SYNDROME DE FATIGUE CHRONIQUE (OU SFC)
SYNDROME DE FATIGUE CHRONIQUE (OU SFC)
1. DEFINITION
Le syndrome de fatigue chronique (abréviation : SFC), appelé autrefois fatigue nerveuse ou neurasthénie, est constitué par un état de fatigue répété qui, même après le repos, ne disparaît pas.
2. HISTOIRE
Ce syndrome a été identifié dans les
pays anglo-saxons au milieu des années 1980. L'Organisation
Mondiale de la Santé le considère comme une maladie neurologique grave
et il figure sur la liste
américaine des maladies infectieuses nouvelles,
récurrentes et résistantes aux
médicaments.
Le syndrome de la fatigue chronique est diagnostiqué par
défaut de tout autre désordre qui pourrait
expliquer l'état de fatigue. Ainsi, en l'absence de
dépression, de cancer, de maladie endocrine,
inflammatoire ou psychiatrique, on diagnostique le syndrome de la
fatigue chronique.
Ce syndrome est l'objet de nombreuses controverses scientifiques, du
fait de la difficulté de
rattacher des symptômes très divers à
une maladie particulière, et par le fait de l'absence de
tests sanguins de certitudes. On assiste à une double
souffrance des malades, d'une part par
l'absence de solutions thérapeutiques satisfaisantes, et
d'autre part par le rejet, ou la négation
de l'existence de leur maladie par le corps médical et leur
entourage. (malades imaginaires)
En 1988 le Japonais Fukuda a proposé une
définition
précise de ce symptôme avec une grille de score.
Ce chercheur est à l'origine de l'isolement exact et
précis des symptômes de la maladie, mais
aujourd'hui
trop de malades sont encore traités pour
dépression
nerveuse ou anxiété chronique, alors que la
maladie
toucherait 1% de la population avec des symptômes plus ou
moins
invalidants. Les professions
intellectuelles supérieures ne sont pas plus
touchés par
le SFC que les autres couches de la
population, mais elles sont celles qui consultent le plus et se
plaignent le plus des symptômes,
la maladie
débutant par des difficultés de concentration et
de mémorisation. Après le
Krach boursier
de 1987, on avait par erreur attribué le SFC comme maladie
professionnelle psychosomatique des
courtiers de la bourse de New York en raison du stress de leur
activité, rejetant ou ridiculisant
une fois de plus la réalité de la maladie.
3. SYMPTOMES
Des épuisements chroniques ou récurrents d'au
moins 6
mois sont caractéristiques de la phase initiale du syndrome
d'épuisement chronique (CFS = Chronic Fatigue Syndrome),
connu
que depuis peu de temps. Les autres symptomes sont identiques
à ceux du syndrome de l'amalgame. L'âge moyen des
patients
touchés par le CFS est de 30 ans, la plupart des chercheurs
considèrent qu'une infection virale en est à
l'origine.
On a mesuré une quantité
élevée de mercure dans les cellules
sanguines des patients CFS porteurs d'obturations à
l'amalgame.
En outre, on a constaté une sensibilté accrue des
lymphocytes au
mercure, au palladium et à l'or. Le mercure se fixe
à des enzymes
de la chaine respiratoire, dans les mitochrondries et les
empêche de
fonctionner normalement. Les mitochondries sont les usines
électriques de nos cellules et produisent de
l'énergie.
Une thérapie de désintoxication du mercure
devrait donc
être au premier plan. On observe fréquemment des
infections
chroniques secondaires et c'est pourquoi l'application
complémentaire d'une thérapie anti-infectieuse
aboutit
à de meilleurs
résultats.
Le SFC associe les signes
cliniques de deux étiologies que sont la fibromyalgie et le
côlon irritable.
Il existe des formes mixtes (très invalidantes) du syndrome
de fatigue chronique qui associe côlon
irritable et fibromyalgie. Le SFC n'est pas mortel, et ne
réduit pas l'espérance de vie, c'est une
maladie invalidante.
Dans toutes les formes du SFC on retrouve la fatigue qui est le
symptôme principal, ainsi que des
symptômes périphériques :
- Fibromyalgie
- Côlon irritable = diarrhées chroniques
- Douleurs articulaires
- Douleurs musculaires
- Faiblesse musculaire
- Migraines
- Tachycardie
- Troubles cognitifs
- Tremblements
- Vertiges
- Sudations
- Dépression
- Anxiété généralisée
On considère que l'on est devant un authentique SFC lorsque la fatigue est associée à au moins 4 symptômes périphériques et systématiquement l'un des deux premiers symptômes périphériques de la liste, par contre elle ne peut point provoquer des évanouissements.
4. CAUSES DU SYNDROME DE FATIGUE CHRONIQUE
On doit l'explication à un immunologue français
le
Docteur Grégoire Cozon (Hôpital Edouard Herriot
Lyon)
et les solutions thérapeutiques du SFC et de la fibromyalgie
(2005).
Le SFC a pour origine la fabrication anormalement
élevée d'interféron par le
système immunitaire en
réaction
anormale aux levures et aux staphylocoques présents
naturellement dans l'intestin, ce qui
classe le SFC dans les maladies auto-immunes. Le
SFC est une rupture de la tolérance des bactéries
naturellement présentes dans l'organisme. Cette rupture fait
suite à une infection virale ou
microbienne qui a provoqué ce
dérèglement immunitaire.
Il a
été démontré
que l'exposition aux CEM (Champs ElectroMagnétiques)
réalise une augmentation des virus, des
bactéries, des moisissures, des parasites, et des levures
dans
le sang de l'hôte humain. Ces microbes
pathogènes sont tous trouvés de façon
générale dans le SFC (1).
Références
fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_fatigue_chronique
(1) "Les micro-ondes sont-elles le facteur causal principal
dans les SFC", Professeur Paul DOYON, 27.07.2006
campaignfortruth.com/Eclub/120906/CTM%20-%20microwavesandcfs.htm
Syndrome de fatigue chronique et si c’était un virus ?
Syndrome de fatigue chronique et si c’était un virus ?
Une étude américaine, publiée en septembre 2007, éclaire d’un jour nouveau cette pathologie. Elle démontre en effet que le syndrome de fatigue chronique serait très probablement d’origine virale. Les chercheurs ont trouvé des entérovirus (les entérovirus sont des virus qui pénètrent l’organisme par le système gastro-intestinal et qui attaquent le système nerveux) (Écho B ou Coxsackie B) dans l’estomac de 82 % des patients atteints de fatigue chronique.
En outre, le sang des patients atteints contenait une grande quantité d’anticorps anti-VP1 qui sont les protéines des entérovirus. L’étude confirme par ailleurs que les traitements antiviraux (interféron, ribavirine) prescrits par la médecine allopathique, améliorent un temps les symptômes mais ne peuvent venir à bout du virus. L’arrêt du traitement conduit immédiatement à une rechute.
Êtes-vous atteint de fatigue chronique ?
Le syndrome de fatigue chronique touche principalement les femmes entre 20 et 40 ans. Il se caractérise par un épuisement d’au moins six mois, accompagné de différents symptômes :
- troubles de la mémoire et de la concentration,
- maux de gorge et douleurs pharyngées,
- ganglions douloureux du cou,
- douleurs musculaires,
- douleurs articulaires,
- maux de têtes inhabituels,
- troubles du sommeil,
- épuisement après effort.
Il faut répondre au moins à quatre de ces critères pour diagnostiquer un syndrome de fatigue chronique.
Des champignons nourris à l’écorce de bouleau
Deux champignons possèdent des propriétés immunostimulantes particulièrement efficaces contre les entérovirus et sont réputés pour leur capacité à stimuler la synthèse des interférons : le Coriolus versicolor et le Ganoderma lucidum. Un chercheur spécialiste des champignons médicinaux, le Dr Donatini, a donc eu l’idée de cultiver le mycélium (c’est-à-dire les racines) de ces deux champignons sur de l’écorce de bouleau. Il s’en nourrit massivement ce qui permet d’obtenir un mycélium parfaitement adapté à la lutte contre les entérovirus impliqués dans la fatigue chronique. Le complément alimentaire qui en est issu s’appelle le Ganocor. En traitement de la fatigue chronique, il est recommandé d’en prendre 2 gélules matin et soir pendant trois mois.
- Ouvrage : “La fatigue chronique ou fibromyalgie”
- Prix : 19,95 euros
- 248 pages
- Guy Trédaniel Editions
- Site : www.editions-tredaniel.com
Où commander le Ganocor
Laboratoire Mycoceutics
BP 2157
51081 Reims Cedex
Tél. : 01 45 84 09 85
Site : www.mycoceutix.com
Email : mycoceutics@numericable.fr
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le Syndrome des Jambes Sans Repos
exxrrAssociation Francaise des Personnes
Affectées par le Syndrome des Jambes Sans Repos
HISTORIQUE
La première observation du syndrome est rapportée en 1672 par un
neurologue anglais Thomas Willis puis en 1861, P. Vittmaack fait une
description de ce qu’il appelle l’anxietas tibiarum et qu’il considère
comme une manifestation hystérique. Une étude clinique rigoureuse du
syndrome est réalisée par un médecin suédois Karl Axel Ekbom en 1945.
Il a fallu attendre 1982 pour découvrir que la levodopa, médicament
utilisé dans la maladie de Parkinson, donnait de bons résultats sur les
personnes atteintes de cette pathologie.
SYMPTOMES :
Appelé aussi impatiences, le syndrome des jambes sans repos
se manifeste par des sensations désagréables, parfois douloureuses,
ressenties dans les pieds, dans les jambes et parfois dans les bras.
Elles sont décrites comme des :
- agacements,
- fourmillements,
- picotements,
- brûlures,
- contractures,
- secousses,
- torsion,
- décharges électriques.
Les symptômes surviennent exclusivement au repos, principalement le
soir et la nuit, à l’endormissement ou au cours du sommeil. Parfois
également dans la journée lors d’une immobilité prolongée. La marche,
les mouvements, une activité cérébrale soutenue apportent un
soulagement quasi immédiat.
Les mouvements périodiques pendant le sommeil sont une
autre manifestation du syndrome et consistent en des secousses
pseudo.rythmiques des membres inférieurs. En général ils ne sont pas
ressentis par le patient mais peuvent le réveiller ou gêner le (la)
conjoint (e). Ils peuvent provoquer des micros éveils et sont observés
au cours d’un enregistrement polysomnographique du sommeil par des
médecins spécialistes, dans les centres d’étude des troubles du sommeil.
QUELQUES CHIFFRES :
La prévalence aux Etats Unis est de 8%, au Canada de 12%. En France,
8.5% de la population en a éprouvé au moins une fois dans l’année. 1.9%
en souffrent quotidiennement et malgré un intérêt croissant du corps
médical, le syndrome des jambes sans repos est encore trop souvent mal
connu par certains médecins.
Apparition, évolution :
Le syndrome des jambes sans repos peut débuter précocement dans
l’enfance (assez souvent rencontré chez les enfants présentant un TDAH
« Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité» (Voir
notre page consacrée au Syndrome chez l’Enfant) mais il apparaît le
plus souvent à l’âge adulte.
Les troubles commencent au niveau des jambes, souvent avec prédominance
unilatérale mais peuvent toucher ensuite les deux côtés en alternance
ou non. Avec le temps, ils peuvent parfois s’étendre aux membres
supérieurs et à d’autres parties du corps.
Dans les cas sévères, les symptômes peuvent apparaître de plus en plus
tôt dans la journée. Le syndrome des jambes sans repos peut également
s’aggraver avec l’âge, mais connaît des évolutions capricieuses, avec
parfois des régressions spontanées temporaires plus ou moins longues
Il peut donc se présenter sous des formes diverses, légères, modérées ou sévères, en fonction
- de l’heure d’apparition des symptômes,
- de leur intensité
et surtout
- la gravité des troubles du sommeil qu’il induit
- de son impact sur la qualité de vie des patients.
La gêne nocturne peut être majeure obligeant le patient à déambuler une
partie de la nuit, le transformant en promeneur nocturne (nightwalkers
des anglo-saxons).
CAUSES :
Le syndrome des jambes sans repos est un trouble du système nerveux. Il est listé parmi les troubles du sommeil.
Le mécanisme de la maladie n’est pas encore élucidé. Un trouble de la
transmission au niveau d’un neurotransmetteur appelé DOPAMINE, plus ou
moins associé à un déficit ferrique est le plus souvent avancé.
Il existe :
- des formes idiopathiques (sans causes reconnues),
- des formes familiales évoquant une ou des anomalies génétiques,
- des formes dites secondaires, c'est-à-dire causées par ou associées à des états particuliers : la grossesse, l’insuffisance rénale, le diabète, l’anémie par carence en fer et en vitamines, la polyarthrite rhumatoïde, et certains médicaments : neuroleptiques, antidépresseurs, antihistaminiques, etc. Il est important de les reconnaître et de les traiter.
CONSÉQUENCES :
La qualité de vie de ceux qui sont atteints du SJSR est très perturbée.
Une désorganisation et une fragmentation du sommeil entraînent des
insomnies importantes, et en conséquence, une fatigue voire une
somnolence au cours de la journée. Les impatiences peuvent gêner où
empêcher les longs trajets en voiture ou en avion et amènent parfois à
éviter les situations ou il est difficile de bouger (les conférences,
les spectacles).
Les troubles du sommeil peuvent entraîner une somnolence diurne, une
fatigue chronique, un manque de concentration, une irritabilité, voire
un syndrome dépressif.
Le syndrome des jambes sans repos est une maladie
chronique qui ne guérit pas. Toute sa gravité tient à son
retentissement sur la qualité de vie de ceux qui en souffrent, sans
oublier celle de leur partenaire et de leur entourage.
DIAGNOSTIQUE :
Les critères diagnostiques ont été revus en 2002 par un groupe
international lors d’une conférence de consensus. Ils sont définis
comme suit :
Critères essentiels :
- Besoin impérieux de bouger les membres, souvent associé à des sensations inconfortables et désagréables. Les membres supérieurs et les autres parties du corps sont parfois concernés.
- Apparition ou aggravation des symptômes lors des périodes de repos ou d’inactivité, particulièrement dans la position allongée ou assise.
- Soulagement ou rémission des symptômes lors des mouvements, tels que la marche ou l’étirement, au moins temporairement et aussi longtemps que dure l’activité. Toute activité intellectuelle soutenue permet également, dans les mêmes conditions de stopper ou empêcher la survenue des symptômes.
- Apparition ou nette aggravation des symptômes le soir ou la nuit.
Critères complémentaires :
- Mouvements périodiques des membres pendant le sommeil ou à l’état de veille.
- Antécédents familiaux.
- Réponse positive aux traitements dopaminergiques.
Critères annexes :
- Évolution de la maladie : habituellement sur un mode chronique avec des phases de rémissions spontanées.
- Perturbation du sommeil.
- Examen neurologique normal dans la forme idiopathique
- L’écoute du patient et la recherche des critères précédents suffisent généralement au diagnostic.
- L’examen
clinique est nécessaire pour éliminer d’autres affections pouvant
affecter les jambes et donnant des signes semblables :
- affections neurologiques (polynévrite) - affections musculaires.
- affections vasculaires (artériopathies) - affections rhumatismales.
Quelques examens biologiques sont demandés à la recherche d’éventuels facteurs prédisposant :
- numération globulaire,
- fer,
- ferritine,
- glycémie,
- créatinine,
- azotémie,
- folates,
- tests thyroïdiens…
Un électromyogramme peut être demandé pour éliminer une neuropathie.
Enfin, un examen plus spécifique est souvent souhaitable,
l’enregistrement video-polysomnographique du sommeil, réalisé dans les
centres spécialisés dans les pathologies du sommeil. Il met en
évidence, entre autre, l’hyperactivité motrice nocturne, les mouvements
périodiques des membres et les perturbations du sommeil.
PRISE EN CHARGE :
Formes secondaires :
Sevrage si possible des
médicaments inducteurs du syndrome des jambes sans repos tels que les
inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, traitement par
fer oral, équilibration du diabète.
Formes idiopathiques :
Le
traitement dépend de la sévérité des symptômes, dans les formes
légères, occasionnelles, en particulier, dans les cas ou une immobilité
prolongée s’impose (voyage en avion, en voiture, spectacles, réunions),
le patient peut utiliser de petites doses de levodopa ou de codéine.
Dans les formes modérées à sévères un traitement quotidien est plus
efficace, en particulier les agonistes dopaminergiques, qui sont
recommandés en première intention. Le dosage est alors individuel,
progressif, en général, par palier d’une semaine, le patient cessant
d’augmenter dès qu’il obtient un soulagement suffisant.
Les molécules dont l’efficacité a été rapportée lors d’études
contrôlées en double aveugle sont le pramipexole, le ropinirole, le
péribédil, la bromocriptine et le pergolide. En Juin 2007 le ropinirole
et le pramipexol sont les seuls agonistes dopaminergiques ayant reçu
l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) dans cette indication. Le
dosage initial de ces produits permet généralement de trouver la dose
minimale active et de limiter leurs effets nauséeux. Si ces effets
secondaires surviennent, la dompéridone peut être associée.
Le traitement consiste la plupart du temps en une seule prise le soir,
au dîner ou deux à trois heures avant le coucher. En général, une
monothérapie par agoniste dopaminergique suffit. La levodopa est encore
utilisée en traitement de fond, mais en raison de sa demi-vie trop
courte, elle présente l’inconvénient d’induire un rebond du Syndrome
des Jambes Sans Repos au petit matin et un risque plus important à
moyen terme de développer un phénomène d’augmentation (apparition de
plus en plus précoce des symptômes en soirée).
Le clonazépam peut permettre de faciliter l’endormissement au risque
d’accoutumance et de somnolences diurne résiduelle.
Les dérivés de la codéine et les opiacés peuvent soulager les patients.
Ceux qui ont des formes rebelles ou douloureuses peuvent être améliorés
par les traitements antinévralgiques, tels que la gabapentine, la
carbamazépine, le clonazépam.
Remarque: Toutes
ces thérapeutiques ont des effets secondaires plus ou moins importants.
Leur utilisation demande une étroite collaboration entre le
prescripteur et son patient et beaucoup de «patience» pour trouver le,
ou les bons remèdes, donnés au bon moment et à la bonne posologie. Le
patient doit avant tout faire confiance à son médecin et lui signaler
tout effet secondaire ou toute baisse d’efficacité du traitement en
cours, sans pour autant l’en rendre responsable.
« réf : I. Arnulf, Impact Médecine n° 84. Juin 2004 »
Avertissement :
Les noms des médicaments cités dans cette rubrique le sont à titre
indicatif, la prescription revenant toujours au médecin ayant en charge
la pathologie concernée. En raison de l’évolution des sciences
médicales, l’éditeur recommande une vérification des attitudes
diagnostiques ou thérapeutiques proposées. Ceci est particulièrement
vrai lorsque les traitements ne correspondent pas aux articles de l’AMM
(Autorisation de Mise sur le Marché).
Formes secondaires :
Sevrage si possible des
médicaments inducteurs du syndrome des jambes sans repos tels que les
inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, traitement par
fer oral, équilibration du diabète.
Formes idiopathiques :
Le
traitement dépend de la sévérité des symptômes, dans les formes
légères, occasionnelles, en particulier, dans les cas ou une immobilité
prolongée s’impose (voyage en avion, en voiture, spectacles, réunions),
le patient peut utiliser de petites doses de levodopa ou de codéine.
Dans les formes modérées à sévères un traitement quotidien est plus
efficace, en particulier les agonistes dopaminergiques, qui sont
recommandés en première intention. Le dosage est alors individuel,
progressif, en général, par palier d’une semaine, le patient cessant
d’augmenter dès qu’il obtient un soulagement suffisant.
Les molécules dont l’efficacité a été rapportée lors d’études
contrôlées en double aveugle sont le pramipexole, le ropinirole, le
péribédil, la bromocriptine et le pergolide. En Juin 2007 le ropinirole
et le pramipexol sont les seuls agonistes dopaminergiques ayant reçu
l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) dans cette indication. Le
dosage initial de ces produits permet généralement de trouver la dose
minimale active et de limiter leurs effets nauséeux. Si ces effets
secondaires surviennent, la dompéridone peut être associée.
Le traitement consiste la plupart du temps en une seule prise le soir,
au dîner ou deux à trois heures avant le coucher. En général, une
monothérapie par agoniste dopaminergique suffit. La levodopa est encore
utilisée en traitement de fond, mais en raison de sa demi-vie trop
courte, elle présente l’inconvénient d’induire un rebond du Syndrome
des Jambes Sans Repos au petit matin et un risque plus important à
moyen terme de développer un phénomène d’augmentation (apparition de
plus en plus précoce des symptômes en soirée).
Le clonazépam peut permettre de faciliter l’endormissement au risque
d’accoutumance et de somnolences diurne résiduelle.
Les dérivés de la codéine et les opiacés peuvent soulager les patients.
Ceux qui ont des formes rebelles ou douloureuses peuvent être améliorés
par les traitements antinévralgiques, tels que la gabapentine, la
carbamazépine, le clonazépam.
Remarque: Toutes
ces thérapeutiques ont des effets secondaires plus ou moins importants.
Leur utilisation demande une étroite collaboration entre le
prescripteur et son patient et beaucoup de «patience» pour trouver le,
ou les bons remèdes, donnés au bon moment et à la bonne posologie. Le
patient doit avant tout faire confiance à son médecin et lui signaler
tout effet secondaire ou toute baisse d’efficacité du traitement en
cours, sans pour autant l’en rendre responsable.
« réf : I. Arnulf, Impact Médecine n° 84. Juin 2004 »
Avertissement :
Les noms des médicaments cités dans cette rubrique le sont à titre
indicatif, la prescription revenant toujours au médecin ayant en charge
la pathologie concernée. En raison de l’évolution des sciences
médicales, l’éditeur recommande une vérification des attitudes
diagnostiques ou thérapeutiques proposées. Ceci est particulièrement
vrai lorsque les traitements ne correspondent pas aux articles de l’AMM
(Autorisation de Mise sur le Marché).
CONSEILS :
Éviter ce qui peut aggraver les symptômes: le café, le
thé, l’alcool une dépense physique intense, surtout en fin de journée
et certains médicaments tels que :
- neuroleptiques,
- antidépresseurs,
- antihistaminiques,
- anti-émétiques (anti-nauséeux) sauf la dompéridone…
Veiller à une bonne hygiène de sommeil : coucher et lever à heure
régulière, nombre d’heures de sommeil suffisant, éventuellement
exercice physique modéré avant le coucher (marche, bicyclette
d’appartement).
Lors des crises, utiliser les petits moyens: massages,
compresses d’eau froide (ou chaude pour certains), déambulation,
exercices d’étirement, technique de relaxation.
Une activité intellectuelle soutenue, des travaux ou des jeux captant
l’attention peuvent atténuer les symptômes ou en empêcher l’apparition.
CONCLUSION :
Le syndrome des jambes sans repos est une pathologie mal connue bien qu’assez courante.
De nombreux témoignages reflètent une grande détresse de la part des
patients qui se sentent encore trop souvent incompris. Ils errent de
médecins en médecins, en espérant trouver le médicament approprié.
Les traitements actuellement utilisés sont soit
symptomatiques, soit basés sur les hypothèses de survenue du S.J.S.R.,
aucun mécanisme n’étant clairement défini.
Des recherches médicales sont en cours, en France et dans le monde entier.
L’AFSJR, grâce à la généreuse implication de ses adhérents, a
déjà participé activement au financement de ces recherches en
subventionnant :
- En 2006 une étude fondamentale (encore en cours à ce jour) à hauteur de 25 000 €
- En 2007 deux études cliniques pour un montant global de 40 000 €.
Pour être en mesure de poursuivre cette action essentielle, l’AFSJR
lance régulièrement des appels à dons et remercie très vivement tous
ceux qui ont déjà répondu ou qui répondront.
L’AFSJR, étant une association d’intérêt général tous les dons sont déductible à 66% de l’impôt sur le revenu.
Toute personne – adhérente ou non – désireuse de participer au
financement de la recherche médicale sur le SJSR tout en allégeant son
impôt sur le revenu, peut effectuer un don par chèque bancaire adressé
au Bureau de l’ Association ou par carte bancaire sécurisée dans notre
page « Adhérer ».
Cette page d'information, a été conçue par
l’association A.F.S.J.R. avec l’aide de ses médecins adhérents. Elle a
reçu l’approbation de son comité scientifique.
Pour les contacter:
A.F.S.J.R
5 rue du Tournant,
67200 STRASBOURG
Tél: 03 88 30 37 24
Fax: 03 88 28 33 48
Courriel: afsjr@afsjr.fr
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