20 décembre 2010

SCHIZOPHRÉNIE

Un nouveau médicament de Roche contre les symptômes négatifs de la maladie

http://saglikhaberler.com/resimupload/N0IU2Y1rocheun_yeni_ilaci_sizofreni_tedavisinde_cigir_acacak_b.jpgRoche présente, au 6 décembre, les résultats positifs à 8 semaines, de RG1678, son inhibiteur expérimental de la recapture de la glycine (GRI), premier d'une nouvelle classe thérapeutique pour le traitement de la schizophrénie. C’est le premier traitement à « s’attaquer » aux symptômes négatifs de la schizophrénie, c’est-à-dire à la  perte de motivation et d'intérêt dans les activités sociales des personnes atteintes par la maladie.

Cette étude de phase II de RG16781 montre une réduction cliniquement significative des symptômes négatifs de la schizophrénie, accompagnée de changements bénéfiques dans le comportement personnel et social des patients personnelle et sociale. L'étude a mesuré ces améliorations chez des patients avec symptômes négatifs prédominants de schizophrénie ayant reçu le « RG1678 » en combinaison avec les antipsychotiques de deuxième génération.

Symptômes « positifs », symptômes « négatifs » : La schizophrénie touche environ 24 millions de personnes dans le monde et est généralement diagnostiquée chez de jeunes adultes âgés de 15 à 35 ans. Ces personnes vivant avec la schizophrénie souffrent fréquemment d’une perte de motivation et d'intérêt dans les activités sociales, deviennent socialement isolés et ont du mal à éprouver du plaisir dans la vie quotidienne. Ce sont les symptômes dits « négatifs » de la maladie. Les traitements actuels de la schizophrénie portent principalement sur les symptômes « positifs » de la maladie, qui comprennent les hallucinations et les délires, laissant souvent les patients souffrir des symptômes négatifs de la maladie.

"Ce nouveau médicament pourrait être le premier traitement à traiter les symptômes négatifs associés à la schizophrénie, ce qui pourrait permettre aux patients de mener à bien les tâches quotidiennes de la vie», explique le Dr. Hal Barron, Directeur du développement mondial et Chief Medical Officer de Roche. "Le but ultime dans le traitement de patients souffrant de schizophrénie est les ramener le plus près possible d’une vie normale. Les discussions avec les autorités sanitaires ont eu lieu et un programme de phase III est en cours pour confirmer l'efficacité du RG1678. "

Cet essai multicentrique de phase II, randomisé, en double-aveugle, à groupes parallèles a inclus 323 patients présentant des symptômes négatifs prédominants de la schizophrénie. Les patients ont été traités pendant 8 semaines avec 3 posologies de RG1678 (10mg, 30mg et 60mg) puis suivis durant 4 semaines. Les résultats confirment une amélioration statistiquement significative des symptômes négatifs chez les patients prenant 10 mg et 30 mg de RG1678 par rapport aux patients sous placebo. En revanche, la dose de 60 mg n'a pas montré d’amélioration statistiquement significative.Le RG1678, inhibiteur expérimental de la recapture de la glycine (GRI) normalise la neurotransmission en augmentant les niveaux synaptiques de la glycine, ciblant ainsi une voie importante dans le traitement des troubles psychiatriques.

En normalisant la neurotransmission dans le cerveau, RG1678 d'action pourrait avoir des applications thérapeutiques utiles dans d'autres troubles psychiatriques que la schizophrénie.



Source : Roche, Santé log

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14 octobre 2010

La schizophrénie, génétique ?

shutterstock_46_49901090355_w200  Des chercheurs de l'Inserm et de l'Université de Montréal (Canada) ont identifié une mutation génétique rare qui serait directement impliquée dans la schizophrénie. Publiés dans l'édition d'octobre de la revue Biological Psychiatry, ces travaux démontrent que la mutation génétique en question dégrade significativement une protéine jouant un rôle important dans le fonctionnement des synapses des neurones. Cette découverte pourrait permettre aux chercheurs de mieux comprendre la maladie.

Les chercheurs ont séquencé quelque 1.000 gènes impliqués dans le fonctionnement des synapses délivrant le glutamate, un neurotransmetteur indispensable aux activités cérébrales d'apprentissage et de mémorisation. Pour ce faire, les scientifiques ont choisi un grand nombre de patients atteints de schizophrénie, ainsi que leurs parents. L'objectif étant de sélectionner un panel sans antécédent familial de troubles psychiatriques pour découvrir des mutations génétiques dites de "novo", c'est-à-dire non existantes chez les parents.

Résultat, les chercheurs de l'Inserm et de l'Université de Montréal ont identifié plusieurs mutations génétiques dans deux gènes distincts : le gène de la "kinésine 17", une protéine jouant un rôle important dans le transport d'éléments nécessaires à l'activité des synapses, et le gène de la protéine "SHANK3".

Les nombreuses mutations de novo observées par les chercheurs pourraient notamment expliquer la survenue de la maladie chez certains patients.

"L'implication de mutations de novo dans l'apparition de la maladie permet d'expliquer un certain nombre de cas sans antécédents familiaux et fournit une première explication à la persistance de la maladie malgré le manque de descendance. Il est clair que ces mutations rares ne rendent pas compte de l'intégralité des cas de schizophrénie. Mais ces résultats sont néanmoins essentiels car ils identifient clairement un mécanisme en cause dans la maladie", expliquent les principaux auteurs de l'étude.

Source : http://www.medisite.fr/

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16 juin 2010

Lancement d’une grande étude européenne

Lancement d’une grande étude européenne

Dans les troubles psychotiques

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Lancement d’une grande étude européenne pour identifier les facteurs environnementaux et génétiques dans les troubles psychotiques

La schizophrénie et les troubles psychotiques font partie des pathologies les plus coûteuses et les plus mystérieuses des maladies mentales. Elles sont non seulement responsables d’un coût sociétal considérable, mais surtout d’une terrible souffrance infligée aux patients et à leurs proches. Près de 2% à 3 % des jeunes adultes et des adolescents développeront un trouble psychotique, souvent marqué par une évolution chronique, nécessitant de suivre des traitements à vie.

Les troubles psychotiques constituent un challenge majeur pour les chercheurs

1. ils sont très variables d’un patient à l’autre et au cours de la vie ;

2. les personnes qui sont atteintes ignorent souvent l’être et ne sont donc pas toujours prêtes à se soigner, ni à participer aux recherches pourtant nécessaires pour améliorer la compréhension des troubles et les innovations thérapeutiques ;

3. les troubles psychotiques, encore considérés comme un symbole de folie, font l’objet d’une importante stigmatisation et ne sont donc pas une priorité de santé publique, alors même que le jeune âge des patients et la prise en charge à vie indispensable, justifieraient qu’ils le deviennent.

Ce n’est que depuis la dernière décennie, que les progrès méthodologiques permettent d’espérer identifier les causes des troubles psychotiques. De fait, en mai 2010, la communauté européenne vient de lancer une grande étude collaborative sur la recherche des facteurs génétiques et environnementaux des troubles psychotiques, dotée d’un budget de 10 M€. En France, cette étude est mise en place sous l’égide de la fondation FondaMental, fondation de coopération scientifique, reconnue d’utilité publique, créée par le Ministère de la Recherche. Cette étude qui a débuté en juin 2010, sera mise en place dans deux régions françaises, l’une urbaine, la région du Val de Marne (Créteil, Boissy, Maisons-Alfort) et l’autre, une région rurale (Puy-de-Dôme), afin de pouvoir comparer l’impact des facteurs génétiques et environnementaux dans des régions aux caractéristiques très différentes.

Trouver les causes de la schizophrénie et des troubles psychotiques

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Les études épidémiologiques ont mis en évidence que la fréquence des troubles psychotiques varie de manière substantielle sous l’influence de facteurs environnementaux, en particulier chez les enfants et adolescents des sociétés européennes. De fait, plusieurs études ont montré que les enfants qui grandissent dans les grandes villes ont un risque deux fois plus élevé de développer une schizophrénie que les enfants élevés en milieu rural. Bien que ce facteur n’ait pas été étudié en France et bien qu’on ignore les mécanismes mis en jeu, il est établi que 25 % des cas de schizophrénie sont expliqués par l’urbanicité. En raison du taux élevé d’urbanicité dans les pays européens, il apparaît clairement que ce sujet de recherche doit être une priorité. En outre, il a été clairement démontré que les populations de migrants arrivant en Europe, ont un risque de développer une schizophrénie plus élevée que leur population d’origine et que les populations qui les accueillent. Enfin, la schizophrénie constitue l’un des risques liés à la consommation de cannabis. Or le cannabis est la drogue la plus utilisée en Europe. Jusqu’alors, ses effets étaient considérés comme peu dangereux, mais de nombreuses études ont clairement démontré que l’usage de cannabis, et tout particulièrement à fortes doses chez les adolescents, augmente le risque de survenue de troubles psychotiques. Le risque n’est pas très élevé, mais compte tenu de l’importance de la consommation de cannabis, ce risque faible devient un facteur majeur en termes de santé publique. Par ailleurs, de nombreuses recherches ont également établi un lien entre traumatisme durant l’enfance et survenue ultérieure de troubles psychotiques. Près de 15% de la population en Europe a été victime de maltraitance ou de négligence pendant l’enfance. La mise en évidence d’un tel lien est remarquablement consistante. La quasi totalité de ces données n’ont jusqu’à présent pas fait l’objet d’études systématiques en France.

Interactions gènes et environnement

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Les études de jumeaux ont mis en évidence de manière répétée, que près de la moitié de la vulnérabilité à la schizophrénie est d’origine génétique. Cependant, malgré d’énormes investissements, il n’a pas été possible d’identifier des variants génétiques sous-tendant la vulnérabilité à la schizophrénie. De nombreuses raisons expliquent cette situation, mais tout particulièrement, la notion d’interactions entre facteurs de vulnérabilité génétique et environnementaux. Cette notion traduit le fait que les gènes qui influent le risque de développer une schizophrénie, ne le font probablement pas directement, mais indirectement, rendant certains individus plus sensibles aux effets des facteurs de risque environnementaux (comme la prise de cannabis, la migration, l’urbanicité et les traumatismes pendant l’enfance).

Pour parvenir à identifier les causes des troubles psychotiques, il est donc nécessaire de réunir les scientifiques qui travaillent sur les facteurs génétiques et environnementaux dans la schizophrénie dans un et unique projet. C’est chose faite avec le 7 ème programme cadre de la  communauté européenne qui vient de lancer le projet EUxGEI, qui réunit des chercheurs et des cliniciens français mais aussi des Pays-Bas, de Grande-Bretagne, d’Allemagne, de Belgique, de Grèce, de Turquie, d’Irlande, d’Espagne, de Suisse, d’Italie, d’Autriche, du Brésil et de Hong-Kong. 

Plus de 7500 patients et leurs familles y participeront.

Source : http://blogs.dhnet.be/

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14 avril 2010

SCHIZOPHRENIE

SCHIZOPHRENIE

“Shank3” ou la découverte d’un gène prédisposant

VISUEL_20SCHIZO Une équipe internationale a découvert que certaines mutations génétiques, sur un gène nommé “Shank3” pourraient prédisposer des individus à la schizophrénie. Cette étude, publiée dans l’édition du 5 avril des PNAS (Proceedings of the national Academy of Sciences) propose une nouvelle approche des causes de la maladie et représente un pas de plus vers le dépistage et des traitements.

La schizophrénie est une maladie mentale qui touche environ 0,7% de la population adulte, principalement de la tranche d'âge 15-35 ans. Si son incidence est faible (3-10.000), la prévalence est élevée en raison de la chronicité. 24 millions de personnes seraient atteintes de schizophrénie dans le monde mais plus de 50% des personnes atteintes ne recevraient pas les soins appropriés. Une maladie qui  se caractérise entre autres signes par des modifications dans le processus de la pensée et dans le comportement et qui entraîne une altération des émotions et parfois des hallucinations.

L’étude a porté sur plus de 3.000 échantillons d’ADN en provenance de grands centres de recherche génétique dans le monde. L’examen de la région codante du gène SHANK3 a été réalisé sur 185 échantillons. Les chercheurs appartenant à l’Université de Montréal, à la Harvard Medical School, à l’Hôpital Sainte Anne (France) à l’INSERM, à l’Institut de cardiologie de Montréal et au MIT (Massachusetts Institute of Technology) ont démontré que des mutations génétiques sur le gène Shank3 ont été observées chez un grand nombre de patients schizophrènes, ce qui confirmerait le rôle important du gène SHANK3 dans ce trouble, selon les chercheurs.

Un gène déficient, plusieurs maladies du cerveau :  Des recherches antérieures avaient déjàpermis d'établir un lien entre l'autisme et ce même gène Shank3. Un lien de nature génétique pourrait exister entre l'autisme et la schizophrénie, dans ce cas, le même gène pourrait jouer un rôle dans d'autres maladies du cerveau, explique l’auteur principal de cette étude.

Le gène Shank3 contribue au maintien de la structure physique des cellules nerveuses. Des mutations sur ce gène altèrent la forme des cellules. De telles déformations ont été observées chez des patients atteints de schizophrénie.

Selon les chercheurs, le gène SHANK3 pourrait prochainement être validé comme marqueur de la schizophrénie.

Sources : Communiqué Université de Montréal, PNAS “De novo mutations in the gene encoding the synaptic scaffolding protein SHANK3 in patients ascertained for schizophrenia” (Full text) (vignette “Effect of Shank3 mutants on differentiation of hippocampal neurons »

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26 mars 2010

Mal connue, la schizophrénie fait peur

Mal connue

La schizophrénie fait peur

« La schizophrénie peut faire peur, c’est une maladie difficile à aborder avec un patient et son entourage », c’est ce que pensent 78 % des médecins d’après une enquête IFOP réalisée pour l’Institut Lilly. Ils sont plus d’un quart (28%) à reconnaître leurs réticences à prendre en charge des patients sous antipsychotiques, évoquant alors le manque de connaissance de la maladie, des symptômes ou encore du comportement à adopter vis-à-vis du patient. Les résultats de cette enquête menée auprès de professionnels de santé, toutes spécialités médicales confondues, confirment que la schizophrénie fait l’objet d’une stigmatisation importante.

La schizophrénie, une maladie très fréquente et, malgré tout, encore très stigmatisée

Mal connue du grand public, la schizophrénie est une maladie souvent associée à de nombreux préjugés erronés, que viennent renforcer les agressions impliquant des personnes atteintes de ce trouble mental. Il s’agit pourtant d’une maladie très fréquente, qui touche 1% de la population, soit 400 000 personnes en France.

D’après l’enquête IFOP/Institut Lilly1 (réalisée du 22 au 25 février 2010), près des trois quarts des médecins français comptent parmi leur patientèle des personnes atteintes de maladies mentales (71%), et la moitié d’entre eux soigne des patients diagnostiqués schizophrènes (51%). Plus d’un quart (28%) de ces médecins déclarent être réticents à prendre en charge des patients sous antipsychotiques (que le diagnostic de schizophrénie soit connu ou non). Pour la moitié d’entre eux, cette réticence vient d’une connaissance insuffisante de la maladie, 12% mettent en avant le fait que les malades atteints de schizophrénie peuvent parfois être violents et 10% disent ignorer le comportement à adopter face à ce type de patients.

La méconnaissance de cette maladie et la crainte du public sont autant d’éléments qui viennent stigmatiser la schizophrénie et les personnes qui en souffrent. Or, les conséquences et les risques liés à cette méconnaissance sont lourds : le retard de prise en charge qui en découle aggrave en effet les symptômes et le risque de rechute, et accentue l’isolement social.

Informer le grand public peut contribuer à lever les peurs collectives et individuelles liées à cette maladie, et favoriser ainsi le recours au soin, diminuer la crainte des traitements et dépasser l’idée d’incurabilité.

Qu’est-ce que la schizophrénie ?

La schizophrénie est un trouble psychique caractérisé par une perturbation du processus de la pensée, du comportement et des émotions. Issu du grec schizo et phrénia, qui signifient respectivement « scinder » et « esprit », le terme schizophrénie est souvent utilisé de manière impropre et considéré à tort comme un dédoublement de la personnalité. La schizophrénie est une dissociation entre les perceptions et les croyances d’une part, et le monde réel d’autre part1. Cette perte d’unité du psychisme associée à une impression d’être assailli d’informations que le patient ne peut ni intégrer ni filtrer.

Quels sont les symptômes de la schizophrénie ?

Les symptômes de la schizophrénie sont principalement de trois ordres2 :

1- Les symptômes dits « positifs » sont les plus évocateurs. Ils se composent d’idées délirantes, correspondant à des idées fausses élaborées pour la plupart autour des thèmes de persécution, et d’influence (la personne est convaincue d'être sous l'emprise d'une force étrangère), et d’hallucinations (le plus souvent auditives, mais aussi visuelles, olfactives, tactiles, et psychiques).

2- A ces manifestations les plus visibles s’associent les symptômes dits « négatifs » ; ils sont tout aussi invalidants. Ils se traduisent par un isolement social (repli sur soi, perte d’initiative et d’investissement…) et un émoussement affectif et émotionnel, dont l’impact sur le pronostic de la schizophrénie est majeur.

3- Enfin, les spécialistes décrivent des symptômes dits de désorganisation qui se manifestent par des troubles du cours de la pensée (ex : arrêt brusque du discours), des troubles de l’élocution, l’expression d’émotions, discordantes (sourire lors de l’évocation d’une émotion triste, etc...)

Quelles sont les causes de la schizophrénie ?

Il n’existe pas de cause unique, mais selon certaines hypothèses, une anomalie survenant au cours du développement du cerveau (anomalie génétique, dysfonctionnement des neurotransmetteurs, une infection virale pendant la grossesse, etc…) pourraient prédisposer au développement de la schizophrénie.

De multiples facteurs environnementaux serviraient ensuite d’éléments révélateurs de la pathologie, chez des sujets prédisposés à développer l’affection.

A-t-on identifié des facteurs de risque ?

D’après les psychiatres, les facteurs psychosociaux, et plus précisément les facteurs sociodémographiques (être isolé socialement et économiquement, avoir un nombre très réduit d’expériences professionnelles, être récemment immigré et par conséquent brutalement coupé de sa culture d’origine), peuvent apparaître comme des facteurs favorisant l’éclosion de la maladie.

De même, la survenue d’évènements de vie très stressants pourrait précipiter l’apparition de la maladie chez une personne prédisposée.

Certains facteurs biologiques, et plus précisément des agents toxiques (notamment les drogues, dont le cannabis)ou traumatiques, ont été évoqués comme favorisant l’émergence de troubles schizophréniques.

Sur quoi repose la prise en charge des patients ?

La prise en charge des personnes atteintes de schizophrénie doit être globale : outre le traitement antipsychotique, elle doit reposer sur un accompagnement psychologique et social susceptibles d’aider les patients à recouvrer leurs capacités et à se réadapter à une vie sociale et professionnelle.

Au delà du traitement médicamenteux, l’importance d’une prise en charge globale

La prise en charge d’un patient schizophrène n’inclut pas seulement le traitement médicamenteux. Le soutien familial, les loisirs, la vie sociale, l’insertion professionnelle et la prise en charge somatique (prévention et dépistage des pathologies usuelles, tabagisme, nutrition, soins dentaires, etc.) sont des éléments déterminants dans la prise en charge et l’évolution du patient avec sa maladie.

C’est très clairement ce qu’exprime la quasi totalité des médecins interrogés dans l’enquête IFOP/Institut Lilly. Le soutien familial du patient constitue en effet selon eux l’élément le plus important dans la prise en charge du malade, au même titre que son accompagnement psychologique. Ces deux points sont d’ailleurs crédités d’un poids identique au traitement médical par antipsychotiques. L’intérêt du médicament n’est pas remis en cause par les médecins interrogés puisque 98%1 d’entre eux le jugent important, dont 66%1 très important. Ils sont enfin 95%1 à penser que l’insertion sociale du patient est importante et presque autant à déclarer que son insertion professionnelle l’est aussi.

Sur un autre registre, les médecins sont convaincus de l’intérêt d’un placement dans une unité de soins spécialisée en cas de crise. Ils sont cependant plus nuancés quant à la prise en charge somatique globale du malade (nutrition, soins dentaires, suivi cardio-vasculaire, etc.), jugée très importante par seulement 52%1 d’entre eux et importante par 41%1.

L’importance de l’environnement du malade souffrant de schizophrénie fait l’unanimité dans le corps médical, qui juge la prise en charge globale du malade comme fondamentale, au-delà du seul traitement médicamenteux.

Schiz’ose : une approche globale pour mieux vivre la schizophrénie

L’une des missions de l’institut Lilly est de contribuer à l’éducation du grand public sur certains domaines majeurs de santé. C’est dans cette optique que l’Institut Lilly propose Schiz’ose  : une approche globale pour mieux vivre la schizophrénie. L’objectif de cette initiative est d’informer, de destigmatiser la schizophrénie, de montrer qu’un patient schizophrène peut et doit bénéficier d’une prise en charge globale et pas seulement d’un traitement médicamenteux avec antipsychotiques.

Dès le mois d’avril, une nouvelle version du site schizosedire.com sera mise en ligne. Ouvert au grand public, ce site, qui a enregistré prés de 55 000 visites depuis sa création en 2004, offre une information claire et complète sur la pathologie, les symptômes, les modalités de soin, la vie au quotidien mais aussi sur l’actualité, les associations de patients, etc.

La grande nouveauté de ce site sera l'espace Schizosefaire. Réservé aux usagers en santé mentale, il leur donnera l’opportunité de échanger avec les autres usagers.

Institut Lily

SOURCES

1- Enquête réalisée par l’Ifop pour l’Institut Lilly du 22 au 25 février 2010 auprès d’un échantillon de 501 médecins représentatif des médecins libéraux et hospitaliers.
2- American psychiatric Association, Diagnostic and Statistical Mof Mental Disorders, DSM-IV TR. Masson, Paris, 1996

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23 mars 2008

La schizophrénie : dépister pour mieux traiter

La schizophrénie :

dépister pour mieux traiter

De nouveaux traitements médicamenteux, associés à une psychothérapie, permettent aujourd'hui une meilleure prise en charge de la schizophrénie.

  Animé par Richard Zarzavatdjian

1. Comment reconnaître une schizophrénie (16mn)  

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600 000 personnes en France sont atteintes par cette maladie aux manifestations diverses. Quels en sont les symptômes et les causes ? S'informer sur la schizophrénie et contrer les idées reçues grâce au Pr Jean-Pierre Olié, chef du service de santé mentale et de thérapeutique de l'hôpital Sainte-Anne (AP-HP) et au Dr David Gourion, psychiatre à l'hôpital Sainte-Anne (AP-HP).

2. Le progrès des traitements (17mn)  

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A côté des neuroleptiques d'ancienne génération, de nouveaux médicaments aux effets secondaires mieux tolérés sont proposés. Toutes les explications en compagnie du Dr David Gourion, psychiatre à l'hôpital Sainte-Anne (AP-HP) et du Pr Jean-Pierre Olié, chef du service de santé mentale et de thérapeutique de l'hôpital Sainte-Anne (AP-HP).

3. Comment vivre avec une schizophrénie (17mn)  

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Quel est le rôle de l'entourage, de la famille et des associations dans la réinsertion des malades ? Les conseils du Pr Jean-Pierre Olié, chef du service de santé mentale et de thérapeutique de l'hôpital Sainte-Anne (AP-HP) et du Dr David Gourion, psychiatre à l'hôpital Sainte-Anne (AP-HP).

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06 janvier 2008

La schizophrénie 1. Comment reconnaître une schizophrénie (16mn) Télécharger

La schizophrénie : dépister pour mieux traiter

De nouveaux traitements médicamenteux, associés à une psychothérapie, permettent aujourd'hui une meilleure prise en charge de la schizophrénie.

1. Comment reconnaître une schizophrénie (16mn) 
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600 000 personnes en France sont atteintes par cette maladie aux manifestations diverses. Quels en sont les symptômes et les causes ? S'informer sur la schizophrénie et contrer les idées reçues grâce au Pr Jean-Pierre Olié, chef du service de santé mentale et de thérapeutique de l'hôpital Sainte-Anne (AP-HP) et au Dr David Gourion, psychiatre à l'hôpital Sainte-Anne (AP-HP).

2. Le progrès des traitements (17mn) 
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A côté des neuroleptiques d'ancienne génération, de nouveaux médicaments aux effets secondaires mieux tolérés sont proposés. Toutes les explications en compagnie du Dr David Gourion, psychiatre à l'hôpital Sainte-Anne (AP-HP) et du Pr Jean-Pierre Olié, chef du service de santé mentale et de thérapeutique de l'hôpital Sainte-Anne (AP-HP).

3. Comment vivre avec une schizophrénie (17mn) 
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Quel est le rôle de l'entourage, de la famille et des associations dans la réinsertion des malades ? Les conseils du Pr Jean-Pierre Olié, chef du service de santé mentale et de thérapeutique de l'hôpital Sainte-Anne (AP-HP) et du Dr David Gourion, psychiatre à l'hôpital Sainte-Anne (AP-HP).

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20 novembre 2007

La schizophrénie

La schizophrénie : dépister pour mieux traiter

De nouveaux traitements médicamenteux, associés à une psychothérapie, permettent aujourd'hui une meilleure prise en charge de la schizophrénie.

Résumé du sujet

1. Comment reconnaître une schizophrénie (16mn)

600 000 personnes en France sont atteintes par cette maladie aux manifestations diverses. Quels en sont les symptômes et les causes ? S'informer sur la schizophrénie et contrer les idées reçues grâce au Pr Jean-Pierre Olié, chef du service de santé mentale et de thérapeutique de l'hôpital Sainte-Anne (AP-HP) et au Dr David Gourion, psychiatre à l'hôpital Sainte-Anne (AP-HP).

2. Le progrès des traitements (17mn)

A côté des neuroleptiques d'ancienne génération, de nouveaux médicaments aux effets secondaires mieux tolérés sont proposés. Toutes les explications en compagnie du Dr David Gourion, psychiatre à l'hôpital Sainte-Anne (AP-HP) et du Pr Jean-Pierre Olié, chef du service de santé mentale et de thérapeutique de l'hôpital Sainte-Anne (AP-HP).

3. Comment vivre avec une schizophrénie (17mn)

Quel est le rôle de l'entourage, de la famille et des associations dans la réinsertion des malades ? Les conseils du Pr Jean-Pierre Olié, chef du service de santé mentale et de thérapeutique de l'hôpital Sainte-Anne (AP-HP) et du Dr David Gourion, psychiatre à l'hôpital Sainte-Anne (AP-HP).

Source

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