antennes de téléphonie
Polémique autour
Des antennes de téléphonie
Sur les immeubles
Du CHU de Lyon
Plusieurs associations de locataires et de riverains, rejointes dans leur mobilisation par des groupements écologistes lyonnais, dynamiques, notamment ceux qui luttent « contre les ondes », comme Robin des Toits, ont entamé une bataille juridique et médiatique. Elles tentent de faire plier le CHU de Lyon, qui a commencé, dans un but strictement financier qu’il met en avant, à louer les toits de ses immeubles aux opérateurs de téléphonie mobile.
Se rebellant contre une institution de santé publique qui « dédaigne le principe de précaution », les associations, virulentes, prennent régulièrement à témoin les médias locaux. Elles invoquent une recommandation européenne qui invite à proscrire l’installation de toute antenne à moins de 100 mètres d’un lieu de vie abritant des enfants. Or c’est ici le cas : selon leurs calculs, ce sont un millier d’enfants (écoles, maternelles, crèches), qui vivent à proximité des premiers immeubles concernés.
Un patrimoine de 600 millions
La polémique est d’autant plus parabolique que la Ville de Lyon compte parmi ses élus plusieurs membres, influents, du parti des Verts. Ils se refusent, obstinément, à communiquer sur ce sujet.
Figurant parmi les trois premiers propriétaires fonciers de la deuxième ville de France, avec la Ville et l’Archevêché, les Hospices civils de Lyon (HCL), possèdent notamment un patrimoine évalué à environ 600 millions de quelque 180 immeubles, pour partie loués, à des prix défiant toute concurrence, à leurs personnels.
En 2010, dans un sévère rapport qui n’était pas passé inaperçu, les magistrats financiers de la Cour des comptes avaient sévèrement fustigé le CHU pour l’absence de réelle gestion de ses propriétés. Les temps ont, semble-t-il, changé. À raison d’environ 1 000 euros par mois et par antenne, ce sont quelques dizaines de milliers d’euros qui devraient tomber chaque année dans l’escarcelle du CHU.
À mettre en regard, s’insurgent les associations, avec sa dette, qui avoisine les 800 millions, et son déficit de plus de 45 millions.
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TELEPHONE SANS FIL et tumeurs cérébrales
TELEPHONE SANS FIL
et tumeurs cérébrales
15 motifs d’inquiétude

Une nouvelle étude d’un collectif international sur les champs électromagnétiques conclut que les téléphones sans fil peuvent causer des tumeurs cérébrales. Remettant en question les conclusions de l’étude Interphone lancée en 1999, l’objectif de cette nouvelle étude, soutenue par un grand nombre d’experts médicaux, est de solliciter une nouvelle revue de la littérature scientifique sur les dangers de l’exposition aux ondes électromagnétiques et de prendre des mesures qui relèvent du principe de précaution.
Les groupes ayant participé à l’étude comprennent 5 associations spécialisées sur ce type de risques sanitaires, aux États-Unis. Ces associations non gouvernementales ont reçu le soutien, pour cette étude, de chercheurs internationaux
dont Ronald B. Herberman, MD, directeur d'Emeritus, University of
Pittsburgh Cancer Institute, David Carpenter, MD, directeur de
l’Institute for Health and the Environment, University at Albany,
Martin Blank, PhD, professeur agrégé de physiologie et de biophysique
cellulaire, Columbia University, professeur Yury Grigoriev, président
du Comité national russe sur la protection contre les rayonnements non
ionisants, et de nombreux autres, précise le communiqué.
L’étude conclue que
• L’usage du téléphone sans fil entraîne un risque de tumeur cérébrale.
• Les études financées par l’industrie des télécoms sous-estiment le risque de tumeur cérébrale.
• Le risque de tumeur cérébrale est plus important chez l’enfant que chez l’adulte.
Cette
étude vient d’être adressée aux gouvernements et aux médias. Elle
détaille onze vices de forme sur l’étude Interphone, lancée en 1999 et
menée dans 13 pays avec le financement des industriels des télécoms.
Rappel sur l’étude Interphone :
Lancée en 1999 et coordonnée par le Centre International de Recherche
sur les Cancers (CIRC), l'étude épidémiologique Interphone est la plus
vaste enquête effectuée sur les effets de l'utilisation du mobile sur
la santé. L'étude Interphone a recensé les cas de tumeurs au cerveau
sur 13 pays participants (Allemagne, Australie, Canada, Danemark,
Finlande, France, Israël, Italie, Japon, Norvège, Nouvelle-Zélande,
Royaume-Uni et Suède). Les conclusions indiquent un risque surtout
chez les personnes utilisant un mobile depuis plus de dix ans.
Les 5 principales recommandations de l’étude «Téléphonie sans fil et tumeurs cérébrales : 15 motifs d’inquiétude » :
* Revoir l’ensemble de la littérature scientifique sur les limites d’exposition et les effets,
* Préserver certains lieux publics de toute radiation, comme les écoles, les crèches ou structures d’accueil,
* Déclencher une campagne de communication et de prévention destinée aux adolescents et aux enfants
* Amplifier la communication grand public sur les risques potentiels des dispositifs sans fil
* Instaurer une surveillance et un rapport annuel sur l’exposition aux ondes électromagnétiques en présentant des conclusions en termes d’actions de prévention.
Lloyd Morgan, auteur principal de l’étude déclare : « L’exposition au rayonnement du téléphone sans fil est la plus grande expérimentation de santé humaine jamais entreprise sans consentement éclairé, avec quelque 4 milliards de participants enrôlés. La science montre que l’usage du téléphone sans fil accroît le risque de tumeur cérébrale, ainsi que de carcinome oculaire, de tumeur des glandes salivaires, de cancer testiculaire, de lymphome non hodgkinien et de leucémie. »
Le public doit
être informé.
Source : Business Wire
Contacts Radiation Research Trust Lloyd Morgan, bilovsky@aol.com ou Powerwatch Alasdair Philips, alasdair@powerwatch.org.uk
Accéder à l’étude intégrale (en anglais)
Pour en savoir plus : http://www.bioinitiative.org/press_release/index.htm

