TRUVADA

Le Truvada est une combinaison de deux antirétroviraux qui peut désormais être utilisé pour un usage préventif du SIDA.
Le Conseil national du sida (CNS) publie des recommandations l’usage duTruvada à titre préventif en prévention du SIDA « ».
Le CNS souligne le fort consensus qui existe aujourd’hui autour de « l’impérieuse nécessité, trente ans après l’identification des premiers cas de sida, de réduire drastiquement le nombre de nouvelles contaminations » pour stabiliser puis faire régresser une pandémie « dont l’expansion, au Nord comme au Sud, n’a pas pu être contenue par les efforts de prévention menés jusqu’à présent ». Un tel enjeu justifie « qu’aucune piste nouvelle ne soit négligée », insiste le conseil.
Dans ses recommandations, le CNS indique que l’offre de traitement, dans le cadre d’une prévention post exposition au VIH devra s’inscrire dans une approche globale des moyens de prévention et de dépistage.
Ce nouvel outil ne peut être utilisé que dans une stratégie de prévention combinée aux autres moyens classiques de prévention.
Le CNS souhaite par ailleurs que l’antirétroviral utilisé dans une stratégie préventive soit « matérialisé par une présentation du médicament sous un nom commercial distinct et accompagné d’une notice spécifique à son indication préventive ». Pour le conseil, « un packaging incluant des préservatifs apparaît souhaitable ».
En l’état actuel ce traitement n’est pas « un outil de prévention universel à destination de la population générale ». Il concerne les personnes les plus fortement exposées au risque d’infection par le VIH « en raison de leur appartenance à un groupe de population particulièrement touché par l’épidémie et/ou de pratiques sexuelles à risque ».
La prise de ce traitement ne peut être envisagée que dans un contexte médicalisé.
Elle impose une prescription médicale initiale, puis lors des renouvellements, ainsi qu’un suivi médical rapproché.
L’utilisation de ce nouvel outil nécessite donc un fort investissement dans la prévention.
« L’offre de traitement post exposition (par le Truvada) doit impérativement s’organiser dans un cadre garantissant une approche globale de prévention et un accompagnement adapté », insiste le CNS qui souhaite le développement de structures de type « centre de santé sexuelle ».
En pratique pour plus d’information deux numéros de téléphone nationaux :
SIS (Sida Info Service) : 0 800 840 800 (numéro vert)
VIH info soignants : 0 801 630 515 (numéro Azur)
Centre de Santé Sexuelle à Paris : le 190
190 Bd de Charonne
75020 Paris
Tel : 01 55 25 32 72
Sida
Le premier traitement
Préventif bientôt disponible

Un comité d'experts a recommandé jeudi à l'Agence américaine des médicaments (FDA) la mise sur le marché du Truvada, premier traitement préventif contre le sida.
Par une large majorité, les 22 experts se sont prononcés en faveur de la commercialisation du Truvada produit par le laboratoire américain Gilead Sciences. Les experts ont ainsi recommandé d'autoriser le traitement préventif pour les hommes homosexuels séronégatifs,aux couples hétérosexuels dont l'un des partenaires est séropositif et enfin aux «autres individus risquant d'être infectés en raison de leur activités sexuelles».
Des médecins inquiets de voir une résistance au médicament
Le Truvada, une combinaison de deux anti-rétroviraux, est déjà prescrit pour des personnes infectées par le VIH, le virus de l'immunodéficience humaine responsable du sida. Son coût varie de 12.000 à 14.000 dollars par an.
L'efficacité préventive du Truvada a été mise en évidence par les résultats d'un vaste essai clinique mené de juillet 2007 à décembre 2009 dans six pays, dont le Brésil, l'Afrique du Sud et les Etats-Unis, et financé en grande partie par les Instituts nationaux américains de la santé (NIH). Il avait alors réduit de 44% le risque d'infection chez les hommes homosexuels qui utilisaient aussi des préservatifs. Une autre étude clinique a montré que le Truvada a diminué le risque d'infection jusqu'à 75% chez les couples hétérosexuels dont l'un des deux partenaires étaient séropositifs.
Une quarantaine de personnes dont des médecins et infirmières soignant des séropositifs, des représentants d'organismes privés engagés dans la lutte contre le sida et des personnes infectées par le VIH étaient venus témoigner devant le comité. Une majorité s'est déclarée hostile à la mise sur le marché du Truvada. «Je suis préoccupée par le danger de voir se développer une résistance au Truvada», qui est déjà utilisé pour traiter les séropositifs, a dit Roxanne Cox-Iyamu, un médecin qui soigne des personnes infectées par le VIH.
Pas de substitution aux autres méthodes de prévention
Karen Haughey, une infirmière, a fait valoir que ce traitement préventif «ne marchera pas car ce n'est pas dans la nature humaine de faire 100% ce qui est recommandé». Elle faisait référence au fait que le Truvada, qui se présente sous forme de comprimé, doit être pris quotidiennement pour être efficace.
«Nous avons besoin d'un tel traitement car aux Etats-Unis nous avons encore 50.000 nouveaux cas d'infection chaque année, surtout parmi les hommes homosexuels et nous n'avons pas eu beaucoup de succès ces dernières années pour réduire ce nombre», avait souligné, avant le vote, le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). «De ce fait, tout médicament préventif est important», ajoutait-il, insistant sur le fait que le Truvada «ne devrait pas être utilisé pour se substituer aux autres méthodes de prévention» existantes, dont le préservatif.
Selon une étude américaine publiée en avril, prescrire des anti-rétroviraux à titre préventif à des hommes homosexuels risquant fortement de contracter le virus du sida --plus de cinq partenaires par an-- serait économiquement rentable en réduisant la propagation de l'infection.
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LeParisien.fr 
GROSSESSE et VIH
L’exposition in utero
Aux anti-VIH nuit-t-elle
A la croissance du bébé?

Cette étude du Eunice Kennedy Shriver National Institute of Child Health et Human Development (NICHD-NIH) confirme la sécurité des médicaments anti-VIH pendant la grossesse, mais montre que les nourrissons qui naissent de mères traitées par le fumarate de ténofovir (Viread) sont un peu plus petits à l’âge d’un an. Cependant, les auteurs confirment, dans l’édition du de la revue AIDS, que, globalement, le ténofovir n'affecte pas la croissance du fœtus.
Curieusement, les nourrissons nés de mères sous ténofovir pendant leur grossesse ne pèsent pas moins à la naissance et ne sont pas plus petits en taille que les nourrissons nés de femmes qui ont utilisé d’autres schémas thérapeutiques anti-VIH pendant la grossesse. Cependant, à 1 an, les bébés exposés in utero au tenofovir ont une taille inférieure et un tour de tête légèrement plus petit d'environ 1 centimètre, en moyenne que les nourrissons dont les mères n'ont pas pris cet antiviral.
L'étude, menée sur 7 ans, dans le cadre de la cohorte PHACS (Pediatric HIV/AIDS Cohort Study), a suivi 2.000 nourrissons américains nés de mères VIH-positives entre 2003 et 2010. Les chercheurs ont recueilli des données pour la taille des nourrissons, leur âge gestationnel, leur poids de naissance, la taille à la naissance, et la circonférence de la tête. Les chercheurs ont relevé les mêmes mesures lorsque l'enfant avait 1 an. En 2003, 14% des mères dans l'étude prenaient du tenofovir, en 2010, 43%.
Pas de graves problèmes de sécurité pour la mère ou l’enfant
Les résultats sont rassurants, confirment les auteurs et leur étude n'a pas identifié de graves problèmes de sécurité pour la mère ou l’enfant avec la prise de ténofovir durant la grossesse. Le ténofovir est le traitement de première ligne pour les adultes vivant avec le VIH et est prescrit en combinaison avec d'autres anti-VIH. Par ailleurs, de nombreuses femmes vivant avec le VIH prennent le tenofovir en amont de leur grossesse à la fois pour préserver leur santé mais aussi dans le cadre de la PTME (prévention de la transmission mère-enfant). Alors que des études précédentes, mais sur l’animal avaient déjà suggéré ce problème de taille diminuée à la naissance, il manquait une étude sur les effets potentiels du médicament sur les nourrissons exposés in utero.
Mais, globalement, le ténofovir n'affecte pas la croissance du fœtus
« Les médecins qui traitent les femmes enceintes pour le VIH sont confrontés à un dilemme: doivent-ils continuer à traiter une femme enceinte avec un médicament très efficace pour l’adulte, mais qui n'a pas encore été étudié pour ses effets sur l'enfant, ou doivent-ils passer à un autre traitement, qui peut-être moins efficace et moins bien toléré? », c’était la question de fond de l’auteur principal, le Dr K. Siberry, du NIH- NICHD. La priorité reste de traiter les mères et de prévenir l'infection de l’enfant, répond le Pr Paige L. Williams, de la Harvard School of Public Health (Boston) co-auteur de l’étude, au vu des résultats rassurants. Cependant, les chercheurs appellent à des études supplémentaires pour suivre les enfants au fil de leur croissance, afin d'identifier les effets potentiels à long terme du traitement.
Ajoutons que Viread est approuvé, aux Etats-Unis, pour le traitement de l'infection à VIH chez les petits patients âgés de 2 à 12 ans, donc pour l’ensemble des patients âgés de 2 ans ou plus.
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Source: AIDS 29 February 2012 doi: 10.1097/QAD.0b013e328352d135 “Safety of tenofovir use during pregnancy: early growth outcomes in HIV-exposed uninfected infants » http://www.santelog.com/index.php
Un (seul) rapport
Transmission du VIH
Le risque d’un
(seul) rapport
Estimer le risque de transmission du VIH à chaque rapport a été le graal des épidémiologistes intéressés pendant plus de 2 décennies. Un problème qui semble avoir été en grande partie résolu en 2009, à l’occasion de la publication dans le Lancet Infectious Diseases d’un article de MC Boily et coll, largement repris depuis et intitulé «risque hétérosexuel de l’infection par VIH-1 par acte sexuel : revue systématique et méta-analyse des études observationnelles ». On y apprenait (entre autres), grâce à la compilation de 43 publications contributives, que les risques de transmission globaux étaient respectivement de 0,04 % et de 0,08 % par acte dans les sens femme-homme et homme-femme en l’absence d’antirétroviraux dans les pays riches, et de 0,38 % et 0,30 % dans les pays à faible revenu, indépendamment de toute relation tarifée. Les rapports anaux paraissaient bien plus à risque, à 1,7 % [intervalle de confiance à 95 % : 0,3-8,9]. Les estimations pour les phases précoces et tardives de l’infection à VIH donnaient des chiffres de 9,2 et 7,3 fois supérieurs à ceux de la phase asymptomatique ; enfin, la circoncision semblait diviser le risque par deux, selon des données qui ont été largement commentées depuis.
Problème apparemment réglé, donc, encore que les auteurs aient souligné dans leur conclusion que des efforts restaient nécessaires pour mieux quantifier l’infectivité du VIH dans les pays à faible revenu, les publications retenues montrant des résultats très hétérogènes. D’où l’intérêt de cette étude prospective africaine de 3 297 couples discordants engagés dans un essai randomisé testant l’aciclovir (pour l’infection à HSV), intervention n’intervenant pas dans la transmission du VIH, que proposent aujourd’hui JP Hugues et coll. Dans cet essai à la méthodologie statistique rigoureuse, les risques de transmission par acte non protégé étaient de 0,0019 (homme-femme) et 0,0010 (femme-homme) [à rapporter aux 0,0030 et 0,0038 cités précédemment]. Chaque log 10 supplémentaire de charge virale multipliait un risque unique par un facteur 2,9 (intervalle de confiance à 95 % : 2,2-3,8), l’utilisation signalée de condom le diminuant de 78 %. A côté de la charge virale et de l’absence de condoms, une infection herpétique ou une trichomonase, des ulcères génitaux, une vaginite ou une cervicite du partenaire négatif augmentaient les risques de transmission. Enfin et c’est sans doute là une limite importante de ce travail, des groupes avec d’éventuelles phases précoces et tardives d’infection à VIH n’étaient pas identifiés.
Dans un éditorial joint à l’article princeps, RH Gray et MJ Wawer, de l’Université Johns Hopkins Hospital de Baltimore, soulignent combien les études destinées à évaluer l’infectiosité du VIH sont troublantes et parfois sujettes à caution, celle-ci variant selon de trop nombreux facteurs même si, dans tous les cas de figure, elle semble évoluer inversement avec les revenus des pays étudiés. Ils observent, quoi qu’il en soit, qu’une probabilité de transmission d’une à deux infections pour 1 000 coïts en phase latente du VIH ne colle pas avec les épidémies explosives hétérosexuelles d’aujourd’hui ; manifestement, d’autres combinaisons et co facteurs jouent des rôles majeurs. Et en bons anglo-saxons qu’ils sont, finissent leur éditorial en citant Winston Churchill pour définir la probabilité d’une transmission lors d’un acte sexuel unique : « a riddle wrapped in a mystery inside an enigma » (une devinette enveloppée dans un mystère à l’intérieur d’une énigme).
Dr Jack Breuil
Hughes JP et coll. : Determinants of per-coital-act HIV-1 infectivity among African HIV-1 serodiscordant couples. J Infect Dis., 2012 ; 205 : 358-65
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Sida
Où en est la recherche
De nouvelles thérapies ?

Alors que le Sidaction se déroule cette année du 30 mars au 1er avril, les entreprises du médicament font l’état des lieux sur la recherche de nouvelles thérapies. Aujourd’hui, 31 (1) médicaments sont sur le marché , dont 27 (2) antirétroviraux, ce qui a permis de transformer cette maladie en une pathologie chronique. 100 candidats médicaments sont à l’étude actuellement.
Le sida est une pathologie complexe, due à un virus, le HIV. Après un délai variable, la plupart des personnes infectées déclarent le sida, maladie qui est en grande partie la conséquence de l’incapacité du système immunitaire à lutter contre le virus. A savoir 7000 personnes, dont 1000 (3) enfants sont infectées par le virus du sida chaque jour.
Les traitements actuels, les antirétroviraux, s’ils permettent de contrôler la maladie, n’ont pas permis de tuer le virus ni de guérir définitivement le malade. Ils ont transformé une maladie mortelle en maladie chronique.
La recherche sur le sida bute jusqu’ici sur deux éléments essentiels : la possibilité de créer un vaccin afin de prévenir la maladie et la possibilité de guérir les patients.
Les pistes d’avenir
Après 20 d’échecs dans la recherche d’un vaccin contre le sida, les résultats d’un essai clinique mené en Thaïlande en 2009 concluant dans 31% des cas, a relancé l’espoir.
Depuis la première guérison connue d’un malade par greffe de cellules comportant un gène muté, le CCR5, ayant la propriété de rendre résistant au sida, la recherche s’oriente vers une approche de thérapie génique : on prend des cellules chez les patients, on modifie le gène CCR5 de façon à les rendre résistantes et on les réimplante.
Un autre axe de la recherche s’intéresse aux réservoirs – lymphe, moelle osseuse ou tissus – où le virus se tapit pour attendre son heure et ressortir quand le patient arrêtera le traitement – avec la mise au point .d’un traitement qui permettrait de diminuer les réservoirs du virus à un niveau indétectable afin qu’ensuite la défense immunitaire prenne le relais pour contrôler l’infection.
Les entreprises du médicament continuent leurs recherches de traitements
Elles ont étroitement collaboré pour mettre en commun leurs découvertes et permettre, après les résultats décevants de la monothérapie et de l’AZT, d’associer plusieurs antirétroviraux en bi puis trithérapies. Les trithérapies s’avèrent de plus extrêmement efficaces dans la prévention de la transmission du virus. Elles aident les malades atteints du virus du sida à vivre en moyenne 13 ans de plus (6).
Elles développent actuellement 100 (4) candidats médicaments dont 33 vaccins, 56 antirétroviraux, 4 immunomodulateurs et 3 médicaments de thérapie génique. Elles facilitent l’accès aux médicaments : 6,6 (5) millions de personnes étaient traitées fin 2010 dans les pays à faibles revenus et à revenus intermédiaires, soit 22 fois plus qu’en 2001. (1) PhRMA. 2010. Medicines in development for HIV/AIDS.
(2) Protocoles n°66, mai 2011, page 22.
(3) Le sida, 30 ans après : un tournant pour les nations. ONUSIDA. 2 juin 2011.
(4) PhRMA. 2010. Medicines in development for HIV/AIDS
(5) Le sida, 30 ans après : un tournant pour les nations. ONUSIDA. 2 juin 2011
(6) The Lancet. 24 juillet 2008.
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Source : Leem - http://www.24hsante.com/
Sidaction 2012
Sidaction 2012
Comment faire
Un don ?

Le Sidaction 2012 est lancé ! L’évènement annuel de la mobilisation contre le sida vous donne rendez-vous les 30, 31 mars et 1er avril prochain pour trois jours de solidarité.
COMMENT FAIRE UN DON ?
Par téléphone au 110, dès maintenant
Ce numéro est accessible gratuitement à partir de tous les opérateurs téléphoniques.
Destiné à recevoir les promesses de don, le 110 est ouvert
du 12 mars au 11 avril 2012.
En ligne sur www.sidaction.org
Le don en ligne (paiement sécurisé) est plus rapide et plus économique.
Tout au long de l’année.
Par SMS au 33 000 en envoyant le mot “DON”
(coût habituel d’envoi d’un SMS, promesse validée en deux SMS)
du 12 mars au 11 avril 2012.
Par courrier à
Sidaction – 228, rue du Faubourg-Saint-Martin – 75010 Paris.
Tout au long de l’année.
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Morgane Boileau – Source : Sidaction
Le Sidaction
Le Sidaction
Trois jours pour mobiliser et récolter des dons
Dans le monde, 34 millions de personnes vivent avec le virus du sida, 5 000 en meurent chaque jour.
En France, 150 000 personnes vivent avec le VIH et plus de 6 000 découvrent leur séropositivité chaque année. Parmi eux, 12 % ont moins de 25 ans et 18 % plus de 50 ans.
Le Sidaction 2012 a démarré hier soir et se terminera dimanche. Les organisateurs souhaitent revenir à une campagne de mobilisation pour rappeler que le sida est “l’affaire de tous”, insiste François Dupré, directeur général du Sidaction, qui rappelle que 34 millions de personnes vivent avec le virus du sida (VIH) dans le monde.
Il est toujours impossible d’en guérir
Chaque jour la maladie emporte 5 000 personnes. Grâce à l’efficacité des trithérapies, l’infection par le VIH est devenue une maladie chronique pour ceux qui bénéficient des traitements. Mais il est toujours impossible d’en guérir.
Le Sidaction a pour slogan cette année : “Ensemble, vous n’imaginez pas le pouvoir que nous avons”. Le pouvoir de ”faire avancer la recherche pour créer des médicaments moins toxiques et plus efficaces”, “perpétuer l’espoir d’éradiquer le VIH de l’organisme ou celui de découvrir un vaccin”, énumèrent Pierre Bergé et Line Renaud, président et vice-présidente du Sidaction.
Le “top départ” de l’édition 2012 a été donné hier soir, par la diffusion sur l’ensemble des médias partenaires d’un clip de lancement auquel ont participé 67 animateurs. Tout le week-end, 14 chaînes de télévision et deux radios s’associent à l’événement. Plus de 300 animations sont par ailleurs organisées dans de nombreuses villes de France.
L’objectif : “Dépasser les 5 millions d’euros collectés lors du Sidaction 2011”, a déclaré François Dupré.
On peut donner par téléphone au 110, numéro gratuit qui restera ouvert jusqu’au 11 avril, en ligne (www.sidaction.org), ou par SMS en envoyant le mot “DON” au 33 000.
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VIH
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Un composé du cannabis
Pour ralentir le sida
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Ces chercheurs de la Mount Sinai School of Medicine viennent de faire une découverte étonnante : Des composés chimiques du cannabis ou analogues, déclenchent des récepteurs sur les cellules immunitaires humaines capables d’inhiber le VIH à stade avancé du sida. Ces conclusions publiées dans l’édition en ligne de la revue PLoS ONE, s’inspirent de l’action de ces récepteurs cannabinoïdes pour développer de nouveaux médicaments permettant de ralentir la progression du sida. L’usage thérapeutique du cannabis est déjà courant pour traiter la douleur, la perte de poids et la perte d’appétit, des effets secondaires courants avec un sida à stade avancé. Cette étude, la première à révéler la façon dont les récepteurs cannabinoïdes CB1 et CB2, identifiés sur les cellules immunitaires peuvent influer sur la propagation du virus, va permettre de mieux comprendre l'effet de ces récepteurs sur le virus et va certainement aider les scientifiques à développer de nouveaux médicaments pour ralentir la progression du sida. «Nous savions que les cannabinoïdes comme la marijuana peuvent avoir un effet thérapeutique chez les patients sidéens, mais nous ne connaissions pas leurs effets sur la propagation du virus lui-même», explique l’auteur de l'étude, le Pr Cristina Costantino, du Département de pharmacologie et de thérapeutique du Mount Sinai. « Nous voulions étudier l’intérêt des récepteurs cannabinoïdes contre les symptômes du sida à stade avancé et pour prévenir la progression de la maladie, mais sans les effets secondaires indésirables de la marijuana ». Un récepteur cannabinoïde parvient à bloquer le VIH à stade avancé du sida Le VIH infecte les cellules immunitaires actives qui portent des récepteurs CD4 à leur surface, ce qui rend ces cellules incapables de combattre l'infection. Afin de se propager, le virus a besoin que les cellules immunitaires au repos s’activent. Mais, à stade avancé du sida, le VIH mute de manière à pouvoir infecter ces cellules au repos, en parvenant à rentrer dans la cellule en utilisant un récepteur de signalisation appelé CXCR4. En traitant les cellules avec un agoniste cannabinoïde qui déclenche le récepteur CB2, les chercheurs constatent que CB2 bloque le processus de signalisation d’entrée du VIH, et supprime l'infection dans ces cellules immunitaires au repos. Pourquoi CB2 plutôt que CB1 Déclencher CB1 nécessiterait un médicament très proche du cannabis, donc « difficile » à prescrire par les médecins. C’est pourquoi les chercheurs ont préféré explorer les thérapies possibles qui ciblent CB2 seulement. L'équipe a donc infecté des cellules immunitaires en culture, en bonne santé avec le VIH, puis les a traitées avec un composé chimique qui déclenche CB2 (un agoniste). Ils constatent que ce médicament réduit l'infection. «Développer un médicament qui ne déclenche que CB2 et qui serait un traitement d'appoint au traitement antiviral standard pourrait contribuer à soulager les symptômes du sida à stade avancé et de prévenir la propagation du virus », conclut le Pr Costantino. À la suite de cette découverte, l'équipe de recherche prévoit de développer une souris modèle de stade avancé du sida pour tester l'efficacité d'un médicament qui déclenche CB2 in vivo. -------------------- Source: PLoS ONE published 20 Mar 2012 10.1371/journal.pone.0033961 Cannabinoid Receptor 2-Mediated Attenuation of CXCR4-Tropic HIV Infection in Primary CD4+ T Cells (Visuels CDC : VIH-Formation de virions) |
la présence du VIH
Ces maladies qui peuvent
Prévenir de la présence
Du VIH


Le VIH, ici en coupe, est le virus responsable du Sida. Il se retrouve dans les fluides corporels et se transmet le plus souvent suite à un rapport sexuel non protégé. Il va ensuite s'attaquer et détruire leslymphocytes T4, des cellules fondamentales du système immunitaire. Ainsi, la protection contre les pathogènes diminue et le sujet devient plus sensible aux maladies. C'est à ce stade que le Sida se déclare. © Wellcome Images, Flickr, cc by nc nd 2.0
Huit maladies pour détecter le VIH
- les infections sexuellement transmissibles (IST) ;
- les hépatites B et C ;
- le lymphome malin (cancer de la lymphe) ;
- certaines pathologies rénales (néphrites) ;
- certains troubles hématologiques (thrombopénie et neutropénie) ;
- le zona ;
- des maladies de peau (dermite séborrhéique et exanthème) ;
- la mononucléose.
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http://www.futura-sciences.com/fr/sante/
VIH/SIDA
Les Africaines
toujours trop
vulnérables

Les femmes paient un plus lourd tribut que les hommes à l’épidémie de VIH/SIDA. Elles représentent en effet plus de la moitié des 34 millions de porteurs du VIH dans le monde. Et malheureusement, celles qui vivent dans les pays d’Afrique subsaharienne représentent à elles seules, 60% de tous les nouveaux cas de contaminations chez les femmes.
Pour les protéger, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) renouvelle ses recommandations : assurer la mise en œuvre et le suivi d’une contraception hormonale régulière et favoriser l’utilisation de préservatifs, masculins et féminins. L’ONUSIDA souligne pour sa part, la nécessité d’intensifier la recherche pour des méthodes de protection que les femmes puissent contrôler elles-mêmes.
La situation particulièrement dramatique des Africaines face au VIH/SIDA, met en lumière « l’urgence à trouver une solution innovante pour répondre à un double besoin », indique l’ONUSIDA. Le besoin d’une contraception efficace, mais aussi d’une prévention de l’infection à VIH. En effet, alors qu’il existe une gamme étendue de contraceptifs permettant d’éviter les grossesses non-désirées (pilules, implants…), seuls les préservatifs qu’ils soient masculin ou féminin, protègent de la contamination.
Or les femmes ne sont pas décisionnaires lorsqu’il s’agit d’utiliser un préservatif. Même un préservatif féminin. Il arrive en effet que l’homme alors, s’y refuse. L’absence de méthodes propres aux femmes et qui leur soient accessibles, mais aussi l’ utilisation trop peu fréquente des préservatifs par les hommes, exposent les femmes à l’infection. « Elles ont besoin de contraceptifs efficaces et d’options de prévention contre le virus qu’elles puissent maîtriser », martèle Michel Sibidé, le directeur exécutif de l’ONUSIDA.
En 2010, l’étude Caprisa avait montré qu’un gel vaginal contenant 1% de Tenofovir - un antirétroviral -, réduisait de 39% le risque de contamination par le virus du VIH chez la femme. Ces résultats avaient suscité de grands espoirs quant à l’évolution des moyens de prévention. Pourtant, cette approche est loin de constituer une solution applicable aujourd’hui. « L’utilisation d’un gel microbicide contenant un antirétroviral ne réduit pas à néant le risque de contamination », rappelait en 2010 le Pr Jean-Michel Molina, infectiologue et chef de service à l’hôpital Saint Louis de Paris. Aujourd’hui encore donc, et comme le souligne l’ONUSIDA, la seule prévention vraiment efficace contre l’infection à VIH/SIDA reste le préservatif.
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