08 novembre 2011

... un potentiel dans le lupus

L’effet immunomodulateur de la vitamine D

Un potentiel dans le lupus

0000aaaalupus

Une étude préliminaire présentée par une équipe française au Congrès de l’American College of Rheumatology (Chicago), suggère qu’une supplémentation en vitamine D aurait un rôle immunomodulateur favorable dans le lupus érythémateux disséminé, avec une amélioration de l’équilibre entre les cellules T régulatrices et celles produisant l’IL-17, ainsi qu’une réduction des lymphocytes B anormaux.

Dans le lupus érythémateux disséminé (LED), on sait qu’il existe des défauts de régulation des lymphocytes T helpers régulateurs (Tregs), des lymphocytes T produisant l’IL-17 (Th17), ainsi que des lymphocytes B (qui élaborent des anticorps anti-ADN). Un effet immunomodulateur de la vitamine D a récemment été trouvé dans des études in vitro, cette vitamine produisant une expansion des Tregs (capables de supprimer les réponses inflammatoires) et une réduction des Th17.

Conduits par Benjamin Terrier, les chercheurs du Département de médecine interne de la Pitié-Salpêtrière (Paris) ont mené une étude préliminaire prospective, chez 24 personnes souffrant de LED traitées par prednisone et/ou immunosuppresseur.

On a mesuré le statut de chaque personne vis-à-vis de la vitamine D. Les patients présentant un déficit (n = 20) ont reçu de la vitamine D (100 000 UI de cholécalciférol) une fois par semaine pendant quatre semaines, puis une fois par mois pendant six mois.

Les valeurs normales ont été récupérées au bout de deux mois. Sur le plan clinique, il n’y a pas eu de modification significative. Mais aucun des patients n’a éprouvé de poussée de la maladie, ni eu besoin d’une augmentation des doses du traitement.

Sur le plan biologique, on a assisté à une diminution des anticorps anti-ADN à deux et six mois. Simultanément, il y a eu une augmentation des cellules Tregs en parallèle à la supplémentation en vitamine D, à deux et six mois. La tendance s’observe à la fois sur les cellules T naïves et activées (mémoires).

Cette augmentation des cellules Tregs est aussi associée à une augmentation de l’expression des molécules leur permettant d’exercer leur fonction suppressive (GIRT et LAP).

Il y a aussi une réduction des cellules Th17 ainsi que des cellules B productrices d’anticorps à deux mois, ainsi que des cellules T CD8 + activées à six mois.

Pris ensemble, ces observations sont convergentes pour indiquer une normalisation des lymphocytes chez ces patients quand on leur donne une supplémentation en vitamine D.

Ces résultats préliminaires encourageants méritent des études contrôlées et randomisées.

› Dr BÉATRICE VUAILLE

 

-----------------

Source : http://www.lequotidiendumedecin.fr/

159-caillou

Autres à visiter m'appartenant !

A garder dans vos favoris.. 

06 MON LIVRE D'OR

06Les poèmes de Jenny

06La symphonie des mots

06 Ma page facebook

Posté par JennyPOETESSE à 19:46 - - Commentaires [0]


11 mai 2011

premier médicament approuvé depuis plus de 50 ans

Le lupus est une maladie auto-immune qui provoque l'apparition d'un érythème facial en forme de papillon. © NIH, Wikimedia, domaine public   Lupus

Premier médicament approuvé depuis plus de 50 ans

Anticorps monoclonal, le belimumab ou Belysta est le premier médicament antilupus approuvé par la FDA depuis cinquante-six ans ! D’une efficacité plutôt modeste, il offre tout de même aux patients un espoir de traitement contre cette maladie auto-immune pour laquelle les thérapies se font attendre.

Rare mais très invalidant, le lupus est une maladie dont les traitements existants sont peu efficaces. Comme tous les ans depuis 2004, une journée mondiale fixée au 10 mai est consacrée à cette maladie auto-immune, l’occasion d’annoncer l’autorisation récente de mise sur le marché par la Food and Drug Administration (FDA) d’une nouvelle molécule thérapeutique, le Belysta (aussi connu sous son nom générique, le belimumab).

Injecté par voie intraveineuse, le belimumab est destiné à lutter contre les effets indésirables de la maladie, sans pour autant s’attaquer à l’origine même du lupus. Les causes exactes de la maladie ne sont d’ailleurs toujours pas connues totalement, les médecins s’accordant tout de même à désigner la présence d’anticorps circulants antinucléaires (dirigés contre les constituants du noyau des cellules, dont lADN) comme l’un des éléments principaux permettant le diagnostic du lupus.

Lupus : maladie au masque de loup

Ainsi, chez les patients atteints, le système immunitaire s’emballe et les anticorps s’attaquent aux cellules de l’organisme, causant des symptômes variés plus ou moins invalidants. L’un d’eux est l’apparition d’une plaque rouge caractéristique sur le haut des joues et à la racine du nez en forme d’ailes de papillon (comme un masque de loup, d’où le nom de la maladie).

Parmi les différentes formes connues de lupus, la plus sévère est le lupus érythémateux systémique ou disséminé. Dans ce cas, c’est l’organisme entier qui est atteint, y compris les articulations, la peau, les reins, le cœur… Touchant principalement les femmes entre 15 et 40 ans, le lupus apparaît essentiellement après un événement particulier tel une grossesse, un stress ou une prise de médicament.

La cytokine BLyS, aussi connue sous le nom de BAFF ou de TNFLSF13B, possède une structure moléculaire complexe.
La cytokine BLyS, aussi connue sous le nom de BAFF ou de TNFLSF13B, possède une structure moléculaire complexe. © Emw, Wikimedia, CC by-sa 3.0

Réduire le nombre de lymphocytes B anormaux

Le nouveau médicament, approuvé par l’agence américaine le 9 mars 2011, est un anticorps monoclonal humain (une population d’anticorps strictement identiques, synthétisés in vitro par des cellules dans lesquelles le gène de l’anticorps a été inséré), qui reconnaît spécifiquement la cytokine BLyS (stimulateur des lymphocytes B) et inhibe son activité biologique.

Habituellement, cette cytokine soluble dans le sang participe à la différenciation et à la sélection des lymphocytes B, mais un taux trop élevé de cette protéine peut entraîner une mauvaise sélection des lymphocytes et la synthèse d’anticorps dirigés contre le soi. Le belimumab devait donc permettre de réduire le nombre de lymphocytes B anormaux, qui est élevé chez les patients atteints de lupus.

Des essais cliniques mitigés

Ajoutée aux traitements classiques (corticostéroïdes, immunosuppresseurs, antipaludéens et anti-inflammatoires non stéroïdiens), l’administration de belimumab a été testée au cours de deux essais cliniques rassemblant 1.684 volontaires. Selon les résultats obtenus, les patients ayant reçu l’anticorps ont vu leurs symptômes diminuer par rapport à ceux ayant reçu le placebo, et ont ainsi pu diminuer les doses des autres traitements, qui sont à l’origine d’effets secondaires gênants voire dangereux.

Malheureusement, le traitement est loin d’être miraculeux puisqu'un nombre limité de patients a obtenu un effet positif. De plus, les catégories de populations les plus touchées, pour le nombre et la sévérité de la maladie (les Afro-Américains), ne bénéficient pas des effets positifs de la molécule. Davantage de décès et d’infections sévères auraient aussi été constatés parmi les personnes ayant reçu le belimumab comparativement au placebo.

Malgré ces échecs, des espoirs sont suscités chez les patients en manque de traitement, le belimumab étant le premier médicament (depuis cinquante-six ans) contre le lupus dont la mise sur le marché est autorisée par la FDA. Avant lui, l’aspirine avait été autorisée dans le traitement de la maladie en 1948 et l’hydroxychloroquine et les corticostéroïdes en 1955.

 

---------

Source : http://www.futura-sciences.com/fr/sante/

Posté par JennyPOETESSE à 10:25 - - Commentaires [0]
  1