27 février 2012

Nouveaux espoirs


Nouveaux espoirs


Face à la progeria


Extrêmement rare, la progeria entraîne un vieillissement accéléré, de jeunes enfants se trouvant ainsi frappés par des maladies de l’âge. Aujourd’hui, la recherche offre des espoirs face à cette terrible maladie. Le point avec le Dr Annachiara De Sandre-Giovannoli, praticien hospitalier dans le Département de Génétique Médicale et chercheur Inserm à La Timone à Marseille. 

Doctissimo : Qu’est-ce que la progeria ?

ProgeriaDr Annachiara De Sandre-Giovannoli : Décrite pour la première fois en 1886 par le Dr Hutchinson, puis en 1904 par le Dr Gilford, la progeria, ou syndrome de Hutchinson-Gilford, est une maladie extrêmement rare qui touche un nouveau-né sur 4 à 8 millions de naissances. Caractérisée par un vieillissement prématuré et accéléré, elle touche aussi bien les filles que les garçons et donne à ces enfants l’apparence et certaines pathologies d’une personne âgée : alopécie (perte de cheveux), peau fine (absence de graisse sous cutanée), hypoplasie des ongles (lits de l'ongle petits), raideur articulaire, problèmes cardiovasculaires, ostéolyses (destruction du tissu osseux) et artériosclérose (dégénérescence des artères pouvant entraîner des obstructions par des plaques d’athéromes) sévère et disséminée… Seulement 150 cas ont été décrits dans la littérature, et actuellement, on estime entre 50 et 100 le nombre d’enfants touchés à travers le monde (2 en France, 25 en Europe).

Doctissimo : Quelle est la cause de la progeria ?

Dr Annachiara De Sandre-Giovannoli : En 2003, notre équipe dirigée par Nicolas Lévy, en parallèle de l’équipe américaine dirigée par Francis Collins, a mis à jour l’implication du gène LMNA. Ce gène est à l’origine de la production des protéines appelées Lamines A et C qui se localisent dans les noyaux des cellules.

Dans sa forme classique (il existe de très nombreuses pathologies progéroïdes apparentées), la progeria est due à la survenue d’une mutation spécifique de ce gène appelée "p.G608G". Cette mutation survient dans les cellules germinales du père ou de la mère (spermatozoïde ou ovule) - vraisemblablement à cause d’un âge avancé - de façon tout à fait aléatoire sans qu’on puisse la prévenir. L’enfant malade porte alors cette mutation dans toutes ses cellules.

Doctissimo : Quand peut-on poser le diagnostic ?

Dr Annachiara De Sandre-Giovannoli : In utero, on ne peut pas voir de signes de cette maladie. Les enfants naissent et ce n’est qu’à partir de 6 mois à 1 an qu’on la détecte. Le premier signe est une cassure dans les courbes de croissance (poids et taille) chez ces enfants qui ne se développent pas normalement. Vers 1 an, ils commencent ensuite à perdre leurs cheveux, développent des signes cutanés de type sclérodermiforme (différence de coloration de la peau), une fonte du tissu adipeux sous-cutané (peau fine) et de la masse musculaire, une raideur articulaire…

Avec la connaissance de la maladie que nous avons actuellement, certains pédiatres arrivent à la diagnostiquer très précocement grâce à une toute petite veine qui apparaît à la racine du nez et à une morphologie faciale évocatrice du syndrome.

Doctissimo : Quelle est l’espérance de vie de ces enfants ?

Dr Annachiara De Sandre-Giovannoli : Il y a eu un seul cas décrit d’homme ayant vécu jusqu’à 45 ans. En moyenne, les enfants décèdent à l’âge de 13 ans, généralement d’un infarctus du myocarde. A cet âge, ils ont généralement atteint une taille d’1,10 m pour un poids d’environ 15 kg.

Doctissimo : Où en est la recherche sur cette maladie ?

Dr Annachiara De Sandre-Giovannoli : On sait aujourd’hui que la maladie est liée à l’accumulation de progérine, une protéine anormale dérivée de la lamine A. Cette forme ne peut pas être métabolisée normalement et s’accumule de façon massive dans toutes les cellules des patients. Au fur et à mesure, cette accumulation va être à l’origine des anomalies qu’on va observer chez les patients atteints.

Il a récemment été montré que nous accumulons tous cette protéine anormale mais à un très bas niveau. C’est l’accumulation massive de cette protéine anormale qui va perturber le fonctionnement nucléaire, altérant la forme des noyaux dans les cellules, les processus de réparation des dégâts de l’ADN et de production de très nombreuses protéines... Résultat : les cellules ont une capacité réduite de prolifération, un vieillissement et une mort précoce.

Doctissimo : Quelles sont les pistes de traitement ?

Dr Annachiara De Sandre-Giovannoli : En 2008, en collaboration avec des chercheurs de l’université d’Oviedo dirigés par Carlos Lopez-Otin, nous avons pu tester l’efficacité de l’association de 2 molécules sur des cellules des patients et sur des souris modèles de la maladie : une statine, la pravastatine, (molécule utilisée pour réduire les taux de cholestérol et traiter ou prévenir les dépôts graisseux dans les vaisseaux, ndlr) et le zolédronate, un bisphosphonate (utilisé pour prévenir les complications de certains cancers et corriger le processus d’ostéoporose, ndlr). On a réussi à modifier qualitativement la progérine (moins de formes mutées) chez les souris, et donc à en réduire la toxicité et les différents effets nocifs.

Dans ce premier test, la durée de vie des souris a été améliorée (moyenne de 179 jours contre 101 pour les souris non traitées, ndlr), ainsi que leur densité osseuse1. On a donc pu utiliser cette base préclinique encourageante pour proposer un essai thérapeutique de cette bithérapie sur des enfants malades. L’essai, développé avec l'aide du Ministère de la Santé et de l'AFM (à l’origine du Téléthon, ndlr), a débuté en octobre 2008 et inclut 12 petits Européens âgés de 3 à 13 ans. Il devrait s’achever en juin 2013. On ne peut donc pas encore aujourd’hui se prononcer sur les résultats de l’essai à ce stade.

Doctissimo : Face à cette maladie génétique, une approche par thérapie génique est-elle possible ?

Dr Annachiara De Sandre-Giovannoli : En 2011, notre équipe dirigée par Nicolas Lévy, encore en collaboration avec l’équipe de Carlos Lopez-Otin à Oviedo, a produit et caractérisé un nouveau modèle murin qui reproduit très fidèlement les mécanismes et les signes de la maladie humaine. Sur ce modèle, nous avons ensuite obtenu la première preuve de principe in vivo qu’une approche de thérapie génique (de type "antisens") visant à réduire les quantités de progérine produite pouvait être efficace. En effet, les souris traitées ont présenté un allongement de la durée de vie (111 à 155 jours en moyenne) et une amélioration de différents paramètres de maladie2.

Nous cherchons actuellement à définir la meilleure stratégie pour transposer ce type de traitement chez les enfants dans le cadre d’un nouvel essai clinique, en alternative ou en complément de l’approche utilisée dans le premier essai.

Anne-Flore Gaspar-Lolliot - Février 2012

1 - Combined treatment with statins and aminobisphosphonates extends longevity in a mouse model of human premature aging - Varela I, Pereira S, Ugalde AP, Navarro CL, Suárez MF, Cau P, Cadiñanos J, Osorio FG, Foray N, Cobo J, de Carlos F, Lévy N, Freije JM, López-Otín C - Nat Med. 2008 Jul;14(7):767-72 (abstract accessible en ligne)

2 - Splicing-directed therapy in a new mouse model of human accelerated aging. Osorio FG, Navarro CL, Cadiñanos J, López-Mejía IC, Quirós PM, Bartoli C, Rivera J, Tazi J, Guzmán G, Varela I, Depetris D, de Carlos F, Cobo J, Andrés V, De Sandre-Giovannoli A, Freije JM, Lévy N, López-Otín C. Sci Transl Med. 2011 Oct 26;3(106):106ra107 (abstract accessible en ligne)

www.orpha.net
Fiche consacrée à la progeria



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http://www.doctissimo.fr/

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12 janvier 2012

Essai de thérapie génique


Essai de thérapie génique


Dans une maladie 


Neuromusculaire rare


La revue « Brain » publie les résultats encourageants d’un essai français de thérapie génique de phase I dans une maladie neuromusculaire rare, la gamma-sarcoglycanopathie.

Cet essai, débuté en 2006 à l’initiative de Généthon, a été mené à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière au sein de l’Institut de Myologie et du service de médecine interne par les Prs Serge Herson et Olivier Benveniste.

L’objectif de ce travail était d’évaluer la tolérance à l’injection locale de doses croissantes d’un vecteur viral AAV portant le gène normal de la gamma-sarcoglycane (gammaSGC), la réaction immunitaire locale et systémique ainsi que la qualité du transfert de gène dans les muscles injectés, en termes d’efficacité, d’expression et de distribution.

De décembre 2006 à décembre 2009, 9 malades non ambulatoires âgés de 16 à 38 ans, ont été inclus dans cet essai. Trois doses de vecteurs viraux AAV1 transportant le gène normal ont été injectées dans un muscle de l’avant-bras. Un mois plus tard la zone traitée a été biopsiée.

Les résultats sont encourageants 

- les injections ont été bien tolérées, sans effets indésirables physiques ou biologiques ;

- chez 5 patients, on a détecté la présence d’ARN du gène thérapeutique ;

- l’analyse histochimique du muscle ayant reçu l’injection montre l’expression de la protéine gammaSGC chez les 3 patients qui ont reçu la dose la plus forte ; chez l’un de ces 3 patients, la protéine normale s’exprime en western Blot dans les fibres musculaires. Ce qui signifie que, grâce à la thérapie génique, la protéine manquante est donc à nouveau produite.

« Les résultats de cet essai vont au-delà de nos espérances, indique le Pr Herson, outre le constat de l’absence de toxicité du traitement qui était l’objectif principal de cette étude, nous avons pu avancer sur d’autres aspects comme l’organisation pratique d’un tel essai, l’immunologie et même la dose optimale pour traiter efficacement un ensemble de muscles. Ce résultat est d’autant plus intéressant qu’il signifie que nous avons établi la dose à partir de laquelle le traitement devient efficace. Or, là encore, c’est un fait rarissime pour un essai de phase I. »

› Dr EMMANUEL DE VIEL

« Brain » du 11 janvier 2012.



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Source : http://www.lequotidiendumedecin.fr/

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05 janvier 2012

Charcot-Marie-Tooth


Charcot-Marie-Tooth


Le point commun entre nerfs et reins


Pourquoi la maladie de Charcot-Marie-Tooth, caractérisée par une atteinte neurologique, est-elle parfois associée à une maladie rénale ? Une équipe française a découvert le rôle majeur d’un gène exprimé à la fois dans les cellules de Schwann et les podocytes.

La maladie de Charcot-Marie-Tooth (MCMT) est une maladie neurologique héréditaire qui touche environ une personne sur 2 500. Elle se caractérise par une faiblesse musculaire progressive qui atteint notamment les extrémités des membres. Elle est liée à une atteinte des nerfs périphériques, d’où perturbation de la conduction de l’influx nerveux.

Des cas de maladie rénale ont été rapportés chez des patients atteints de MCMT mais, jusqu’à présent, aucune base génétique ou physiologique commune n’a été décrite pour expliquer cette association.

Il y a quelque temps, des mutations du gène INF2 ont été décrites chez des patients atteints de maladie rénale. Or, il se trouve que certaines protéines interagissant avec la formine INF2, codée par le gène INF2, sont étroitement liées au processus de myélinisation. C’est dans ce contexte que l’équipe de Corinne Antignac (Unité mixte de recherche INSERM/Université Paris-Descartes, hôpital Necker, Paris) a émis l’hypothèse selon laquelle des mutations d’INF2 seraient impliquées dans la MCMT et a cherché à expliquer le point commun entre l’atteinte rénale et l’atteinte neurologique.

Les chercheurs français ont analysé les profils génétiques de 16 patients atteints à la fois d’une MCMT et d’une maladie rénale. Résultat : dans 75 % des cas, le gène INF2 est muté.

La mutation du gène INF2 est une cause majeure de l’association entre la MCMT et la maladie rénale, explique Corinne Antignac. Les chercheurs ont montré que la protéine INF2 codée par le gène INF2 est localisée à la fois dans les podocytes et les cellules de Schwann.

Lorsque le gène INF2 est muté, les chercheurs ont « observé la désorganisation du squelette des podocytes et des cellules de Schwann, qui assure normalement le déplacement de protéines telles que celles de la myéline et son maintien le long des terminaisons nerveuses ». En l’absence de myéline, l’influx nerveux est ralenti.

Il reste à élucider le rôle potentiel de certaines protéines de la myéline présentes au niveau des podocytes, qui expliquerait les lésions rénales.

Par ailleurs, les chercheurs pensent que ce type de mutation est en cause dans d’autres maladies comme la surdité observée chez certains patients atteints de MCMT car on sait que des anomalies d’une protéine de la famille d’INF2 peuvent induire une surdité.



› Dr EMMANUEL DE VIEL

Olivia Boyer et coll. « New England Journal of Medicine » du 2 décembre 2011.

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09 novembre 2011

Péril sur les médicaments ?

Maladies rares

 

Péril sur les médicaments ?

Le colloque "Rare 2011", qui se tient actuellement à Montpellier, rassemble des experts des médicaments. Ces derniers s'inquiètent du climat de défiance vis-à-vis des médicaments "orphelins" destinés au traitement des maladies rares.

Des médicaments orphelins plus chers car destinés à moins de patients
Des médicaments orphelins plus chers car destinés à moins de patients

Alors que la France sort à peine de l'histoire du Mediator qui a fait grand bruit, on tire à boulets rouges sur les médicaments dits « orphelins », ceux qui traitent les maladies rares. Il faut dire qu'entre ce climat de défiance vis-à-vis des médicaments et la crise économique mondiale, la suspicion est de mise.

Une maladie est qualifiée de rare quand elle touche moins de 2.000 personnes selon les seuils autorisés en Europe. En France, elle est rare si moins de 30.000 personnes en sont atteintes.

Sur les 5.000 à 8.000 maladies rares répertoriées aujourd'hui, « 200 sont moyennement rares, les autres sont extrêmement rares », a précisé Christel Nourissier, d'Eurordis (association européenne pour les maladies rares)

Pas de « fatalité »

Le colloque « Rare 2011 » rassemble actuellement à Montpellier des experts qui s'inquiètent de cette réserve envers les médicaments orphelins. Ils peuvent bénéficier d'une réglementation européenne incitative depuis 2000 : réduction des frais d'autorisation de mise sur le marché, exclusivité commerciale de dix ans, possibilité de mesure d'aide au niveau national.

Alors on peut se demander s'il faut remettre en cause leur statut particulier. Sont-ils trop chers ? « Les malades qui souffrent de maladies rares ont droit à des traitements aussi efficaces et sûrs que les autres », a martelé Christel Nourissier. La solidarité doit donc primer, et ce quel que soit le prix de ces médicaments. Mais pas de « fatalité » non plus : les associations de malades doivent s'impliquer un peu dans la mise en place d'essais cliniques, selon Christel Nourissier.

Les représentants de l'industrie pharmaceutique sont de leur côté contre les amendements des sénateurs qui durcissent la procédure réglementaire. Ils plaident pour la spécificité des ces médicaments qui s'adressent à un petit nombre de patients. Les prix des médicaments orphelins sont donc plus élevés, d'autant que leur production et leur distribution se fait par petits lots, comme l'ont souligné les représentants de l'industrie pharmaceutique.

Par ailleurs, il est très difficile de réaliser une étude clinique sur les maladies rares, les manifestations cliniques étant souvent différentes d'un patient à l'autre. « Quand on développe un nouveau médicament pour le diabète, on bénéficie de 30 années d'expérience », a déclaré Annick Schwebig, PDG d'Actelion Pharmaceuticals France, alors que pour une maladie rare, le développement part de rien. « Quand on rajoute des études à des études et qu'on les divise par un faible nombre de patients, ça ne fait qu'augmenter les prix », a ajouté Antoine Ferry, président des laboratoires CTRS.

Les ventes en France de médicaments orphelins représentaient 930 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2009 (dont les 2/3 réalisés à l'hôpital), soit 3,5 % des ventes de médicaments remboursables.

On prévoit de développer de 8 à 12 nouveaux médicaments orphelins autorisés par an en Europe dans les prochaines années. Un chiffre loin du « fantasme » d'explosion redoutée selon Christel Nourissier.

 

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Source : http://www.francesoir.fr/

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08 octobre 2011

La Haute Autorité de Santé (HAS) publie son rapport annuel d’activité 2010

La Haute Autorité de Santé (HAS) publie son rapport annuel d’activité 2010

La Haute Autorité de Santé (HAS) est chargée : d’évaluer scientifiquement l’intérêt médical des médicaments, des dispositifs médicaux et des actes professionnels et de proposer ou non leur remboursement par l’Assurance maladie ; de promouvoir les bonnes pratiques et le bon usage des soins auprès des professionnels de santé et des usagers de santé ; d’améliorer la qualité des soins dans les établissements de santé et en médecine de ville ; de veiller à la qualité de l’information médicale diffusée ; d’informer les professionnels de santé et le grand public et d’améliorer la qualité de l’information médicale ; et de développer la concertation et la collaboration avec les acteurs du système de santé en France et à l’étranger. La HAS vient de publier son rapport d’activité 2010, disponible en ligne. Une partie de son activité concerne directement les maladies rares.

L’institution évalue les centres de référence maladies rares

La prise en charge des maladies rares constitue une priorité inscrite dans la loi relative à la politique de santé publique du 9 août 2004 prévoyant la mise en place de « Centres de référence » labellisés. La HAS est missionnée par le Plan national maladies rares pour conduire l’évaluation externe des quelque 130 centres de référence maladies rares (CMR) dans le cadre de la procédure de renouvellement de leur labellisation. Ce label est délivré pour une période de cinq ans et son renouvellement est soumis à la décision du ministre de la Santé après une procédure d’évaluation des centres conduite par la HAS en collaboration avec la Direction de l’hospitalisation et de l’offre de soins (DHOS, devenue DGOS, Direction générale de l’offre de soins) et la Direction générale de la santé (DGS). Trente-trois évaluations externes ont été conduites en 2010 par la HAS. Ces évaluations ont été menées par deux experts : un expert maladies rares, désigné par la DGOS parmi les professionnels des centres de référence, et un expert-visiteur HAS, réalisant les visites de certification de la HAS, et appartenant à la catégorie directeur d’hôpital ou directeur des soins exerçant en CHU. Initiée en 2009, cette démarche sera poursuivie jusqu’en 2012. Tous les centres de référence labellisés pendant le premier Plan auront alors été évalués.

La transparence

La Commission de la transparence a pour mission d’évaluer et de donner un avis sur les médicaments en vue de leur inscription sur la liste des médicaments remboursables en ville et/ou pris en charge à l’hôpital. L’avis de la Commission éclaire d’un point de vue scientifique et médical le ministère de la Santé sur l’intérêt thérapeutique d’un médicament (service médical rendu – SMR) et le progrès qu’il apporte par rapport aux traitements existants (amélioration du service médical rendu – ASMR). Cet avis constitue l’appréciation scientifique à partir de laquelle le ministère décide du remboursement et fixe le prix du médicament dans le cadre d’une négociation entre le CEPS (Comité économique des produits de santé) et le laboratoire pharmaceutique exploitant. La Commission de la transparence a jugé que, parmi 130 nouveaux médicaments, 14 apportaient un progrès thérapeutique et s’est prononcée sur le caractère présumé innovant de certains médicaments dans le cadre d’un processus d’évaluation accéléré. Parmi ces traitements figurent des médicaments pour des maladies rares telles que les cryopyrinopathies (CAPS), des hémophilies liées à un déficit en facteur XIII, le purpura thrombopénique auto-immun idiopathique chronique ou aussi certaines pathologies malignes hématologiques.

Parmi d’autres actions dans les domaines des maladies rares et/ou médicaments orphelins, la HAS a produit en 2010 cinq protocoles nationaux de diagnostic et de soins (PNDS) pour les maladies rares. Ces guides, à destination des médecins, décrivent la prise en charge optimale de la maladie et listent les actes et prestations nécessaires à la prise en charge des malades. Ils sont réalisés par les centres de référence labellisés en lien avec la HAS. A ce jour, 39 PNDS sont en ligne sur le site de la HAS et sur Orphanet.

Consulter le rapport annuel de la HAS

 

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Source : http://www.orpha.net/consor/cgi-bin/index.php?lng=FR

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28 septembre 2011

Des modèles humains de neurone pour étudier les maladies rares

Des modèles humains de neurone pour étudier les maladies rares

Des chercheurs de l’INSERM et de l’Institut Pasteur sont parvenus à réaliser pour la première fois, un modèle humain de neurone permettant d’étudier la maladie pédiatrique de Sanfilippo, une affection neuro-dégénérative rare et incurable. « Ce modèle est un outil de choix pour identifier (d’éventuels) axes thérapeutiques », expliquent les responsables des deux instituts.

La prévalence de cette maladie est aujourd’hui peu renseignée. En Australie par exemple, elle s’établit à 1 cas pour 67 000 enfants. Cette affection est la conséquence d’une accumulation de molécules - des mucopolysaccharides - dans plusieurs types de tissus de l’organisme humain. « En raison d’une mutation génétique, l’organisme ne parvient plus à les éliminer. Leur présence devient alors toxique, en particulier pour le cerveau », explique Delphine Bohl, chercheuse au sein de l’Unité mixte Institut Pasteur et INSERM, à Paris. Les petits malades accusent un retard mental important, qui se manifeste vers l’âge de 3 ou 4 ans. Ils meurent ensuite prématurément, avant l’âge de 30 ans. Aucun traitement ne permet aujourd’hui de guérir la maladie.

« Jusqu’à présent, seuls des modèles murins de neurones – c’est-à-dire des modèles expérimentaux mis en œuvre chez le rongeur, n.d.l.r. - étaient disponibles. L’accès aux neurones des malades était impossible », explique Delphine Bohl. Avec son équipe, elle est donc parvenue à mettre au point ce premier modèle humain de neurone pour la maladie de Sanfilippo, à partir de cellules cutanées prélevées sur des malades.

« Dans un premier temps, ces cellules ont été programmées en cellules souches dites ‘pluripotentes induites’, capables de se différencier en n’importe quel type de cellule de l’organisme. Les cellules souches ainsi obtenues ont ensuite été poussées à se différencier en neurones ». Le procédé utilisé par les chercheurs est exploitable pour la création de modèles expérimentaux humains d’autres maladies du cerveau. Actuellement d’ailleurs, l’équipe de Delphine Bohl travaille au développement d’un modèle humain pour la sclérose Latérale Amyotrophique (SLA), une autre affection incurable.

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Source : INSERM, Institut Pasteur, Destination Santé SAS

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17 mai 2011

les oubliées de la recherche médicale

Maladies rares

les oubliées de la recherche médicale

Les maladies rares, appelées aussi maladies orphelines, sont des maladies qui touchent moins de 0.05% de la population, soit environ 1 personne sur 2000. Il existe entre 5000 et 8000 maladies différentes et les maladies rares genetiques représentent 80%. Pour quelques cas, la raison est infectieuse ou inconnue. Ces pathologies sont incurables pour deux raisons. Le premier facteur est l'origine génétique qui empêche tout traitement. La deuxième raison est commerciale. En effet, la recherche dans le domaine de la maladie rare est quasi nulle; avec moins de 30 000 individus par maladie, voire quelques centaines et quelquefois seulement une dizaine de cas dans le monde, entamer des recherches médicales couteuses n'est pas rentable. La seule perspective de traitement est d'essayer d'améliorer la qualité et l'espérance de vie.

Les maladies rares sont caractérisées par des douleurs chroniques, une évolution handicapante, avec souvent une issue mortelle. Parmi ces maladies rares, on peut citer par exemple des maladies cardiaques rares ( maladie de Buerger, maladie de Takayasu, le lymphoedème primitif, le syndrome d'Ehlers-Danlos vasculaire...), des maladies infantiles rares , qui sont souvent des maladies rares genetiques (mucoviscidose, progeria, leucodystrophie, myopathie de Duchenne, maladie des os de verre , maladie de l'homme de pierre...). La liste ne s'arrête malheureusement pas là.

Si la plupart de ces pathologies sont détectées avant l'âge de 2 ans, la moitié des maladies rares apparaissent à l'âge adulte, comme la maladie de Charcot ou la maladie de Crohn. La difficulté de diagnostic est un vrai problème. Il existe si peu de cas que, bien souvent, il faut des mois, voire plus, avant d'identifier la maladie. Cette étape est fondamentale afin de diriger le patient vers un médecin spécialisé et d'apporter le traitement qui soulagera les symptomes.

Ces maladies, "oubliées" de la recherche médicale, sont un vrai dilemme pour les laboratoires, tiraillés entre le désir de soigner et l'objectif commercial. Malgré tout, il est important de saluer le travail des associations, qui, grâce aux dons récoltés, permettent d'améliorer le quotidien des malades et surtout de financer des programmes de recherche médicale et de thérapies géniques, porteurs d'espoir et de guérison pour tous ces malades orphelins...

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http://www.francetop.net

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22 mars 2011

Maladies rares

Maladies rares

Prises isolément, elles sont très rares mais touchent au total un grand nombre de personnes, plus de  6 % de la population. Les maladies dites rares posent la double question de la nécessité d’une approche de l’exception dans le système de santé et d’une approche globale d’un groupe de maladies. Comment se déroulent le diagnostic et la prise en charge ? Quelles sont les difficultés spécifiques aux maladies orphelines ? Petit tour d’horizon de la question.

Les maladies rares en bref : entre communauté et diversité

Définition  

Les maladies dites rares se définissent par leur prévalence : elles ne touchent qu’un nombre restreint de personnes au regard de la naissance dans la population générale. Soit  une personne sur 2 000 selon le seuil retenu en Europe. Cinq maladies nouvelles sont décrites chaque semaine.

Or, comme on compte aujourd’hui près de 8 000 maladies rares, on estime que c’est 1 personne sur 20 qui est touchée, par ce type de maladie soit 6% de la population en France, 27 millions en Europe et 27 aussi en Amérique du Nord. Si les maladies sont rares, les malades, eux, sont donc nombreux.

Le statut de maladie rare est, par ailleurs, assez instable : une maladie rare peut être beaucoup plus fréquente dans un type de population que dans d’autres. C’est le cas par exemple de la drépanocytose, une maladie de l’hémoglobine qui, absente dans la population noire les Blancs est de fréquence élevée chez les Noirs originaires d’Afrique.

Un grand nombre de ces maladies sont dites orphelines parce que les populations malades ne bénéficient d’aucune réponse thérapeutique.

Les maladies rares sont génétiques à 80%, les autres étant  infectieuses (bactériennes, virales), allergiques, auto-immunes, cancéreuses…. Dans les maladies génétiques, on trouve :

  • les maladies monogéniques qui résultent de la mutation d’un seul gène (mucoviscidose, hémophilie) ;
  • les maladies mitochondriales, dont la cause réside dans l’altération du génome de la mitochondrie, qui sont transmises exclusivement par la mère (certaines encéphalomyopathies, atrophie optique de Leber) ;
  • les maladies polygéniques (ou multigéniques), les plus fréquentes, dans lesquelles plusieurs gènes sont impliqués ;
  • les maladies plurifactorielles dans lesquelles, à côté de l’altération de plusieurs gènes de prédisposition, interviennent des facteurs environnementaux ;
  • les maladies résultant d’aberrations chromosomiques. Le plus souvent, elles sont génétiques et provoquées par l’existence d’un chromosome (ou d’une partie d’un chromosome) excédentaire, ou par l’absence d’un chromosome dans une paire (trisomie 21).

Même si l’on estime que 70% d’entre elles se manifestent à la naissance ou dans les années qui suivent, les maladies rares mettent parfois 30 à 50 ans avant de se déclarer. C’est le cas de  la maladie d'Huntington, la maladie de Crohn, la maladie de Charcot-Marie Tooth ou la sclérose latérale amyotrophique.

Parmi les maladies rares les plus fréquentes, citons :

  • La drépanocytose qui touche 15 000 malades en France ;
  • La maladie de Ménière qui se traduit par de la surdité, des acouphènes et des vertiges ;
  • La maladie de Charcot-Marie-Tooth qui se caractérise par une atrophie musculaire et une neuropathie sensitive progressive touchant les extrémités des membres avec souvent des pieds creux associés ;
  • Le syndrome de Turner qui se traduit par différentes malformations chez des femmes qui n’ont qu’un chromosome X ;
  • Le syndrome de Marfan dans lequel le tissu conjonctif est altéré et qui se traduit par des manifestations cardiovasculaires, squelettiques et oculaires ;
  • La fibrose pulmonaire idiopathique qui se caractérise par la formation de tissu cicatriciel dans les poumons sans raison aucune.

Parmi les maladies rares les plus connues, citons :  

  • La mucoviscidose ;
  • La maladie des enfants de la lune qui empêchent les malades de recevoir la lumière du jour ;
  • La maladie des os de verre, ou ostéogenèse imparfaite, qui rend les os extrêmement fragiles ;
  • La maladie de Crohn qui est une maladie inflammatoire chronique intestinale ;
  • La maladie de Huntington qui est dégénérescence neuronale affectant les fonctions motrices et cognitives et aboutissant à une démence ;
  • La myopathie de Duchenne qui est une dystrophie musculaire progressive.  

 Caractéristiques

Les maladies rares présentent une grande diversité d'expression, entre les maladies, mais aussi, pour une maladie donnée, une diversité des degrés d'atteintes et d'évolutions de chaque individu.

En dépit de leur grande hétérogénéité, les maladies rares présentent des caractéristiques communes. Ces maladies présentent quasi constamment certaines caractéristiques. Ce sont des maladies :

  • invalidantes, avec une qualité de vie dégradée et une perte d'autonomie ;
  • où la douleur du malade occupe une place importante ;
  • pour lesquelles il n'existe pas de traitement, mais des moyens pour  soulager les symptômes, ce qui améliore quelque peu la qualité de vie ;
  • rares, évolutives, chroniques
  • avec mise en jeu du pronostic vital dans presque la moitié des cas.

Entravant l’autonomie, les maladies rares empêchent souvent de :

  • Bouger dans le cas des myopathies par exemple ;
  • Voir pour les rétinites ;
  • Respirer pour la mucoviscidose ;
  • Résister aux infections pour les déficits auto-immunes ;
  • Comprendre pour les maladies de l’X fragile.

Une situation d’handicap enfin reconnue : les « Plans nationaux Maladies rares »

Les personnes atteintes par les maladies rares rencontrent presque toutes  les mêmes types de difficultés. Ces difficultés concernent le délai dans le diagnostic, l'information et l'orientation vers les professionnels compétents, l'accès à des soins de qualité, la prise en charge globale sociale et médicale de la maladie, la coordination des soins hospitaliers et de ville, l'autonomie et l'insertion sociale et professionnelle.

Grâce notamment à l’action des associations, le concept de maladies rares fait l’objet d'une prise de conscience dans la sphère publique. En 2005 a été pris par les pouvoirs publics un engagement fort à travers le « Plan national maladies rares ». Celui-ci s’articule autour de 10 axes clés : mieux connaître l’épidémiologie de ces maladies, reconnaître leur spécificité, développer l’information et la formation, organiser le dépistage et l’accès aux tests diagnostiques. Mais aussi améliorer l’accès aux soins et la qualité de la prise en charge, poursuivre l’effort en faveur des médicaments orphelins, répondre aux besoins spécifiques d’accompagnement, promouvoir la recherche, développer les partenariats nationaux et internationaux.

Le 28 février 2011 a été dévoilé un seconde « Plan national maladies rares » très attendu mais en deçà des attentes des associations, les propositions émises n’étant réalisables qu’avec des moyens financiers conséquents qui ne sont pour le moment pas alloués.

Enjeu médical

Diagnostic et traitement

Certaines maladies sont si rares que trouver le professionnel de santé qui émettra le bon diagnostic peut prendre un certain temps. Qui plus est, certaines maladies n’ont pas encore été décrites.

Il faut aussi garder à l’esprit que, bien souvent, les maladies rares n’ont pas de traitement curatif. En effet, pour la plupart des maladies rares d’origine génétique, on ne dispose pas à ce jour de traitement. Cependant, même en l’absence de traitement curatif, il est toujours possible de proposer aux malades une prise en charge thérapeutique afin d’améliorer l’espérance de vie et surtout les conditions de vie. On peut notamment lutter contre la douleur ou traiter les manifestations gênantes. Certains appareillages peuvent aussi permettre d’améliorer l’autonomie des malades lorsqu’il existe un handicap.

La recherche

Dans le cadre du premier « Plan national Maladies rares », 72 millions d’euros de fonds publics ont été investis dans la recherche. De plus, les associations ont poursuivi leurs efforts pour financer la recherche : un grand nombre d’entre elles soutiennent, en effet, des programmes de recherche grâce aux fonds collectés. Ainsi, grâce aux dons du Téléthon, l’Association Française contre les Myopathies (APM) a, par exemple, investi plus de 60 millions d’euros en 2009 dans la recherche sur les maladies rares.

Trois domaines de recherche peuvent être identifiés :

  • La recherche fondamentale qui vise, par exemple, à identifier le gène d’une maladie ;
  • La recherche physiopathologique qui a pour objet de comprendre les mécanismes d’apparition de la maladie ;
  • La recherche thérapeutique qui a pour objectif de mettre en place des traitements.

La durée d’essais thérapeutiques débouchant sur un traitement est estimée entre 7 à 12 ans entre le début des essais et la mise à disposition du traitement. Le temps de la recherche n’est donc pas celui des patients.

Les médicaments orphelins

Sous sa présidence en 1999, la France est à l’origine de l’adoption, en 2000, du « Règlement européen sur les médicaments orphelins » favorisant le développement des innovations thérapeutiques dans ce domaine.

Les médicaments orphelins sont des médicaments utilisés pour le diagnostic, la prévention ou le traitement de maladies rares létales ou très graves. Ils sont dits « orphelins » parce que l'industrie pharmaceutique n'a que peu d'intérêt, dans les conditions de marché habituelles, à développer et à commercialiser des produits destinés à un nombre très limité de patients. Pour les entreprises pharmaceutiques, le coût de mise sur le marché d'un produit préconisé dans une maladie rare ne serait pas couvert par les ventes attendues sur ce marché sans des incitations ou des soutiens publics. Par son soutien envers les industries pharmaceutiques, le règlement européen a permis d'encourager la recherche, le développement et la commercialisation des médicaments orphelins en Europe. Ainsi, en dix ans, 728 médicaments orphelins ont été désignés comme tel et 60 ont reçu une autorisation de mise sur le marché.

La demande d’appellation de « médicament orphelin » peut être faite à n’importe quelle étape de l’élaboration d’un médicament, dès qu’une preuve scientifique suffisante est  apportée. La recherche peut donc, par conséquent, être préclinique  - pas encore testée sur des sujets humains – ou avoir atteint une phase d’essais cliniques.

Le statut « orphelin » est basé sur les critères suivants :

  • Le produit doit avoir une utilisation pour une indication concernant au maximum 5 personnes sur 10 000 au sein de la Communauté européenne.
  • La maladie en question doit être létale et gravement invalidante ou grave et chronique.
  • Il ne doit pas exister de méthode satisfaisante de diagnostic, de prévention ou de traitement de la maladie en question qui ait été autorisé par la Communauté européenne ou, si une telle méthode existe, alors le médicament orphelin doit apporter un bénéfice significatif par rapport à celui existant déjà.

L'hôpital et les maladies rares

Les centres de référence et les centres de compétence pour les maladies rares

131 centres de référence maladies rares nationaux travaillent en lien avec 502 centres de compétence, plus proches du malade.

Dans le cadre du premier « Plan national Maladies rares », le ministère de la Santé a identifié des centres de renommée et d’expertise internationale labellisés en centres de référence pour une maladie rare ou un groupe de maladies rares. Ces centres de références se définissent comme des ensembles de compétences pluridisciplinaires hospitalières spécialisées qui ont un rôle d'expertise des maladies rares et qui assurent un rôle de recours pour les médecins, les malades et leur famille.

Les centres de référence ont six missions :

  • faciliter le diagnostic et définir une stratégie de prise en charge thérapeutique, psychologique et d’accompagnement social ;
  • définir et diffuser des protocoles de prise en charge, en lien avec la Haute Autorité de Santé (HAS) et l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie (UNCAM) ;
  • coordonner les travaux de recherche et participer à la surveillance épidémiologique, en lien avec l’Institut national de Veille Sanitaire (InVS) ;
  • participer à des actions de formation et d’information pour les professionnels de santé, les malades et leur famille, en lien avec l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES) ;
  • animer et coordonner les réseaux de correspondants sanitaires et médico-sociaux ;
  • être des interlocuteurs privilégiés pour les tutelles et les associations de malades.

L’exemple : Le centre de référence Marhea est composé de quatre services de Néphrologie (les trois services de Néphrologie pédiatriques parisiens : ceux de l’Hôpital des Enfants Malades, de l’Hôpital Trousseau, de l’Hôpital Robert Debré ainsi que le service de Néphrologie adulte de l’Hôpital Necker) et de plusieurs laboratoires de recherche et de diagnostic en génétique. Ces laboratoires ont souvent contribué à l’identification des gènes responsables de maladies rénales héréditaires. Le centre de référence Marhea entretient des liens étroits avec les associations de patients en particulier avec l’Association pour l'Information et la Recherche sur les maladies rénales Génétiques (AIRG).

L’une des missions qui leur est assignée consiste à organiser progressivement le maillage territorial avec des structures déjà existantes de prise en charge, les centres de compétences. Ces derniers ont vocation à assurer la prise en charge et le suivi des patients à proximité de leur domicile et à participer à l’ensemble des missions des centres de référence.

Ainsi, le Plan national maladies rares prévoit la structuration et la gradation de l’offre de soins pour les patients atteints d’une maladie rare sur deux niveaux :

  • un niveau d’expertise et de recours, le plus souvent national ou interrégional, constitué par les centres de référence labellisés ;
  • un niveau de prise en charge le plus souvent régional, avec les centres de compétences qui établissent le diagnostic, mettent en œuvre la thérapeutique lorsqu’elle est disponible et organisent la prise en charge du patient.

L’exemple innovant de la Fondation Imagine à Necker

L'hôpital Necker-Enfants malades compte 32 centres de références maladies rares. En son sein existe l’Institut des maladies génétiques Imagine, un projet innovant de recherche et de soins dédié aux maladies génétiques et porté par la Fondation Imagine. Cette fondation de coopération scientifique créée en 2007  a pour mission l’identification de nouvelles solutions diagnostiques et thérapeutiques.

Sa particularité est de proposer une nouvelle intégration de la recherche et des  soins : les médecins sont aussi des chercheurs et les chercheurs aussi des médecins.

La recherche est vue comme un moyen et pas une finalité, elle  est au service des malades. Comme le dit Arnold Munnich,  co-directeur scientifique, «  C’est de l’observation de ces enfants atteints de maladies individuelles très rares que naissent nos meilleures idées et que germent les grandes découvertes ». L’Institut Imagine s’est d’ailleurs porté candidat pour devenir « Institut Hospitalo Universitaire » en répondant  à l’appel offre lancé dans le cadre du grand emprunt. 

Preuve de l’excellence des équipes, la première thérapie génique proposée pour traiter la béta-thalassémie, maladie des globules rouges, a eu lieu en collaboration avec le professeur Marina Cavazzana Calvode de l’Institut en novembre 2010.

Vivre avec une maladie rare au quotidien

Les aides 

Remboursement des soins

Les règles de remboursement des soins engendrés par une maladie rare sont, en général, les mêmes que celles en vigueur pour tout autre pathologie. Ainsi, le remboursement du ticket modérateur est à la charge de l’assuré et dépend de la nature des soins.

Les frais médicaux sont cependant pris en charge à 100% des tarifs de l’Assurance maladie dans les cas suivants :

  • Si la personne malade bénéficie d’un régime d’Affection Longue Durée (ALD) au titre de la liste ALD 30.  
  • Si la personne malade bénéficie d’un régime d’ALD dite « hors liste ».  
  • Si la personne malade est atteinte de plusieurs affections (polypathologie) qui entraînent un état invalidant.

Prestations handicap

De plus, certaines maladies rares peuvent être à l’origine de handicaps. Pour les personnes en situation de handicap, les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) évaluent l’importance du handicap et son retentissement. Au sein de la MDPH, la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDA) prend les décisions pour tout ce qui concerne l’application des droits des personnes handicapées (allocations, prestations de compensation, orientations scolaire et professionnelle, accueil en établissements spécialisés).

La scolarisation

La loi du 11 février 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » affirme pour chacun le droit à une scolarisation en milieu ordinaire au plus près de son domicile et à un parcours scolaire continu et adapté.

L’orientation de l’élève est déterminée à partir du Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) mis en place entre la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH), l’enfant et ses parents et l’enseignant référent.

Différents types de scolarisation sont possibles en fonction de la situation de l’élève : scolarisation individuelle ou collective en milieu ordinaire ou scolarisation dans des Instituts Médico-Educatifs, hors milieu ordinaire.

L’insertion professionnelle

Pour les malades qui rencontrent des difficultés dans la poursuite de leur travail, plusieurs possibilités existent :

  • Le « mi-temps thérapeutique » ;
  • La reconnaissance du statut « travailleur handicapé » ;
  • L’invalidité.

L’accueil temporaire

Il existe de nombreuses formes d'accueil temporaire :

  • Les soins temporaires en établissement : la personne atteinte d'une maladie rare est accueillie pendant un certain temps par une autre personne ou dans un centre spécialisé ;
  • Les soins à domicile : une personne se déplace au domicile de la famille et prend le relais des proches pendant un certain temps, ce qui permet à ceux-ci de prendre du temps libre ;
  • Les centres d'accueil de jour ou foyers-logements de groupe ;
  • Les services d'accueil temporaire en urgence : ils sont rapidement accessibles par les proches ou les personnels en cas d'urgence.

La prise en charge temporaire est souvent un moment d'indépendance accrue, notamment dans l'autonomisation de la personne malade par rapport à son foyer d'origine, dans la perspective d'une installation du jeune adulte dans son propre appartement.

Où s'informer?

Où trouver les renseignements sur une maladie précise ?  

La base de données et répertoire des maladies rares sur le site Orphanet

Vivre avec une maladie rare

Page sur " les offres de soins " du site du ministère de la santé

Page sur " la politique française en faveur des maladies rares " du site du ministère de la santé

Où se soigner ?

Page " Coordonnées des centres de références et des centres de compétences " sur le site du ministère de la santé

La recherche

Page " La recherche sur les maladies rares " sur le site du ministère de la santé

Les acteurs à votre écoute

Orphanet est un serveur d'information d’une unité de l’INSERM sur les maladies rares et les médicaments orphelins, pour tous les publics. Son but est de contribuer à améliorer le diagnostic, la prise en charge et le traitement des maladies rares.  www.orpha.net 

L’Alliance maladies rares est une association qui rassemble plus de 200 associations de malades et accueille en son sein des malades et familles isolés "orphelins" d'associations.  www.alliance-maladies-rares.org  

L’Association Française contre les Myopathies (AFM) a été créée par des malades et des familles touchés par les maladies neuromusculaires ; elle est reconnue d’utilité publique. C’est l’association à l’origine du Téléthon.  www.afm-telethon.fr 

Eurordis est une coordination d’associations de patients au niveau européen. Elle regroupe plus de 200 associations membres, dont plusieurs Alliances Nationales Maladies Rares, issues de 14 pays européens.  www.eurordis.org/fr 

Maladies Rares Info Services est une association ayant développé un service d’écoute, d’information et d’orientation ouvert aux personnes malades, à leur entourage et aux professionnels de santé.  www.maladiesraresinfo.org

N° Azur : 0 810 63 19 20 : le lundi de 9 à 12h et de 14 à 18h et du mardi au vendredi de 9 à 13h et de 14 à 18h (prix d’un appel local).
www.maladiesraresinfo.org : le premier lundi de chaque mois, de 18h00 à 19h00, les internautes peuvent poser leurs questions en direct dans "le t’chat spécialisé sur les maladies rares".

Le Généthon  est une entreprise de biothérapie à but non lucratif financée à 85 % par l'Association Française contre les Myopathies (AFM) avec les dons du Téléthon. Généthon est une structure intégrée permettant de passer de la recherche au développement clinique en intégrant la production BPF dans l’objectif de mettre sur le marché des thérapies géniques destinées aux maladies rares, principalement neuromusculaires.  www.genethon.fr

Le GIS-Institut maladies rares est une structure de coordination et d’impulsion de la recherche sur les maladies rares.  www.institutmaladiesrares.net

La Plateforme Maladies Rares rassemble six acteurs majeurs de la lutte contre les maladies rares en France et dans le monde, l’Alliance Maladies Rares, Eurordis, Maladies Rares Info Services, Orphanet, GIS Institut des maladies rares, l’AFM.

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Source : http://www.hopital.fr/

Posté par JennyPOETESSE à 12:33 - - Commentaires [0]

3 millions de Français atteints d’une maladie rare

    3 millions de Français

atteints d’une maladie rare

Une maladie est dite « rare » lorsqu’elle touche moins d’une personne sur 2000. Rien qu’en France, près de 2% des personnes sont atteintes d’une maladie rare. Pour mieux les informer, Maladies Rares Info Services lance « le t’chat des maladies rares » où des professionnels répondent à vos questions.

Le premier lundi de chaque mois, de 18h00 à 19h00, les internautes peuvent poser leurs questions en direct à l’équipe de Maladies Rares Info Services. Les maladies rares étant extrêmement diverses (maladies neuro musculaires, métaboliques, infectieuses, auto-immunes, cancers rares…), chaque session de t’chat sera dédiée à un thème en  particulier. Les premiers rendez-vous sont assez généraux :

• Le lundi 4 avril, de 18h00 à 19h00 : Concerné(e) par une maladie rare, comment rompre mon isolement ?
• Le lundi 2 mai, de 18h00 à 19h00 : Les maladies auto immunes : quelles causes et quelle prise en charge ?
• Le lundi 6 juin, de 18h00 à 19h00 : Maladie rare et vie professionnelle : quelles solutions ?

Participez au t’chat des maladies rares en direct :

1/ Le premier lundi du mois entre 18h00 et 19h00, sur www.maladiesraresinfo.org, cliquez sur « services proposés » puis sur « t‘chat »
2/ Posez votre question (anonymement)
3/ Lisez la réponse quelques instants plus tard

Ou en différé :

Si vous n’êtes pas disponible à cet instant précis, vous pouvez poser votre question pendant les deux semaines qui précèdent le t’chat :

1/ Sur www.maladiesraresinfo.org, cliquez sur « services proposés » puis sur « t‘chat »
2/ Posez votre question en ligne comme indiqué
3/ La réponse à la question sera contenue dans la retranscription du t’chat, facilement accessible à la rubrique t’chat du site internet

En savoir plus :

Maladies Rares Info Services l Par téléphone : en composant le numéro azur 0 810 63 19 20 (prix d’un appel local depuis un poste fixe) le lundi de 9h à 12h et de 14h à 18h, et du mardi au vendredi de 9h à 13h et de 14h à 18h. l Par mail à partir du site www.maladiesraresinfo.org

 

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Source : Maladies Rares Info Services

Posté par JennyPOETESSE à 10:48 - - Commentaires [0]
14 mars 2011

CONTRE LES MALADIES ORPHELINES

CONTRE LES MALADIES ORPHELINES

Description 

Une cinquantaine de maladies rares touchent chacune quelques milliers de personnes en France, alors que 500 autres n'atteignent que quelques centaines, voire quelques dizaines de personnes.

À titre d'exemples, on dénombre en France 

15 000 malades atteints de drépanocytose
8 000 malades atteints de paralysie supranucléaire progressive
8 000 malades atteints de sclérose latérale amyotrophique
5 000 à 6 000 malades atteints de mucoviscidose
5 000 malades atteints de myopathie de Duchenne
400 à 500 malades atteints de leucodystrophie
Quelques cas de progéria ou vieillissement précoce (moins de 100 cas dans le monde).

PARMI CES MALADIES

Syndrome ablépharie-macrostomie
Achalasie
Alymphocytose
Amylose (maladie)
Anémie sidéroblastique liée à l'X avec ataxie
Angio-œdème héréditaire
Angiosarcome
Anophtalmie
Arthrogrypose
Artérite de Takayasu
Ataxie spinocérébelleuse
Anémie de Blackfan-Diamond
Botulisme
Cholangite sclérosante primitive
Craniopharyngiome
Elliptocytose héréditaire
Encéphalite focale de Rasmussen
Épendymome
Épidermodysplasie verruciforme
Épilepsie partielle migrante
Esthésioneuroblastome
Sarcome d'Ewing
Fièvre de Kyasanur
Brooke Greenberg
Huile de Lorenzo
Syndrome de Kallmann
Syndrome de Klippel-Trenaunay
Larva migrans
Lipomatose
Lymphangioléiomyomatose
Maladie de Berger
Maladie de Chester-Erdheim
Maladie de Degos
Maladie de Forestier
Maladie de Ledderhose
Maladie de Machado-Joseph
Maladie de Whipple
Maladie des chaînes lourdes
Maladie des langes bleus
Malformation d'Arnold-Chiari
Malformation lymphatique
Mastocytose
Monilethrix
Mouvements de malades
Myosite
Méningo-encéphalite amibienne primitive
Neurofibromatose
Syndrome d'Ondine
Syndrome POEMS
Progéria
Prurit aquagénique
Pseudomyxome péritonéal
Purpura thrombotique thrombocytopénique
Maladie de Sanfilippo
Sarcome des tissus mous
Sporotrichose
Syndrome d'Angelman
Syndrome de Dodge-Potter
Syndrome de Pierre Robin
Syndrome de Poland
Syndrome des ongles jaunes
Syndrome myasthénique de Lambert-Eaton
Syndrome parkinsonien post-encéphalitique
Testicule féminisant
Trichothiodystrophie
Triméthylaminurie
Tumeur du sac vitellin
Tumeur stromale gastro-intestinale
Syndrome de Turcot
Tératome
Tératome sacro-coccygien
Urticaire aquagénique
Maladie de Von Hippel-Lindau
Tumeur de Wilms
Syndrome de l'X fragile
Syndrome de Zellweger

Associations > voir avec l'AFM

SVP, FAITES PÉTER LE NOMBRE D'ADHÉRANT POUR CETTE CAUSE QUI NOUS CONCERNE TOUS !!! MERCI



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Source

Posté par JennyPOETESSE à 15:19 - - Commentaires [0]


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