13 mai 2012

Des pesticides partout


Des pesticides partout


y compris dans le vin bio



Le magazine 60 millions de consommateurs a mené, pour son numéro de mai, une enquête sur les polluants et sulfites dans les vins. Les résultats des analyses effectuées sur 52 vins différents sont édifiants : Les pesticides se retrouvent dans tous les vins, à deux exceptions près, « et même les vins bio sont contaminés ». Le magazine, engagé dans un combat pour des vignes saines, souhaite voir les consommateurs de vin à l’abri des polluants «  qui se retrouvent à trop forte dose dans les verres ».

Ce ne sont pas les habitants des régions viticoles qui vous diront le contraire. Les viticulteurs, qui utilisent à eux seuls un cinquième des pesticides consommés en France, ne lésinent pas sur les traitements chimiques pour mettre les raisins à l’abri des maladies de la vigne. Des tonnes de pesticides et de fongicides sont répandus pour écarter les tordeuses (chenilles parasitaires) ainsi que les champignons du raisin comme le botrytis(responsable de la pourriture grise), le mildiou, ou l’oïdium

Le magazine 60 millions de consommateurs, qui s’est rendu sur le terrain pour étudier au mieux possible 52 vins rouges et blancs, conventionnels et biologiques, a identifié 29 substances chimiques régulièrement employées par la profession, en ajoutant avec une pointe de soulagement qu’« elles sont heureusement présentes à des doses généralement faibles ». Et les surprises ne s’arrêtent pas là. Le magazine déplore ainsi que « ces traces de polluants dans nos verres sont tout à fait légales, car il n’existe pas de limite maximale de résidus (LMR) pour le vin, et il s’agit là de données souvent ignorées par les scientifiques ». 

Et cette pollution n’épargne même pas la filière bio : L’association de consommateurs a retrouvé des résidus de pesticides « dans des vins issus de raisins certifiés biologiques, dont les parcelles sont sans doute situées trop proches des exploitations viticoles conventionnelles ». La palme revenant à une marque de vin bio contenant 13 molécules toxiques différentes ! Encore une fois, 60 millions de consommateurs ne se fait pas alarmiste, insistant sur le « faible taux de quantités trouvées pour chacun des vins ». Il n’en demeure pas moins que le magazine entend rétablir le consommateur dans son « droit d’attendre un vin irréprochable » en exigeant notamment des limites maximales de résidus.

 

 

 

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http://www.carevox.fr/


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01 mai 2012

Un pesticide


Un pesticide couramment


Utilisé lié à


Des anomalies cérébrales


 

L'exposition prénatale à des niveaux même modérés d'un pesticide couramment utilisé est liée à des anomalies du développement neurologique, selon une étude américaine publiée dans la revueProceedings of the National Academy of Sciences. Le chlorpyrifos (CPF, nom commercial Dursban) est un pesticide dont l'utilisation domestique a été bannie en 2001 aux États-Unis mais qui demeure largement utilisé en agriculture et dans les espaces publics comme les parcs, les abords des autoroutes, les terrains de golfs…

Virginia Rauh et Bradley Peterson de l'Université Columbia ont comparé, au moyen de l'imagerie par résonance magnétique (IRM), les cerveaux de 20 enfants new-yorkais âgés de 6 à 11 ans dont les mères ont été exposées aux niveaux les plus élevés (mais demeurant en-dessous du seuil d'exposition aiguë) et 20 enfants dont les mères ont été exposées aux niveaux les plus faibles.

Chez les enfants dont les mères étaient les plus exposées, certaines zones du cortex étaient plus développées que la normale et d'autres l'étaient moins. Des régions impliquées dans l'attention, le langage, le système dit de récompense, les émotions et le contrôle peuvent être affectées par le pesticide, ont constaté les chercheurs. Et, chez ces enfants, les différences cérébrales normales liées au sexe n'étaient pas présentes, ce qui pourrait affecter les hormones et le comportements.

Les chercheurs recommandent aux femmes enceintes de se tenir loin de l'épandage de pesticides, de laver les fruits et légumes avant de les consommer et d'essayer de se procurer des aliments organiques.

Voyez également

 

 

 

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Psychomédia avec sources: BloombergNational Post.

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07 avril 2012

Cancers dans le monde agricole


Cancers dans


Le monde agricole


« on sous-estime l'impact des pesticides »


Le Dr Nadine Houédé, cancérologue à l'Institut Bergonié à Bordeaux, voit apparaître des cas de cancer de la vessie liés, selon elle, à l'utilisation de pesticides dans les vignes

Selon le Dr Nadine Houédé, cancérologue à Bordeaux, « l'ampleur que prendra le phénomène reste encore difficile à évaluer. »

Selon le Dr Nadine Houédé, cancérologue à Bordeaux, « l'ampleur que prendra le phénomène reste encore difficile à évaluer. » (photo archives Stephane Lartigue )

Sud Ouest. Le décès de Frédéric Ferrand, un viticulteur charentais victime d'un cancer de la vessie et qui était votre patient, a eu un impact important dans l'opinion, notamment grace au combat engagé par son père contre les pesticides. Peut-on dire que le cancer s'annonce comme la « maladie du vigneron » ?

Nadine HouédéCe que je peux dire, c'est qu'à l'Institut Bergonié, tous les cancers de la vessie que je traite, et qui relèvent à mon avis d'une maladie professionnelle, touchent des gens qui travaillent dans la vigne. Cela s'explique aussi par le fait que, dans la région, l'exposition aux agents toxiques susceptibles d'entraîner un cancer de la vessie concerne majoritairement cette profession, au contact des pesticides. Nous n'avons pas d'industrie du charbon, de la houille ou du caoutchouc qui sont les autres secteurs professionnels touchés par ce problème. Il y a certainement d'autres cancers ou maladies dus à ces produits. Mais nous manquons de statistiques pour être précis.

Cinq maladies par an, estime la MSA

Selon la Mutuelle sociale agricole (MSA), 42 maladies professionnelles dues aux produits phytosanitaires ont été reconnues depuis 2002. « Soit 4 ou 5 par an. Pour l'arsenic, par exemple, cela va de la simple irritation au cancer. À titre de comparaison, nous indemnisons 1 500 cas par an de troubles musculo-squelettiques dus aux vibrations ou aux efforts répétés des agriculteurs », explique le docteur Yves Cosset, médecin du travail national adjoint à la caisse centrale de la MSA.

Ces chiffres reflètent-ils l'impact sanitaire des pesticides sur les agriculteurs ? « Bonne question… Ce ne sont que des indicateurs », reconnaît le médecin. Alors qu'associations et certains médecins (voir plus haut) reprochent à ces chiffres de sous-estimer la réalité, la MSA se retranche derrière le tableau de classement des maladies professionnelles : « Si vous rentrez dans le tableau, vous êtes pris ; si vous ne rentrez pas, vous pouvez faire un recours », tranche Yves Cosset. Le tableau des maladies professionnelles établit des critères tels que la durée d'exposition et la maladie, qui détermineront si la pathologie sera reconnue ou non.

« Ce tableau est établi par les partenaires sociaux », poursuit-il. Les négociations s'opèrent sous l'égide des ministères du Travail et de l'Agriculture. « Ce n'est pas à la MSA de juger si ce tableau est pertinent ou non. Nous l'appliquons. Il n'y a pas de réticence à reconnaître les méfaits des pesticides. Si une catastrophe de type amiante se produisait avec les produits phytosanitaires, il est évident que nous payerions. Nous faisons tout pour l'éviter par la prévention. Mais nous ne sommes pas responsables des autorisations de mise sur le marché. Les pesticides font partie des six priorités de la MSA. Je vous rappelle que c'est nous qui avons fait interdire l'arsenic en 2001. Ce qui nous a d'ailleurs valu les reproches de certains acteurs du monde viticole », conclut le docteur Cosset.

Il n'y a donc aucun chiffre permettant d'évaluer l'impact des pesticides chez les vignerons ?

Non, il n'y a pas de chiffre sur lesquels nous appuyer. Cela tient au fait que ces cancers sont très rarement reconnus comme maladie professionnelle dans le monde agricole. Les cancers de la vessie représentent aujourd'hui 10 000 cas par an en France. Environs 10 à 15 % sont reconnus comme maladies professionnelles. Mais il y en a certainement plus car, pour les agriculteurs et les autres professions touchées, obtenir cette reconnaissance est difficile.

Pourquoi ?

D'abord, les professions libérales ont un accès plus difficile à la médecine du travail et la médecine préventive, du fait de leur isolement. À l'inverse de l'amiante, peu de choses ont été codifiées dans ce domaine. De plus, le cancer de la vessie peut avoir d'autres facteurs de risque confondants, comme le tabac. Si vous fumez et que vous avez été exposé aux pesticides, on vous répondra que votre cancer est lié au tabac. Et demander cette reconnaissance n'est pas entré dans les mœurs. Théoriquement, les médecins généralistes doivent engager les démarches, mais souvent ils ne le font pas, car les dossiers sont lourds et les chances d'aboutir très faibles. J'ai récemment obtenu le classement en maladie professionnelle pour un patient pour qui il n'y avait à mon avis pas de contestation possible. Il m'a dit que son médecin lui avait déconseillé de le faire parce que cela ne servait à rien…

La Mutuelle sociale agricole (MSA) semble frileuse…

Je n'ai que le rapport que m'en font mes patients, mais elle semble effectivement très réticente.

Cela pourrait coûter cher…

Ils ont certainement très peur de l'envergure que cela risque de prendre.

Quels sont les produits mis en cause ?

Il s'agit de produits contenant de l'arsenic et des nitrosamines.

Avez-vous décelé un profil type du viticulteur « à risque » ?

Non, c'est la durée d'exposition qui compte.

Le parallèle avec l'amiante, aujourd'hui reconnue comme catastrophe sanitaire mondiale, est-il pertinent ?

Je le pense, même si l'ampleur que prendra le phénomène reste encore difficile à évaluer, notamment dans le monde viticole. Mais on sous-estime beaucoup l'impact des pesticides sur la santé des agriculteurs. Aujourd'hui, des précautions sont prises dans l'utilisation de ces produits, et les normes européennes sont, j'espère, suffisamment contraignantes. Mais les maladies se déclarent très lentement. Les malades que nous traitons ont été exposés dans les années 1960 ou 1970. J'ai peur que l'on voie arriver des choses que nous n'avions pas prévues. Pour continuer le parallèle avec l'amiante, j'ajouterais que le lobbying industriel a été encore plus fort avec les pesticides.

Les viticulteurs ont-ils été imprudents ou abusés ?

Ils ont certainement été abusés dans une volonté de croissance économique, en pensant que l'on pouvait tout contrôler.

Cette question sanitaire liée aux pesticides est-elle taboue chez les vignerons ?

J'en ai beaucoup discuté avec des patients ou parents de patients. C'est un monde où l'on travaille en famille, où les exploitations se transmettent de génération en génération. Perdre un fils à cause de produits destinés à améliorer la vigne, c'est révoltant. Apparaît alors le sentiment d'avoir été dupé, et cela à un prix très lourd.

Disposait-on, au moment où ces gens ont été exposés à ces produits, d'informations sur leur potentiel cancérigène qui auraient justifié leur interdiction ?

En tout cas, ces informations n'étaient pas accessibles au public.

Paul François : « les deux tiers ont contracté Parkinson »

Il y a un an, Phyto-Victimes était créée à Ruffec (Charente) autour d'une quarantaine d'agriculteurs venus de toute la France. Aujourd'hui, l'association nationale destinée aux professionnels victimes de pesticides et à leurs familles est en passe d'être reconnue d'utilité publique par l'État. Les adhésions ne cessent d'affluer. « Nous en sommes à plus d'une centaine depuis le début de l'année, une dizaine rien que pour cette semaine », salue Paul François, son président, céréalier à Bernac.

« Dans les deux tiers de demandes de constitution de dossier, ce sont des gens atteints de la maladie de Parkinson. On nous a promis d'inscrire cette maladie comme maladie professionnelle ; on attend toujours, mais c'est imminent. Les viticulteurs, arboriculteurs et horticulteurs sont les plus touchés. On sent que les langues se délient. La culpabilité se fait moins ressentir, même si elle est toujours là », témoigne Paul François.

L'occupation du stand de l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP) lors du dernier Salon de l'agriculture et le procès remporté en première instance par Paul François contre Monsanto ont porté l'association sur la scène nationale. Mi-février, une mission d'information sur les pesticides et la santé a été mise en place au Sénat, à l'initiative de la sénatrice charentaise Nicole Bonnefoy. Elle était lundi en Charente afin d'auditionner, entre autres, les membres de Phyto-Victimes. « Plus que jamais, notre action est importante. Avec la création de la mission parlementaire et les médecins qui sortent du silence, il va bien falloir que nos détracteurs nous prennent au sérieux. Il ne s'agit pas uniquement de cas isolés. C'est bien sûr rassurant, car cela montre que nous ne sommes pas paranos. »

« Du chagrin, pas de haine »

L'association a également été reçue aux ministères de la Santé et de l'Agriculture. « Bruno Le Maire s'est engagé à faire un point précis avec la Mutualité sociale agricole (MSA) afin qu'il y ait une harmonisation entre toutes les caisses et une cohérence entre les tableaux de maladies professionnelles du régime général et agricole », énumère Paul François.
« Il ne s'agit pas de dresser les paysans les uns contre les autres, mais de se parler avec humanité. Nous, on a du chagrin, mais pas de haine. Il faut absolument que les responsables viticoles se débarrassent de l'influence de l'UIPP, et qu'on aborde le sujet de façon sérieuse. Cela concerne aussi les riverains des champs et des vignes traités », souligne Jacky Ferrand, père d'un viticulteur décédé en novembre à l'âge de 41 ans. Il témoigne dans un documentaire diffusé prochainement.

Autre sujet de mobilisation, l'évaluation de tous les produits phytosanitaires. « On doit savoir quelle est leur dangerosité réelle. Il faudrait écrire sur l'emballage "neurotoxique", "cancérigène", comme sur les paquets de tabac. Si on a le moindre doute sur un produit, on le retire. Pour l'heure, c'est le ministère de l'Agriculture qui accorde les autorisations de mise sur le marché. Pourquoi ne pas décider que ce soit fait conjointement avec ceux de la Santé et de l'Environnement ? » suggère Paul François.

« La mort est dans le pré », d'Éric Guéret, le 17 avril à 23 heures, France 2.



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http://www.sudouest.fr/

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26 mars 2012

Pesticides

 

Apprenez à jardiner


Autrement !


 


Chaque année, un peu moins de 5 000 tonnes de pesticides – fongicides, herbicides, insecticides – sont répandues en zones non agricoles (jardins particuliers, cimetières, voiries – trottoirs, parcs publics, terrains de sports, zones industrielles et aéroports). Sur les 17 millions de jardiniers amateurs en France (1), 32% estiment que ces produits sont dangereux alors que 20% considèrent encore que ces produits sont sans danger.

Une étude de l’Université du Minnesota évalue à moins de 1% la part des pesticides qui entre en contact avec l’organisme ciblé et donc à 99% les substances qui se dispersent dans notre environnement (2). On trouve ains des résidus de pesticides dans la nature, les milieux aquatiques (pollution des nappes phréatiques), les sols, l’air, les organismes vivants, les aliments, l’eau potable, le corps humain… En France, des pesticides sont retrouvés dans 91 % des cours d’eau et 55 % des eaux souterraines (3) et 44,5 % des échantillons de fruits, légumes et céréales prélevés contiennent des résidus de pesticides (4).

La prise de conscience de la toxicité des pesticides s’avère très faible chez les jardiniers amateurs qui recherchent avant tout des produits efficaces, plus que des produits « bio » ou « naturels ».

Fort de ce constat, le Ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement et ses partenaires (5) lancent pour la troisième année consécutive la campagne « Les pesticides, apprenons à nous en passer ! » pour encourager les pratiques alternatives à l’usage des pesticides.

Jardiner autrement c’est penser et aménager différemment son jardin, adapter ses habitudes de consommation et accepter de nouveaux critères esthétiques comme les herbes spontanées pour limiter l’usage de pesticides dans son jardin.

Quelques trucs et astuces

Pour éviter l’usage des pesticides et privilégier les méthodes douces

- Bien choisir les variétés de plantes cultivées en fonction du climat, du sol et de leur résistance ou leur tolérance aux parasites et maladies ;
- Instaurer une rotation des cultures d’une année à l’autre pour rompre le cycle de développement des parasites ;
- Couvrir le sol d’un paillage végétal ou minéral pour éviter le développement des mauvaises herbes au pied des plantations isolées ;
- Utiliser du compost ou du fumier pour fertiliser le sol ;
- Favoriser les associations de cultures ;
- Désherber manuellement, thermiquement, avec un outil adapté (binette, sarcloir) ou en appliquant de l’eau chaude portée à une température de 90°C.

Précautions d’emploi à respecter en cas d’usage de produits de traitement au jardin

En dernier recours, lorsqu’un traitement est envisagé, il est primordial de choisir un produit adapté, de prendre les précautions nécessaires pour protéger sa sécurité et celle de ses proches, de respecter les règles strictes pour garantir son efficacité et préserver l’environnement, sans oublier de privilégier les applications les plus localisées possibles.

1 Etude Jardivert 2010 de la société SYNAPSE : étude comportementale sur les jardiniers amateurs face à l’usage des produits phytosanitaires.
2 Pimentel, University of Minnesota, 1996.
3 Rapport Ifen, 2007.
4 DGCCRF, 2007.
5 Onze organismes ou associations très actifs dans le monde du jardin se sont déjà engagés à oeuvrer dans le sens d’une incitation à réduire l’usage des pesticides, en signant un accord cadre avec le ministère de l’Agriculture et du Développement durable : AJJH, CNJCF, FMB, FNJFC, FNMJ, Jardiniers de France, Jardinot, HPF, Noé Conservation, SNHF, UPJ, Onema.

En savoir plus sur

 www.jardiner-autrement.fr

 

 

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http://www.24hsante.com/

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27 février 2012

Les pesticides

 

« Les pesticides,


apprenons à nous


en passer ! »

 


Le Ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement et ses partenaires* lancent pour la troisième année consécutive la campagne « Les pesticides, apprenons à nous en passer ! » pour encourager les pratiques alternatives à l’usage des pesticides.

Saviez-vous que chaque année, se sont presque 5 000 tonnes de pesticides (fongicides, herbicides etc) qui sont rependues par les jardiniers amateurs dans leur jardin ou leur potager. Un chiffre colossal, surtout si l’on sait que 99 % des pesticides et substances se dispersent dans notre environnement et que donc, seul 1 % de ces produits atteignent leur cible. (Selon Etude de l’Université du Minnesota).

Jardiner autrement, c’est penser et aménager différemment son jardin, adapter ses habitudes de consommation et accepter de nouveaux critères esthétiques comme les herbes spontanées pour limiter ainsi l’usage des pesticides pour une meilleure santé !

- Préparer et préserver le sol pour favoriser le développement des plantes ;
- Associer les plantes entre elles ;
- Apporter les éléments minéraux nécessaires pour nourrir les plantes ;
- Choisir des variétés adaptées à la région ;
- Economiser l’eau potable ;
- Lutter contre les herbes envahissantes ;
- Protéger et accueillir les insectes auxiliaires ;
- Lutter naturellement contre les maladies…

Cette campagne s’inscrit dans le cadre du plan Ecophyto 2018, qui vise, conformément à l’engagement du Grenelle de l’environnement, à réduire progressivement l’usage des pesticides de 50% d’ici 2018.

Pour aller plus loin vous pouvez lire 

www. Jardiner-autrement.fr

 

 

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Source : Ministère de l’Ecologie

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08 octobre 2011

Les deux-tiers des tumeurs des agriculteurs liés aux pesticides

       Les deux-tiers des tumeurs

des agriculteurs liés aux pesticides

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Un fermier prépare ses vaches en vue de l'ouverture du Salon international de l'Agriculture qui se tient Porte de Versailles à Paris, du 19 au 27 février, le 18 février 2011

Les deux-tiers des tumeurs des professionnels de l'agriculture sont associés à une exposition aux pesticides, selon un rapport...

Les deux-tiers des tumeurs dont souffrent les professionnels des secteurs de l'agriculture sont associés à une exposition aux pesticides, selon le rapport du Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (rnv3p) coordonné par l'Anses, rapporte l'AFP.

Ce réseau national, regroupant 32 centres de consultations pathologiques professionnelles en France, a enregistré 118.852 problèmes de santé sur la période de 2001 à 2009. Un peu moins de la moitié de ces problèmes ont été diagnostiqués en lien possible probable ou certain avec le travail.

Pour le cas des agriculteurs, «les tumeurs représentent 12% des pathologies en relation avec le travail dont les deux tiers sont associés à une exposition professionnelle aux pesticides». Les tumeurs arrivent en cinquième position des pathologies signalées après les maladies respiratoires (24%), les troubles du comportement et mentaux (22%), les maladies de la peau (17%) et les maladies ostéo-articulaires (16%). Les tumeurs représentent 7,6% des signalements enregistrés lors de l'étude.

A.-L.B.
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18 septembre 2011

Pesticides

     Pesticides

Le combat d'un Charentais

Paul François, agriculteur dans la région de Ruffec, a créé l'association Phyto-victimes. En 2010, son intoxication par un herbicide avait été reconnue maladie professionnelle

En mars dernier, Paul François a lancé à Ruffec, en Charente, l'association Phyto-victimes, à destination des agriculteurs qui, comme lui, ont souffert des pesticides. Archives Isabelle Louvier

En mars dernier, Paul François a lancé à Ruffec, en Charente, l'association Phyto-victimes, à destination des agriculteurs qui, comme lui, ont souffert des pesticides.

Paul François était hier à Tours, où se tenait, sous l'égide de la Mutualité sociale agricole (MSA) et de l'Institut national de médecine agricole (INMA), un colloque scientifique sur le thème « Cancer et travail en agriculture » (lire ci-dessous). Il y assistait en qualité d'observateur. Attentif, très attentif. En 2004, cet agriculteur charentais âgé de 47 ans, vivant dans la région de Ruffec, fut intoxiqué par un herbicide en nettoyant une cuve après une pulvérisation dans un champ de maïs. Il souffre aujourd'hui encore de séquelles neurologiques graves. Après un long combat, il était parvenu, en 2010, à faire reconnaître l'accident et ses conséquences comme maladie professionnelle par la chambre sociale de la cour d'appel de Bordeaux.

Son combat n'est toujours pas terminé. Il poursuit en justice la firme Monsanto, productrice du désherbant incriminé. Pour défaut d'information. Il estime en effet que la firme « ne pouvait pas ne pas être au courant du danger que ce produit (interdit depuis), à base de chlorobenzène, présentait pour l'utilisateur ». L'affaire devrait être plaidée devant le tribunal de grande instance de Lyon d'ici à la fin de l'année.

Mais Paul François ne s'en tient pas qu'à son cas personnel. En mars dernier, à Ruffec, en Charente, il fondait l'association Phyto-victimes. Le bureau compte 12 membres, tous agriculteurs ou anciens agriculteurs, propriétaires exploitants ou gérants d'exploitation.

Contre le déni

Cette association (qui vient de recruter un animateur permanent) entend jouer un rôle de porte-parole et de conseil, explique-t-il : « Mon expérience m'a montré que les porte-parole des firmes sont des pros. Face à eux, les agriculteurs doivent être à la hauteur ». Ainsi, les sollicitations que la jeune association traite proviennent-elles d'« agriculteurs soucieux qu'on les aide dans leurs démarches ». Mais aussi de « familles qui se posent des questions après le décès d'un proche ».

Paul François se défend d'être un « militant ». Simplement, il considère qu'on « ne peut plus aujourd'hui être dans le déni du danger des pesticides ». Lors du lancement de l'association, il avait déclaré que l'on était à la veille d'une épidémie de cancers et autres maladies, « comme pour l'amiante il y a vingt ans ». D'aucuns avaient jugé le propos outrancier.

Paul François précise : « Sincèrement, j'espère me tromper quand je parle d'hécatombe, et si, dans dix ans, il apparaît que je me suis trompé, je ferai mon mea-culpa sans discuter. » En attendant, il lui paraît nécessaire de poursuivre et d'approfondir la question. Une bonne raison à cela : « Mon père, qui a 85 ans, est en bonne santé. Il était agriculteur mais, tout au long de sa vie professionnelle, il n'a pas utilisé 20 % des produits que j'ai utilisés, moi, par la suite. »

Du chemin à parcourir

Hier, à Tours, il était là avant tout « pour écouter » et avait prévenu à l'avance : « Si on nous dit que tout va bien ou pas si mal, je le contesterai. » À ses côtés se tenait Caroline Chenet, veuve d'un viticulteur de Charente-maritime, lequel a été victime d'une leucémie, reconnue également maladie professionnelle. Si l'enquête Agrican lui paraît aller dans le bon sens, l'exploration ne doit pas se limiter, pense-t-il, aux seuls cancers (poumon, foie, prostate), mais à l'ensemble des maladies auxquelles les agriculteurs sont confrontés : « Leucémies, perte de fertilité, parkinson, Alzheimer… »

En fait, pour Paul François, « on n'en est qu'au début ». L'enquête Agrican n'a démarré en France qu'en 2005, alors que, observe-t-il, « les Américains ont lancé des enquêtes lourdes sur une base beaucoup plus élargie dès 1995, et ils commencent tout juste à comprendre ce qu'il se passe ! ».

Pour l'agriculteur charentais, il reste donc du chemin à parcourir.

Paul François cultive à Bernac, avec un associé, environ 400 hectares de terre : maïs, blé, colza, tournesol, pois… « Je ne suis pas bio », précise-t-il. Besoin de reconnaissance

Néanmoins, son accident l'a beaucoup fait évoluer : « Nous avons considérablement réduit les engrais de synthèse en faisant de l'agronomie, en stoppant la monoculture du maïs, en pratiquant davantage les rotations de cultures. » Sans pour cela, assure-t-il, mettre en danger l'équilibre économique de son exploitation.

L'association Phyto-victimes, qui se structure petit à petit, entend développer son action, y compris en direction de la société civile, même si les agriculteurs demeurent sa cible privilégiée : « Les gens qui s'approchent de nous attendent un soutien et une reconnaissance de leurs problèmes. »

Le site de Phyto-victimes

 

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Source : http://www.sudouest.fr/

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19 mars 2011

Les pesticides dans l'alimentation

Les pesticides dans l'alimentation

INFO À LA DEMANDE - Alors que paraît une nouvelle enquête dénonçant le «poison quotidien» contenu dans nos assiettes, vous avez voulu en savoir plus sur les pesticides dans l'alimentation. Comment sont définis les seuils maximum de résidus autorisés ? Les Français consomment-ils beaucoup d'aliments contaminés ? Quels sont les risques pour la santé ? LeFigaro.fr vous apporte des éléments de réponse.

• Les pesticides, qu'est-ce que c'est ?

La définition du dictionnaire est intuitive : les pesticides sont des produits naturels ou synthétiques utilisés en agriculture pour protéger les plantes de certains être vivants. Les insecticides ont ainsi pour objectif de lutter contre les insectes ravageurs, les fongicides de protéger des champignons vecteurs de maladies et les herbicides de tuer les plantes concurrentes, communément appelées mauvaises herbes. A noter que d'autres produits, moins répandus, permettent de lutter contre les limaces (molluscicides), les rongeurs (rodenticides), certains vers (nématicides), etc.

Dans la loi, on parle à l'échelon européen de produits phytopharmaceutiques (qui incluent les engrais et autres accélérateurs de croissance) ou de biocides (pesticides à usage non-agricole qui peuvent aller de la lotion anti-poux aux produits de traitement pour le bois). Le terme de pesticide recouvre donc une réalité très vaste et mal définie.

Depuis qu'on les utilise à grande échelle, la gamme de ces produits n'a cessé d'évoluer. Soit parce que des études sanitaires montraient la toxicité de molécules qu'il fallait remplacer, soit parce que la résistance des organismes indésirables augmentait. Au final, on compte aujourd'hui environ 90 familles différentes de pesticides (au sens large) représentant 1100 molécules actives aux structures très différentes que l'on retrouve dans des milliers de produits commerciaux. Cette diversité complique l'étude de leurs effets sur la santé et l'analyse exhaustive des aliments, chaque molécule ou presque demandant un test spécifique.

Lire la suite du très long article, ci-dessous

L'utilisation de pesticides dans l'agriculture en France

» DOCUMENT (pdf) - Présentation de l'étude EAT

» DOCUMENT (pdf) - Le rapport 2010 de l'Observatoire des résidus de pesticides

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17 mars 2011

Les Français contaminés par les pesticides

Les Français contaminés

      par les pesticides

Aux Etats-Unis, les champs sont si grands que les pesticides sont pulvérisés par avion.
Aux États-Unis, les champs sont si grands que les pesticides sont pulvérisés par avion.

Les premiers résultats d’un bilan effectué par l’INVS montrent que les Français sont davantage contaminés par les pesticides que leurs voisins. La toxicité de ces substances n’étant plus à prouver, mieux comprendre le mode d’exposition est logiquement devenu un enjeu de santé publique.

L’exposition de la population à différents polluants fait régulièrement la une des médias (chlordécone des bananeraies, particules fines des villes…), mais cette fois-ci une étude menée par l’INVS confirme que les Français sont contaminés à des niveaux parfois supérieurs à leurs voisins. Ce sont les premiers résultats du volet environnemental de l’Étude nationale nutrition santé (ENNS) réalisée en 2006-2007, parus le 14 mars dernier.

Les concentrations biologiques de quarante-deux substances, appartenant à la classe des métaux, des pesticides et des PCB, connues pour être présentes dans l’environnement et dans l’alimentation, ont été dosées. Ces substances pouvant être dégradées par l’organisme en molécules plus petites (métabolites), ce sont les biomarqueurs d’exposition qui ont réellement été recherchés dans les cheveux, le sang ou les urines d’un échantillon représentatif de la population, choisi de façon aléatoire. Au total, 3.400 Français (adultes et enfants) ont été volontaires pour cette étude.

En plus du fer dans le sang, du mercure dans les cheveux

Le niveau d’exposition aux onze métaux dosés, qui sont connus pour leur action toxique pour les systèmes nerveux et rénal, est dans l’ensemble relativement faible, et comparable à celui de nos pays voisins. Parmi eux, le cadmium (utilisé pour protéger l’acier contre la corrosion et retrouvé dans des alliages et des batteries) est retrouvé à des niveaux équivalents à ceux issus de précédentes études. Bonne nouvelle, la concentration de plomb dans le sang a, quant à elle, nettement baissé (60 %) depuis les derniers relevés effectués en 1995, grâce aux efforts mis en place.

En revanche, les quantités de mercure retrouvées dans les cheveux sont supérieures aux Allemands et Américains. Ce phénomène s’expliquerait par une plus forte consommation de poisson, dans lequel le mercure s’accumule particulièrement (surtout ceux situés en haut de la chaîne alimentaire) puis se transmet irrémédiablement à l’Homme par son ingestion. Les niveaux restent néanmoins inférieurs à ceux observés en Espagne, où la population est davantage piscivore.

Pesticides et PCB : des records chez les Français

En ce qui concerne les autres classes de produits recherchés, beaucoup d’entre eux sont retrouvés en quantités plus importantes dans le sang des Français. C’est notamment le cas des PCB (dont la toxicité n’est plus à prouver) et des pesticides pyréthrinoïdes (substances dérivées des chrysanthèmes et largement utilisées en agriculture pour leurs propriétés insecticides).

Si le taux des pesticides organochlorés (dont l’utilisation est aujourd’hui interdite) est globalement faible, la quantité du seul représentant de cette famille encore autorisé (le paradichlorobenzène) est à l’inverse très supérieure chez les habitants de l’hexagone. Cet antimite, aussi trouvé dans les désodorisants, et qui commence à inquiéter, devrait être prochainement remplacé par d’autres substances moins toxiques. D’autres pesticides, les organophosphorés, sont dans la norme, avec des taux situés entre ceux des Allemands et des Américains.

Un bilan pour mieux gérer les risques

Le rapport de l’INVS rappelle que la France est le plus gros utilisateur de pesticides d’Europe et que l’exposition chronique à leurs résidus (présents sur les produits alimentaires ou directement sur les usagers des produits) peut impacter la santé, en provoquant des cancers, des problèmes de développement des fœtus et des enfants, la perturbation des systèmes biologiques (reproducteur, endocrinien, immunitaire ou nerveux central).

Ce bilan constitue un outil de base pour tenter d'identifier précisément les sources d’exposition de la population à ces divers polluants, et pourquoi elles divergent selon les pays analysés. Effectués régulièrement, ces prélèvements permettront alors de suivre l'évolution de l'exposition de la population française à ces substances, au cours du temps, et d’observer leurs impacts sur la santé publique, pour mieux la protéger.

 

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Source : http://www.futura-sciences.com/fr/sante/

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06 mars 2011

ALIMENTATION...

Du poison dans nos assiettes

400 000 tonnes de produits chimiques utilisés chaque année par l'agriculture en Europe. Leurs résidus finissent dans notre assiette

  Photo Archives

Peut-on les croire, ces experts qui nous laissent consommer les fruits et légumes de l'agriculture industrielle ? Ne sont-ils pas les clones de ceux qui, hier, affirmaient l'innocuité de la cigarette, la banalité de l'amiante, l'innocence du plomb ? Au terme d'une longue enquête, l'auteur et réalisatrice Marie-Monique Robin démolit nombre de leurs certitudes dans un livre et un film argumentés : « Notre poison quotidien ».

LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE

« Notre poison quotidien », sur Arte mardi 15 mars à 20 h 40. En librairie, le 20 mars (Arte éditions/La Découverte), 20 euros. En DVD chez Arte éditions le 16 mars avec le film de Jean Lallier. Et sur http://www.arte.tv/notre-poison-quotidien Blog de la réalisatrice : robin.blog.arte.tv

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Source : http://www.sudouest.fr/

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