Ostéoporose
Confirmation
Européenne
Pour Protelos
Les Laboratoires Servier annoncent que, « dans un communiqué daté du 16 mars 2012, l’agence européenne du médicament (EMA) a confirmé le rapport bénéfice/risque positif de Protelos. À la suite d’une réévaluation approfondie des données scientifiques disponibles, l’agence européenne a confirmé l’efficacité de Protelos dans la réduction du risque de fractures vertébrales et de la hanche. L’indication de Protelos reste inchangée : " Traitement de l’ostéoporose chez la femme ménopausée. Protelos réduit le risque de fractures vertébrales et de la hanche" ».
« Afin de réduire le risque d’événements thromboemboliques veineux (EVT), les précautions d’emploi existantes ont été renforcées. L’usage du médicament est désormais contre-indiqué chez les patientes ayant des antécédents d’événements thrombo-emboliques veineux, ainsi que chez les patientes immobilisées de façon temporaire ou permanente. »
« Protelos peut continuer à être prescrit chez les patientes de plus de 80 ans. Chez celles à risque d’EVT, la poursuite du traitement doit être réévaluée individuellement par le médecin », poursuivent les Laboratoires Servier. « L’analyse des réactions d’hypersensibilité cutanée a montré que l’incidence reste faible. Afin d’améliorer la prise en charge des patients, la description des signes et symptômes a été renforcée dans le Résumé des Caractéristiques du Produit. »
Les Laboratoires Servier « se réjouissent de cette décision de l’agence européenne, qui confirme ainsi l’importance de Protelos dans le traitement des patientes ostéoporotiques, tout en renforçant sa sécurité d’emploi ».
-----------------------
http://www.lequotidiendumedecin.fr/
Une pompe électronique
Une pompe électronique
pour traiter l’ostéoporose ?

Des comprimés à prendre une fois par jour, une fois par semaine, une fois par mois et toujours dans des conditions relativement contraignantes… Pour simplifier les traitements contre l’ostéoporose, des stylos injecteurs rechargeables sont parfois utilisés aussi. Ils permettent de réaliser plus simplement, des injections sous-cutanées. Il y aura sans doute bientôt, plus simple encore : Une équipe américaine vient de mettre au point une pompe électronique implantable capable de délivrer automatiquement aux malades leur dose de médicament. Une pompe ? Oui car si l’on a pu lire ici ou là qu’il s’agissait d’une puce, sa taille qui approche celle d’un pacemaker l’apparente davantage à une pompe. Plus besoin de se piquer… ni même d’y penser ! Une petite révolution… Le dispositif pourtant, ne sera pas disponible dans l’immédiat.
Le nouveau dispositif a été mis au point par une équipe du Massachussetts Institute of Technology et de la Harvard Medical School, près de Boston. La pompe électronique qu’ils ont développée est capable de délivrer directement dans le sang, un traitement médicamenteux.
Elle a ensuite été implantée chez sept patientes atteintes d’ostéoporose post-ménopausique sévère. Agées de 65 à 70 ans, toutes avaient accepté de se faire « greffer » cet implant au niveau de la taille, sous anesthésie locale. Elles l’ont ensuite conservé un an, délai au cours duquel 365 doses quotidiennes de tériparatide leur ont été administrées. Elles ont de la sorte, fait « l’économie » de 365 injections sous-cutanées du produit en question.
La diffusion du traitement délivré par la puce a été soigneusement étudiée par les chercheurs. Les taux de teriparatide mesurés dans le sang de ces malades, ont été similaires à ceux observés chez des femmes suivant le protocole habituel d’injections quotidiennes. Les auteurs enfin, se sont assurés que le dispositif était sécurisé, de sorte qu’à aucun moment il n’a délivré plus d’une dose par jour.
L’implantation et l’explantation de la pompe selon eux, ont été simples et bien tolérées. Les sept volontaires ont d’ailleurs fait savoir qu’elles seraient prêtes à réitérer l’opération.
Avantage : observance
Cette approche thérapeutique pourra paraître inquiétante. Cependant, « seul le médecin traitant peut ajuster la dose à laquelle est délivré le traitement. La procédure est sécurisée, le réglage se faisant à partir de l’ordinateur (du médecin) ou de son téléphone portable. Par ailleurs, chaque pompe est assortie d’un code d’accès secret » assure Robert Farra, co-auteur de l’étude et président de MicroCHIPS, la société à l’origine du dispositif. « Les patientes n’auront plus besoin de prendre leur traitement. Elles seront libérées de ces injections, pour un an au moins voire plus si leur prescription n’est pas quotidienne ».
C’est un point essentiel dans la prise en charge de l’ostéoporose, une maladie que l’on dit « silencieuse ». Les malades se voient prescrire un traitement pour une pathologie qui ne se traduit souvent, par aucun symptôme. Il leur est donc difficile parfois, de se plier à la prise d’un traitement régulier. Cette observance est encore davantage mise à mal lorsque le traitement présente des contraintes spécifiques : des injections sous-cutanées parfois difficiles à réaliser soi-même, et rendues plus pénibles en raison de leur quotidienneté.
Cette mini-pompe implantable représente-t-elle une ouverture vers de nouvelles approches thérapeutiques ? Certainement pas pour tout de suite : la société MicroCHIPS n’espère pas généraliser ce prototype avant les alentours de… 2014 !
--------------------
Ostéoporose
Vers une meilleure identification
Des patientes à risque et
Justifiant d’un traitement
Sous l’égide de la SFR et du GRIO, un groupe d’experts a élaboré de nouvelles recommandations pour la prise en charge de l’ostéoporose post-ménopausique. Dans cette actualisation, la notion de fractures sévères est importante. Sont considérées comme telles les fractures de l’extrémité supérieure du fémur (ESF), de l’extrémité supérieure de l’humérus (ESH), du fémur distal, du tibia proximal, de 3 côtes simultanées, et du bassin.
La définition de l’OMS pour l’ostéoporose établie sur le T score < 2,5 a été conservée, mais il n’est plus fait mention d’ostéopénie.
La stratégie thérapeutique dépend de l’existence d’un antécédent de chute dans l’année précédente ou, en l’absence de chute, des facteurs de risque de chute qui sont établis en consultation et dont le diagnostic peut s’appuyer sur le test de « get up and go ».
L’évaluation du risque fracturaire dépend de l’âge, de la DMO, et des antécédents personnels de fracture.
La présence d’une fracture vertébrale peut être évaluée par radiographie s’il existe des rachialgies ou si la femme a au moins 70 ans et un antécédents de fracture vertébrale ou une perte de taille. Si c’est la VFA qui est utilisée, les indications peuvent être élargis aux femmes ménopausées ayant une DMO diminuée et au moins 2 critères parmi les suivants : âge entre 60 et 69 ans, perte de taille, fracture non vertébrale.
Le FRAX ne doit pas être utilisé lorsqu’il existe un antécédent de fracture sévère ou un t score ≦ à 3. La bonne adhésion du malade au traitement doit être vérifiée.
Les apports vitaminocalciques sont à évaluer et une éventuelle carence en vitamine D à corriger.
En cas de fracture sévère, un traitement médicamenteux est recommandé quelque soit le T score. En l’absence de fracture, le traitement dépend du T score et du seuil de FRAX, fonction de la tranche d’âge du malade.
Le choix du traitement tient compte des données de la littérature et des conditions de remboursement.

ALN : alendronate ; DEN : denosumab ; IBN : ibandronate ; RLX : raloxifene ;
RS : ranelate de strontium ; RIS : risedronate ; THS : traitement hormonal substitutif ;
TPD : teriparatide ; ZOL : zoledronate ;
En ce qui concerne la durée du traitement, l’efficacité des médicaments a été démontrée sur 3 à 5 ans selon les molécules.
Pour un traitement prolongé, il est nécessaire d’évaluer le rapport bénéfice/risque.
Le traitement sera réévalué après 3 à 5 ans. On arrêtera ce dernier s’il n’existait pas de fracture sévère avant traitement, si aucune fracture n’est apparue sous traitement, si la DMO n’a pas diminué, si le T score est supérieur ou égal à 2,5 et s’il n’y a pas de nouveaux facteurs de risque. La surveillance se fera ensuite tous les 1 à 2 ans.
Les marqueurs osseux peuvent être réalisés à 6 mois pour évaluer les effets du traitement, mais ne font pas partis des recommandations et ne doivent pas être utilisé pour évaluer l’adhésion du malade au traitement. Il n’est pas nécessaire de répéter la DMO pour le suivi, mais elle pourra être refaite après 2 à 3 ans de traitement, puis en fin de séquence thérapeutique.
Dr Juliette Lasoudris Laloux
Briot K : Traitement médicamenteux de l’ostéoporose postménopausique : actualisation des recommandations sous l’égide de la SFR et du GRIO. 24e congrès de la Société Française de Rhumatologie (Paris) : 11-14 décembre 2011.
----------------
Source : http://www.jim.fr/
Autres à visiter m'appartenant !
A garder dans vos favoris..
Pupuce, Câline & Sweety ma page
Ostéoporose
Une maladie
Silencieuse et négligée
L'ostéoporose n'est guère un sujet de préoccupation pour les femmes sur Internet, malgré sa fréquence et ses conséquences.
Quand les femmes abordent le problème de l'ostéoporose sur Internet, c'est avant tout pour évoquer les effets secondaires des traitements prescrits. C'est le principal enseignement d'une étude présentée au 24e congrès de la Société française de rhumatologie, qui se tient actuellement au Cnit de Paris-La Défense. Deux laboratoires pharmaceutiques (Amgen et GlaxoSmithKline), qui s'apprêtent à commercialiser un nouveau médicament contre cette affection responsable d'une fragilisation du squelette de près de trois millions de femmes dans notre pays, ont commandé cette enquête originale. Réalisée par Global Média Santé sur 44 blogs et 208 forums du 28 juin au 7 octobre 2011, elle a permis de collecter 259 verbatim relatifs à ce sujet.
Globalement, l'ostéoporose n'est donc pas vécue comme une maladie. Aujourd'hui, les patientes concernées s'intéressent peu à leur affection et à ses conséquences, pourtant parfois très invalidantes. Elles s'expriment davantage sur des forums consacrés à la ménopause que sur des forums dédiés à l'ostéoporose, où elles sont beaucoup moins actives. La maladie ne provoquant aucun symptôme avant la brutale fracture du poignet, du col du fémur ou un tassement vertébral (lui-même pas toujours diagnostiqué), les patientes s'interrogent davantage sur les médicaments et indiquent qu'elles sont prêtes à les arrêter sans l'avis de leur médecin. La gravité de ce problème est occultée dans les verbatim collectés et les femmes cherchent le plus souvent des réponses "naturelles".
50 % d'interruptions de traitement
Conséquence logique : 50 % des femmes interrompent leur traitement avant la fin de la première année et moins de 40 % des femmes ménopausées ayant déjà été victimes d'une fracture sont correctement traitées. Or, l'observance - le suivi des prescriptions thérapeutiques - est un enjeu majeur dans la prise en charge de cette maladie, puisque, selon l'OMS, la mauvaise adhésion au traitement est la principale raison d'une réduction du bénéfice des médicaments destinés à lutter contre l'ostéoporose. Une observance inférieure à 50 % entraîne même une perte d'efficacité complète de ces produits. Autant les abandonner alors complètement.
De très nombreuses femmes sont actuellement tentées de se tourner vers des solutions alternatives et de considérer la nutrition ainsi qu'une bonne hygiène de vie comme la seule prise en charge acceptable. Une consommation suffisante de calcium, de produits laitiers, de vitamine D, voire une activité physique régulière (même si ce sujet est moins évoqué) seraient susceptibles, selon elles, d'empêcher à elles seules la survenue ou de limiter la progression de l'ostéoporose, alors que les médecins les recommandent en complément des traitements.
Logiquement, ceux qui ont commandé cette enquête insistent dans leurs conclusions sur l'absolue nécessité de mobiliser les médecins sur le sujet, de les remettre "au coeur de la prise en charge". À eux d'identifier les signes caractéristiques de l'ostéoporose, comme la perte de taille, et de détecter les facteurs de risque (ménopause, âge, antécédents - notamment personnels - de fracture, hérédité...). Quant à l'ostéodensitométrie, c'est la mesure la plus précise de la densité minérale osseuse. C'est donc un bon indicateur de la santé de l'os qui permet de définir la maladie et son évolution. Et de choisir les thérapies appropriées en tenant compte des demandes des femmes...
----------------------
Source : http://www.lepoint.fr/
Autres à visiter m'appartenant !
A garder dans vos favoris..
Pupuce, Câline & Sweety ma page
Prévenir l’ostéoporose
Prévenir l’ostéoporose
• Manger des aliments riches en calcium
Le calcium est absolument nécessaire à la bonne santé du squelette. L’apport quotidien en calcium est trop souvent inférieur à ce qu’il devrait être, c’est-à-dire environ 1 000 à 1 200 mg par jour. Au niveau européen, la France se situe dans le bas du tableau avec 700 à 800 mg par jour en moyenne. L’apport conseillé en calcium est de 1 200 mg par jour pour les personnes de plus de 50 ans.
Les produits laitiers, les fromages et certaines eaux minérales sont les meilleures sources de calcium. Les produits laitiers écrémés ou demi-écrémés en apportent autant que ceux fabriqués à partir de lait entier, sans les inconvénients des matières grasses. Les amandes et autres graines, ainsi que les fruits séchés, sont également des sources de calcium.
Les poissons gras tels que le saumon, la sardine, le maquereau ou le hareng apportent de la vitamine D et des acides gras oméga-3 qui semblent améliorer l’absorption du calcium ainsi que sa fixation sur les os, et réduire son élimination dans les urines et les selles.
• Limiter les pertes en calcium
Les oxalates (des substances contenues dans la betterave, la rhubarbe, les épinards, l’oseille, etc.) et les tannins du thé réduisent l’absorption du calcium. Évitez de consommer ces aliments en même temps que des produits laitiers. Le sodium présent dans le sel de cuisine inhiberait l’action de la vitamine D et pourrait également diminuer l’assimilation du calcium.
De plus, certaines boissons comme le café, le thé, les colas ou l’alcool favorisent l’élimination du calcium dans les urines.
• Faire des réserves de vitamine D
La vitamine D est surtout synthétisée par la peau sous l’effet des rayons ultraviolets. Son rôle est capital car elle favorise l’absorption du calcium par le tube digestif. Une heure de soleil par jour en été, tête et bras nus, suffit à l’organisme pour stocker la vitamine D pendant un an. Inutile donc de s’exposer plusieurs heures !
Une activité extérieure normale pendant la belle saison permet de prévenir les carences en vitamine D. Si cette exposition minimale n’est pas possible ou insuffisante, le médecin peut prescrire une ou deux gouttes de vitamine D par jour en hiver. Les aliments qui contiennent de la vitamine D sont surtout les poissons gras, le jaune d’œuf, le beurre et les margarines.
• Faire de l’exercice
L’activité physique renforce la solidité des os, en particulier les activités qui provoquent de petits impacts sur les os : course à pied, tennis, randonnée, step, etc.
L’activité physique permet d’améliorer l’équilibre, minimisant ainsi les risques de chutes. Quand le sport devient difficile, il faut continuer à faire un peu de gymnastique chez soi, marcher souvent et à bonne allure.
• Arrêter de fumer
Le tabac accélère la perte osseuse. De plus, il accélère l’élimination des estrogènes et augmente le risque de maladie cardiovasculaire chez les femmes qui reçoivent un traitement hormonal de substitution pour soulager les troubles de la ménopause.
------------
Source : http://www.notretemps.com/
Autres à visiter m'appartenant !
A garder dans vos favoris..
Pupuce, Câline & Sweety ma page
Ostéoporose, la spirale sans fin ?
Ostéoporose
La spirale sans fin ?
A l’occasion de la Journée mondiale contre l’ostéoporose qui se tient ce 20 octobre, l’Association française de Lutte antirhumatismale (Aflar) se tourne vers le public. Car cette maladie caractérisée par une baisse de la quantité et de la qualité de l’os est liée à un risque élevé de fractures, et ne cesse de progresser.
Depuis le 1er octobre, l’Aflar a ouvert une ligne téléphonique, « Allô Ostéoporose ». Au 0810 43 03 43 (Numéro Azur, prix d’un appel local depuis un poste fixe) des bénévoles répondent tous les jours de 9h à 17h, à toutes les questions. L’association a également édité « Le voleur d’os », conçu comme « un document d’alerte ».. Le lecteur y trouve détaillés les facteurs de risque d’ostéoporose, et un quizz sur cette maladie chronique. Disponible sur le site internet de l’Aflar (www.aflar.org), il sera distribué dans tous les cabinets de rhumatologie de France.
Les chiffres sont éloquents, et justifient s’il en était besoin, ce combat pour l’information et l’éducation du public. En effet selon le Groupe de Recherche et d’Information sur les Ostéoporoses (GRIO), « l’ostéoporose concerne 3 millions de femmes ménopausées en France, et touche une femme sur deux après l’âge de 60 ans. » Mais aussi ce que l’on sait moins, « l’ostéoporose frappe également un homme sur cinq. » A l’origine de plus de 130 000 fractures chaque année, cette maladie sournoise dont la fréquence augmente avec l’âge, a des répercussions importantes sur la qualité de vie et la mortalité.
Pourtant, il existe à la fois des moyens diagnostics et des traitements qui ont prouvé leur efficacité. Dans un avenir proche d’ailleurs, de nouvelles molécules issues des biothérapies étofferont cet arsenal thérapeutique, améliorant ainsi la prise en charge des patients.
Il n’est jamais trop tôt pour prévenir, ni trop tard pour traiter l’ostéoporose. Cette maladie peut non seulement gâcher la vie de ses victimes, elle la raccourcit également : de 10 ans, en moyenne. Prenez conseil auprès de votre médecin.
Pour aller plus loin
Groupe d’Etudes et d’Information sur les Ostéoporoses (GRIO) : www.grio.org/ ;
Association française de Lutte Antirhumatismale (Aflar) : www.aflar.org/ ;
International Osteoporosis Foundation (IOF) : www.iofbonehealth.org/.
Mes deux autres blogs à visiter..
A garder dans vos favoris..
OSTÉOPOROSE
Trop de CALCIUM augmente le risque cardiovasculaire

Cette étude publiée dans l’édition en ligne du 19 avril du British Medical Journal ajoute de nouvelles preuves au lien entre les suppléments en calcium et le risque de problèmes cardiaques, en particulier de crise cardiaque, chez les femmes âgées. Ces résultats suggèrent que leur utilisation pour la gestion de l’ostéoporose doit donc être réévaluée.
Une supplémentation en calcium est souvent prescrite aux femmes ménopausées pour entretenir la santé des os. Parfois, ces suppléments sont combinés avec de la vitamine D, mais on ignore si ces suppléments combinés ou non avec la vitamine D, peuvent affecter le cœur.
Cette méta-analyse a porté à nouveau sur les données de l’étude cohorte, Women's Health Initiative (WHI), une étude de sept années de suivi menée sur plus de 36.000 femmes qui n’avait identifié aucun effet cardio-vasculaire pour la prise de calcium combiné avec de la vitamine D, mais la majorité des participants avaient sans doute déjà pris des suppléments de calcium, ce qui pouvait avoir masqué les effets indésirables. Cette équipe de chercheurs, dirigée par le Pr. Ian Reid à l'Université d'Auckland, a de nouveau analysé les résultats de la WHI pour aboutir à la meilleure estimation possible des effets de suppléments de calcium, avec ou sans vitamine D, sur le risque d'événements cardiovasculaires.
Un risque accru d'événements cardiovasculaires: Les chercheurs ont analysé les données de 16.718 femmes qui ne prenaient pas de suppléments de calcium à titre personnel au début de l’étude et constatent que celles qui pris du calcium combiné à de la vitamine D ont été exposées à un risque accru d'événements cardiovasculaires, notamment de crise cardiaque. En revanche, chez les femmes qui prenaient des suppléments de calcium à titre personnel au début de l’étude, le calcium combiné à la vitamine D n'a pas aggravé leur risque cardio-vasculaire.
Les auteurs suggèrent que le changement brusque du niveau de calcium dans le sang après la prise d'une supplémentation est à l’origine de ces effets négatifs, plutôt que la quantité elle-même de calcium consommée. Des niveaux élevés de calcium sanguin sont liés à un durcissement des artères, ce qui peut aussi contribuer à expliquer ces résultats.
Des analyses plus poussées grâce à l’étude des données de 13 autres études, impliquant 29.000 personnes au total constatent également une augmentation régulière du risque de crise cardiaque et d'accident vasculaire cérébral associé à la prise de suppléments de calcium, avec ou sans vitamine D.
Cette méta-analyse, essentielle compte tenu de la fréquence de prescription de calcium chez la femme âgée justifie, selon les auteurs, une réévaluation de l'utilisation de suppléments de calcium chez les personnes âgées.
----------------------
Source: BMJ 2011; 342:d2040 doi: 10.1136/bmj.d2040 (Published 19 April 2011) “Calcium supplements with or without vitamin D and risk of cardiovascular events: reanalysis of the Women’s Health Initiative limited access dataset and meta-analysis” (Visuel NIH) http://www.santelog.com/index.php
Ostéoporose
Ostéoporose
Où trouver le plus de calcium ?
• Calcium et vitamine D, le duo gagnant
Tel un couple d'inséparables, ils ne sont rien l'un sans l'autre. Le calcium assure la rigidité des os, et un bon apport est important à tout âge : durant l'enfance et l'adolescence pour acquérir un capital osseux optimal, entre 20 et 50 ans pour entretenir ce capital, après la ménopause pour freiner la perte osseuse. Dès 55 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes, l'apport conseillé passe de 900 à 1 200 mg quotidiens.
C'est pour les atteindre que sont recommandés "4 produits laitiers par jour", aliments les plus concentrés en calcium. On peut aussi miser sur les eaux minérales riches en calcium (Contrex, Hépar, Courmayeur, Talians...). Le calcium est assimilé et fixé sur les os grâce à la vitamine D. L'organisme en produit quand la peau est exposée au soleil. Notre alimentation apporte le reste, au travers des poissons gras (maquereau, sardine... deux fois par semaine), des œufs, des abats et des produits laitiers, surtout enrichis en vitamine D. En cas de carence (mesurée par un dosage sanguin), le médecin pourra prescrire un complément médicamenteux.
Nos os ont aussi besoin de protéines, qui, de plus, entretiennent le tonus des muscles stabilisateurs du squelette. Avec quatre produits laitiers par jour, il suffit d'ajouter une part quotidienne de viande, poisson ou œufs pour satisfaire ces besoins. Pas davantage car, en excès, les protéines augmentent les pertes urinaires de calcium.
• Quelle dose de calcium pour quel aliment ?
L'apport conseillé en calcium est de 1 200 mg par jour. En choisissant 6 ou 7 doses parmi les aliments ci-dessous, vous atteindrez facilement de 900 à 1000 mg. Le reste est fourni par les autres aliments des repas (fruits et légumes, pain, viande...)
Chacun de ces produits apporte 2 doses de calcium, soit 300 mg de calcium :
- 1 bol de lait (250 ml), 1 bol de jus de soja enrichi en calcium (250 ml)
- 30 g (part standard) d’emmental, 30 g de gouda ou de mimolette, 30 g de cantal, 30 g de saint-paulin, 2 Babybel individuels
- 1 croque-monsieur
- 1 part de pizza au fromage (1/4)
Chacun de ces produits apporte 1 dose de calcium, soit 150 mg de calcium :
- 1 yaourt, 1 pot de "yaourt" de soja enrichi en calcium, 3 petits-suisses, 150 g de fromage blanc (1 belle coupelle), 1 entremets maison genre riz au lait ou île flottante ou crème caramel,
- 30 g (1 part) de camembert, chèvre sec (crottin), bleu, reblochon, munster ou tomme, 2 portions de fromage fondu genre Vache Qui Rit
- 1 part de quiche lorraine
- 1 part d’un gratin de légumes recouvert d’une béchamel et de râpé
- 100 g d’anchois, hareng, sardine (5 anchois, 1 beau filet de hareng, 1 petite boîte de sardines)
- 1 grand verre (250 ml) d’eau minérale très riche en calcium (Contrex, Hépar…)
- 150 g d’épinards (1 petite assiette), de fenouil ou de brocolis, 300 g de haricots verts (1 belle assiette) ou de salsifis 150 à 200 g (1 assiette) de haricots secs cuits rouges ou blancs
Chacun de ces produits apporte 1/2 dose de calcium, soit 75 mg de calcium :
- 30 g (1 part) de chèvre frais, 2 portions individuelles de Tartare ou de St-Moret,
- 1 grand verre (250 ml) d’eau minérale riche en calcium : Vittel, Badoit
- 2 figues (120 g), 2 petites oranges (200 g net), 300 g de clémentines, kiwis, pommes, poires…
- 1 poignée (30 g) d’amandes
150 g de chou rouge râpé (1 belle assiette), 3 cœurs d’artichauts (150 g),1 petit bol (200 ml) de potage, 200 g (1 assiette) de carottes, chou-fleur…
-----------------
Source : http://www.notretemps.com/
Ostéoporose
Risque accru de fractures avec un médicament censé les prévenir
L’usage prolongé de médicaments prescrits contre l’ostéoporose et censés prévenir les fractures chez les personnes âgées – les biphosphonates - est associé à un risque accru de fracture du fémur.
C’est la conclusion d’une étude canadienne menée auprès de 205 000 femmes âgées de plus de 68 ans qui ont pris des bisphosphonates (Didronel, Fosamax, Actonel...) entre 2002 et 2008. Ces médicaments sont les plus utilisés pour contrer les effets de l’ostéoporose, une maladie qui fragilise les os et qui touche près de 2 millions de Canadiens.
Selon les résultats, chez les femmes traitées depuis plus de 5 ans par les bisphosphonates, le risque de fracture du fémur est multiplié par 2,7, par rapport aux femmes ne prenant pas ce traitement.
Utiles, les biphosphonates?
Toutefois, les chercheurs affirment que cette étude ne remet pas en question l’efficacité des bisphosphonates. En effet, ces fractures du fémur (ou fractures sous-trochantériennes) sont dites « atypiques », car elles sont très rares en cas d’ostéoporose, à l’inverse des fractures du col du fémur qui sont, elles, très courantes.
Ainsi, même si la fréquence des fractures atypiques est augmentée par la prise de bisphosphonates, elle reste très faible (0,4 % des femmes de l’étude). Le risque est donc mineur, comparé aux bénéfices du traitement : pris pendant plus de 5 ans, les bisphosphonates permettraient de réduire de 24 % le risque de fractures d’ostéoporose typiques. Il n’y a donc pas lieu d’arrêter ce traitement chez les personnes qui en ont besoin, affirment les chercheurs. Cependant, chez les femmes les plus âgées, qui semblent le plus à risque de souffrir d’une fracture atypique, les chercheurs soulignent qu’il pourrait être préférable d’interrompre le traitement de temps en temps pour réduire le risque.
Dans son blogue sur les réponses aux questions concernant la ménopause, Martin Winckler souligne que « les médicaments (biphosphonates) commercialisés en grand nombre pour la prévention des fractures d’ostéoporose n’ont un intérêt qu’après une première fracture, pour en éviter une seconde. Mais ils n’ont pas d’efficacité démontrée en prévention chez les femmes qui ne souffrent de rien. De plus, les preuves de leurs effets secondaires négatifs s’accumulent, en particulier le fait qu’ils provoquent des fractures ».
------------------
OSTÉOPOROSE
Des nitrates pour prévenir la fragilité des os
Cette étude, publiée dans l’édition du 23 février du JAMA, indique que l'utilisation d’une pommade à la nitroglycérine chez les femmes ménopausées à 2 ans est associée à une augmentation de la densité minérale osseuse et à une diminution de la résorption osseuse (perte). Si une telle méthode de prévention par les nitrates présente l’avantage d’une administration facile sous forme de pommade, de patch ou de comprimé, et s’il existe nombre de génériques, l'efficacité des nitrates pour réduire le risque de fracture devra encore être validé dans une grande étude randomisée et contrôlée.
"Le nombre de fractures ostéoporotiques est en augmentation avec le vieillissement de la population. Un traitement peu coûteux et facilement accessible peut contribuer à limiter cette augmentation", écrivent les auteurs. La nitroglycérine stimule la formation osseuse et inhibe la résorption osseuse, est peu coûteuse et est largement disponible. Ses effets sur la densité osseuse, la structure osseuse, et la solidité des os étaient jusque là inconnus. "La nitroglycérine est déjà utilisée en médecine comme vasodilatateur pour traiter des maladies cardiaques, tels que l'angine de poitrine et l'insuffisance cardiaque chronique ».
Le Dr. Sophie A. Jamal, de l'Institut du Women's College Research et de l'Université de Toronto et ses collègues ont testé l'efficacité de la pommade à la nitroglycérine avec application une fois par jour sur l’augmentation de la densité minérale osseuse (DMO) au rachis lombaire, au cou et à la hanche. Il s’agit d’un essai contrôlé par placebo et randomisé mené de novembre 2005 à mars 2010 sur 243 femmes ménopausées. Les participantes ont été randomisées en un groupe avec pommade à la nitroglycérine (15 mg / j; n = 126) et placebo (n = 117). L’application a été effectuée au moment du coucher à l'avant-bras et durant 2 années.
Les chercheurs constatent que, comparativement au placebo, les femmes du groupe nitroglycérine présentent, à 24 mois, des augmentations significatives de densité osseuse au rachis lombaire (6,7%), à la hanche (6,2%), et au cou (7,0%).Les utilisatrices ont présenté également des hausses dans certaines mesures de la solidité des os (du radius et du tibia). En outre, le traitement avec nitroglycérine est significativement associé à une augmentation des phosphatases alcalines osseuses spécifiques, un marqueur de la formation osseuse et avec une diminution des N-télopeptides dans l'urine, un marqueur de la résorption osseuse.
Il n’y a aucune différence d’incidence d'événements indésirables graves entre les 2 groupes.
"En conclusion, l'administration quotidienne de pommade de nitroglycérine augmente la formation osseuse et diminue la résorption osseuse. En outre, les nitrates ont l’avantage d’une administration facile sous forme de pommade, de patch ou de comprimé et il y nombre de génériques», concluent les auteurs.
----------------
Source : JAMA. 2011. 305 [8] 800-807 « Use of Nitrates May Increase Bone Strength », traduction, adaptation, mise en ligne Claire Tancrède, Santé log, le 28 février 2011 (visuel GSK)





![3rx00kks[1]](http://storage.canalblog.com/12/15/173774/69944799_p.gif)

