La vitamine C
La vitamine C
Fait-elle baisser
La pression artérielle ?
L'effet de la vitamine C (acide ascorbique) sur la pression artérielle (PA) est évoqué depuis les années 40. Les études épidémiologiques montrent une relation inverse entre la PA et les taux plasmatiques ou la consommation de vitamine C. Des travaux fondamentaux soutiennent la possibilité d'un effet hypotenseur de l'acide ascorbique, notamment par le biais d'une augmentation de la biodisponibilité du NO qui exerce un effet vasodilatateur. Mais comme souvent en nutrition, les essais randomisés peinent à confirmer les données observationnelles. Juraschek et al. les ont regroupés au sein d'une méta-analyse en incluant uniquement les études randomisées comparant l'effet d'une supplémentation en vitamine C (éventuellement associée à d'autres compléments alimentaires) à celui d'un placebo.
Les 29 études incluses, dont 24 menées en double aveugle (n=1 407 participants) se caractérisent par une grande hétérogénéité. Les PA systolique et diastolique moyenne s'échelonnaient respectivement entre 117 et 175 mmg et 73 et 97 mmHg. La dose de vitamine C était éminemment variable, de 60 mg/j à 4 000 mg/j. Les populations étudiées étaient également différentes en ce qui concerne leur âge, leur statut initial (taux plasmatique ou consommation) en vitamine C qui n'était d'ailleurs pas toujours quantifié. La durée de suivi était comprise entre 2 et 28 semaines.
Globalement, la supplémentation en vitamine C est associée à une réduction de la PA systolique et diastolique respectivement de 3,84 mmHg (intervalle de confiance à 95 % [IC95] : -5,29 -2,38) et 1,48 mmHg (IC 95 : -2,86 - -0,10). Cet effet ne semble pas différent selon le statut tensionnel initial (HTA ou non). En revanche il paraît supérieur chez les sujets les plus jeunes, quand la vitamine C est associée à d'autres vitamines ou minéraux et dans les essais où la surveillance de la PA est la moins stricte (moins de mesures). Des analyses de sensibilité (notamment en excluant les essais "les plus optimistes") changent peu ces résultats. L'impact de la supplémentation semble en revanche plus marqué quand la méta-analyse se limite aux populations dont la concentration plasmatique de vitamine C est basse (<60 µmol/l).
Ces résultats sont en faveur de l'existence d'un petit effet hypotenseur de la vitamine C. Toutefois, comme le mentionnent les auteurs, l'hétérogénéité des essais rend la formulation des conclusions pratiques difficile. En outre, les effets à long terme ne sont pas connus. Dans l'étude SUVIMAX, dans laquelle les sujets du "groupe intervention" étaient supplémentés par des multivitamines incluant l'acide ascorbique, il existait à long terme une simple tendance à la baisse de la PA. On rappellera que cette étude a conclu à l'absence de réduction des évènements cardiovasculaires attribuable à la supplémentation vitaminique.
En clair, on manque aujourd'hui d'argument pour recommander une supplémentation en vitamine C pour réduire la PA et, à fortiori pour diminuer le risque cardiovasculaire.
Dr Boris Hansel
Juraschek SP et coll. : Effects of vitamin C supplementation on blood pressure: a meta-analysis of randomized controlled trials.
Am J Clin Nutr. 2012 ; 95 :1079-88.
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Vitamine D
Où se situe
Le seuil critique ?
En dehors même de ses effets sur le métabolisme phosphocalcique, une carence en vitamine D , 25-(OH) D, a été impliquée dans nombre de situations pathologiques dont les maladies cardiovasculaires, les cancers et la mortalité globale. Toutefois, sa concentration optimale reste encore mal définie. Il est possible que celle adéquate pour le métabolisme osseux diffère de celle requise pour les effets extra osseux. De plus, le taux habituellement préconisé ne prend pas en compte les variations saisonnières liées à l’ensoleillement ; enfin, jusqu'à une date récente, les méthodes de dosage étaient nombreuses et peu reproductibles. En outre, les taux de 25-(OH)D retenus par l' Institut of Medecine (IOM), de l' ordre de 50 nmol/L ( 20ng/mL) sont substantiellement plus bas que ceux habituellement cités dans la littérature, de l'ordre de 75 nmol/L ( 30ng/mL).
Un premier dosage entre 1992 et 1993
Il a donc été étudié une cohorte de sujets de plus de 65 ans, qui, tous, participaient déjà à la Cardiovascular Health Study, étude ayant pour but de préciser les facteurs de risque et de progression des maladies cardiovasculaires chez les sujets âgés. Après exclusion en cas d’antécédents de fracture du col ou de cancer, 1 621 participants ont été inclus, tous de race blanche, sans antécédents cardiovasculaires et chez qui avait été pratiqué un dosage de vitamine D entre 1992 et 1993. Cette dernière restant stable lors d' une conservation à -70°, il a été possible, en 2008, de procéder à un dosage fiable par chromatographie liquide à haute performance couplée à une spectrographie de masse en tandem, à la fois de la 25-(OH)D2 et de la 25-(OH)D3.
Le critère principal de ce travail était la fréquence de survenue des fractures de hanche, à l’exclusion de celles après accident de voiture ou celles sur os pathologique, des infarctus du myocarde , des cancers et des décès, toutes causes confondues, en fonction du taux sérique de 25(OH)D initial. De nombreux co facteurs, recueillis lors de la première visite en 1992-1993, ont été analysés, dont l’activité physique, le tabagisme, la date du prélèvement ainsi que l'âge, le sexe, le lieu de résidence et l’indice de masse corporelle (IMC). Les taux sériques ont été appréciés en fonction du mois, et donc de la saison du prélèvement avec mise en place d’un modèle de spline et calcul d’un score 25(OH)D Z spécifique pour chaque saison, permettant d'appréhender le taux sérique optimal et donc d'individualiser des groupes à haut et bas risque de survenue d'événements pathologiques.
Variations notables en fonction des saisons
Il est ainsi apparu que la concentration de 25(OH)D variait notablement en fonction des saisons, basse durant les trois mois d' hiver, plus élevée en été et intermédiaire durant les périodes printanière et automnale. Les taux étaient globalement plus faibles chez les femmes et chez les personnes résidant dans le Nord. Un IMC élevé, une hypertension artérielle, une moindre activité physique et un parathormone augmentée étaient aussi bien corrélés à une baisse des taux sériques.
Le suivi a été en moyenne de 11 ans (6-13). Durant cette période un événement pathologique est survenu chez 1 018 des 1 621 participants (63 %) : 137 fracture de hanche (8 %), 186 nécroses myocardiques (11 %), 335 cancers (21 %) et 360 décès (22 %). Les sujets les plus carencés, dont le taux sérique était inférieur à 2 ou 3 déciles par rapport à la valeur normale établie en fonction de la saison durant laquelle le prélèvement avait été effectué ou ceux dont le score Z spécifique était de -0,5, avaient le plus haut risque de survenue d' événements pathologiques. Le seuil, après calcul s' établit à 43 nmol/L en hiver (17 ng/mL), 50 nmol/L (20 ng/mL) au printemps, 61 (24) en été et 55 (22) en automne pour un seuil moyen global de 52 nmol/L (21 ng/mL), tous participants et toutes saisons confondus. Une baisse du 25(OH)D de plus de 30 % de ce seuil ou de -0,42 du Z score était associée à une majoration de 24 % du risque de survenue d'événements composites. Comparée à la concentration critique habituellement retenue de 50 nmol/L (20 ng/L) pour définir les sujets à risque, la prise en compte du taux en fonction de la saison a entraîné une reclassification du risque chez 9 % des patients de la cohorte.
Le risque d’événements pathologiques est corrélé avec l’importance de la carence
Il existe donc bien une variation saisonnière de la concentration sérique de vitamine D, permettant d'établir de façon plus précise un seuil d'hypovitaminose à moins de 43 nmol/L (17 ng/L) en hiver et de 61 (24) en été. Il est aussi apparu une relation étroite entre l'importance de la carence vitaminique et le risque d’événements composites.
Globalement, les résultats de ce travail rejoignent ceux de l'IOM qui préconise un seuil critique de 50 nmol/L (ou 20ng/mL), seuil sensiblement plus bas que celui de 75 nmol/L (30 ng/mL) communément admis. La prise en compte plus précise du risque en fonction de la saison améliore encore cette estimation, 30,5 % des sujets étudiés ayant un taux spécifique plus bas que celui de 50 nmol/L retenu par l' IOM.
Plusieurs limites de l'étude se doivent cependant d'être signalées. Ce travail a concerné une population spécifique communautaire de sujets de race blanche de plus de 65 ans ; il n’a été procédé qu' à un unique dosage de 25(OH)D; surtout cette étude n’a été qu'observationnelle sans pouvoir préciser un taux au-delà duquel toute supplémentation serait inutile.
Ainsi, plus que la valeur de 50nmol/L (20 ng/mL) retenue par l' IMO pour définir une carence vitaminique D, il parait plus licite de prendre en compte les variations saisonnières avec une valeur spécifique pour chaque saison.
Dr Pierre Margent
de Boer IH et coll. : Serum 25-Hydroxyvitamin D concentration and risk for major clinical disease events in a community- based population of older adults. Ann Intern Med., 2012; 156; 627-634
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La vitamine D
La vitamine D
Pourrait réduire
L'hypertension

Des compléments de vitamine D pourraient être aussi efficaces pour diminuer l'hypertension que certains médicaments prescrits à cet effet, selon une étude norvégienne présentée au congrès de l'European Society of Hypertension. La vitamine D est principalement synthétisée par le corps sous l'action des rayons ultraviolets du soleil sur la peau. L'alimentation contribuerait pour environ un quart de l'apport.
Thomas Larsen et ses collègues ont mené cette étude à l'Hôpital Holstebro, avec 112 personnes faisant de l'hypertension dont 92 avaient de faibles niveaux de vitamine D. Ces personnes vivaient à la même latitude que se trouvent les villes de Glasgow et de Moscou. Certaines ont pris des compléments de 75mg de vitamine D pendant 20 semaines et les autres, un placebo.
Celles qui prenaient la vitamine D ont connu une amélioration de leur tension artérielle: la pression systolique était réduite de 6.8 mmHg et la pression diastolique de 1.7mmHg.
Ces résultats supportent l'hypothèse qu'une tension artérielle élevée peut être liée à la vitamine D. Mais jusqu'à maintenant, note le chercheur, peu de recherches ont été menées pour vérifier cette hypothèse.
, a commenté Anna Dominiczak, vice-présidente de l'European Society of Hypertensionau sujet de cette étude.
Probablement que la majorité des Européens ont une carence en vitamine D, note Larsen, et plusieurs de ces personnes doivent aussi faire de l'hypertension. Ces résultats suggèrent qu'elles pourraient bénéficier d'une supplémentation en vitamine D. Mais, ajoute-t-il, il s'agit d'une petite étude dont les résultats doivent être confirmés par des recherches supplémentaires.
Une étude de l'Institut national de veille sanitaire publiée cette semaine montre que 80 % des Français présentent une insuffisance en vitamine D (moins que 30 ng/ml), 42,5 % présentent un déficit modéré à sévère (moins que 20 ng/ml) et 4,8 % un déficit sévère (moins que 10 ng/ml). La carence est plus marquée à la fin de l'hiver et au début du printemps et dans les régions où l'ensoleillement est faible.
Des études ont montré que la vitamine D pourrait réduire le risque cardio-vasculaire. Un déficit modéré en vitamine D peut aussi représenter un facteur de risque pour plusieurs autres problèmes de santé.
Voyez également
- Des doses élevées de vitamine C réduisent l'hypertension
- DOSSIER Psychomédia : Hypertension et alimentation
- Vitamine D: dans quels aliments, quel est l'apport recommandé?
- Qu'est-ce que la vitamine D, D2 ou D3? Quelle dose de compléments prendre?
- DOSSIER Psychomédia : Vitamine D et santé
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Psychomédia avec source: Health care Global.
Vitamine D
Des déficits modérés
Fréquents en France
80 % de la population manque de cette vitamine qui joue un rôle majeur dans la minéralisation - et donc la solidité - osseuse.
Les recommandations préconisent une exposition au soleil du visage et des bras pendant 15 à 30 minutes par jour.
Il n'y a pas péril en la demeure mais il conviendrait de modifier certaines habitudes de vie pour avoir sa "bonne dose" de vitamine D. C'est le sens de la conclusion d'une étude qui a été menée en France par l'Unité de surveillance et d'épidémiologie nutritionnelle de Institut de veille sanitaire. Publiée mardi matin dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, son objectif était d'évaluer la fréquence du déficit en vitamine D et ses facteurs associés chez les adultes vivant en métropole. Pour cela, l'équipe de Michel Vernay a analysé les résultats du dosage sanguin en 25-hydroxyvitamine D de 1 587 adultes ne prenant pas de traitement médicamenteux à base de vitamine D et ayant participé à l'étude nationale nutrition santé en 2006-2007.
Résultats : 80 % des personnes étudiées (âgées de 18 à 74 ans) présentaient une insuffisance en vitamine D, mais le déficit est jugé de modéré à sévère chez 42,5 % de la population et sévère chez 5 %. Globalement, le risque de carence est associé au fait d'être né hors d'Europe, de ne pas partir en vacances, de résider dans une zone à faible ensoleillement, voire d'avoir un niveau d'activité physique bas ou d'être carrément sédentaire et de vivre seul. Il est aussi lié au tabagisme et à l'alcoolisme. Mais évidemment les résultats variaient selon la période à laquelle la sang a été prélevé (concentration en vitamine D maximale de juin à septembre et minimale de février à mai).
Rôle protecteur
La vitamine D joue un rôle majeur dans la minéralisation du squelette et tout déficit entraîne des anomalies osseuses, augmente le risque d'ostéoporose et de fractures, souvent synonymes de perte d'autonomie chez les personnes âgées. Mais ce n'est pas tout, car de plus en plus de travaux - dont les conclusions restent à confirmer - indiquent que cette substance pourrait également jouer un rôle protecteur à l'égard de l'hypertension artérielle, des maladies cardiovasculaires et de certains cancers (principalement ceux du côlon, du sein et de la prostate). Elle pourrait enfin constituer un important modulateur du système immunitaire.
La vitamine D est surtout produite par l'organisme sous l'action des rayonnements ultraviolets sur la peau, le complément provenant de l'alimentation et surtout des poissons de mer gras sauvages et des jaunes d'oeuf. C'est pourquoi le risque de déficit dépend de l'ensoleillement de la zone de résidence (variable selon la latitude, la saison, la pollution atmosphérique...), de pratiques individuelles d'exposition modérée mais régulière au soleil (activités de plein air, vêtements plus ou moins couvrants, utilisation d'écrans solaires...), de la pigmentation de la peau et des apports alimentaires. Les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées sont, du fait de besoins augmentés et d'une moindre exposition au soleil, davantage exposés au risque de déficit.
Considérant que 50 à 70 % des besoins en vitamine D sont couverts par la production dépendante des conditions d'ensoleillement, les recommandations préconisent une exposition au soleil du visage et des bras pendant 15 à 30 minutes par jour. Mais attention à ne pas abuser car les expositions trop prolongées, trop fréquentes ou trop intenses constituent un facteur de risque de cancer de la peau. Par ailleurs, depuis 2001, un arrêté autorise en France l'enrichissement en vitamine D des laits et produits laitiers frais de consommation courante. Ce qui devrait permettre de limiter les déficits, notamment en hiver et au début du printemps.
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Manque de vitamine D
Manque de vitamine D
Faiblesse musculaire,
Chutes et fractures
Des chercheurs ont lié un manque de vitamine D à une faiblesse musculaire, des fractures osseuses et un retard à la consolidation osseuse. Brett Crist et coll. (Université du Missouri) ont mené une étude chez des traumatisés en orthopédie. Chez 1 830 adultes, ils décèlent une carence en vitamine D chez 39 % de ces patients et une insuffisance chez 38,4 % autres. Les taux les plus bas sont trouvés chez les traumatisés du groupe qui ont entre 18 et 25 ans (54,7 % d’insuffisance). Un taux de vitamine D inférieur à 20 ng/ml est qualifié de carentiel ; il est dit insuffisant entre 20 et 32 ng/ml. La fréquence des déficits en vitamine D chez les traumatisés est à mettre en relation avec une faiblesse musculaire, en plus de la fragilité osseuse.
« Les praticiens devraient vérifier le statut en vitamine D chez les patients ayant subi un traumatisme, afin d’optimiser leurs chances de récupération osseuse », conseillent les auteurs. Des taux compris entre 40 et 70 ng/ml sont dans les limites de la normalité.
Les fractures distales du radius sont fréquentes chez les femmes ménopausées, elles surviennent en moyenne quinze ans avant les fractures de la hanche. Le déficit en vitamine D, qui a été lié à une faiblesse musculaire, accroît le risque de fractures par chutes.
Dans l’étude « Hypovitaminosis D in Postmenopausal Women with a distal radius fracture », chez 104 femmes ménopausées traitées pour cette fracture et chez 107 témoins, un dosage de la vitamine D a été réalisé. Les taux moyens sont significativement plus bas dans le groupe des fracturées. Ainsi, 26 % de ces patientes présentent une insuffisance et 18 % une carence, alors que leurs homologues dans le groupe témoins sont respectivement 11 % et 2 %.
On va chercher à déterminer si une supplémentation en vitamine D ou le maintien de taux adéquats peut aider à prévenir ces fractures distales du radius.
› Dr BÉATRICE VUAILLE
Congrès Annuel de l’American Academy of Orthopaedic Surgeons (AAOS), San Francisco.
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Vitamine D
La vitamine miracle !
Nous sommes de plus en plus carencés en vitamine D. Elle est pourtant indispensable ! Bénéfique au coeur et aux os, la vitamine D lutterait contre le cancer, Parkinson, Alzheimer ou la douleur, et stimulerait l’immunité...
La vitamine D bonne pour le coeur
La vitamine D pourrait diminuer les problèmes cardiovasculaires (infarctus, hypertension, AVC, défaillance cardiaque…).
D’où viennent les vertus de la vitamine D pour le coeur ? Une étude allemande publiée en 2005 (1) a révélé que les carences en vitamine D seraient l’une des causes principales de la multiplication des troubles cardiovasculaires dans le monde. Cette hypothèse a été confirmée par une seconde étude (2) publiée en 2008. 1739 personnes âgées de 59 ans en moyenne ont été suivies pendant 5 ans : il a été observé que les personnes ayant le taux de vitamine D le plus bas, étaient celles qui présentaient le plus de risque cardiovasculaire.
Si les scientifiques s’entendent sur la relation entre vitamine D et problèmes cardiovasculaires, tous sont aussi d’accord sur la nécessité d’études plus poussées pour déterminer s’il convient de mettre en place un système de supplémentation.
De la vitamine D contre le cancer
Un manque de vitamine D pourrait augmenter le risque de cancers.
Comment lavitamine D pourrait-elle diminuer les risques de cancer ? On ne connaît pas le mécanisme exact de l’action de la vitamine D, mais des études épidémiologiques menées aux Etats-Unis (3) (4) ces dernières années ont observé que certains cas de cancers (sein, côlon, prostate) sont moins fréquents et entraînent un taux de mortalité moins important chez les populations ayant un taux de vitamine D élevé. La vitamine D pourrait donc permettre de freiner l’apparition et l’évolution de ces cancers. Comme l’explique le docteur Cohen, "la vitamine D agit à l’intérieur des cellules sur les gènes qui contrôlent la différenciation et la prolifération des cellules cancéreuses".
De la vitamine D contre la douleur
Une carence en vitamine D pourrait aggraver les sensations de douleur.
Comment la vitamine D peut-elle aider à lutter contre la douleur ? "Le mécanisme exact est encore inconnu", explique le Dr Charley Cohen, rhumatologue, "mais ils semblerait que des douleurs chroniques soient souvent associées et amplifiées par un manque de vitamine D". Il existerait également un lien entre la fibromyalgie (syndrome défini par des douleurs musculaires chroniques, une forte fatigue et des troubles du sommeil se répercutant sur l’humeur) et les carences en vitamine D.
D’après le Dr Cohen, un très grand nombre des patients atteints de fibromyalgie présenteraient des carences en vitamine D, et les états de dépression et d’anxiété augmenteraient en fonction de l’importance de la carence. Réajuster le taux de vitamine D pourrait donc atténuer les douleurs chroniques.
Vitamine D : des vertus contre Alzheimer et Parkinson
La vitamine D pourrait prévenir les maladies liées à la dégénérescence neurologique comme Alzheimer et Parkinson.
Comment la vitamine D pourrait-elle prévenir Parkinson et Alzheimer ? Deux études (5) publiées sur le sujet en 2010 vont dans ce sens. La première, réalisée au Royaume Uni et en Italie, a étudié 858 Italiens de plus de 65 ans pendant 6 ans. Elle a démontré que les individus en carence de vitamine D, présentaient un risque de maladie d’Alzheimer supérieur à ceux qui n’avaient pas de carence.
La seconde enquête réalisée par des chercheurs finlandais, a suivi pendant 30 ans 3000 personnes recrutées en 1970 de 50 et 79 ans. Aucune de ces personnes n’était atteinte de Parkinson lors de ce recrutement. Les cas de Parkinson se sont révélés trois fois plus nombreux chez les individus ayant le taux de vitamine D le plus bas !
Aujourd’hui, les scientifiques s’entendent à dire que des études plus poussées sont nécessaires pour déterminer quel est la supplémentation idéale de vitamine D à prescrire…
Vitamine D : des vertus contre l’ostéoporose
La vitamine D est bonne pour les os. Elle permet de prévenir et de combattre l’ostéoporose, cette fragilité osseuse fréquente et dangereuse qui survient à partir de la ménopause.
Pourquoi la vitamine D est-elle utile contre l’ostéoporose ? La vitamine D est la vitamine du calcium par excellence. C’est elle qui permet à notre organisme d’utiliser le calcium dont il a besoin. "Elle l’aide à passer la barrière intestinale et à se fixer dans les os, les rendant plus solides", explique le Dr Charley Cohen, rhumatologue.
Pour preuve : les médecins associent souvent calcium et vitamine D dans le traitement de l’ostéoporose chez les personnes de plus de 50 ans.
Attention : Même si vous consommez beaucoup de calcium, si vous êtes en carence de vitamine D, il ne sera pas correctement assimilé par votre corps. A l’inverse, si vous vous supplémentez trop en vitamine D, vous risquez un surplus de calcium sanguin et au niveau de vos urines pouvant entraîner l’apparition de calculs rénaux.
La vitamine D est bonne pour les dents !
La vitamine D protègerait des déchaussements dentaires.
Pourquoi la vitamine D est-elle bénéfique pour les dents ? En plus de son action permettant la fixation du calcium dans les os, la vitamine D "contribuerait à lutter contre la chute des dents liée à la parodontite (maladie inflammatoire infectieuse de la gencive et de l’os, pouvant entraîner, dans les cas les plus graves, la chute des dents, ndrl)", explique le Dr Charley Cohen.
Selon le Dr Cohen, "Une supplémentation en vitamine D et en calcium pourrait réduire la chute des dents jusqu’à 60%" (La vitamine D indispensable pour votre santé, Ed. Dauphin) en renforçant les os et en aidant le système immunitaire à combattre l’infection.
Vitamine D : elle stimulerait le système immunitaire
Selon certaines études scientifiques (6), la vitamine D permettrait de renforcer le système immunitaire.
Comment la vitamine D stimulerait-elle l’immunité ? "La vitamine D pénètre dans les cellules spécifiques de l’organisme et agit sur la prolifération cellulaire", explique le Dr Charley Cohen, rhumatologue. Les mécanismes précis d’influence de la vitamine D sur le système immunitaire sont encore à l’étude, mais il semblerait que l’action de la vitamine D sur la prolifération des cellules puisse favoriser la synthèse de peptides antimicrobiens, "véritables antibiotiques produits par notre organisme", renforçant les défenses de l’organisme et l’aidant à combattre les infections. "La vitamine D peut donc aider à lutter contre la grippe et les infections respiratoires et ORL" précise le Dr Cohen. Son rôle régulateur pourrait aussi freiner les immunités trop actives et ainsi combattre les maladies auto-immunes (sclérose en plaque, rhumatismes inflammatoires...).
La vitamine D contre le diabète
La vitamine D pourrait réduire les risques de diabète.
Pourquoi la vitamine D aurait-elle des vertus contre le diabète ? Il a été observé qu’une carence en vitamine D pourrait être associée à l’apparition de diabète de type 2 (diabète de la maturité) associée à des problèmes d’obésité et d’hypercholestérolémie.
Mais ce n’est pas tout, une étude réalisée au Royaume Uni auraient moins de chance de développer un diabète en grandissant.
Cependant, ces études n’expliquent pas le mécanisme biologique entrant en jeu. L’action préventive de la vitamine D sur le diabète reste encore à déterminer.
De la vitamine D contre le psoriasis
La vitamine D a des vertus intéressantes pour soigner le psoriasis.
Pourquoi la vitamine D est-elle efficace contre cette maladie de peau ? La vitamine D en traitements locaux est fréquemment prescrite par les dermatologues contre le psoriasis. Comme l’explique le Dr Charley Cohen, la vitamine D agit à l’intérieur de certaines cellules de la peau (keratinocytes) comme régulateur de leur prolifération et de leur différenciation.
Résultat : en cas de psoriasis en plaque et du cuir chevelu, elle permet de freiner la prolifération des plaques et de diminuer les effets de la maladie (rougeurs, démangeaisons). Il est aussi conseillé de s’exposer régulièrement au soleil pour calmer le psoriasis. Or s’exposer au soleil, même 5 minutes par jour, permet à l’organisme de synthétiser lui-même de la vitamine D.
Mise en garde : la vitamine D en traitement local n’est utilisée que lorsque l’étendue du psoriasis est inférieure à 40% de la surface corporelle pour éviter tout risque d’intoxication. Si le psoriasis est évolutif et diffus, un traitement local n’est pas suffisant. Demandez l’avis de votre médecin.
La vitamine D bénéfique aux tissus musculaires
La vitamine D permet de renforcer les muscles et de diminuer le risque de chutes.
Pourquoi la vitamine D est-elle bonne pour les muscles? "En cas de déficit en vitamine D, on observe une perte de force musculaire et une augmentation du risque de chute et de troubles de l’équilibre", explique le Dr Cohen, rhumatologue. La vitamine D aide donc à renforcer les muscles et à améliorer l’équilibre, ce qui peut être particulièrement bénéfique chez les personnes âgées. Dans ces cas-là, il peut être nécessaire de se complémenter, avec l’avis d’un médecin.
Explication : "La vitamine D pénètre dans le muscle et dans les cellules musculaires, explique le Dr Cohen, et agit sur la taille et la contraction de ces cellules". Elle facilite aussi le passage du calcium à l’intérieur des cellules, calcium nécessaire à leur contraction.
Vitamine D : exposez-vous au soleil !
La principale source naturelle de vitamine D pour notre organisme, c’est le soleil.
"Sous l’effet des UVB, la peau synthétise la vitamine D à partir d’un dérivé du cholestérol, dans les couches profondes de l’épiderme", explique le Dr Charley Cohen, rhumatologue.
Il suffit d’une exposition quotidienne de 5 à 15 minutes pour un apport suffisant en vitamine D, (90% des besoins naturels) et ce, même si seul le visage et les bras sont exposés.
Mais attention, la production de vitamine D par la peau diminue avec l’âge et en fonction de la couleur de peau : plus elle est foncée, plus elle filtre les UV, et moins elle synthétise de vitamine B.
Les écrans solaires et la pollution atmosphérique empêchent aussi ce mécanisme.
A noter : Il n’y a pas d’intoxication à la vitamine D possible par une exposition prolongée au soleil et aux UV, mais sans protection solaire, une exposition excessive peut entraîner de graves lésions cutanées ou favoriser l’apparition d’un cancer de la peau. Ne vous exposez pas au soleil entre 12h et 16h.
Vitamine D : où la trouver ?
L’alimentation est une bonne source de vitamine D. Si la source principale de vitamine D reste le soleil, l’alimentation n’est pas à négliger.
Les aliments les plus riches en vitamine D sont principalement les poissons gras comme le saumon, le hareng, la sardine, le thon, le maquereau ou les anchois.
Les huiles de poissons sont aussi très riches en vitamine D : l’huile de foie de morue est bien connue pour ses bienfaits et pour son goût désagréable.
On trouve aussi de la vitamine D en quantités plus faibles dans les huîtres, les céréales, le jaune d’oeuf, la margarine, les champignons et les foies d’animaux.
De façon générale, la vitamine D est associée à des aliments gras. Une alimentation trop light peut donc être à l’origine de carences.
Faut-il se complémenter en vitamine D ?
Lorsqu’une carence en vitamine D est diagnostiquée, il est possible de se supplémenter.
"Dans le cadre de certains traitements (ostéoporose, cancer, fibromyalgie...) et chez les personnes non exposées au so, on peut prescrire une supplémentation en vitamine D", explique le Dr Charley Cohen, "mais il faut faire les analyses nécessaires à un traitement adapté et pour écarter tout risque d’intoxication : taux de vitamine D, calcium et phosphore."
En conclusion, si vous vous exposez régulièrement au soleil et mangez des aliments riches en vitamine D toutes les semaines, vous n’avez sûrement pas besoin de vitamine D sous forme de compléments alimentaires. Parlez-en à votre médecin.
Vitamine D : pas d’automédication !
Un excès en vitamine D dans l’organisme peut provoquer une grave intoxication. L’organisme la stocke. Ce qui signifie que l’organisme peut faire suffisamment de réserves et les utiliser quand il en a besoin. Mais cela signifie aussi qu’il ne l’élimine pas automatiquement, et qu’il peut être dangereux de se supplémenter en excès.
En cas d’excès de vitamine D, on peut observer une augmentation importante du taux de calcium dans l’urine, pouvant entraîner la formation de caillots.
Un tel surplus peut également provoquer une grave hypercalcémie (un taux anormalement élevé de calcium dans le sang) entraînant de graves douleurs abdominales, des vomissements, une perte d’appétit, des faiblesses musculaires, ou encore de graves constipations.
A savoir : Un apport naturel (soleil et alimentation) ne provoque jamais d’excès en vitamine D. Mais une supplémentation mal adaptée peut provoquer ce type de problèmes. Il est donc indispensable de s’adresser à un médecin avant de se complémenter en vitamine D, pour assurer un traitement adapté et sans risques.
Sources
La Vitamine D, indispensable pour votre santé, Dr Charley Cohen, Editions du Dauphin, 2010.
Vitamines et Vitaminothérapie, Dr Claude Binet, Editions Dangles, 1981.
Le quide des compléments alimentaires, Vidal, 2008
La vérité sur les compléments alimentaires, Pr L. Cynober, Dr J. Fricker, Editions Odile Jacob, 2010.
(1) Putting cardiovascular disease and vitamin D insufficiency into perspective. Zittermann A, Schleithoff SS, Koerfer R. Br J Nutr. 2005 Oct;94(4):483-92.
(2) Vitamin D Deficiency and Risk of Cardiovascular Disease. Wang TJ, Pencina MJ, et al. Circulation. 2008.
(3) The epidemiology of vitamin D and cancer incidence and mortality: a review (United States). Giovannucci E. Cancer Causes Control. 2005 Mar;16(2):83-95. Review.
(4) Vitamin D intake and breast cancer risk in postmenopausal women: the Iowa Women's Health Study. Robien K, Cutler GJ, Lazovich D. Cancer Causes Control. 2007 Sep;18(7):775-82.
(5) Article du Figaro 14 juillet 2010
(6) Cellular mechanisms of calcium and vitamin D in the inhibition of colorectal carcinogenesis. Lamprecht SA, Lipkin M.Ann N Y Acad Sci 2001 Dec;952:73-87.
(7) Vitamin D supplementation in early childhood and risk of type 1 diabetes: a systematic review and meta-analysis. Zipitis CS, Akobeng AK.Arch Dis Child. 2008 Jun;93(6):512-7.
Source : http://www.medisite.fr/home
Un manque de vitamines B6 et B12 augmente le risque de fracture
Un manque de vitamines B6 et B12 augmente le risque de fracture
Une nouvelle étude suggère qu’une
carence en vitamines B6 et B12 augmenterait les risques de fracture de
la hanche. En cause : une accélération de la perte osseuse.
Des
niveaux faibles de vitamine
B6 et B12 augmentent les risques de
fracture de la hanche. Des chercheurs américains viennent en effet de
montrer que les personnes âgées qui souffrent d’une carence en vitamine
B6 ou B 12 ont 60% de risques supplémentaires d’avoir une fracture de
la hanche dans les 4 ans à venir que ceux ayant des taux de vitamine B
normaux.
Pourquoi une carence en vitamines B6 et B12 augmente-t-elle le risque de fracture ? D’après les auteurs, ces substances permettraient de maintenir une bonne densité osseuse. D’autres études avaient déjà montré qu‘une diminution des niveaux de vitamines B6 entraîne une accélération de la perte osseuse.
Les vitamines B sont connues pour avoir de nombreux bénéfices sur la santé : prévenir le stress, la dépression et les maladies cardio-vasculaires. La vitamine B6 se trouve dans les pommes de terre, les bananes, les haricots... et la vitamine B12 dans la plupart des viandes, poissons et volailles.
La vitamine B12 participe également en collaboration avec les vitamines B6 et B9, à la synthèse de méthionine, un acide aminé essentiel, à partir de l’homocystéine. Une déficience en vitamine B12 entraîne donc une accumulation d’homocystéine. Cette protéine sanguine est connue pour augmenter les risques de maladies cardiovasculaires.
McLean, R. R., Jacques, P. F., Selhub, J., Fredman, L., Tucker,
K. L., Samelson, E. J., Kiel, D. P., Cupples, L. A., Hannan, M. T.
(2008). Plasma B Vitamins, Homocysteine, and Their Relation with Bone
Loss and Hip Fracture in Elderly Men and Women. J. Clin. Endocrinol. Metab. 93: 2206-2212
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La vitamine D protège les seins
La vitamine D protège les seins
Le rôle protecteur de la vitamine D contre le cancer du sein vient une nouvelle fois d’être confirmé par une étude canadienne.
Les chercheurs ont étudié le cas de 972 femmes atteintes d’un cancer très virulent du sein qu’ils ont comparé avec 1135 sujets sains. Grâce à des questionnaires ils ont pu ainsi se renseigner sur les facteurs de risques, le régime et l’exposition au soleil de chacune d’entre elles. Bien évidemment, parmi les femmes qui ont développé un cancer du sein nombreuses étaient celles qui avaient des facteurs de risques (antécédents familiaux, règles précoces, obésité…). Par contre même au sein de ce groupe les femmes qui s’étaient le moins exposées au soleil ou qui consommaient peu de vitamine D avaient un risque accru de cancer.
Inversement, la consommation régulière de lait (généralement enrichi en vitamine D), de suppléments vitaminiques procure une protection vis-à-vis du cancer. Les bénéfices semblent maximum quand l’exposition à la vitamine D est précoce : entre 10 et 19 ans, c'est-à-dire au moment du développement des seins.
La vitamine D est une vitamine liposoluble apportée par l’alimentation. Elle peut également être synthétisée par le corps après exposition aux rayons ultra-violets (UV) du soleil. La vitamine D existe sous plusieurs formes, chacune ayant un niveau d'activité différent. Le calciférol est la forme la plus active. Une fois la vitamine D produite dans la peau ou apportée par l’alimentation, elle est transformée dans le foie et le rein en forme physiologiquement active.
La principale fonction biologique de la vitamine D est de maintenir des niveaux adéquats de calcium et de phosphore dans le sang. En favorisant l'absorption de calcium, la vitamine D aide à former et conserver des os solides. Des recommandations ont été faites en 2001 en France par l'Afssa, selon lesquelles l’apport optimal pour un adulte serait de 5 µg/j (200 UI). Par rapport aux recommandations de 1992, ces valeurs ont été divisées par deux et leur niveau actuel est jugé trop bas par la quasi-totalité des experts internationaux. On retrouve la vitamine D dans la plupart des huiles de poisson, dans les poissons gras, le jaune d’œuf (cru) et dans le foie de bœuf.
Vitamin D and Reduced Risk of Breast Cancer: A Population-Based Case-Control Study, Julia A. Knight, Cancer Epidemiol Biomarkers Prev 2007 16: 422-429 doi: 10.1158/1055-9965.EPI-06-0865
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Le manque de vitamine D serait mauvais pour les artères
Le manque de vitamine D serait mauvais pour les artères
Une carence en vitamine D augmenterait le risque d’endommager les artères des jambes selon une nouvelle étude américaine.
Si vous voulez conserver vos artères en bon état, surveillez vos apports en vitamine D. C’est ce que suggère une nouvelle étude américaine : les gens qui présentent des taux de vitamine D trop bas ont davantage de risque de dommages au niveau des artères, en particulier dans les jambes.
Quand les artères périphérique sont lésées ou obstruées par des dépôts de graisse, le flux sanguin au niveau des jambes diminue. Pour savoir si cette maladie pouvait être liée aux apports en vitamine D, des chercheurs américains ont suivi plus de 4800 adultes.
Le docteur Michael Melamed et ses collègues de l’école de médecine Albert Einstein de New York ont mesuré le flux sanguin des jambes de volontaires tout en dosant leurs taux de vitamine D dans le sang. Ils se sont alors aperçus que ceux qui avaient un flux sanguin diminué présentaient des taux de vitamine D plus bas que les autres.
Les chercheurs ont ainsi calculé que les personnes qui avaient des taux de vitamine D les plus bas avaient deux fois plus de risque d’avoir des problèmes artériels par rapport à ceux qui avaient le plus de vitamine D.
Serum 25-Hydroxyvitamin D Levels and the Prevalence of Peripheral
Arterial Disease: Results from NHANES 2001 to 2004 Michal L. Melamed,
Paul Muntner, Erin D. Michos, Jaime Uribarri, Collin Weber, Jyotirmay
Sharma, and Paolo Raggi Arterioscler Thromb Vasc Biol.
2008;28:1179-1185; published online before print April 16 2008,
doi:10.1161/ATVBAHA.108.165886
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