afin de diminuer la sensibilité, nous avons travaillé à partir de séquences d’ADN spécifiques (de l'allergène) responsables de l’allergie. Quelques études ont montré le potentiel thérapeutique de cette stratégie mais il fallait trouver des techniques s’assurant de la faisabilité chez l’Homme », explique Bruno Pitard, directeur de l’équipe Innovations en Biothérapie de l’Institut du thorax. Le passage à l’Homme exige effectivement que le traitement soit efficace à partir d’une faible dose d'ADN injectée.

Un nanovecteur fait disparaître l’asthme allergique

Les chercheurs ont d’abord tenté de prouver l’efficacité de cette vaccination à base d’ADN contre l'allergène spécifique, Derf1, dans un modèle animal pertinent mis au point par l’équipe Pathologies bronchiques et allergies dirigée par Antoine Magnan. En Europe, Dermatophagoides farinae 1(Derf1) est en effet un allergène très commun véhiculé par l’acarienDermatophagoides farinae. Plus de la moitié des patients allergiques auxacariens produisent des anticorps de type IgE spécifiques (Derf1) contre cette substance et caractéristiques de la maladie.

Cette illustration montre la façon dont les chercheurs ont procédé pour réaliser l'expérience. À partir de l'ADN de l'allergène, ils ont pu placer le plasmide dans un nanovecteur. Une fois injecté, cet ADN sera traduit et transcrit en protéine contre laquelle le corps va produire des anticorps qui n'induiront pas d'allergie.
Cette illustration montre la façon dont les chercheurs ont procédé pour réaliser l'expérience. À partir de l'ADN de l'allergène, ils ont pu placer le plasmide dans un nanovecteur. Une fois injecté, cet ADN sera traduit et transcrit en protéinecontre laquelle le corps va produire des anticorps qui n'induiront pas d'allergie. © B. Pitard

En pratique, les chercheurs ont associé les séquences génétiques d’intérêt de l’allergène Derf1 avec un nanovecteur constitué d’un polymèresynthétique. Cette séquence d’ADN, transportée par une sorte de taxi moléculaire dans les cellules musculaires, assurant la synthèse protéique de l’allergène, a permis de moduler la réponse allergique aux acariens chez les animaux asthmatiques.

Le vaccin mis au point avec un modèle de souris saines a ensuite été optimisé avec un modèle de souris asthmatiques. Chez ces dernières il déclenche une fabrication d’anticorps spécifiques anti-Derf1 et une réponse cellulaire spécifique de Derf1, orientant ainsi le système immunitaire vers une réponse non allergisante, protectrice lorsque l’allergène est rencontré. Les deux injections nécessaires et administrées à trois semaines d’intervalle ont réduit de manière significative l'hypersensibilité des voies aériennes et les niveaux de cytokines inflammatoires qui étaient en revanche présentes dans les poumons de souris asthmatiques non vaccinées.

Ces résultats valident tout le potentiel de ce nouveau nanovecteur pour la vaccination à ADN, qui est en cours de développement préclinique réglementaire pour les futurs essais cliniques chez l’Homme.

 

 

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13 novembre 2011

Vaccin antigrippal

Vaccin antigrippal


Des patients à risque inquiets


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Plus de 65 ans, malades souffrant d’une affection de longue durée, insuffisants respiratoires, asthmatiques… Chaque année en France, les populations à risque sont trop peu nombreuses à se faire vacciner contre la grippe. C’est en effet ce que déplore le Groupe d’Expertise et d’Information sur la Grippe (GEIG) qui veut également sensibiliser les professionnels de santé. Et pendant ce temps, des voix de patients bénéficiaires de la gratuité du vaccin s’élèvent. Certains d’entre eux n’auraient toujours pas reçu le bon de vaccination…

En France, « les personnes fragiles sont encore trop peu nombreuses à se faire vacciner », expliquent les représentants du GEIG. En 2010, seuls 51,8% des patients à risque ont reçu le vaccin (contre 60,2% en 2009). Loin, très loin de l’objectif de 75% fixé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la loi de Santé Publique.

Comme c’est le cas chaque année, le dispositif de vaccination prévoit la gratuité du vaccin pour l’ensemble des patients à risques. Soit un total de 12 millions de personnes. La liste complète des bénéficiaires du vaccin antigrippal gratuit est disponible sur le site de l’Assurance-maladie en cliquant ici.

A noter qu’en 2011, les recommandations vaccinales ont été élargies à deux nouvelles populations :
- les femmes enceintes à partir du second trimestre de grossesse. « Les femmes enceintes ayant des facteurs de risque les rendant éligibles à la vaccination antigrippale selon le Calendrier vaccinal en vigueur, peuvent être vaccinées contre la grippe dès le 1er trimestre de grossesse », précise l’Assurance-maladie ;
- les personnes obèses. Autrement dit, ayant un indice de masse corporel (IMC) supérieur ou égal à 30.

Le GEIG souhaite également sensibiliser les professionnels de santé. Et pour cause, l’hiver dernier, seuls 27,6% d’entre eux ont reçu le vaccin antigrippal. Contre 34% en 2009. « Depuis 2010, les médecins généralistes, infirmiers, sages-femmes libéraux peuvent se faire vacciner gratuitement. En 2011, le dispositif a été étendu aux pédiatres, pharmaciens titulaires d’officine, masseurs-kinésithérapeutes », ajoute le GEIG.

Des bugs dans l’envoi des bons ?

Ce dernier rappelle que « le vaccin est gratuit pour toutes les personnes fragiles jusqu’au 31 janvier 2012. Nous les invitons à se faire vacciner dès maintenant, avant l’arrivée du froid ». Certes. Mais encore faut-il que ces patients aient reçu le précieux bon ouvrant droit à la gratuité du vaccin. D’après des remontées de lecteurs (confirmées par des médecins généralistes), il semble en effet qu’une part non-négligeable de patients – impossible à chiffrer – n’ait pas reçu ce bon. D’autres – asthmatiques notamment – auraient disparu de la liste d’envoi sans aucune forme d’explication.

La Caisse nationale d’Assurance-Maladie (CNAM) nous assure « ne pas avoir eu de retours à ce sujet. Douze millions de bons doivent partir. Si des patients ne l’ont pas reçu, ils peuvent contacter le 36 46. Ou solliciter leur médecin généraliste qui pourra leur en éditer un ».

 

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Source : GEIG, 9 novembre 2011 – CNAM - Destination Santé SAS

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25 octobre 2011

ARS a recommandé fortement la vaccination à tous les étudiants âgés de moins de 24 ans.

La méningite fait

encore des victimes

 

Une étudiante de l’Edhec, âgée de 20 ans et d’origine marocaine, est décédée jeudi à Lille, d’une méningite de type C. Un autre cas de méningite a également été signalé chez un autre étudiant d’une autre école, mais fréquentant les mêmes lieux que la jeune femme, a indiqué l’ARS (Agence régionale de santé) dans un communiqué.

Ces deux cas rappellent l’épidémie de l’an dernier, avec quatre cas décelés, atteints de la même souche. Un constat flagrant, ces deux cas sont liées à l’épidémie de l’an dernier, et ce malgré la mobilisation de l’ARS lors de la campagne de vaccination 2010.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, seulement 30% des 22000 étudiants sensibilisés ont été vaccinés. Hélas, l’Edhec faisait partie des mauvais élèves en terme de vaccination.

Cette fois, l’ARS a recommandé fortement la vaccination à tous les étudiants âgés de moins de 24 ans.
Après l’incident de jeudi, l’ARS espère une forte affluence aux centres de vaccinations pour la campagne 2011.


Reda Bentahir

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Source : http://www.biladi.fr/

Posté par JennyPOETESSE à 14:32 - - Commentaires [0]
22 octobre 2011

Français n'aiment pas se faire vacciner

Pourquoi les Français

N'aiment pas se faire

Vacciner

LE PLUS. Aux États-Unis, près d'un parent sur dix ne vaccine pas, ou pas à temps, son enfant. En France, entre craintes invérifiables et campagnes de communication désastreuses, la vaccination n'est pas non plus très appréciée. Explications du docteur Sauveur Boukris.

Les Français n’adorent pas la vaccination. Il y a même une lanterne rouge sur l’Hexagone depuis des années, puisque nous sommes les derniers à vacciner par rapport à nos voisins européens.

Il y a tout de même un aspect positif : les enfants sont vaccinés contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. Jusqu’à leurs 11 ans, grâce au carnet de vaccination, aux dates des rappels, à la médecine scolaire et à la vigilance des parents, les enfants sont bien vaccinés.

Vaccin contre le choléra, 1971 (COLLECTION RIBIERE/SIPA)

Vaccin contre le choléra, 1971 (COLLECTION RIBIERE/SIPA)

Mais à l’adolescence et à l’âge adulte, il y a une déperdition terrible du nombre de vaccins. Avant, avec le service militaire, les jeunes hommes étaient suivis, mais chacun fait comme il peut.

À côté de ce comportement général, il existe aussi des doutes vis-à-vis du vaccin. Certes, ces réticences ont toujours existé. Mais depuis une dizaine ou une quinzaine d’années elles ont cru, suite à des cas de vaccins posant des problèmes supposés ou réels.

Par exemple, à la suite d’une campagne de vaccinations massives contre l’hépatite B, il y a eu des suspicions de recrudescence de cas de sclérose en plaques. Cette rumeur a été relayée par les médias, des campagnes anti-vaccination virulentes ont eu lieu… Au final, on a pu observer une chute brutale de la vaccination contre l’hépatite B.

En Angleterre, les citoyens font la même corrélation entre les vaccins contre la poliomyélite et l’autisme. Comme, dans les deux cas, ce sont des maladies mystérieuses dont on ne connaît pas la cause, les chercheurs ont beau dire que la corrélation n’est pas scientifiquement prouvée, les gens se méfient. Ils craignent que certains vaccins aient des effets secondaires trop importants et finissent par suivre l’adage "Dans le doute, abstiens-toi".

En outre, les campagnes de santé publique, malgré leur souci de défendre la population, ne sont pas toujours d’une grande finesse psychologique. Par exemple, le vaccin contre le cancer du col de l’utérus a du mal à passer. Il faut :

- Expliquer la cause virale  du cancer du col de l’utérus à des jeunes filles qui n’ont pas encore été sensibilisées aux questions sexuelles ;

- Gérer ce qui tient de l’intime, notamment la relation entre les mères et leurs filles, qu’elles accompagnent souvent. Parfois, la jeune fille a déjà eu un premier rapport sexuel mais n’ose pas le dire à sa mère ;

- Expliquer que le vaccin protège contre les six types de virus les plus fréquents mais n’empêche pas l’apparition d’un cancer du col ;

- Expliquer que ce vaccin n’induit pas non plus l’arrêt des frottis réguliers ;

- Sans compter que c’est un vaccin qui coûte très cher et n’est pas remboursé à 100 % par la Sécurité sociale.

Vaccin contre la grippe A, Montevideo, Uruguay, 5 avril 2010 5 (N. Celaya/Sipa)

Vaccin contre la grippe A, Montevideo, Uruguay, 5 avril 2010 5 (N. Celaya/Sipa)

Quant au vaccin contre H1N1, la campagne a été un bide, un véritable fiasco de santé publique. La pression des laboratoires, le lobbying intense ont fait que les gens ont eu l’impression d’être pris pour des cobayes et qu’on les poussait à la consommation. Cette année, on constate une diminution des vaccins contre la grippe, même de la part de ceux qui se vaccinaient habituellement.

En revanche, si demain sort un vaccin contre le sida, je pense que les gens iraient se faire vacciner. Ils ne sont donc pas contre le vaccin de manière générale, mais contre les vaccins qu’ils perçoivent comme forcés et poussés par les laboratoires pharmaceutiques.

Sauf que ces campagnes désastreuses, comme celle pour le vaccin contre la grippe A, remettent en cause tous les vaccins dans l’opinion publique. Certes, on parvient encore à sensibiliser les adolescents et les adultes au vaccin contre le tétanos, car les gens bricolent et savent que le tétanos est une maladie mortelle, mais pour le reste, ils croient les bruits que véhiculent notamment les ligues anti-vaccinales. Il faut alors jouer sur la transparence, ne rien cacher aux Français, faire en sorte qu’ils n’aient pas de doute sur l’efficacité de la vaccination.

En tant que médecin de terrain, je suis partisan de la vaccination : le vaccin est un super médicament, il a permis d’abolir certaines maladies en France, comme la poliomyélite ou la diphtérie. Quant aux maladies toujours existantes, comme l’hépatite B, je pense que le bénéfice du vaccin est supérieur aux risques.

Mais je vis avec des réalités et dois pratiquer une médecine individuelle, au cas par cas. Si par exemple une personne est  motivée et qu’il existe des cas de cancer du col de l’utérus dans sa famille, je préconise le vaccin. Si la jeune fille n’est pas motivée, je recommande le frottis. Quant à l’hépatite B, je préconise le vaccin en général, mais s’il y a des cas de maladies neurologiques dans la famille, je ne prends pas de risques.

 

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Source : http://leplus.nouvelobs.com/index.html

Posté par JennyPOETESSE à 15:14 - - Commentaires [0]


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